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Une dernière pour la Suisse avant le Grand Prix CSI5*

Le Prix MMA – SFAM a fait retentir l’hymne suisse pour la deuxième fois de la journée au Jumping International de Valence. Martin Fuchs remporte la première épreuve du CSI5* de ce dimanche avec Dubai du Bois Pinchet. Avec un temps de 28,88 secondes sur la deuxième partie de son parcours sans faute, il devance Grégory Wathelet et Iphigeneia de Muze. Ces derniers bouclaient leur parcours de cette épreuve en deux phases à 1,45m en 29,58 secondes. L’Américaine Jessica Springsteen se retrouve une fois de plus sur le podium, cette fois-ci à la troisième place, grâce à son temps de 29,61 secondes, associée à Fleur de l’Aube. Seul un Français se retrouve au classement à la sixième place, il s’agit de Marc Dilasser, en selle sur ClifftonBelesbat.

Une chose est sûre, ces cavaliers se trouvent désormais dans les meilleures dispositions pour aborder le Grand Prix Hubside à 1,60m qui débutera à 15h30.

Les couleurs irlandaises règnent à nouveau sur Valence

Le Prix Axeria vient de se clore sur une nouvelle victoire irlandaise: celle de Cian O’Connor, en selle sur Veneno. Le couple, déjà classé quatrième de l’épreuve d’ouverture du CSI5* du Jumping International de Valence, s’impose cette fois-ci dans un superbe chronomètre de 59,68 secondes, soit près de trois secondes d’avance sur ses poursuivants. 

«C’était une belle victoire! J’aime beaucoup ce terrain, l’organisation est sans faille, je suis là depuis le premier week-end de compétition à Valence. Veneno n’a pas touché une seule barre depuis qu’il est arrivé ici, il méritait de gagner!»

Dans cette épreuve à 1,50m au chronomètre, le podium est complété par l’Italien Alberto Zorzi, qui, avec Ulane de Coquerie, boucle son parcours en 62,55 secondes, suivi par le pilier de l’équipe de France Kevin Staut, qui affiche un chronomètre de 62,98 secondes sur Gravity of Greenhill.

François Mathy Jr. s’empare du Prix MMA !

La grosse épreuve de ce vendredi au Jumping International de Valence, le Prix MMA à 1,55m avec barrage, a vu de nouveau se dessiner un match France-Belgique, comme la semaine passée dans le Prix Axeria du CSI4* le samedi. Les deux mêmes cavaliers, François Mathy Jr. et Simon Delestre, se sont battus au coude à coude pour remporter cette épreuve qualificative pour le Grand Prix et c’est le Belge qui a une fois de plus raflé la victoire au Lorrain. En selle sur Casanova de l’Herse, le cavalier du plat pays a bouclé son barrage en un temps de 36,10 secondes. «Je suis ravi d’avoir à nouveau battu Simon (rires) ! Casanova est vraiment en forme ces derniers temps, il a de nouveau très bien sauté. Je ne vais pas le monter dans le Grand Prix de ce dimanche puisqu’il a déjà couru celui du week-end dernier, et s’en est très bien sorti avec seulement quatre points. Je monterai Uno de la Roque, qui s’est imposé samedi dernier.»

Simon Delestre, avec Chesall Zimequest (avec lequel il remportait le Grand Prix 4* de Valence en 2016), monte sur la seconde marche du podium en 36,45 secondes. A la troisième place, c’est l’amazone tricolore Pénélope Leprévost que l’on retrouve, avec un chronomètre de 37,15 secondes. Accompagnée par Gain Line, la médaillée d’or aux Jeux Olympiques de Rio revient définitivement au plus haut niveau ces derniers mois et s’offre sa qualification pour le Grand Prix Hubside de dimanche, épreuve phare du week-end.

Le temps des juniors ?

De jeunes phénomènes du polo argentin chez les hommes, les trois premières mondiales chez les femmes : c’est un plateau exceptionnel que proposent les deux Opens de France, hommes et femmes, cette année à Chantilly.

Côté masculin, les spectateurs qui se rendront à la ferme d’Apremont pour assister (gratuitement) à ces matchs, découvriront notamment un futur espoir du polo argentin, un junior pétri de talent qui atteindra assurément bientôt le grade suprême du polo : un 10 de handicap. Ce junior se nomme Rufino Bensadon. Une fois de plus, il vient de faire sensation à Deauville avec son jeu spectaculaire, son adresse hors du commun, une frappe sûre (c’est lui qui, du haut de ses 16 ans et demi, tire les pénalités de son équipe) et une tête froide. Lui-aussi un talent et un mental de futur handicap 10. Cet énorme potentiel est porté par son père, Pancho Bensadon (handicap 8) et la complicité entre les deux, celle irremplaçable d’un père avec son fils, en fait l’atout de l’équipe d’André Fabre, In The Wings, qui vise à Chantilly la Triple-Couronne après les victoires en Coupe d’Argent et Coupe d’Or à Deauville.

Land Rover, autre finaliste à Deauville, alignera les trois mêmes professionnels autour de son capitaine Alexandre Sztarkman : les Argentins Jota Chavanne et Martin Joaquin ainsi que le handicap 6 français Pierre Henri Ngoumou. L’équipe allemande de Daniel Crasemann, Barralina, est également engagée à Chantilly avec notamment le handicap 6 argentin, Adrian Laplacette. Deux autres équipes françaises complètent cette magnifique affiche, qui, sur huit joueurs, présenteront cinq Français dont les handicaps 5 Robert Strom (Sainte-Mesme), Clément Delfosse et Patrick Paillol (Kazak).

 

Côté femmes : de grosses pointures et des jeunes joueuses

Le plateau féminin est également impressionnant avec les trois plus grandes professionnelles du circuit, toutes trois finalistes ou vainqueur de l’Open d’Argentine dames en décembre dernier, bref, les trois premières mondiales : l’Argentine Lia Salvo n°1 et H9, les Britanniques Nina Clarkin n°2 et H10 et Hazel Jackson, n°3 et H9 au sein de trois équipes, Icon Global (Thaïlande), Engels & Völkers (Rép. Tchèque) et DS Automobile (Grande-Bretagne), que l’on peut considérer comme favorites. Une autre équipe anglaise (Shu Uemura), une allemande (Hungaria) et deux françaises disputeront également cet Open féminin. Les huit joueuses des deux équipes tricolores sont toutes issues du Club de Chantilly : Vernet Paris, qui devrait constituer l’équipe de France qui disputera le Championnat d’Europe fin septembre à Rome et R&B Presse, l’équipe la plus jeune avec 17 ans de moyenne d’âge, quatre jeunes filles qui se sont lancé le défi de troubler l’ordre établi !

Deux tournois très internationaux avec cinq nations représentées (en termes d’équipes et de joueurs, c’est même plus), qui s’annoncent très compétitifs pour deux titres très convoités. Un spectacle gratuit à suivre à partir du 1er septembre sur le bord des huit magnifiques terrain de la Ferme d’Apremont. La compétition débutera par la revanche de la finale de la Coupe d’Or de Deauville en match d’ouverture : In the Wings contre Land Rover, ce samedi à 17h.

André Fabre, sur la route de l’exploit !

Cinquième victoire en Coupe d’Or, deuxième doublé Or et Argent et désormais les deux tiers du chemin bouclés pour la Triple-Couronne française : André Fabre n’est pas seulement l’entraîneur de chevaux de courses le plus brillant de la planète, mais c’est également un grand capitaine de polo.

Cette édition 2018 de la Barrière Deauville Polo Cup s’est achevée par un match à la hauteur d’une saison particulièrement réussie tant sur le plan sportif que sur celui de l’ambiance.  Un mois de tournois flamboyant, avec des matchs d’une intensité exceptionnelle : avant cette finale mémorable de la Coupe d’Or, on se souviendra des demi-finales extrêmement serrées vendredi ou, hier, de cette finale de la Coupe de Bronze, gagnée d’un seul petit goal (7-6) par cette belle équipe de La Concepción, du nom de cette magnifique Estancia de Diego Braun ; ce dernier ayant été le meilleur marqueur du tournoi avec 27 goals ! Sans oublier le tournoi féminin, plus tôt dans le mois, remporté par l’équipe de la n°1 mondial, Lia Salvo, Brok Café, 44 ans après la victoire de son père, Hector Salvo, en Coupe d’Or.

Mais cette année, le vainqueur de la Coupe d’Or se nomme In The Wings, au terme d’un match âpre où les jeunes se sont particulièrement mis en valeur. Rufino Bensadon, bien sûr, énorme du haut de ses 17 ans dont la complicité avec son père, Pancho, est sans doute le principal atout de cette équipe. Du côté Land Rover, ce tournoi et cette finale auront été le premier grand moment de la carrière prometteuse du junior français Sam Sztarkman (16 ans), qui aura pris une part importante dans la réussite de son équipe même si cela n’a pas complètement fonctionné en finale.

« Mais c’est avant tout une victoire d’équipe, tient à souligner Pancho Bensadon. Nous avons bien démarré le match, mais nous avons eu un coup de mou en quatrième période, mais en fin de ce chukker, nous avons retrouvé notre jeu, nous avons même joué de façon incroyable jusqu’à la victoire finale. C’est une vraie victoire d’équipe, tout le monde a joué son rôle à commencer par André qui a stoppé Jota Chavanne l’empêchant de marquer un goal et il a très bien défendu sur Sam Sztarkman qui est pourtant un jeune joueur bourré de talent. Alfonsito a livré un grand match également et quant à Rufino… On le connaît maintenant. Et quand je parle d’équipe, j’inclus également nos chevaux qui ont été exceptionnels ». Et c’est d’ailleurs une jument de Pancho, Venuziana, élevée par Javier Tanoira qui a été sacrée meilleur cheval de la finale.

Mais rien n’est jamais vraiment achevé, car la Triple-Couronne va se poursuivre dès la semaine prochaine avec l’Open de France de Chantilly où l’on retrouvera les deux finalistes de Deauville et quatre autres équipes avec notamment en leurs rangs deux autres grands espoirs du polo argentin, les frères Jeta et Barto Castagnola dont la confrontation avec Rufino Bensadon devrait être particulièrement intéressante. Mais pour l’instant, Pancho ne veut pas penser à cette proche échéance : « D’abord, nous allons savourer et fêter cette victoire comme il se doit et on pensera ensuite à l’Open de France», prévient Pancho.

Cette Coupe d’Or sera en effet célébrée comme le veut la tradition, tout au long de la nuit avec notamment un passage à l’incontournable Brok Café où elle sera remplie d’un gigantesque Mojito. Car si Deauville est résolument inscrite au patrimoine du polo mondial, c’est évidemment pour la qualité sportive de ses tournois, mais également  pour cette ambiance particulièrement conviviale qui rend ce mois d’août si bref. Un « tout » à mettre au crédit d’une équipe organisatrice particulièrement sympathique menée avec efficacité par son président Jean-Édouard Mazery.

 

Rufino Bensadon, meilleur joueur de la finale (à gauche).

Progression In The Wings : 1-1,5 / 3-1,5 / 5-3,5 /9-6,5 et 11-7,5

In The Wings : Rufino Bensadon (ARG, H4, 6 goals dont 3 pénalités), Alfonso Pieres Jr (ARG, H4, 3 goals), Pancho Bensadon (ARG, H8, 2 goals) et André Fabre (FRA, H0)

Land Rover : Sam Sztarkman (FRA, H0), Martin Joaquin (ARG, H4), Jota Chavanne (ARG, H5, 2 goals) et Pierre Henri Ngoumou (FRA, H6, 5 goals dont 2 pénalités)

Meilleur Cheval de la finale : Venuziana, jument argentine de 8 ans, montée par Pancho Bensadon et élevée par Javier Tanoira

Meilleurs joueurs de la finale : André Fabre et Rufino Bensadon

Meilleur marqueur du tournoi : Juan-Gris Zavaleta, 25 goals (ARG, H7, Los Lobos)

Kent Farrington et Gazelle conservent leur couronne !

Le rideau tombe sur la quatrième édition du Jumping International de Valence qui s’est achevée sur la plus belle note. Parmi tous les concurrents du plateau relevé, c’est l’ex numéro 1 mondial et tenant du titre en 2017, Kent Farrington,qui s’est imposé dans le difficile mais spectaculaire Grand PrixHubside du CSI5*.

« C’est un parcours digne des finales de la Coupe du Monde », disaient les cavaliers lors de la reconnaissance. En effet, Uliano Vezzani avait ici, au Haras des Grillons, dessiné l’un des parcoursles plus difficiles de la saison, en vue de préparer les chevaux et leurs cavaliers aux Jeux Equestres Mondiaux de Tryon (USA) qui auront lieu le mois prochain. Des quarante-sept cavaliers qui ont pris le départ dans ce Grand Prix Hubside, treize ont réussi à se qualifier pour le barrage, et pas des moindres : Philippe Rozier, Henrik von Eckermann, Shane Breen, Martin Fuchs, Janika Sprunger, Robert Whitaker, Eric Lamaze, Manuel Fernandez Saro, Fredrik Jönsson, Cian O’Connor, Kent Farrington, Max Kühner, ou encore Simon Delestre. Ils ont livré une véritable bataille dans cette seconde manche, et seuls quatre ont atteint le double sans faute.

Le plus rapide était incontestablement le vainqueur de l’édition2017, Kent Farrington. En selle sur sa fidèle Gazelle, il a pris tous les risques pour arracher la victoire et s’offrir son doublé, avec un chronomètre affichant 43,85 secondes. « L’avantage que j’ai,c’est que je connais très bien ma jument, cela fait des années que nous évoluons ensemble. Gazelle est très respectueuse, elle peut galoper très vite, et je peux arriver sur un vertical isolé à grande vitesse et elle s’arrangera toujours pour ne pas toucher la barre. C’est vraiment un concours génial, l’organisation est parfaite. Je suis bien décidé à revenir l’année prochaine, et pourquoi pas tenter la passe de trois ! ». Après avoir été éloigné des terrains de haut niveau au début de l’année, Kent Farrington est désormais remis sur pieds et a retrouvé toute sa superbe. Son secret ? « J’ai pris quelques mois de repos, puis je me suis entrainé, entrainé, et entrainé, c’est ce qui m’a permis de revenir aussi vite à mon meilleur niveau », confie-t-il.

C’est le Suédois Henrik von Henckermann et Toveks Mary Lou qui montent sur la seconde marche du podium avec un temps de 44,69 secondes. Le couple, déjà troisième lors de la Finale Coupe du Monde de Paris cette année, a prouvé une fois de plus sa bonne forme, et s’avérera un adversaire redoutable lors des Jeux Equestres Mondiaux pour les autres concurrents. Martin Fuchs et Clooney, quant à eux, terminent à la troisième place en 47,25 secondes.

Le meilleur Français de cette épreuve phare était Simon Delestre,montant Chesall Zimequest, avec lequel il avait remporté ce Grand Prix deux ans auparavant. Cette fois-ci, ils finissent tous deux à la sixième place, ayant écopé d’une petite barre lors du barrage.

Les jeunes talents étaient eux aussi à l’honneur avec le Grand Prix Haras des Grillons du CSIU25. Dans cette épreuve à 1,45m avec barrage, seuls trois couples ont réussi l’exploit de terminer la première manche sans pénalité : Inès Joly et Vitto de Cartherey, Romain Dreyfus et Tout Kom des des Camphoux, ainsi que Jack Whitaker et Queen Zlizabeth. Si le jeune français de vingt-quatre ans avait remporté les épreuves de cette catégorie jeudi et vendredi, il s’est aujourd’hui incliné face à son concurrent britannique, lui cédant la première place. Jack, le fils de la légende Michael Whitaker, s’est imposé à l’issue d’un barrage réalisé dans un temps record : 37,21 secondes. « J’ai préféré laisser ma jument tranquille hier. Avec ce jour de repos, elle était très fraîche aujourd’hui, et vraiment compétitive. C’est une vraie guerrière, je savais que je pouvais compter sur elle. C’est vraiment fantastique de gagner aujourd’hui ! ». A seulement quelques semaines de fêter ses dix-sept ans, Jack Whitaker inscrit à nouveau son nom dans les sports équestres, un mois après sa seconde place aux Championnats d’Europe. Un cavalier à suivre dans le futur, qui se fera certainement un nom au milieu de la dynastie Whitaker.

Le Jumping International de Valence est désormais inscrit dans la liste des concours les plus prisés de la planète et attire les plus grands cavaliers avec son organisation minutieuse. Rendez-vous pour la cinquième édition au mois d’août 2019.

Harold Boisset… l’Invincible !

Le Jumping International de Valence bat un nouveau record de fréquentation en ce samedi. Devant un public captivé et enthousiaste, les différentes épreuves des CSI2* et 5* ont tenu leurs promesses, mettant en lumière de sublimes performances sportives.

Harold Boisset est définitivement l’homme en forme de cette quatrième édition du Jumping International de Valence ! Dans le Grand Prix SFAM – GBG Assurances du CSI2*, il s’est emparé de sa quatrième victoire, cette fois-ci en selle sur Katinka vh Valenberghof, avec un barrage bouclé en seulement 37,42 secondes. Harold Boisset nous décrit cette athlète exceptionnelle :« C’est une jument de huit ans, elle est donc assez jeune pour ce niveau de compétition, mais elle est déjà très compétitive sur des épreuves à 1,35m. Elle était troisième du Championnat de France des jeunes chevaux de 7 ans à Fontainebleau l’an passé. En 2018, elle a couru seulement trois ou quatre 1,45m sur lesquels elle avait toujours fait un petit quatre points. Ce n’est pas le meilleur de sa carrière, mais aujourd’hui on a eu la chance nécessaire pour que les barres restent toutes sur les taquets ! C’est une jument qui, naturellement, est très rapide. Je l’ai un peu poussée sur ce barrage et elle a répondu présente ! Je pense que c’est une très bonne jument d’avenir et qu’elle va être capable de gagner de nombreuses épreuves à 1,45m et 1,50m. »

Le Montpellierain a ainsi damé le pion à Simon Lorrain, qui termine à la seconde position en 37,77 secondes, et l’Irlandais Denis Lynch, victorieux hier, troisième avec un chronomètre de 37,87 secondes.

L’épreuve préférée du public au Jumping International de Valence a été sans conteste la six barres du samedi soir. Si la semaine dernière, celle-ci s’était achevée sur un obstacle de 1,96m, cette fois-ci ils étaient six à franchir la barre à 1,95m. Le seul à avoir réussi l’exploit de franchir l’ultime obstacle à 2,05m est le gagnant de l’épreuve d’ouverture du CSI5* de jeudi : le Brésilien Pedro Junqueira Muylaert. Un saut à couper le souffle accompli avec son fidèle cheval gris Chief Tibri Z MFS devant un public totalement électrisé.

Le Prix Axeria, l’épreuve à 1,50m au chronomètre du CSI5*, s’est terminée sur une nouvelle victoire irlandaise : celle de Cian O’Connor, en selle sur Veneno. Le couple, déjà classé quatrième de l’épreuve d’ouverture du CSI5* du Jumping International de Valence, s’impose cette fois-ci dans un superbe chronomètre de 59,68 secondes, soit près de trois secondes d’avance sur ses poursuivants.

L’épreuve d’ouverture du CSI2* de ce vendredi matin, le Prix Hubside à 1,35m, était remportée par le colombien Nicolas Toro, alors que le Prix SFAM à 1,40m sacrait Thomas Lévêque.

Public et cavaliers ont rendez-vous demain pour la dernière journée de cette quatrième édition du Jumping International de Valence, avec notamment deux épreuves phares : le Grand Prix Haras des Grillons du CSIU25 à 11h30 et le Grand Prix Hubside du CSI5* à 15h30.

Denis Lynch le plus rapide !

Le niveau de la compétition ne cesse d’augmenter de jour en jour au Jumping International de Valence, comme l’a prouvée cette journée riche en émotions et adrénaline. Si la Belgique et l’Irlande sont au sommet, la relève de l’équipe de France paraît bien déterminée à s’imposer en son pays.

Le dénouement de cette journée, le Prix SFAM du CSI5*, a donné lieu à une superbe bataille pour le chronomètre le plus rapide. Aufinal, c’est l’Irlandais Denis Lynch qui s’est imposé sur son hongrede 11 ans, RMF Fairview. Il est le seul cavalier à avoir réussi à passer sous la barre des soixante secondes avec un excellent chronomètre de 58,83.

« C’est ma première victoire avec ce cheval que nous avons trouvé en Australie, je suis vraiment heureux de cette victoire. Je le monte en concours depuis le mois de mai, nous sommes donc un couple plutôt récent, mais c’est un cheval qui est très volontaire donc le courant passe bien. C’est une belle victoire pour moi, et pour Rushy Marsh qui est copropriétaire du cheval. » L’Américaine Jessica Springsteen a une fois de plus démontré qu’elle savait jouer la vitesse, puisqu’elle s’empare de la seconde place grâce à son temps de 60,62 secondes, associée à Fleur de l’Aube. Roger-Yves Bost, quant à lui, gravit la troisième marche du podium grâce à sa rapide Castleforbes Talitha, signant un parcours en 60,89 secondes.

La grosse épreuve de ce vendredi au Jumping International de Valence, le Prix MMA à 1,55m avec barrage, a vu de nouveau se dessiner un match France-Belgique, reproduisant le scénario exact du Prix Axeria CSI4* de samedi dernier. Les deux mêmes cavaliers, François Mathy Jr. et Simon Delestre, se sont battus au coude à coude pour remporter cette épreuve qualificative pour le Grand Prix et c’est le Belge qui a une fois de plus raflé la victoire au Lorrain. En selle sur Casanova de l’Herse, le cavalier du plat pays a bouclé son barrage en un temps de 36,10 secondes. Il devance ainsi les français Simon Delestre et Pénélope Leprévost.

Du côté du CSIU25, un jeune et talentueux cavalier se fait remarquer depuis hier : Romain Dreyfus. Celui-ci, déjà victorieux dans l’épreuve d’ouverture de cette catégorie jeudi, s’est également adjugé le Prix Haras des Grillons du vendredi à 1,45m. Avec sa jument Tout Kom des Camphoux, il faudra compter sur lui dans le Grand Prix réservé aux cavaliers de moins de vingt-cinqans dimanche !

Les tricolores ont été une fois de plus au rendez-vous lors des deux premières épreuves du CSI2* de la journée : Olivia Coulet s’octroie le Prix Hubside à 1,25m et le Prix France Bleu – Haras des Grillons à 1,35m repart avec Denys Troussier. C’est l’Italienne Gulia Martinengo Marquet qui s’est adjugée le Prix Hubside à 1,45m devant plus d’une centaine de concurrents.

Jamais deux sans trois… pour Harold Boisset !

Les tricolores ont démarré ce second week-end du Jumping International de Valence en fanfare ! Sur les six épreuves de la journée, cinq ont fait retentir la Marseillaise sur la piste du Haras des Grillons devant un public plus que ravi.

Les couples français ont particulièrement brillé aujourd’hui en remportant toutes les épreuves du CSI2* et celle du CSIU25. Le Prix Smartphone Recycle (1,20m) revient à Vincent Mourier, le Prix Le Dauphiné – Haras des Grillons (1,30m) à Olivier Perreau, le Prix GBG Assurances (1,40m) à Laurent Guillet et le Prix Haras des Grillons (1,40m), épreuve réservée aux moins de 25 ans, au jeune et prometteur Romain Dreyfus. Moment très attendu de cette compétition, l’épreuve d’ouverture CSI5*, le Prix Hubside 1,45m, a tenu le public en haleine faisant espérer une victoire française jusqu’à l’arrivée du Brésilien Pedro Junqueira Muylaert qui rafle la première place avec brio.

La grosse épreuve du jour, le Prix Mercedes-Benz à 1,50m, a donné lieu à une nouvelle victoire du Montpelliérain Harold Boisset, toujours en selle sur sa fidèle T’obetty du Domaine. Ces derniers ont été les plus rapides à boucler leur parcours dans cette épreuve au chronomètre, avec un temps de 66,65 secondes. « Ma jument est fantastique sur ce terrain, je pense qu’elle se plait ici ! Elle a une fois de plus très bien sauté. Mon objectif avec elle cette semaine, c’est le Grand Prix. Je pense que ça va être plus difficile, mais elle est tellement en forme en ce moment que je pense que nous avons une chance ».

La cavalière italienne Gulia Martinengo Marquet, avec Verdine SZ, monte sur la deuxième marche du podium avec un temps de 68,65 secondes. Jessica Springsteen, première à réaliser un parcours sans faute dans cette épreuve, s’empare de la troisièmeplace avec un chronomètre affichant 71,24 secondes. Ellemontait RMF Zecilie.

Le couple Harold Boisset et T’obetty du Domaine s’est clairement distingué depuis le début du Jumping, puisqu’il remportait déjà l’épreuve d’ouverture du CSI4* de la semaine dernière, ainsi que l’épreuve au chronomètre du dimanche. C’est un couple qui seconnaît parfaitement, Harold montant T’obetty depuis 2011, lorsqu’elle avait quatre ans. C’est ce dernier qui a débuté la jument selle français en compétition sur le circuit jeunes chevaux, et ils ont gravi ensemble tous les échelons jusqu’au CSI5* cette année. Une chose est sûre, nous retrouverons ce couple phare dans le Grand Prix Hubside du CSI5* ce dimanche et le public sera là pour les soutenir !

Cedric Schweri et Banque Eric Sturdza conservent leur titre

Quelle finale ! Sans doute la plus belle en vingt-trois éditions de la Hublot Polo Gold Cup de Gstaad. D’une incroyable intensité au point que le public (2000 spectateurs à nouveau) s’est complètement pris au jeu et l’a exprimé avec force voix. Si Cedric Schweri et ses coéquipiers de Banque Eric Sturdza ont pu soulever le trophée pour la seconde année consécutive, ce fut au prix d’une dure bataille.

Une guerre de tranchées même, où Clinique La Prairie a attaqué très fort d’entrée au point où l’on pouvait se demander si le matchn’allait pas être à sens unique : « Nous n’avons pas vraiment bien joué ce début de rencontre, concède l’heureux capitaine de Banque Eric Sturdza. En face, ils sont tout de suite rentrés dans le match et se sont montrés très très forts et c’est vrai que cela commençait à sentir un peu le roussi pour nous. Mais notre équipe est comme une bonne horloge suisse, il faut du temps pour la régler, mais une fois qu’elle est en marche, elle tourne avec une belle régularité». Bref, au score, cela s’est traduit par un sévère 4-1 en premièrepériode avec notamment deux goals inscrits par celui qui allait être sacré meilleur marqueur du tournoi, l’Argentin Agustin Canale (15 goals au final, 5 de moyenne par match). Les choses se sont ensuite équilibrées en deuxième période, où Banque Eric Sturdza revenait à 7-5. « Nous nous sommes alors mis à accélérer notre jeu », explique Cedric Schweri . Notamment grâce à un MarceloPascual, auteur de foudroyantes accélérations, organisant avecbrio le jeu de son équipe et inscrivant les deux goals remettant les deux équipes à égalité. Il ne restait plus qu’au Brésilien JoaoNovaes de conclure en transformant une pénalité de 30 yardsqui donnait son second titre à Banque Eric Sturdza : « Deux titres consécutifs en cinq finales, c’est vrai que c’est formidable, mais je vous promets que je vais revenir pour un troisième ! Ces victoires sont les plus belles car c’est à la maison » !

Cette finale, qui restera gravée dans les annales de la Hublot Polo Gold Cup de Gstaad, avait été précédée du match pour la troisième place remporté largement par Gstaad Palace, 8 -4, dont quatre goals inscrits par le seul Pedro Fernandez Llorente alors qu’en face, seul Julio Novillo Astrada réussissait à marquer : mais, au contraire de la finale, il s’agissait plutôt d’un match amical… L’amitié est d’ailleurs la marque de fabrique de ce tournoi mené de main de maître depuis maintenant treize ans par Pierre Génécand qui a réussi d’en faire à la fois un immense événement, soutenu par des sponsors de renoms – notamment Hublot, le Gstaad Palace, Clinique La Prairie, la Banque Eric Sturdza et Ferrai, entre autres – tout en sachant garder un esprit complètement convivial et rassemblant un beau public.

On attend déjà avec impatience les dates du 15 au 18 août 2019 !

 

23ème Hublot Polo Gold Cup de Gstaad

Progression Banque Eric Sturdza : 1/4 – 3/5 – 6/5 et 8/7

Meilleur joueur de la finale : Hugo Barabucci (Clinique la Prairie), ARG, H5

Meilleur marqueur de la finale : Marcelo Pascual (Banque Eric Sturdza), ARG, H5 – 6 goals

Meilleur marqueur du tournoi : Agustin Canale (Clinique la Prairie), ARG, H6 – 15 goals

Meilleur cheval de la finale : Besamento, pur-sang de 9 ans née au Brésil et appartenant à sonjoueur Joao Novaes