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DU MONDE DU CHEVAL & DU TOURISME

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Trois destinations d’exception et quatre étoiles

Trois sites fabuleux, trois étapes de trois jours et désormais quatre étoiles pour la neuvième édition du circuit Morocco Royal Tour qui se déroulera entre le 4 et le 21 octobre 2018 ! Créé en 2010 sur « Hautes Instructions de Sa Majesté Le Roi Mohammed VI » et présidé par le Prince Moulay Abdellah Alaoui, le MRT grandit d’année en année, confirmant ainsi sa place de compétition majeure du calendrier équestre mondial, sous l’égide de la Fédération Équestre Internationale (FEI).

Organisé par la Fédération Royale Marocaine des Sports Équestres, l’Association du Salon du Cheval d’El Jadida et la Garde Royale, le circuit marocain attire depuis quelques années déjà de grands noms de l’équitation mondiale, médaillés aux Jeux Olympiques, aux Jeux Équestres Mondiaux et dans leurs championnats continentaux : le champion olympique Philippe Rozier, les anciens n° 1 mondiaux Simon Delestre et Pius Schwizer, et d’autres cavaliers d’équipes nationales européennes comme le Suisse Alain Jufer ou le Belge Jérôme Guery, sans oublier la star marocaine, vainqueur en Grand Prix 5*, Abdelkebir Ouadar et d’autres encore participent régulièrement au « MRT ».

Le circuit 2018 proposeradeux CSI4*W, un CSIO4*W avec la Coupe des Nations marocaine et trois CSI1* comprenantdix-huitépreuves. Les épreuves 4* seront au nombre de vingt-sept, dont treize comptant pour le classement mondial FEI. La dotation globale de la série passe à 707 000 Euros (48.000 Euros pour les CSI 1* et 659.000 Euros pour les CSI 4*W et le CSIO 4*W).

Comme il est de tradition pour cet événement équestre de haut niveau, les épreuves de la neuvième édition se dérouleront durant trois week-ends successifs, dans trois villes marocaines: Tétouan, Rabat et El Jadida.

 

Chacune des trois étapes a son attrait particulier. Le circuit démarre à Tétouan, du 4 au 7 octobre, dans les superbes installations de la Garde Royale. Un site magnifique avec des installations « en dur » : tribunes majestueuses et écuries superbes décorée dans la plus pure tradition marocaine. En bordure de Méditerranée, Tétouan est une charmante cité balnéaire à découvrir. C’est à Tétouan que le Français Simon Delestre avait découvert le MRT l’an dernier : « J‘avais fait cette étape et celle d’El Jadida et cette année, je compte bien venir sur les trois. Ce sont vraiment de très beaux concours, très bien organisés. On y est formidablement reçu ». Cette première étape propose un CSI 1* et un 4*W comptant également pour la Coupe du monde de la ligue arabe.

 

A Rabat, du 11 au 14 octobre, nous sommes dans les installations de la Fédération Royale Marocaine des Sports Équestres, irréprochables sur le plan technique avec des épreuves en nocturne dont, cette année le Grand Prix 4*. L’épreuve phare sera la Coupe des Nations, programmée cette année le dimanche après-midi, où les grandes équipes européennes seront confrontées aux formations arabes, dont, bien sûr le Maroc. C’est sur cet aspect technique qu’insiste le Champion olympique Philippe Rozier : « Nous n’allons pas parler de l’accueil ici: les Marocains sont parfaits en la matière, on le sait. Ils n’ont rien à prouver sur le sujet. Ce que j’apprécie dans ces concours, c’est leur européanisation sur le plan technique: la qualité des sols, le choix des chefs de piste (cette année, ce sera à nouveau l’Italien Uliano Vezzani – ndr) et la qualité des écuries. Ces concours sont dignes des plus beaux trois et quatre étoiles français. C’était l’objectif qui avait été fixé lorsque les organisateurs m’avaient consulté et il est atteint. Le bien-être des chevaux est également un point sur lequel veille l’organisation. Les Européens auraient pu inquiets au cas où leurs chevaux venaient à avoir un pépin: ils ont été vite rassuré lorsqu’ils ont découvert la qualité et la modernité de la clinique vétérinaire de Rabat. Même le programme sportif est parfaitement pensé pour le bien-être des chevaux ». En dehors des compétitions, il faut apprécier la ville, capitale du Maroc, bâtie sur les rives du fleuve Bouregreg et de l’océan Atlantique. Elle regorge de centres d’intérêt, qui illustrent le patrimoine islamique, notamment la Kasbah des Oudayas. 

 

La dernière étape d’El Jadida, du 18 au 21 octobre, se courre en indoor et propose un programme sportif analogue à celui de Tétouan. Il permet également de découvrir le Salon du Cheval marocain, assurément le plus important du continent. Nous sommes toujours sur les rives de l’Atlantique et sa citadelle est un immanquable !

 

Trois raisons sportives et trois raisons touristiques de se rendre sur l’édition 2018 du Morocco Royal Tour, une série qui s’est désormais imposée dans le circuit international.

Fantaisies Equestres Sur la Route de la Soie

Depuis mercredi dernier, le 25 juillet 2018, sous le dôme majestueux des Grandes Ecuries du Domaine de Chantilly, cavalières et voltigeurs rendront hommage aux peuples cavaliers d’Asie dans un spectacle éblouissant, riche en couleurs et prouesses équestres.

Fantaisies Equestres, le spectacle estival de la compagnie équestre des Grandes Ecuries du Domaine de Chantilly, fait son grand retour ! Ce spectacle retrace le voyage d’un jeune explorateur de l’Italie à la Chine, en passant par l’Inde, en écho à un voyage qui a émerveillé Sophie Bienaimé, directrice équestre et artistique des Grandes Ecuries. « C’était à l’occasion d’un voyage privé au fin fond de la Mongolie où nous avons rencontré des nomades qui redécouvraient le polo. Nous avons vécu dans un camp de yourtes, en pleine nature et c’est là que j’ai trouvé mon inspiration. Je me suis ensuite nourrie de lectures sur ce thème, découvrant les peuples cavaliers d’Asie et les voyages de Marco Polo. Nous avons acheté les premiers costumes sur le marché d’Oulan Bator puis sommes allés en Chine acquérir d’autres costumes traditionnels. Enfin, au cours d’un troisième voyage, au Pendjab et au Rajasthan, j’ai pu acquérir de somptueux harnachements indiens ». Ces précieuses tenues et équipements sont ainsi à l’honneur et magnifieront ces Fantaisies Equestres à tonalité orientale.

Sophie Bienaimé et ses sept écuyères seront accompagnées pour cette édition 2018 d’un jeune voltigeur de l’Ecole d’art équestre de Marrakech. Passionné par le cheval et par la voltige, Brahim Chihi est apprécié de l’ensemble des enseignants et des élèves.Il s’est produit de nombreuses fois en spectacle (Salon International d’El Jadida, Salon International d’Agriculture du Maroc, Animations sur hippodrome pendant les Grands Prix).Il pratique la voltige, mais également toutes les autres disciplines enseignées à l’Ecole.Cet acrobate prodige de 18 ans a rejoint le Domaine de Chantilly avec deux chevaux barbe-arabes qui complètent la trentaine de chevaux (de majorité espagnols ou portugais), de poneys et d’ânes des Grandes Ecuries de Chantilly.

Ce spectacle coloré et plein de gaieté, aux numéros variés séduira assurément toutes les générations du 25 juillet au 26 août, les mercredis, jeudis, samedis et dimanches. Pendant la période estivale, ne manquez pas la découverte du musée du Cheval et l’exposition Peindre les courses, Stubbs, Géricault, Degas, la première exposition française autour de la peinture de courses !

Le sport avant tout

Epreuves de vitesse, épreuves de puissance, Grand Prix… pendant deux week-ends consécutifs, la quatrième édition du Jumping International de Valence promet à ses spectateurs un programme riche en émotions sportives. Du 16 au 26 août, les meilleurs cavaliers du monde tout comme les champions de demain s’affronteront sur la superbe piste du Haras des Grillons, à Ratières, au cœur de la Drôme, pour une compétition du plus haut niveau mondial.

Le Jumping International de Valence fera une fois de plus la part belle au sport. Aux rênes de cette compétition d’exception :Sadri Fegaier le fondateur, entrepreneur et cavalier accompli, épaulé par Eleonora Ottaviani, directrice sportive. « C’est important pour moi de pouvoir toujours défendre le sport etla méritocratie sur les concours hippiques. C’est assez difficileaujourd’hui, mais c’est un point sur lequel l’équipe organisatrice et moi nous nous rejoignons. Selon moi, c’est le sport, mais aussi le bien-être du cheval qui doivent être placés en priorité sur une compétition internationale de cette envergure », précise celle qui est également directrice exécutive de l’International Riders Jumping Club, le « syndicat » des cavaliers de haut niveau.

Etape désormais incontournable du circuit international de saut d’obstacles, le Jumping International de Valence verra s’affronter les meilleurs cavaliers mondiaux tout comme les espoirs de demain sur pas moins de trente-huit épreuves réparties sur les deux week-ends de concours. Cette édition débutera du 16 au 19 août par un CSI4* et un CSI2*, puis du 23 au 26 août, un deuxième CSI2*, un CSIU25 (réservé aux moins de 25 ans) et un CSI5*, le plus haut niveau de compétition. Les deux week-ends se clôtureront en beauté sur le Grand Prix Axeria/SFAM du CSI4* doté à 100000€ le dimanche 19 août, et, point d’orgue de l’événement : le Grand Prix Axeria/SFAM du CSI5* le dimanche 26 août, doté à 300000€, qui récompensera le meilleur cavalier et la plus belle performance du concours.

Pendant deux semaines, les épreuves de niveau amateur (2*) et professionnel (4* et 5*) s’enchaîneront en journée comme en soirée, avec des obstacles culminant jusqu’à 1,60m. Les temps forts à ne pas manquer seront notamment l’épreuve de puissance du samedi soir et les Grands Prix des deux dimanches. Le niveau des compétitions internationales allant de une à cinq étoiles, le Jumping International de Valence s’impose comme l’un des concours les plus prestigieux du circuit européen et promet d’offrir une superbe vitrine des sports équestres aux quelques 25000 spectateurs attendus.

Dernière ligne droite avant les Jeux Equestres Mondiaux de Tryon (USA) en septembre, le Jumping International de Valence est un concours novateur disposant d’installations modernes et confortables qui garantissent aux cavaliers et chevaux les meilleures conditions pour exercer leur discipline. Plébiscité par les plus grands champions internationaux, le plateau de cette quatrième édition promet d’être exceptionnel : 243 cavaliers de vingt-cinq nations différentes feront le déplacement cet été jusqu’à Ratières.

Dédié au Grand Public, l’événement est accessible gratuitement pour permettre à tous, connaisseurs, néophytes, familles ou simples curieux, de plonger dans l’univers de ce sport équestre dans une ambiance conviviale. En parallèle du show spectaculaire, les promeneurs pourront déambuler dans le Village Exposants qui vivra au rythme d’animations pour petits et grands et mettra à l’honneur l’art de vivre drômois autour de producteurs et d’artisans locaux. Les personnes à mobilité réduite pourront accéder gratuitement à l’espace VIP Serena situé en bord de piste.

EEM présente la nouvelle saison de la série des Longines Masters Paris – Hong Kong – New York : Couleurs et vibrations au programme !

La série internationale de saut d’obstacles débute en Europe par le Longines Masters de Paris du 29 novembre au 2 décembre 2018, suivi du Longines Masters de Hong Kong, du 15 au 17 février 2019 et de la Asia Horse Week, avant de mettre le cap outre Atlantique pour la dernière étape avec le Longines Masters de New York, du 25 au 28 avril 2019.

Figurant parmi les événements équestres les plus prestigieux au monde, la série des Longines Masters Paris-Hong Kong-New York attire chaque année les meilleurs chevaux et cavaliers de la planète. Ce concept unique met à l’honneur le meilleur du sport et du divertissement pour les passionnés d’équitation, les amoureux des chevaux et les aficionados du monde entier, amateurs d’émotions fortes et d’expériences mémorables.

Ce nouveau périple à travers les continents est rythmé par les couleurs vibrantes du talentueux graphiste pop’art Selman Hosgor, qui signe la collection des trois affiches originales de cette saison.

EEM, créateur et organisateur de cette prestigieuse série internationale, poursuit sa quête de l’excellence et de l’innovation fidèle à la vision de son fondateur et CEO Christophe Ameeuw qui veut faire partager la magie du saut d’obstacles à de nouveaux publics à travers le monde : «J’ai toujours eu le désir de transmettre ma passion et de porter notre sport sur la scène internationale».

Cette ambition et ces valeurs seront encore une fois bien présentes puisque cette saison célèbrera la dixième édition de l’étape parisienne ! Dès vendredi, la billetterie sera ouverte pour celle-ci sur  : https://www.longinesmasters.com/fr/billetterie.

Premiers échanges de maillets samedi 4 août à Deauville !

Deauville est définitivement l’une des plus importantes cités du cheval en France : courses, ventes, jumping, dressage et polo remplissent tout au long de l’année un riche calendrier équestre. Mais Deauville est avant tout une station balnéaire, un lieu de détente et d’accueil. C’est dans cet esprit que les organisateurs du Deauville International Polo Club ont redonné des couleurs à ce prestigieux tournoi. L’édition 2018 de la Barrière Deauville Polo Cup se déroulera du 4 au 26 août prochain.

Le polo est une tradition à Deauville. On y « tapait » déjà la balle au coeur de l’hippodrome à la fin du XIXe siècle quand le polo fit son apparition en Europe, importé des Indes par les Anglais. Le Polo à Deauville vit le jour en 1907.
C’est en 1950 qu’il prend véritablement son envol avec la création de la Coupe d’Or par François André, fondateur du Groupe Barrière. Un tournoi convoité par tous les grands joueurs et capitaines de ce sport. Tous les champions de légende ont défilé et ont souvent gagné, à Deauville : Adolfo Cambiaso (n°1 mondial), les familles Heguy et Pieres, les Merlos, les Gracida etc.

La saison de polo 2018 n’échappera pas à la tradition avec notamment cinq têtes d’affiche argentines annoncées dans les différentes équipes : les handicaps 7 Juan Ruiz Guiñazu et Joaquim Pitaluga, ainsi que les handicaps 8 Francisco Elizade et Francisco ‘Pancho’Bensadon. Chez les femmes, la Ladies Polo Cup accueillera cette année la meilleure joueuse du monde : Lia Salvo, handicap 9 féminin. Cinq joueurs et joueuses qui ont joué ou jouent l’Open d’Argentine, « el mejor polo del mondo », qu’il soit mixte ou féminin. Côté français, le handicap 6 Pierre Henri N’Goumou – un des deux meilleurs joueurs français – sera de la partie après avoir remporté le trophée Bourbon (10/12 goals) à Chantilly en juin dernier.

 

Au programme en 2018 :

Sous la présidence de Jean-Edouard Mazery, dont l’équipe soigne particulièrement la convivialité sans pour autant négliger la qualité sportive de l’événement, le Deauville Int. Polo Club s’est forgé une bonne réputation au-delà de nos frontières. Ainsi, les Coupes d’Argent et d’Or accueilleront respectivement trois et cinq équipes dès le 4 août pour le lancement de la Coupe d’Argent pour se terminer le 26 août avec la finale de la Coupe d’Or.

Parallèlement à ces prestigieux tournois, d’autres rendez-vous sportifs sont donnés avec la Ladies Polo Cup (le polo féminin à nouveau à l’honneur du 8 au 11 août) et la Coupe du Bronze (6/8 goals, du 13 au 24 août), sans oublier les démonstrations de Kids Polo en ouverture des finales des Coupes d’Argent et d’Or pour découvrir les futurs champions de demain !

Au-delà de l’herbe… trois dates de Beach Polo où le polo se rapprochera des vacanciers seront au programme avec des matchs commentés à marée basse. D’ailleurs, tous les matchs de la saison seront commentés pour une meilleure compréhension par le grand public qui, à Deauville, est gratuitement accueilli en semaine.

Toujours dans cette démarche de se rapprocher du public, deux défilés des équipes auront lieu dans les rues de Deauville, le 11 août, jour de la finale de la Deauville Ladies Polo Cup et le 25 août, veille de la finale de la Coupe d’Or.

Des milliers de spectateurs viennent ainsi chaque année découvrir le polo et encourager les joueurs. Le polo, c’est également la fête. Elle sera quotidienne autour des terrains de l’hippodrome de la Touques où le public est attendu aux remises des prix autour du bar du village du polo pour partager avec ces grands champions qui ne rechignent jamais pour un selfie ! D’autres surprises viendront ponctuer ces quatre semaines de célébration deauvillaise du plus ancien des sports d’équipe.

Marcus Ehning, définitivement dans la légende !

Remporter deux fois le Grand Prix Rolex d’Aix-la-Chapelle, c’est entrer dans la légende du saut d’obstacles. C’est la fabuleuse histoire qui est arrivée aujourd’hui à Marcus Ehning, devant son public, dans un stade plein à craquer (40 000 spectateurs) au terme d’une semaine qui aura battu tous les records d’un point de vue fréquentation : pour la première fois dans l’histoire du CHIO, l’accès au cross a dû être fermé car le parcours était saturé de public ! 362 000 personnes ont assisté à ces dix journées de compétition : « C’est fou », s’étonnait lui-même le directeur du Festival mondial des sports équestres, Frank Kempermann.

Mais il n’y a pas que ce public extraordinaire qui confère cette dimension supplémentaire à ce Grand Prix Rolex. On parle ici d’une épreuve que chaque cavalier rêve de gagner au moins une fois dans sa vie en contemplant en entrée de piste ce fameux tableau où sont affichés les noms des vainqueurs depuis 1927, et voudrait y voir le sien ajouté à cette liste prestigieuse. Il y a cette dotation exceptionnelle d’un million d’euros à laquelle s’ajoutent éventuellement les possibilités de bonus du Rolex Grand Slam of Showjumping pour ceux qui auraient déjà gagné – ou gagneront – à Calgary, Genève ou Bois-le-Duc. Enfin, ce Grand Prix Rolex d’Aix-la-Chapelle a vraiment la saveur et la difficulté d’un championnat. Pour y « rentrer », si l’on n’est pas médaillé ou vainqueur d’un précédent Grand Prix de CSIO, il faut se battre tout au long de la semaine pour figurer parmi les 40 élus. Un parcours d’où seul, parmi les cinq Français présents, Kevin Staut a pu se sortir grâce à une seconde place de Rêveur de Hurtebise dans le Grand Prix de Nordrhein-Westphalen le vendredi. Hélas, la performance de Silver Deux de Virton dans ce Grand Prix Rolex fut quelque peu décevante, le cheval renâclant sur le célèbre double de bidets. Il faudra encore quelques temps avant de trouver un successeur à Marcel Rozier, toujours le seul Français dont le nom apparaît sur ce fameux tableau qui immortalise à jamais les grands de ce sport. Mais 1971… le temps commence à être long.

Autre spécificité de ce Grand Prix Rolex, son format en deux manches : les 18 meilleurs de la première se qualifiant pour la seconde. Pour y parvenir, il ne fallait pas faire plus de 4 points et rapidement pour se trouver une place derrière les 11 sans faute de la première manche. Une série ouverte par un ancien vainqueur de ce Grand Prix Rolex (2016), l’Allemand Philipp Weishaupt et LB Convall avec un peu chance de son côté car Convall percutait assez fort l’avant-dernier oxer… dont seul l’élément inférieur tomba au sol ! De cette première vague de onze sans-faute allait sortir un deuxième petit groupe de cinq doubles sans-faute. Ceux qui allaient en découdre pour cette victoire de prestige : l’Irlandais Darragh Kenny (Babalou 41), le Brésilien Pedro Veniss (Quabri de l’Ile), l’Allemand Marcus Ehning (Prêt à Tout), le Suisse Steve Guerdat (Bianca) et, seule femme dans le débat, Luciana Diniz, pour le Portugal avec la balle de caoutchouc Fit For Fun en dernière position sur la grille de départ.

Kenny et Babalou s’écroulaient : trois barres. Le podium s’éloignait. Premier des deux Selle Français de ce barrage, le sublime Quabri de l’Ile (Pedro Veniss) prenait une option avec un sans-faute parfait et visiblement plutôt rapide (41″62) … Mais, porté par son public, Marcus Ehning reprenait aussitôt le commandement avec l’autre Selle Français du barrage, (complètement) Prêt à Tout (propriété de Ruth Krech, membre du Jumping Owners Club )… même à une victoire (38″34) : ce qui appelle « exploser le chronomètre » : L’espoir allemand grandit avec les deux fautes de Bianca et Steve Guerdat. Restait Luciana Diniz et Fit For Fun. Une situation que la Portugaise a souvent connu, en 2011 ici même, ou encore l’an dernier à Calgary : un rêve qui s’est toujours envolé sur le dernier obstacle : « Trois fois, j’ai été deuxième d’un Grand Prix du Grand Chelem, je pense y arriver un jour ». Ce sera pour autre fois même si cette fois-ci, Diniz signait enfin un troisième sans-faute, mais dans un temps insuffisant (40″96) : « J’ai voulu prendre le même tracé que Marcus, mais c’était impossible, Fit For Fun reste une jument extraordinaire et je la remercie de me retrouver ainsi à côté d’un tel champion ». Après une troisième victoire consécutive en Coupe des Nations jeudi, rien ne pouvait arrêter la détermination de Marcus Ehning aujourd’hui signant, après 2006 avec Küchengirl, cette rare deuxième victoire personnelle dans ce mythique Grand Prix Rolex : « Finalement, je ne me sens pas si mal à Aix-la-Chapelle. Sérieusement, c’est définitivement le plus grand concours au monde et je ne vous raconte pas le bonheur d’avoir gagné le Grand Prix avec Prêt à Tout qui maîtrisait vraiment son sujet aujourd’hui ». En course pour le Rolex Grand Slam of Showjumping, le champion allemand va devoir désormais réviser sa feuille de route car Spruce Meadows ne faisait pas partir de ses projets initiaux.

 

Le bilan français : le meilleur… photographe !

Au-delà de la seconde place de Kevin Staut et Rêveur de Hurtebise dans le Grand Prix de Nordrhein-Westphalen, et, bien sûr, de la victoire du Selle Français Prêt à Tout dans le Grand Prix Rolex, on retiendra la victoire de Mathieu Billot et Shiva d’Amaury dans l’épreuve d’ouverture Stavag. C’est toujours un grand moment de gagner à Aix-la-Chapelle, ne serait-ce qu’une « petite » épreuve, surtout pour une première apparition dans ce stade. Autre victoire française, celle du meneur Benjamin Aillaud dans le ludique « triathlon » complet-jumping-attelage : avec un coéquipier pour lequel il ne pouvait que livrer une prestation parfaite, un certain Michael Jung. Ceci dit, les progrès du meneur français, huitième en individuel, ont été remarqués cette semaine à Aachen où la France prenait la quatrième place du classement par équipe avec également Thibault Coudry et Sébastien Mourier. Très beau résultat pour le complet français, deuxième du CICO3* par équipe avec Karim Lahoug, Cédric Lyard, Thibaut Valette et Thibault Fournier. Enfin, autre succès français, celui du photographe Eric Knoll (Images’Inn Photographies), lauréat de la Silver Camera, un concours mettant en compétition tous les photographes du monde, pour un grand angle réalisé au Grand Palais.

Et à la fin… c’est l’Allemagne qui gagne !

La mythique Coupe des Nations Mercedes-Benz du CHIO d’Aix la Chapelle vient de voir une nouvelle fois l’équipe allemande sacrée championne sur son propre territoire. Avec un parcours pensé « cheval » par le chef de piste Frank Rothenberger, la première manche n’a posé que peu de problèmes à la majorité des cavaliers qui ont pris le départ dans cette épreuve. La seconde manche, quant à elle, toujours sur le même parcours, a laissé la pression portée par les cavaliers redessiner le classement.

A l’issue de la première manche, c’étaient deux équipes,la Suisse et les Pays-Bas, qui étaient au coude à coude à la première place avec un score vierge. L’Allemagne se tenait en embuscade à la quatrième place, avec seulement quatre points, juste derrière la Belgique (1 point). Les deux nations en tête se sont effondrées en seconde manche. Les Pays-Bas terminant la compétition avec un total de 9 points, et la Suisse de 12, ce qui les porte respectivement à la troisième et à la quatrième place.L’équipe Belge, elle non plus, n’a pas réussi à relever le défi de cette seconde manche, bouclant celle-ci avec 17 points et descendant à la sixième place. L’équipe allemande a tenu bon avec trois parcours sans faute sur 4, signés par Simone Blum et DSP Alice, Laura Klaphake et Catch Me If You Can, ainsi que Marcus Ehning et Prêt à Tout. Les deux nouveaux visages de cette mannschaft ont tout sauf démérité, signant ce soir de très beaux parcours devant leur public.

Côté tricolore, la première manche fut difficile. Kevin Staut et Silver Deux de Virton*HDC ont mis une barre à terre, tout comme Nicolas Delmotte et Ilex VP, tandis que Mathieu Billot et Quel Filou 13 ainsi qu’Olivier Robert et Eros sortaient de piste avec huit points, portant la France à 16 points au total, et donc à la dernière place à l’issue de cette première étape. En seconde manche, les bleus ont réussi à redresser la barre avec un beau sans-faute de Kevin Staut en ouverture. Nicolas Delmotte réalisait un tour avec le même nombre de point qu’au parcours précédent, tandis que Mathieu Billot finissait sans pénalité aux obstacles, mais avec un point de temps dépassé. Pas de changement de score pour Olivier Robert, qui bouclait son second parcours avec 8 points. Avec ses 5 points en seconde manche, et son total de 21 points, l’équipe de France termine à l’avant dernière place de cette Coupe des Nations Mercedes-Benz.

La semaine de compétition d’Aix-la-Chapelle est encore loin d’être terminée, avec de très belles épreuves à venir, notamment le Grand Prix Rolex qui aura lieu dimanche après-midi.

Master Del Monte : Victoire colombienne pour terminer et un bilan positif

Au-delà du sport et de la belle victoire du Colombien Carlos Lopez dans l’ultime épreuve de l’édition 2018, le Master Del Monte, le Jumping de Chantilly a remporté cette année un pari : celui du renouveau avec l’arrivée d’un nouveau directeur sportif, Thierry Rozier, et la refonte totale de l’agencement du site. Une réussite parfaite car, à en croire les premiers intéressés eux-mêmes, Chantilly est l’une des plus belles haltes du circuit international.

Grâce à Gérard Manzinali et à sa formidable équipe, la «petite» ville de Chantilly a une grande place sur la carte du saut d’obstacles mondial: une large contribution à l’appellation de «Capitale mondiale» du cheval avec ses 3500 chevaux en résidence permanente, des compétitions de top niveau dans plusieurs disciplines, courses, polo, endurance et bien sûr ce jumping dans le plus beau cadre du monde. Ce qui a frappé cette année, c’est la restructuration du site lui conférant une nouvelle dimension: « Après huit ans à avoir reconduit le même concept, nous avons choisi le renouveau cette année, explique le créateur et président du Jumping, Gérard Manzinali. Nous avons complètement modifié le village des exposants, nous avons construit un paddock en sable (piste d’échauffement), nous avons recruté Thierry Rozier en tant que directeur sportif qui nous a apporté des idées novatrices tout en étant au fait des préoccupations des cavaliers puisqu’il l’est lui-même. C’est une très belle édition, le public répond toujours présent, quelles que soient les conditions. Il s’agit dela neuvième édition du Longines Global Champions Tour de Chantilly, qui est certainement la plus petite ville du circuit. Et c’est assurément plus difficile d’organiser une événement d’une telle envergure dans une petite ville… nous sommes un peu le petit village gaulois du Global»!

Et à la tête du village gaulois, un nouvel Astérix: Thierry Rozier qui a su apporter ce vent de fraicheur et de renouveau. Une première expérience gérée avec bonheur mais avec beaucoup de sueur: «Je ne savais pas que cela serait aussi dur: les cavaliers m’avaient prévenu: « tu es fou ». Mais maintenant, je sais que j’ai les épaules assez larges pour supporter une telle responsabilité. Surtout lorsque les retours sont positifs, à commencer par ceux des cavaliers eux-mêmes qui sont tous venus me féliciter. La qualité de la piste a été extraordinaire, grâce au travail d’entretien de France Galop dont son directeur, Mathieu Vincent est une personne vraiment attentionnée à l’image de son équipe. Il a notamment ouvert la piste fibrée aux cavaliers qui ont apprécié ainsi cet espace supplémentaire pour travailler les chevaux venant s’ajouter au nouveau paddock de détente en sable. Parmi les encouragements, j’ai apprécié ceux de Jean-Maurice Bonneau, mon prédécesseur, qui était malgré tout présent tous les jours saluant mes initiatives… Mais que c’était épuisant: je n’ai qu’une seule nuit pour récupérer avant de réendosser mon costume de cavalier et partir à Aix-la-Chapelle» … où son père Marcel, reste à ce jour le seul vainqueur français du Grand Prix, en 1971. Et si le directeur sportif de Chantilly devenait dimanche prochain le premier successeur de son père?

C’est cette conjonction de personnes motivées par la beauté de ce sport, et qui ont cette quasi obsession de le rendre plus beau encore, sachant exploiter ce cadre unique, qui le sublime comme ce fut encore le cas avec le Master Del Monte, une épreuve de type Grand Prix avec un barrage. Une fois de plus, le designer italien Uliano Vezzani nous a régalé (il adore la piste) avec une première manche d’où, sur les 36 partants, dix couples se sont qualifiés pour le barrage gagné par le Colombien Carlos Lopez et son cheval français Ulhane de Condé. Une épreuve où l’on a retrouvé Pénélope Leprévost, cinquième de ce barrage avec l’un de ses nouveaux chevaux Valdelamadre Clooney appartenant à l’ancien champion du monde belge Jos Lansink. Et après ? Après, tout le monde a filé devant son écran pour un autre championnat du monde…

Une victoire américaine pour Jessica Springsteen

Dans cette première épreuve 5* de la journée, c’est la fille du « boss » qui s’est imposée, en selle sur RMF Tinkerbell, avec laquelle elle était déjà au classement vendredi. Avec un temps de 61’18 secondes, Jessica Springsteen a pris la tête de cette épreuve au chronomètre devant le Français Edward Levy et l’Egyptien Abdel Said.

«J’ai préféré galoper tout au long du parcours, et c’est surtout pour aller sur l’avant dernier obstacle que j’ai tourné très court. Cette victoire clôture mon week-end à Chantilly en beauté, je suis très heureuse d’avoir gagné. Je vais pouvoir rentrer avec le sourire puisque c’était la seule épreuve de la journée dans laquelle je me suis engagée.»

A suivre le Master Del Monte, épreuve à 1,55m au barrage, pour terminer de la plus belle manière ce week-end aux pieds des Grandes Ecuries du Domaine de Chantilly.

Et à la fin, c’est la Belgique qui gagne !

La Global Champions League (qui se courre par équipes) associée au Longines Global Champions Tour Grand Prix (titre individuel) constituent un véritable Championnat en plusieurs épisodes et les Champions du jour se nomment les London Knights, pour l’équipe anglo-belge constituée de Ben Maher et Nicola Philippaerts, et ce dernier qui double la mise en individuel. La Belgique et l’Angleterre étaient bien les deux nations du jour, mais à la fin, comme aurait pu dire Gary Lineker, c’est la Belgique qui aura eu le dernier mot.

Une compétition qui débute par une épreuve par équipes débouchant sur une épreuve individuelle : c’est exactement le même scénario que celui des grands championnats. C’est ce que propose le circuit Global Champion dix-huit fois dans l’année, de Miami à Shanghai, en passant par Mexico et… Chantilly. La cité princière, avec son cadre exceptionnel, en est l’une des plus belles étapes et, avec son public, nombreux, passionné et qui aura bravé la canicule, le site confère encore plus à ces épreuve cette dimension de « championnat ». L’histoire s’écrit sur deux jours. Hier, le Champion olympique 2012, l’Anglais Ben Maher associé au Belge Nicola Philippaerts, sous les couleurs des London Knights, avaient pris la direction des opérations, talonnés par les Valkenswaard United. Lorsque les deux équipes se sont présentées en piste, elles possédaient une marge confortable de deux barres. Allait alors s’engager un jeu où la pression allait jouer son rôle. Cette pression, c’est d’abord l’Italien Alberto Zorzi (Valkenswaard United) qui allait la mettre. Peut-être d’abord sur son coéquipier, en assurant un sans-faute, certes, mais dans un temps loin de ceux des parcours les plus rapides de l’après-midi, obligeant son coéquipier Marcus Ehning à « passer la cinquième » de Cornado NRW qui allait réaliser le parcours le plus rapide de l’épreuve, mais avec une faute. Les London Knights n’avaient plus qu’à assurer deux sans-faute, mais plus facile à écrire qu’à faire : H&M Chilli Willi faisait lui aussi tomber une barre et Nico Philippaerts confiait les clés du camion à Ben Maher avec une seule option : signer un sans-faute le plus rapide possible. Mission dont l’Anglais, particulièrement en forme en ce moment, s’acquitta à la perfection : l’homme est solide et Winning Good, son cheval, consistant. « Les équipes sont vraiment très fortes, c’est à chaque fois une rude bataille et je ne peux qu’être très content de ce résultat », se réjouissait l’Anglais. L’homme est solide et Winning Good, son cheval, consistant. Les London Knights consolident ainsi leur leadership en tête du classement général du circuit en remportant la Global Champions League du Jumping International de Chantilly.

 

Longines Global Champions Tour Grand Prix of Chantilly: Nicola Philippaerts signe le doublé.

 

Remporter la Global Champions League et le Longines Global Champions Tour Grand Prix dans la même journée, c’est une performance rare. Le n°1 mondial Harrie Smolders l’avait fait l’an dernier à Chantilly, et le Belge Nicola Philippaerts l’a imité au terme d’un barrage qu’il a pratiquement écrasé d’entrée, dans la plus grande sérénité, toujours avec H&M ChilliWilli. Parti en seconde position, son temps de 37’26 allait s’avérer suffisant pour battre notamment l’Allemand Daniel Deusser de… 4 centièmes: «Une deuxième place dont, honnêtement, je n’ai à me plaindre aujourd’hui». Le plus dangereux adversaire du Belge aurait pu être son coéquipier de l’épreuve précédente, l’Anglais Ben Maher, une seconde et demi plus rapide, mais au prix d’une faute: «Cette faute m’a vraiment coûté très cher, mais je suis vraiment heureux pour Nicola», lançait-il avec ce fairplay propre aux Britanniques. Sa cinquième place n’empêche pas pour autant l’Anglais de conserver la tête du classement général. Un classement où le héros du jour, NicolaPhilippaerts, déjà vainqueur à Cascais au Portugal le mois dernier, remonte au 5ème rang: «J’ai fait mon parcours sans chercher à exagérer la vitesse sauf à la fin où j’ai surtout tenter d’enlever quelques foulées avant le dernier obstacle. En fait, je crois que je suis allé vraiment très vite sur ce dernier obstacle! Voilà, parfois on vit ce genre de journée où tout vous sourit. Pour l’instant, tout se passe pour le mieux et j’espère que cette bonne série va se poursuivre».

Les amateurs de ce magnifique sport auront droit à des prolongations après ce « Championnat global de Chantilly » car il reste une journée de compétitions avec notamment le Master Del Monte, autre Grand Prix avec barrage qui a été programmé de façon à ce que les spectateurs (très nombreux aujourd’hui puisque les 6000 places étaient pratiquement toutes occupée) ne manquent pas le coup d’envoi de l’autre grand événement sportif du week-end, un certain France-Croatie.

Les London Knights prennent les commandes

Épreuve par équipe en deux actes, la première manche de la Global Champions League de Chantilly a livré son verdict : victoire, mais qui reste provisoire, des London Knights, une équipe composée du Britannique Ben Maher et du jeune Belge Nicola Philippaerts. Mais rien n’est terminé.

Pour entériner cette victoire, Maher et Philippaerts vont devoir confirmer demain. Et rien n’est moins évident car pour cette première manche cantilienne, deux autres équipes: les Valkenswaard United (avec l’Italien Alberto Zorzi et l’Allemand Marcus Ehning) et les Miami Celtics (avec la fille du «boss», Jessica Springsteen – très performante aujourd’hui à Chantilly – et l’Irlandais Denis Lynch) sont également sorties de pistes sans la moindre faute au compteur et dans un temps très proche de celui des vainqueurs du jour. Une première bataille de titans à l’image de l’ensemble de cette saison puisque les deux équipes en tête à Chantilly ce soir ne sont autres que les deux équipes en tête du classement général de la Global Champions Leagueaprès dix étapes. Le dénouement demain s’annonce palpitant. Un jeu où la stratégie joue un premier rôle: «Nous n’avons pas pris les mêmes chevaux que la semaine dernière, expliquait Ben Maher. Nicola a assuré un premier sans faute avec H&M Chilly Willi et mon cheval, Winning Good, qui est naturellement plus rapide a fini le boulot nous assurant un bon chrono. Mais demain sera un autre jour avec un parcours plus difficile, plus gros et plus technique». «Les chevaux sont en bonne forme, renchérissait Nicola Philippaerts. Il nous suffira de bien les monter, mais pour gagner une telle épreuve, la chance jouera également un rôle».

Derrière le podium, il faut aller chercher jusqu’à la sixième place pour trouver le premier cavalier français, Julien Epaillard, qui, associé au Belge Jérôme Guery forme l’équipe des Monaco Aces tandis que l’équipe «locale», les Chantilly Pegasus, composée de Roger-Yves Bost et du Colombien Carlos Lopez, ne pointait qu’à la 13ème place avec 8 points.

C’est cette équipe qui sera mise à l’honneur demain en ouvrant l’après-midi avec une parade où les deux cavaliers seront présentés dans l’attelage que la Cantilienne Anne-Violaine Brisou présentera au Championnat du monde à un cheval dans quelques jours et précédé d’un véritable Pégase: la représentation aussi vivante qu’ailée de la statue de la Renommée qui repose sur le toit du dôme des Grandes écuries. Un tableau présenté par une écuyère du Musée du cheval.

La journée s’achèvera par un autre grand moment, le Longines Global Champions Tour de Chantilly, pour lequel seront qualifiés les 35 meilleurs cavaliers individuels des deux manches de la Global Champions League. A vrai dire, LE grand moment sportif du week-end. Si on fait exception d’un certain match de foot dimanche à 17H00 ! (Juste après le Master Del Monte !)

Allez les bleus !

A 48 heures de la finale de la Coupe du monde, cela fait toujours du bien d’entendre une Marseillaise. Grâce à Cédric Angot, elle a retenti à Chantilly pour la première épreuve du CSI 5*, le Prix French Tour Generali, une épreuve au chrono où 61 chevaux étaient au départ. La chaleur n’a pas empêché chevaux et cavaliers de jouer le jeu à fond. Un jeu remporté par le Normand, en selle sur son étalon de 11 ans, Talent des Moitiers : « Le terrain est excellent malgré les conditions, constatait le vainqueur de l’épreuve. Mais cette chaleur est parfois un peu difficile à supporter. J’avoue que lorsque passent les nuages, cela fait du bien et je suis passé à un tel moment et cela nous a sans doute servi. Le parcours ne proposait pas vraiment d’option et il s’agissait de galoper de bout en bout. Mon cheval a bien répondu, j’avais envie de gagner cette épreuve, c’est fait ». Le Normand battait le Brésilien Marlon Módolo Zanotelli (Edgar) de 22 centièmes. L’Américaine Laura Kraut, une ancienne gagnante du Longines Global Champions Tour of Chantilly, prenait la troisième place avec Whitney.

Tempête de Champions annoncée sur Chantilly

Vingt-trois cavaliers du Top 30 mondial. Voilà entre autres, la teneur de l’exceptionnel plateau du Jumping International de Chantilly qui se tiendra au cœur de l’hippodrome du 12 au 15 juillet prochain. Un spectacle sportif de haute volée entièrement gratuit !

Et bien sûr, en tête de ce Top 30, le n°1 mondial, le Néerlandais Harrie Smolders qui avait d’ailleurs commencé son ascension vers le sommet du monde du saut d’obstacles à Chantilly où il avait remporté l’an dernier le Grand Prix du Longines Global Champions Tour, après avoir également gagné l’épreuve par équipe de la Global Champions League. Visera-t-il un nouveau doublé cette année ?

Smolders ne sera pas vraiment esseulé, la concurrence sera rude à Chantilly. Nous retrouverons par exemple avec bonheur le Canadien champion olympique 2008, Eric Lamaze, cavalier emblématique du circuit international, mais également la cavalerie lourde allemande avec Ludger Beerbaum, le cavalier le plus médaillé de tous les temps, avec les compagnons de sa dernière médaille, le bronze olympique de Rio, Daniel Deusser, vainqueur de la Coupe du monde en 2014 et Marcus Ehning dont les parcours sont toujours un régal pour les yeux, ainsi que Christian Ahlmann.

Ludger Beerbaum a remporté vingt-et-une médailles, dont quatre en or olympiques : une légende. Mais il ne sera pas la seule légende de ce sport à Chantilly : eux-aussi multi médaillés, les frères anglais Whitaker, John et Michael seront réunis une fois de plus sur l’herbe de l’arène Meautry auprès de leurs coéquipiers de la jeune génération, Scott Brash, champion olympique par équipe en 2012… tout comme Ben Maher, qui pointe à la première place du classement général du Longines Global Champions Tour suite à l’étape parisienne. L’Australienne Edwina Tops- Alexander reste en embuscade pour récupérer sa place à la tête du circuit.

Difficile de mettre des noms en avant avec une telle liste de départ : ils sont tous exceptionnels… Evoquons peut- être les « filles de … » américaines. Celle de Michael Bloomberg, Georgina, qui s’est parfaitement intégrée parmi l’élite mondiale, sélectionnée plusieurs fois en Coupe des Nations dans son équipe nationale, tout comme Jessica Springsteen, la fille du « boss », Bruce Springsteen (souvent à Chantilly), qui compte déjà plusieurs victoires et classements à Chantilly ; plus « junior », la fille de Bill Gates, Jennifer, a décidé de mieux s’affirmer sur le circuit international en s’installant en Europe pendant un an, dans les écurie du n°1 mondial Harrie Smolders. Des « filles de… » qui se sont fait un prénom dans le sport !

Parlons aussi bien évidemment de nos Français, les champions olympiques Roger-Yves Bost, Kevin Staut et Philippe Rozier, dont le frère, Thierry, a repris en main la direction sportive du Jumping, sans oublier Simon Delestre et Julien Epaillard qui ont toujours à cœur d’offrir une victoire tricolore à leur public.Un public qui peut déjà venir se plonger dans l’ambiance et assister aux premières épreuves préparatoires dès le jeudi 12 juillet : tout le week-end, l’accès au site et aux immenses tribunes est gratuit. Deux pistes de compétitions (l’arène Meautry et l’amphithéâtre de verdure qui accueillera les épreuves deux étoiles avec, entre autres, l’acteur et homme de cheval Guillaume Canet) et un village shopping et une restauration particulièrement conviviale qui font la réputation de ce jumping hors normes.

Un pharaon à Paris !

Deux finales, une par équipe – la Global Champions League – et une individuelle – le Longines Global Champions Tour Grand Prix – et trois magnifiques champions, ou plutôt six car les chevaux y sont pour beaucoup dans cette affaire. Avec une rare victoire égyptienne dans l’épreuve individuelle.

Global Champions League: Hambourg brille!

Le premier acte de la Global Champions League – épreuve par équipes de deux cavaliers – s’était joué vendredi, et les équipes repartaient aujourd’hui avec les scores de cette première journée. Sans forcer ni chercher la victoire, les Montreal Diamonds, l’équipe du numéro 1 mondial, le Néerlandais Harrie Smolders, avec son cheval de «parade», Don Z,et du Belge Jos Verlooy, s’étaient installés en embuscade à la seconde place. En attendant…

Aujourd’hui, avant leur passage, seules deux équipes, les Miami Celtics et les Madrid in Motion, avaient réalisé un double sans faute. Mais les Celtics avaient une faute au compteur qui datait de vendredi et donc, seuls les Madrid in Motion et les Hamburg Giants restaient les adversaires les plus dangereux. Première étape: aller plus vite que les Madrid in Motion: l’Espagnol Eduardo Alvarez Aznar et le Hollandais Marc Houtzager avaient signés deux sans-faute, mais dans un temps tout à fait battable. Mission accomplie:3 secondes et soixante-dix centièmes de mieux! Net et sans bavure! Restait à attendre les résultats des vainqueurs de vendredi, les Hamburg Giants. L’affaire s’était pourtant bien engagée avec le parcours de Suma’s Zorro monté par l’Égyptien Sameh El Dahan qui signait le sans-faute le plus rapide de l’épreuve, mais son comparse colombien, Rene Lopez étouffait les espoirs de l’équipe avec une première faute de Twig du Veillon après le triple qui sera suivie d’une deuxième en fin de parcours, laissant ainsi filer la victoire aux Montreal Diamonds. Mais l’Égyptien allait bientôt connaître la plus belle des revanches…

 

Longines Global Champions Tour Grand Prix: l’exploit!

Cette finale par équipe servait également de support de qualification pour le Longines Global Champions Tour Grand Prix. Les trente-cinq meilleurs cavaliers individuels de la GCL se trouvaient ainsi invités pour cette prestigieuse épreuve parisienne en une manche avec barrage sur des obstacles culminant à 1,60m. Onze cavaliers se sont qualifiés pour le barrage qu’ouvrait l’Irlandais Bertram Allen dans un temps canon de 36’86 secondes avec sa fidèle Molly Malone V. Un chrono qui, au fil des passages semblait de plus en plus imbattable et sur lequel tous les grands champions européens se sont cassés les dents, à commencer par le n°1 mondial, Harrie Smolders. Et puis Suma’s Zorro est arrivé. Sans complexe, prenant tous les risques nécessaires, avec un peu de chance de son côté car quelques barres ont été effleurées, Sameh El Dahan s’est offert cette importante étape parisienne: «J’avais déjà remporté deux Grands Prix 5*, un à Calgary (Canada) l’an dernier et un à La Corogne (Espagne) cette année, mais c’est ma première victoire en Longines Global Champions Tour. C’est vraiment spécial d’être sur un podium avec la Tour Eiffel derrière soi». Cette victoire, l’Égyptien la doit en grande partie à sa propriétaire irlandaise, flamboyante rousse comme il se doit, Joanne Sloan-Allen, qui a fait confiance à El Dahan il y a huit ans: «Je ne sais pas pourquoi, mais pourquoi pas (en français dans le texte) », plaisante-elle. «Je vis dans la famille de Joanne, dans son haras du comté de Saint-Patrick, précise l’Égyptien. Ils m’ont incroyablement soutenu depuis le début et il était temps de leur rendre quelque chose. Cela fait maintenant cinq ans que j’évolue au niveau cinq étoiles, et cela fait un an que les bons résultats commencent à venir». Ce résultat conforte aussi Sameh El Dahan dans son ambition de représenter son pays aux prochains Jeux équestres mondiaux de Tryon aux États-Unis en septembre.

En attendant, pour ceux qui en veulent encore, le Global Champions Tour et la Global Champions League restent en France pour retrouver le château de Chantilly la semaine prochaine, dès jeudi : un autre décor somptueux comme le patrimoine architectural sait en offrir où l’on retrouvera les mêmes champions dont bien sûr Sameh El Dahan décidé à conquérir la cité princière. Quant au Longines Paris Eiffel Jumping, rendez-vous est déjà donné en 2019, du 3 au 6 juillet, pour quatre journées d’émotions sportives, festives et équestres de la même teneur.

Ben Maher explosif !

Quel week-end pour le cavalier de Sa Majesté: trois épreuves et trois victoires, inutile de vous raconter l’amplitude de son sourire au paddock. Mais il en était un dont le sourire n’était pas moins rayonnant: le Français Nicolas Delmotte, 2ème de de ce Longines Eiffel Challenge, une épreuve de Grand Prix à 1,55m avec barrage.

«Oui, Paris est ma ville, jubilait le Britannique. Tout se passe pour le mieux ici, une victoire à chaque sortie, que dire de plus»? Et qu’espérer de plus? «Que l’Angleterre se qualifie demain en Coupe du monde (de football) et la vie sera belle»!  Ah tiens, et pas une victoire dans le Grand Prix Longines Global Champions Tour? Son premier rival ce soir était le Nordiste Nicolas Delmotte qui, avec les chevaux du Haras de Clarbec, dont notamment Urano de Cartigny, est entrain de poursuivre tranquillement sa montée en puissance: «Je suis très content de lui, il a très très bien sauté, maintenant ce sont mes premiers barrages avec lui et je dois encore apprendre à le connaître. C’est un cheval qui est très rapide naturellement mais je pense qu’à la réception de l’avant-dernier obstacle, j’aurais dû le relancer un peu plus et je crois que c’est là que j’ai perdu un petit peu de temps». Onze centièmes: très peu de temps même! Un résultat sur l’un des concours les plus en vue du circuit international, au pied de la Tour Eiffel, qui ne passe pas inaperçu: «D’autant que je suis ici avec mes nouveaux chevaux, Urano et Vagabond, deux cracks, mais voilà, ce sont nos premiers barrages et je vais devoir apprendre à aller un petit peu plus vite». Des étalons arrivés dans ses écuries au cours de l’hiver dernier pour un programme ambitieux passant par des sélections en équipe de France (c’est fait) sur la route – peut-être – des Jeux équestres mondiaux: «Nous suivons notre feuille de route. Vagabond était sans-faute dans le Grand Prix 5* de Sopot en sautant de façon formidable, Urano s’est classé 5ème d’une épreuve à barrage à 1,50 m. Nous n’en sommes qu’à nos premiers gros parcours et je suis très satisfait de mes chevaux». Nicolas Delmotte et les chevaux du Haras de Clarbec, les nouveaux atouts du camps français!

On retrouvera Nicolas Demotte (avec Vagabond de la Pomme), Ben Maher (pour une quatrième victoire ?) et les autres cavaliers demain à partir de 16h00 pour la deuxième manche de la Global Champions League, qui sert également de support à la première manche du Grand Prix Longines Global Champions Tour. Un débat sportif de haute volée où le n°1 mondial, Harrie Smolders, 3ème ce soir, aura également son mot à dire.

Ben Maher et Don Vito… encore !

Le prix Renault Mobility a annoncé la couleur de cette deuxième journée de compétition au Longines Paris Eiffel Jumping. Un parcours technique, sur les 34 partants de l’épreuve, ils sont dix à avoir réussi à boucler le tour sans pénalité. Déjà victorieux hier dans la première épreuve 5* de la compétition, Ben Maher a réitéré l’exploit en ce début d’après-midi en s’imposant à nouveau dans cette épreuve. Il doit à nouveau cette première place à Don Vito, qu’il ne monte que depuis très peu de temps.

«Le parcours était très technique aujourd’hui, il fallait des chevaux vraiment dans le sang et rapides pour s’imposer. Je suis très heureux de ces deux victoires, j’adore ce concours, et j’adore monter dans cette ville! Il fait chaud, mais tout est fait pour que les chevaux soient au mieux de leur forme: nous avons des ventilateurs dans les écuries, de l’eau à volonté…»

Le Suédois Henrik von Eckermann le plus haut du jour

L’épreuve de saut en hauteur est allée très très haut ce soir au Champ de Mars. Deux cavaliers avaient franchi 2,01 m et se sont alors affrontés à 2,11m ce qui aurait constitué un record parisien.

Malheureusement le Suédois Henrik von Eckermann et le Français Julien Epaillard ont échoué à cette hauteur vertigineuse. Avec sa jument Flotte Deern, le Suédois a été déclaré vainqueur car il n’avait fait tomber que l’ultime obstacle (Epaillard en avait fait tomber deux) : « En fait, je n’avais pas vraiment envie de repartir sur ce dernier tour à 2,11m, confessait Henrik von Eckermann, mais Julien en avait envie, pour son public, ce que je comprends. Mais finalement, c’est à moi que la chance a souri (rires). J’aime faire ce genre d’épreuve avec Flotte Deern car c’est un excellent exercice pour l’entraîner dans les combinaisons à deux foulées où elle a besoin d’être calée. Enfin cela, c’est au début de l’épreuve, mais à la fin, on fait cela pour le sport. La dernière fois où j’ai participé à une telle épreuve, elle l’avait remporté et ensuite, elle gagnait le Grand Prix le lendemain ». Un avertissement ?

Longines Paris Eiffel Jumping : Des Hamburgers géants !

Première victoire, ou plutôt prise de commandement, des Hamburg Giants, une équipe composée non pas d’Allemands, mais d’un Colombien, René Lopez, et d’un Égy­ptien, Sameh El Dahan. Visiblement, les deux coéquipiers s’entendent bien et semblent confiants pour la suite de cette étape parisienne de la Global Champions League.

Le principe de cette Global Champions League est une épreuve en deux manches (la deuxième se disputera samedi) par équipe de deux cavaliers où s’additionnent les résultats aux obstacles et les chronomètres. Simple comme bonjour et pour le couple Colombiano-égyptien, une bonne opération puisqu’ils s’emparent de la tête du classement pour vingt-deux petits centièmes. Un écart minimal pour la somme de deux parcours, mais les deux compères n’en restent pas moins confiants: «Oui, la première partie du boulot est faite, se réjouissait René Lopez, Sameh a fait un super parcours. Quant à moi, ma jument Twig du Veillon revient très bien et on espère bien finir le travail après-demain». Un travail d’équipe que René Lopez a commencé en assurant le sans-faute (en 75″04) et que Sameh El Dahan a achevé avec un chrono de 72″04, juste ce qu’il fallait pour battre les Montreal Diamonds, l’équipe du n°1 mondial Harrie Smolders. «C’est la première fois que nous terminons en tête de cette première manche et, à la vérité, c’est la première fois que nous réalisons un double sans-faute le premier jour, soulignait Sameh El Dahan. René a fait un boulot fantastique et Suma’s Zorro, ma jument, a été merveilleuse aujourd’hui, de quoi être optimiste pour samedi». Gagner une telle épreuve est un véritable travail d’équipe fait d’échanges et de conseils techniques comme le révèle Sameh El Dahan: «Nous commençons à mieux nous connaître et depuis Saint-Tropez, l’esprit d’équipe commence à se renforcer et cela s’est ressenti aujourd’hui: nous nous sommes vraiment battu ensemble pour décrocher cette victoire».

La Global Champions League est également une histoire de tactique et samedi, par exemple, l’ordre de passage des cavaliers, mais également leurs chevaux pourront être changés : « Nous allons en discuter, révèle René Lopez, mais en général, on ne change pas une équipe qui gagne, nous verrons ». La deuxième manche qui se courra samedi à 16H00 est habituellement plus ardue, ce qui n’est pas l’avis du Colombien : « Mais non, ce sera plus facile ». Ce qu’on appelle la confiance !

Ben Maher, premier vainqueur à Paris… avec un cheval d’emprunt !

Le premier lauréat de la 5ème édition du Longines Paris Eiffel Jumping est le champion olympique anglais Ben Maher qui montait Don Vito, un hongre hollandais de 10 ans. Ce n’est pas vraiment une première pour lui à Paris, mais cette victoire est importante pour entamer son concours : « Paris est une grande cité et c’est un concours où j’ai toujours connu une certaine réussite alors j’espère que cette victoire est un bon signe pour la suite du week-end. Cette année, je n’ai monté Don Vito que deux fois en compétition. D’habitude, c’est Emily Moffitt, une jeune cavalière, qui monte ce cheval, mais je lui ai emprunté ce week-end pour épauler mes autres chevaux. Il est particulièrement rapide. Nous sommes tout un groupe de cavaliers montant pour Poden Farms et il nous arrive d’échanger ainsi nous chevaux. »

Jumping International de Valence : Une nouvelle étoile au compteur

Dernier grand rendez-vous français avant les Jeux Equestres Mondiaux qui auront lieu à Tryon (USA) en septembre prochain, la quatrième édition du Jumping International de Valence débutera sous le signe de l’excellence. Avec une nouvelle étoile à son actif, le concours monte encore d’un cran et se prépare à accueillir l’élite mondiale des cavaliers. Rendez-vous du 16 au 26 août à Ratières, dans la Drôme, sur le site exceptionnel du Haras des Grillons pour ce festival familial dédié à tous les passionnés de sports équestres.

Pour cette 4ème édition, le Jumping International de Valence voit toujours plus grand. L’année dernière, le concours entrait dans la catégorie des compétitions les plus prestigieuses en obtenant sa cinquième étoile et changeait de format pour proposer deux week-ends d’épreuves spectaculaires. En 2018, c’est par un CSI4* (et non plus 3*) que débutera la compétition du 16 au 19 août, avant de poursuivre avec le CSI5* du 23 au 26 août. Deux belles semaines de sport en perspective qui promettent un plateau de cavaliers exceptionnel.

Aux commandes du Jumping International de Valence, Sadri Fegaier, véritable passionné et cavalier émérite, souhaite faire de cet événement un rendez-vous incontournable du calendrier de saut d’obstacles international en offrant un programme riche en émotions. Pour atteindre cet objectif, il s’est à nouveau entouré d’Eleonora Ottaviani comme directrice sportive du concours, figure emblématique du milieu pour avoir notamment orchestré la Coupe du Monde 2004 à Milan et les Championnats d’Europe à San Patrignano en 2005. La directrice de l’International Jumping Riders Club aura à cœur d’offrir aux cavaliers la meilleure expérience au Haras des Grillons et de promettre au public un véritable spectacle.

L’an passé, le n°1 mondial Kent Farrington avait clos les deux semaines de compétition en beauté en ajoutant à son palmarès le premier Grand Prix 5* du Jumping International de Valence. Cette année, le fleuron des cavaliers mondiaux sera en lice pour remporter ce Grand Prix 1m60 doté à 300 000 €.

La compétition et les tribunes seront ouvertes au grand public avec un accès au parking gratuit. Les visiteurs pourront profiter du spectacle ou déambuler au sein du Village Exposants où seront rassemblés entre autres des producteurs locaux, des stands d’équipement d’équitation et de restauration. Sans oublier les animations dédiées aux enfants qui rythmeront les journées et ajouteront à l’esprit festif et familial de l’événement.

Le Jumping International de Valence donne rendez-vous à tous les spectateurs au cœur de la Drôme, du 16 au 19 août (épreuves CSI 4* et 2*) et du 23 au 26 août (épreuves CSI 5*, 2* et U25).