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38ème finale de la Coupe du monde de saut d’obstacles : Qlassic Bois Margot dans le Top 10.
COMMUNIQUÉ DE PRESSE, LUNDI 28 MARS 2016
38ème finale de la Coupe du monde de saut d’obstacles – Göteborg 2016

QLASSIC BOIS MARGOT
DANS LE TOP 10

On ne peut surtout pas parler de déception après la performance de Qlassic Bois Margot dans la 38ème finale de la Coupe du monde –sans doute la plus belle de la dernière décennie, magistralement remportée par le Suisse Steve Guerdat. Neuvième est un résultat plus qu’honorable pour le jeune étalon qui s’est laissé surprendre par le double de la première manche : « En fait, j’ai eu un très bon sentiment au premier tour, confie Simon Delestre sans véritable déception dans la voix. Qlassic a très bien sauté et puis il y a eu ce double sur lequel il s’est un peu trop dépêché. Il est rentré un peu vite et cela l’a saisi et du coup, il s’est précipité sur le deuxième obstacle et a refait une faute. Non, je ne suis pas vraiment déçu tellement le cheval était top. De toutes façons, une faute ou deux, ça ne changeait pas grand-chose. » Cela ne changeait même rien du tout. Tout juste le cheval se serait retrouvé à égalité avec Vagabond de la Pomme. Dans la seconde manche, Qlassic faisait même partie des huit chevaux sans-faute : «  Il était très disponible, pas fatigué du tout. C’est pourquoi, dans l’ensemble, je ne suis pas désappointé par sa prestation de la journée ». Pas fatigué, mais pourtant Qlassic Bois Margot va pouvoir profiter d’un mois d’avril tranquille avant de retrouver la compétition à Hambourg, sur le terrain du légendaire Derby et le CSIO de La Baule. Au sein de l’équipe de France ?

Finale Coupe du monde de Göteborg : Qlassic Bois Margot, toujours candidat au sacre…
COMMUNIQUÉ DE PRESSE, DIMANCHE 27 MARS 2016
La Coupe du monde avec le cheval du numéro 1 mondial…

 

QLASSIC BOIS MARGOT

Toujours candidat au sacre !

 

UnknownUne faute inexplicable, mais que Simon Delestre essaye de s’expliquer. Une 6ème place qui n’a rien de rédhibitoire : le n°1 mondial n’était-il pas 15ème avant d’aborder l’épreuve finale du Championnat d’Europe d’Aix-la-Chapelle en août dernier… d’où il était reparti avec une médaille de bronze. Un cheval éclatant de santé, qui a passé la visite véto les sabots dans les naseaux ce matin et qui avait encore envie de travailler après. Voici en gros le bilan des dernières 18 heures et les bonnes raisons d’y croire dur comme fer pour demain.

« Un parcours pas vraiment délicat techniquement, mais avec de gros sauts à la fin qui nécessitent des chevaux en pleine forme », tel était le résumé du parcours de la deuxième épreuve de la 38e finale de la Coupe du monde selon Ludger Beerbaum lors de la reconnaissance. Bien vu, notamment en ce qui concernait les favoris français car c’est là, exactement, sur les trois derniers obstacles, que tout a basculé. Qlassic Bois Margot a été parfait jusqu’à l’antépénultième obstacle, un vertical à la couleur du sable : « Le cheval sautait vraiment bien, nous débriefait Simon DelestreIl a très bien commencé jusqu’à ce vertical fautif. J’ai revu la vidéo et je ne sais pas trop expliquer. Qlassic s’est sans doute fait surprendre, c’était un obstacle ‘piégeux’ qui a provoqué beaucoup de fautes. C’était en fin de tour, les chevaux commençaient probablement à fatiguer. La piste est très petite et il y avait quatorze efforts, les enchainements venaient rapidement et les chevaux arrivaient un peu à bout de souffle sur une distance, qui, avec l’oxer qui était derrière et qu’ils voyaient tout de suite, pouvait laisser croire à une combinaison, ce qui pouvait les retenir. C’était rageant, mais le cheval s’est comporté de façon remarquable, je n’ai rien à lui reprocher ».

Ceci dit, sixième, à 5 points du leader, Steve Guerdat, et à 2 points du podium, on a déjà vu de pires situations se retourner : « Je pense que parmi les dix premiers, celui qui sera double sans-faute lundi sera le vainqueur. Les double sans-faute sur l’épreuve finale sont toujours très rares. D’autant que Santiago Vareia, le chef de piste espagnol construit très bien. Ses parcours sont conçus avec beaucoup d’intelligence et de respect pour les chevaux, ils ne contiennent aucun effort démesuré alors qu’il y a beaucoup de fautes. C’est sa marque de fabrique et je pense que demain, nous aurons quelque chose de très très délicat. Samedi, c’était un parcours de cavaliers car pour ceux qui n’étaient pas vraiment en ordre, il était impossible d’enchaîner le parcours et il n’y a pas de raisons que demain, nous n’ayons pas à nouveau des parcours du même métal ».

D’autant que Qlassic Bois Margot n’accuse en aucune façon le coup. En général, la visite vétérinaire peut provoquer un certain stress pour les cavaliers ; pour Simon Delestre et Qlassic Bois Margot, il ne s’agit là que d’une formalité : « Non, en général je ne suis pas vraiment inquiet, c’est un cheval qui est extrêmement sain. Ensuite, je l’ai monté et je n’ai pas senti la moindre gêne bien qu’il ait sauté deux grosses épreuves ». Bref, voilà toutes les raisons d’y croire d’autant, que statistiquement, dans ce genre de finale, la pression aidant, on voit plus souvent des cavaliers descendre que se maintenir dans le haut du classement et être ainsi ‘en embuscade’ n’est pas forcément une mauvaise situation.

Finale Coupe du monde de Göteborg : Qlassic Bois Margot, sans forcer son talent
COMMUNIQUÉ DE PRESSE, SAMEDI 26 MARS 2016
La Coupe du monde avec le cheval du numéro 1 mondial…

 

QLASSIC BOIS MARGOT

Sans forcer son talent.

Le parcours de Qlassic Bois Margotle cheval du n°1 mondial, Simon Delestre, tout comme Vagabond de la Pomme, celui de Pénélope Leprévost, la gagnante de la soirée, ont donné l’impression de force tranquille. Un doublé serein sans que l’un ni l’autre n’ait eu l’air de puiser dans leurs réserves pour réaliser les deux meilleurs chronos de la soirée : « Je n’ai vraiment pas exagéré dans la vitesse, confirmait le n°1 mondial. J’ai eu un bon galop du début à la fin, Qlassic a répondu présent sur tous les sauts. Je ne m’attendais même pas à être si bien classé ce soir, mais c’est vrai que Qlassic est un cheval très rapide : il a bien déroulé, ce n’était pas saccadé – ce qui risque d’entraîner des contractures – il a fait exactement que je voulais, il a tourné partout où je lui demandais. C’est un risque dans ce genre de championnat que d’aller trop vite, de faire une faute et de compromettre la suite de l’épreuve. Mais ce soir, j’ai le sentiment de ne rien avoir hypothéquer pour la suite ».

Le parcours signé de l’Espagnol Santiago Vareia ne fut pas si simple que ça et ne proposait pas vraiment d’option comme c’est la tradition de ces épreuves de chasse de Coupe du monde : «  A la reconnaissance, on trouvait ces options dures, voire impossibles et on a décidé de ne pas les prendre. Et puis, à part Patrice qui passait au début, personne ne les a finalement prises puisqu’elles ne s’avéraient pas payantes. Ici, il fallait surtout un cheval qui fasse la différence dans les courbes tout en galopant. C’était la clé du succès aujourd’hui ».

Malgré ce très beau résultat, le n°1 mondial reste circonspect, car la route est encore longue jusqu’à lundi : « A chaque épreuve, on repart à zéro. Sur cette première épreuve, on ne peut pas gagner la Coupe du monde, mais on peut la perdre. C’est toujours délicat d’attaquer d’entrée par une épreuve de vitesse sachant que deux Grands Prix nous attendent derrière. Dans un barrage de Grand Prix le dernier jour, les chevaux sont plus calmes et c’est plus facile de les pousser. Mais dans une épreuve comme aujourd’hui, c’est plus risqué de les faire galoper, le cheval peut se mettre en avant et toucher plus facilement ».

La stratégie pour la suite est somme toute assez simple : « Aligner des sans-faute. Aujourd’hui, il s’agissait de ne pas être trop loin, ce qui est mon cas. Mais il est clair que rien n’est joué. Ce sont maintenant les sans-faute qui vont faire la différence ».

Mais avant l’épreuve de samedi soir (type Grand Prix en une manche-barrage), Simon va devoir aller retrouver Qlassic Bois Margot ce matin aux écuries : « C’est un cheval bouillonnant, qui a besoin de beaucoup travailler. Je l’ai monté une heure hier matin et j’ai dû le retravailler une demi-heure avant l’épreuve et il a fait l’épreuve ! Je vais donc me remettre dessus ce matin et ensuite adapter mon travail en fonction de mes sensations de manière à ce qu’il soit bien relâché pour l’épreuve de ce soir ». Bref une première journée sereine : « une bonne chose de faite », conclut le n°1 mondial !

QLASSIC BOIS MARGOT : Le cheval du n°1 mondial Simon Delestre en route pour la finale Coupe du monde de Göteborg
COMMUNIQUÉ DE PRESSE, MARDI 22 MARS 2016

QLASSIC BOIS MARGOT

Le cheval du n°1 mondial Simon Delestre en route pour la finale Coupe du monde de Göteborg

L’étalon français Qlassic Bois Margot vient de prendre la route pour un long voyage en camion et en ferry qui le mènera à Göteborg pour la 38ème finale de la Coupe du monde. Qlassic est un cheval serein et ce voyage ne devrait pas trop le perturber. Avec son cavalier, le n°1 mondial Simon Delestre, le couple fait partie des favoris à un titre que les Français n’ont remporté qu’une seule fois. C’était en 2004 avec Bruno Brouqsault.

Simon Delestre part confiant en Suède : « il n’y a pas eu d’imprévu au cours de ces derniers jours de préparation. Le cheval est toujours au meilleur de sa forme. Il l’a montré à ‘s-Hertogenbosch la semaine dernière. Son comportement aux cours des trois jours de concours a été parfait et cela s’est terminé par un bon Grand Prix dont il se classe 5ème. Je n’ai eu ni sursis, ni souci… il était vraiment bien ». Le couple est donc performant, de quoi se montrer confiant d’autant qu’il dispose d’une arme efficace : « La complicité… Complicité et expérience. Nous nous connaissons par cœur et le cheval répond immédiatement à mes sollicitations. Il comprend ce que je pense. »

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PORTRAIT

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Qlassic Bois Margot, le « millionnaire » (seuls trois chevaux français ont dépassé le million de gains en concours), est le type même du solide « étalon performer ». Un sportif avant tout, un guerrier au sang froid. Car il en faut du sang pour triompher sur des parcours de Grand Prix 5* ou de Championnat, qu’ils soient indoor (où Qlassic excelle) ou en extérieur. Mais il faut également que la tête reste froide pour ne pas se laisser perturber par les vibrations produites par 25 000 spectateurs vociférant dans l’attente d’une performance, d’une médaille, dans le chaudron du stade d’Ornano aux JEM de Caen en 2014 ou ne pas se laisser troubler par l’ambiance électrique du gigantesque stade d’Aix-la-Chapelle et ses 45 000 spectateurs.


Simon Delestre avait repéré ce crack à 7 ans lors d’un concours à Dinard. Au premier coup d’œil, il a su qu’il avait là un cheval d’exception et il fit le siège du Haras de Bois Margot pour que Rodolphe et Laetitia Bonnet lui confient la carrière sportive de l’étalon noir. La suite et les 16 podiums du couple en Grand Prix ou Coupes des Nations 5* lui donnèrent raison. Ces qualités sportives, mais aussi sa solidité (jamais Qlassic n’a été arrêté pour blessure) et son pedigree en font un des étalons les plus en vue. Fils de l’Arc de Triomphe (Landor S), un étalon de renommée internationale, deuxième meilleur reproducteur mondial par les gains de ses produits en concours internationaux (Source : horsetelex, Promising Sires 2015), sa souche maternelle raconte l’histoire du Selle français à elle toute seule : Galoubet A, Almé, Double Espoir, apparenté à Rochet Rouge (champion d’Europe 99 avec Alexandra Ledermann), Nistria (2ème Coupe du monde avec Philippe Lejeune) etc.

Qlassic s’affirme déjà comme un grand reproducteur puisque deux de ses produits, ont été sacrés l’an dernier respectivement champion de France des 2 ans (Dumbo des Biches, meilleure note de saut et de locomotion), et 3ème du championnat de France des femelles (Dzara d’Orchival) tandis que Quidimieux Bois Margot Z brille non seulement sur le circuit français de jeunes chevaux mais vient d’être approuvé étalon à la sélection du Stud-book Zangersheide de Deauville en février dernier.

Nouveau spectacle au Potager des Princes : Chantilly, une ville créée en 1522 par la Vénerie
Communiqué de presse, mercredi 23 mars 2016

Chantilly, une ville créée en 1522 par la Vénerie

(Et devenue grâce à elle capitale mondiale du cheval)

L’histoire commence en 1522, nous transporte à travers les siècles et nous fais découvrir l’une des traditions équestre qui fait aujourd’hui la renommée mondiale de Chantilly. Un beau roman pour ce nouveau spectacle créé à l’initiative d’Yves Bienaimé, qui se jouera dans le théâtre de la Faisanderie du Potager des Princes les vendredis 22, 29 avril et 6, 13 et 20 mai prochains. Narré par Jacques Poix-Terrier et accompagné des chanteurs et sonneurs des Trompes de Chasse de Luzarches, cette nouvelle création promet un voyage dans le temps pour le plus grand bonheur des spectateurs.

Chantilly vécut dès 1522 au rythme des grandes familles princières propriétaires du château. Les plus célèbres d’entre elles, Montmorency, Condé et Orléans eurent en commun une même passion : la chasse à courre et en ont fait une véritable tradition. Chantilly garde encore dans ses paysages et ses monuments les souvenirs de ces chasses fastueuses. Cette infrastructure créée pour la vénerie a permis d’y aménager le plus grand centre d’entraînement de chevaux et a fait de Chantilly, depuis la fin du XXème siècle, la capitale mondiale du cheval.

« Passionné de Chantilly, de son histoire, ce spectacle présente notre ville sous un angle inédit qui me tient particulièrement à cœur : la vénerie, le cheval et la forêt. La ville fut construite grâce à la vénerie mais on chasse à courre et on entraîne les chevaux en forêt. Cela concerne donc tous les villages alentour, c’est-à-dire aujourd’hui, la Communauté de Communes », explique Yves Bienaimé. Acteur important de l’activité équestre à Chantilly, ce dernier avait donc pour ambition de partager son histoire et ses amours avec le public cantilien, dans le havre de paix qu’est le Potager des Princes.

Pour l’occasion, le lieu magique du Théâtre de la Faisanderie deviendra le cadre boisé d’une scène de chasse, dont le cerf en bronze installé sur la berge face au public sera la pièce maitresse. Au bord de l’eau, dans un cadre de verdure enchanteur, le Potager des Princes est définitivement un magnifique tableau qui mettra en valeur les récits contés par Jacques Poix-Terrier ainsi que les accompagnements musicaux des Trompes de Chasse de Luzarches.

Ce spectacle est un résultat de près de six mois de travail et de recherches. Les textes furent écrits par des experts dans ce domaine, Sarah Gillois (Ville d’Art et d’Histoire), le Général Jérôme Millet (Institut de France) ainsi que François Couëtoux du Tertre (Société de Vénerie). Le récit, entrecoupé de récris de chiens et de fanfares, remontera les siècles ainsi suivis des circonstances de chasse chantées et sonnées. Une production menée de main de maître par Yves Bienaimé qui souhaite avant tout faire voyager les spectateurs dans cet univers qui lui est cher : « J’aime l’idée que chacun ressorte en ayant appris quelque chose, mais surtout en ayant apprécié ce qui fait la beauté et la grandeur de notre ville aujourd’hui ».

Le Potager des Princes – Histoire & animations

Jardin classé remarquable, mêlant, avec art, l’esthétique, le pédagogique et le ludique, le Potager des Princes émerveille et surprend les visiteurs qui osent s’y aventurer. Ce printemps, le lieu fait peau neuve et les animations font leur retour dans les jardins. Tous les samedis et dimanches, orchestre et courses de poules, course de lapins, et démonstration de chien de berger sont présentés aux familles qui viennent passer un moment dans les allées du musée de la basse-cour naine.

Informations : ouverture du parc à 14h, animations à 15h et 16h.
Tarifs : 9,50€/adulte – 8,50€/enfants. (Gratuit pour les – 2ans)

Cette année également, Pâques au jardin fait son retour au Potager, le week-end du 26, 27 et 28 mars. Chaque après-midi sera ponctuée par les animations traditionnelles et conclue sur une chasse à l’œuf géante.

Informations : ouverture du parc à 13h30, animations proposées à 14h, 15h et 16h.
Tarifs : 12€/personne.

Métamorphoses, le nouveau spectacle équestre aux Grandes Ecuries de Chantilly


SPECTACLE EQUESTRE AUX GRANDES ECURIES DE CHANTILLY
DU 3 AVRIL AU 23 OCTOBRE 2016

 

 

MÉTAMORPHOSES


Un spectacle inventif, créatif et résolument contemporain

 

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Un tout nouveau spectacle équestre, inventif, créatif, et résolument contemporain, s’emparera de la magie du dôme des Grandes Ecuries du Domaine de Chantilly, du 3 avril au 23 octobre 2016. Un spectacle qui sublimera le dressage des chevaux-artistes de haute école des Grandes écuries, illustré par une musique originale d’inspiration balkanique et de chants écrits sur mesure signés Jean-Lou Descamps et Benoît Sarocchi. Après les succès de Kavallisté et de la Belle et la Bête en 2015 (près de 50 000 spectateurs à eux deux), c’est un univers d’un genre complètement différent que présenteront Sophie Bienaimé et la Compagnie équestre du Domaine de Chantilly.

« C’est parce que les cavalières du musée du cheval se transforment au fil des années, que ce titre m’est venu à l’esprit, explique Sophie Bienaimé, créatrice des spectacles équestres du Domaine de Chantilly.  Elles ne sont pas que de simples techniciennes de l’équitation, elles sont devenues de véritables artistes. J’ai également toujours été admirative de la performance du Quatuor, au départ de simples musiciens classiques, qui au fil de leur spectacle se métamorphosaient en personnages burlesques passant de la sonate au rock ‘n roll sur un violoncelle. Bien sûr, ce n’est pas un concept applicable à l’art équestre, mais l’idée de ce spectacle est de montrer que nous ne sommes pas que de simples dresseuses de chevaux et que, pour sublimer les talents de ces derniers, nous savons être créatives, nous mettre en scène et nous remettre en question ». Pour créer Métamorphoses, Sophie Bienaimé a donc donné une feuille blanche à chacune des cavalières avec ce sujet du bac : Métamorphoses ! Depuis l’été dernier, chacune planche sur un numéro individuel sur ce thème et a rendu sa copie en janvier. Des numéros équestres originaux intégreront l’ensemble d’un spectacle culturel d’un genre inédit aux Grandes écuries de Chantilly.

Mais Métamorphoses, c’est également et surtout le poète latin Ovide et ses 12 000 vers contant l’histoire des dieux et demi-dieux de la mythologie : « Ovide est arrivé plus tard dans le projet. En pensant « Métamorphoses », je n’avais pas tout de suite songé à celles d’Ovide. Je pensais d’abord à la mise en exergue de notre transformation intérieure. Mais bien sûr, quelques uns de ces vers célèbres m’ont aidée à nourrir ce nouveau spectacle », précise la directrice artistique. Ovide a par exemple, inspiré le numéro du Pygmalion. Cet homme misogyne sculptant sa femme idéale à qui Venus  donnera vie : Galatée. Cette femme parfaite sera Cristina Garcia-Rios sur son sublime cheval Orphéo pour un duo avec le danseur Antoine Lafon, « l’invité » de ce spectacle. Ce dernier n’est pas que danseur, il est également un acrobate époustouflant qui régalera le public d’incroyables figures de gymnastique au sol.

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Diane Chasseresse sera évoquée par Morgane Tessier en selle sur son cheval aux yeux d’or, Encantado avec son poney Welsh Ramoucho en liberté à ses côtés. Une muse aux longues-rênes, Caroline Vitry, présentera tout le savoir-faire de haute école de son cheval Zagalo, un étalon lusitanien gris maitrisant parfaitement tous les airs du Grand Prix de dressage.​

Le fil d’Ariane sera plutôt un fil rouge  que le Lusitanien Vega, un cheval aussi doué en liberté que monté, tirera tout au long du spectacle avec l’aide son écuyère Sophie Bienaimé. Mathilde Pouteau sera une Proserpine chanteuse à cheval. Sa voix avait charmé le public de Kavallisté qui la retrouvera sur Remacho, magnifique ibérique à la robe isabelle.

« Le travail de nos chevaux sera également mis en valeur dans un numéro de jeu d’ombres qui envahiront le dôme. De véritables métamorphoses se produiront, notamment celle de l’arabo-frison Wietse qui se transformera en un spectaculaire paon gigantesque », poursuit Sophie Bienaimé. « Là-aussi, il s’agit d’une référence à Ovide, à ces cents yeux de son fidèle espion Argus, victime de Jupiter, que Junon est allée déposer sur les plumes du paon, son animal favori. Si Ovide sera bien présent avec ces références à la mythologie, ce spectacle sera toutefois contemporain et compréhensible par tous », assure l’écuyère. Le liant entre les numéros sera assuré par la mise en scène de Virginie Mouzy-Bienaimé, et une musique originale signée Jean-Lou Descamps et Benoît Sarocchi. Le chanteur corse, après la très belle aventure de Kavallisté, n’avait pas envie de quitter ainsi cette merveilleuse salle de spectacle qu’est le dôme des Grandes écuries et s’est lancé ce défi d’écrire et composer avec Jean-Lou Descamps, une musique spécifique pour le nouveau spectacle : « Des sons d’inspiration Balkanique  que nous jouerons et chanterons. Beaucoup de violon, mais également des instruments ethniques rares que Jean-Lou aime collectionner et dont la sonorité est une curiosité en soi. Pour les paroles, je me suis inspiré des vers d’Ovide, nous chanterons en latin, mais ne vous inquiétez pas, ces chants n’auront rien de liturgique. Nous avons refait du latin une langue gaie et bien vivante » !

Bref, un spectacle qui étonnera tant il sera différent, musical, coloré, varié et surtout articulé sur ce qui est la marque de fabrique de la Compagnie équestre du Domaine de Chantilly : la belle équitation de tradition française pratiquée sur des magnifiques chevaux sélectionnés avec soin. 


Simon Delestre, numéro 1 mondial !

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COMMUNIQUE DE PRESSE, VENDREDI 4 MARS 2016

 

SIMON DELESTRE, N°1 MONDIAL !
« C’est le rêve de tout cavalier »

 

 

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C’est fait ! Simon Delestre (34 ans) est le troisième cavalier français à devenir n°1 mondial. La FEI vient de publier les Longines Rankings n°182 comprenant les résultats du mois de janvier où le Lorrain a soufflé la politesse à l’Écossais Scott Brash.

Cinq ans après Kevin Staut (de juillet 2010 à avril 2011) et 24 ans après Eric Navet (1992), le saut d’obstacles français compte à nouveau un n°1 mondial. C’est par une sobre réaction que Simon Delestre a commenté cette nouvelle : « Être n°1 mondial une fois dans sa vie est le rêve de tout cavalier », pour immédiatement rendre hommage aux trois chevaux qui lui ont permis d’atteindre ce sommet : « Qlassic Bois Margot, Chesall Zimequest et Hermès Ryan m’ont permis, à parts pratiquement égales, de marquer 98% de mes points. Les récentes performances de Chesall Zimequest, 4ème du Longines Grand Prix de Hong Kong et de Qlassic Bois Margot, 2ème de la Coupe du monde de Bordeaux ont permis de faire la décision, mais le mérite revient à ces trois chevaux au même titre. Sans l’un des trois, ce résultat n’aurait pas pu être possible. Cela s’est joué à tellement peu de points que chaque performance avait ici son importance. Ce rang de n°1 mondial consacre avant tout la régularité de mes chevaux* ». Cependant, avec six podiums au cours des six dernier mois, Qlassic Bois Margot est le cheval qui aura permis de faire la différence et de faire « basculer » la tête du classement mondial en faveur du cavalier français.

La marque de fabrique du champion français est de « faire » lui-même ses chevaux : aucun de la quinzaine de cracks qu’il a monté en Grand Prix 5* (sans compter ceux qu’il a menés en cinq étoiles, sans parler de Grand Prix) n’est arrivé dans ses écuries prêt pour ce niveau : « Je suis à la recherche permanente de jeunes chevaux que je fais ensuite évoluer vers le haut niveau. Les chevaux qui ont déjà 9 ou 10 ans sont rarement mon créneau : j’ai besoin de deux à trois ans pour forger ma complicité avec un cheval et s’il a 10 ans au départ, il ne sera pas prêt avant 13 ans et il ne restera plus beaucoup de belles années devant nous, d’autant plus qu’il s’agit pour la plupart de chevaux que je compte revendre. Quand j’ai vu Qlassic Bois Margot, par exemple, il n’avait que 7 ans, mais j’ai tout de suite pensé que c’était un cheval qui avait tout en lui pour le grand sport, ces chevaux sont rares ».

Qlassic Bois Margot, justement, avec qui le nouveau n°1 mondial vient de signer une belle performance en prenant la deuxième place du Grand Prix Coupe du monde Longines de Bordeaux, sera bientôt à nouveau sur le front pour la finale de cette Coupe du monde FEI Longines dans trois semaines à Göteborg. Avec quelle attente ? « Je suis quelqu’un de conquérant, je suis un gagnant dans l’âme, j’ai en tête de faire le maximum, la question ne se pose pas d’autant que le cheval est en très grande forme. Une finale de Coupe du monde ne se joue jamais à grand chose. La différence entre la première et la huitième place à ce niveau-là, c’est une barre effleurée qui reste ou ne reste pas dans les taquets ; ceci dit Qlassic Bois Margot est dans une forme exceptionnelle, il a fait preuve d’une régularité extraordinaire depuis presque deux ans, c’est un niveau qu’il maîtrise parfaitement ». Sans doute encore plus remonté que jamais par ce nouveau rang de n°1 mondial, Simon Delestre partira donc la fleur au fusil avec Qlassic Bois Margot à Göteborg pour cette finale de Coupe du monde FEI Longines que seul un seul cavalier français a pu remporter jusqu’alors.

* Les principaux points marqués par les chevaux de Simon pour ce rang de n°1 mondial l’ont été par : Hermès Ryan (1000), Qlassic Bois Margot (1000) et Chesall Zimequest (770)

 

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