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Fin de saison pour Nature aux Grandes Écuries de Chantilly

Jusqu’au dimanche 4 novembre, Sophie Bienaimé et ses écuyères présenteront, sous le dôme des Grandes Écuries de Chantilly, les dernières représentations du spectacle Nature de la saison 2018.

La création originale, Nature, se poursuit sous le dôme majestueux des Grandes Écuries de Chantilly, où les douze tableaux mêlant musiciens, chanteurs et acrobates aux écuyères, créent un instant de magie et de féérie. Sublimés par des costumes riches aux couleur des saisons créés par Monika Mucha, ce spectacle équestre met à l’honneur l’harmonie de l’homme avec l’animal et son lien particulier avec la nature.

Les représentations de la saison 2018 s’achèveront à l’issue de la semaine prochaine, avant de laisser place au spectacle de Noël, Le Songe d’une nuit d’hiver, une adaptation de la comédie de William Shakespeare, Le Songe d’une nuit d’été, à partir du 1er décembre 2018.

Petits et grands sont attendus durant ces vacances de la Toussaint pour assister aux dernières représentations de ce spectacle équestre poétique et unique les jeudi 25 octobre, dimanche 28 octobre, jeudi 1er novembre et dimanche 4 novembre à 14h30.

Nature sera de retour aux Grandes Écuries du Domaine de Chantilly au printemps 2019.

L’Olympique Rozier frappe à El Jadida !

Philippe Rozier et les sports équestres marocains ont une longue histoire en commun – qui dure depuis plus de dix ans – et aujourd’hui, elle se concrétise une fois de plus par une victoire du Champion olympique dans ce premier Grand Prix 4* d’El Jadida.

Ce Grand Prix d’El Jadida fut un dénouement grandiose pour l’édition 2018 du Morocco Royal Tour, dont c’était la première année au niveau quatre étoiles. Uliano Vezzani, le chef de piste, disait récemment qu’il était parfaitement possible d’organiser des compétitions cinq étoiles sur la piste d’El Jadida, et il a ici construit un Grand Prix qui s’en rapprochait presque. Sur la première manche, quatre des trente-neufs cavaliers au départ sont sortis de piste sans incidents : Philippe Rozier fut le premier à signer un parcours parfait, suivi du Français Olivier Perreau, du Saoudien Abdullah Alsharbatly et du Brésilien Pedro Junquiera-Muylaert. Le temps, tout comme le tracé, ont joué des tours aux autres concurrents. Dans ce Grand Prix en deux manches, ils ont été dix à être autorisés à repartir dans la seconde : trois cavaliers à quatre points (Henk van de Pol, Pierre-Alain Mortier et Pius Schwizer), trois à un points (Alberto Marquez-Galobardes, Simon Delestre et Roberto Arioldi). Ce parcours au chronomètre a redistribué le classement, même si les cavaliers repartaient avec leur score de la première manche. Au final, seul le Champion olympique de Rio, Philippe Rozier, a su signer le double sans faute qui lui a offert cette si convoitée victoire.

Philippe Rozier, en plus d’être un cavalier émérite, a été pendant de nombreuses années l’entraineur et le sélectionneur de l’équipe nationale du Maroc. Il a emmené cette équipe jusqu’aux Jeux Equestres Mondiaux en 2014, et continue toujours aujourd’hui d’entrainer certains cavaliers marocains. « Sentimentalement, c’est une victoire importante pour moi », confie Philippe Rozier, ému. « C’est formidable, j’adore ces sensations et c’est pour ça que je me lève tous les matins même après trente-cinq ans de carrière. Cristallo A LM est vraiment un petit cheval formidable. Il a énormément de cœur et il fait tout pour vous faire plaisir. Il est vraiment arrivé au bon moment dans ma carrière, Rahotep de Toscane (son cheval des Jeux Olympiques – ndlr) a été blessé pendant presqu’un an, et Cristallo a pris la relève avec brio. J’ai eu une chance incroyable que la Laiterie de Montaigu me fasse confiance et me le confie. J’ai hâte que Rahotep revienne en compétition avec lui au début de l’année prochaine, ça va être incroyable. » Il revient sur ses parcours gagnants : « J’ai un très bon cheval, je n’avais plus qu’à bien monter ! Ici, c’est difficile, tout arrive assez vite et c’était le premier indoor de la saison. Mon cheval a quatorze ans, j’ai beaucoup d’expérience également, nous avions un avantage au départ de cette compétition. Sur la piste aujourd’hui, il y avait des difficultés un peu partout, comme c’est souvent le cas avec Uliano Vezzani. Il dessine vraiment ses parcours dans le respect des chevaux, mais il nous demande à nous, cavaliers, d’être très précis, sinon nous le payons immédiatement. Il nous force à monter juste. Au barrage, à la place où j’étais, j’ai préféré jouer le sans faute avant tout, sans trop jouer le chronomètre, quitte à me retrouver, au pire, à la troisième place, plutôt que de faire un quatre points en voulant aller vite et me retrouver dixième comme à Tétouan ou Rabat. »

Ce sont deux cavaliers ayant fait un point de temps dépassé en première manche qui complètent le podium, ayant tous les deux réalisés un parcours sans faute dans la deuxième : l’Italien Roberto Arioldi se retrouve en argent avec Dundee van het Marienshof, et le tricolore Simon Delestre en bronze, avec Ulane Belmaniere, qui réalisait ici son premier Grand Prix en indoor.

 

Le Grand Prix Mazagan du CSI1* pour Mohammed Azoum

Une fois de plus dans ce CSI d’El Jadida, le parcours de première manche fut compliqué pour de nombreux concurrents. Ils étaient trois à réaliser un parcours sans faute et à se qualifier pour le barrage : le Syrien Mohamad Mogheeth Al Shehab, et deux cavaliers marocains, Mohammed Azoum et Hicham Er-Radi. Dans la manche au chronomètre, seul Mohammed Azoum, et son selle français de douze ans, Soho du Plessis, ont réussi à boucler leur parcours sans pénalité, leur permettant ainsi de remporter l’épreuve. Ce cheval, né chez la famille Chenu en Normandie, était déjà classé à la cinquième place du Grand Prix du CSI1* de Rabat, et quatrième de l’épreuve à 1,30m de vendredi avec son tout récent cavalier.

« Ça fait deux semaines que je monte ce cheval. Il est arrivé le lundi juste avant l’étape de Rabat. C’est un très bon cheval, il a fait de beaux résultats sur des épreuves entre 1,30 et 1,40m avec le cavalier français Alexis Deroubaix. C’est un vrai cheval de concours ! Le parcours de la première manche était difficile, il fallait faire très attention à la sortie de triple et à la dernière ligne courbe en six foulées. Je me suis vraiment appliqué sur ce tour, et j’ai fait confiance à Soho, je sais qu’il est vraiment respectueux. Nous n’étions que trois au barrage. Au moment d’entrer en piste, Marcel Delestre m’a dit de tourner juste après le double. Sur le parcours, Soho a même tourné avant moi, j’ai cru que j’allais tomber ! » rit le cavalier marocain.

Les jeunes talents aux honneurs sur la piste d’El Jadida !

Les Winning Round du Morocco Royal Tour sont toujours un véritable moment de sport. Cette épreuve permet une redistribution totale des cartes, puisque tous les cavaliers qualifiés pour la seconde manche – qu’ils soient sans faute ou non dans la première – repartent avec un compteur vierge. Jérôme Guéry remportait la première à Tétouan, à Rabat, c’était au tour d’Emeric George, aujourd’hui, c’est un nouveau talent qui s’impose : le Suisse Elian Baumann.

La première manche de cette épreuve phare de la journée, d’une hauteur d’1,50m, était délicate. Seuls cinq cavaliers ont réussi l’exploit de déjouer les pièges de ce parcours et le terminer sans aucune pénalité : Pius Schwizer, Jessica Mendoza, Abdullah Alsharbatly, Elian Baumann, et Marco Kutscher. Originalité de la Winning Round, ce sont dix cavaliers qui ont pris le départ dans la seconde manche, les cinq cavaliers sans faute et les cinq avec quatre points ont été remis sur un pied d’égalité. L’Italien Roberto Tuchetto ouvrait le bal avec un sans-faute rapide en 42,15 secondes. Ses poursuivants ont tous joué le jeu du chronomètre, et la moitié d’entre eux ont commis des fautes pour le rattraper. Il a fallu attendre la Norvégienne Cecilie Hatteland, qui s’imposait dans une épreuve au chronomètre la semaine dernière à Rabat, pour dépasser le temps de l’Italien de deux centièmes.

Le Suisse Elian Baumann, que l’on a découvert lors de cette tournée marocaine, et notamment dans la Coupe des Nations de Rabat, a mis tout le monde d’accord en distançant la Norvégienne et l’Italien de plus d’une seconde. Il réalise un temps record de 41,06 secondes, en selle sur Campari Z, son hongre de onze ans. Âgé de trente ans, Elian a collaboré pendant neuf ans avec Pius Schwizer, jusqu’à ouvrir ses propres écuries il y a trois ans. Il a débuté au niveau quatre étoiles cet été, à Crans Montana, avant de poursuivre sa progression sur le Morocco Royal Tour.

« J’avais beaucoup de pression en passant à la fin. Je n’ai pas encore beaucoup d’expérience sur ce genre de compétitions internationales, j’étais déjà ravi de me qualifier pour la seconde manche ! Les distances de la première manche convenaient parfaitement à mon cheval. Il a beaucoup d’énergie, j’ai donc pu le laisser avancer. J’ai décidé de tout tenter en seconde manche. Il n’y avait pas vraiment d’options, tout le monde a dû emprunter à peu près le même tracé. En général mon cheval est très rapide, j’ai juste pris l’intérieur des courbes. Sur le dernier obstacle je me suis dit « allez on y va ! » et j’ai tout donné pour aller chercher la victoire. Demain je vais monter à nouveau Campari Z dans le Grand Prix, on va voir ce que cela va donner ! » sourit Elian Baumann.

 

Un God Save the Queen pour le Prix Qatar

Une véritable course contre la montre s’est jouée en ce début d’après-midi sur la piste d’El Jadida. Ce Prix Qatar à 1,40m était tout aussi délicat que la Winning Round et a connu le même nombre de parcours sans faute : cinq. La plus rapide était sans conteste la Britannique Jessica Mendoza. Déjà auteur de nombreux classements depuis le début du Morocco Royal Tour, elle s’est finalement imposée avec Horst van de Mispelaere en 58,60 secondes. Virginie Thonon, toujours en forme ici, s’offre la seconde place de l’épreuve, suivie par le Néerlandais Sander Geerink à la troisième place.

 

Le CSI1* reste entre les mains des cavaliers marocains

Les cavaliers marocains se sont une fois de plus illustrés sur le CSI1*. C’est Farid Amanzar qui remporte l’épreuve à 1,20m de ce matin. Sami Cherkaoui et Adam Rédouane complètent le podium. Dans l’épreuve à 1,30m, Hicham Chani s’offre la victoire, en selle sur son beau gris Canyon, devant son compatriote Mohammed Azoum et le Néerlandais Henk van de Pol.

Un CSI4*W qui débute sous les couleurs belges à El Jadida !

Hier, la première épreuve du CSI4*W d’El Jadida, troisième et dernière manche du Morocco Royal Tour, a été remportée par le cavalier Belge, Dominique Hendrickx. La seconde journée de compétition, quant à elle, a continué de mettre à l’honneur le plat pays sur les deux différents parcours dessinés par Uliano Vezzani. Dans le Prix du Ministère de l’Agriculture à 1,40m en deux phases, c’est Virginie Thonon, la tenante du titre du Grand Prix d’El Jadida 2017, qui s’empare de la victoire, alors que dans l’épreuve qualificative pour le Grand Prix, Jérôme Guéry rafle à la fois la première et la troisième place.

Cette grosse épreuve du jour, qui se courait sur un barème A à temps différé, fut une véritable course contre la montre. Jérôme Guéry a donné le tempo dès le début d’épreuve, prenant le départ en troisième position et bouclant son parcours dans un temps très rapide de 62,10 secondes, en selle sur son tout bon Celvin. Ce temps, aucun des meilleurs cavaliers du monde venus en découdre à El Jadida n’a réussi à le battre… jusqu’à ce que le champion Belge entre en piste avec son second cheval : Jelly Belly van het Eikenhof. Avec celle-ci, il réalise un chronomètre record de 61,45 secondes, et conservera sa pole position jusqu’à la fin de l’épreuve.

« Mon plan n’était pas forcément d’aller vite avec Celvin, puisqu’il va courir le Grand Prix dimanche. Je voulais vraiment faire un parcours en avant, et en prenant les options. C’est naturellement un cheval assez rapide, et j’estime que j’ai fait un meilleur parcours avec lui, puisque je ne recherchais pas la vitesse. Avec Jelly, l’objectif était clairement la victoire ! Je suis resté sur mon plan, même si j’étais déjà premier lorsque je suis à nouveau rentré en piste avec elle. J’avais le sentiment d’aller beaucoup plus vite avec Jelly, alors que la différence est assez minime entre les tours de mes deux chevaux. Je suis vraiment ravi de mes deux chevaux, l’objectif est rempli, et j’espère que le week-end va continuer comme ça », confie le cavalier Belge.

Le cavalier Allemand, Marcel Marshall, tout juste âgé de vingt-sept ans, a réussi l’exploit de rattraper le maestro Guéry, et de s’intercaler dans son doublé. Avec Crystal 17, sa jument baie de neuf ans avec laquelle il a déjà de nombreuses fois été aux honneurs depuis le début du circuit Marocain, il termine son parcours en 62,03 secondes. On le retrouve également à la cinquième place du classement, cette fois-ci avec Fenia van Klapscheut. L’Olympique Philippe Rozier sera le troisième cavalier à être appelé à la remise de prix. Avec son fidèle Cristallo A LM, il termine à la quatrième place de l’épreuve.

 

El Jadida a retrouvé sa reine

La première épreuve du CSI4*W de la journée a également fait retentir l’hymne Belge au sein du Parc des Expositions Mohammed VI, à El Jadida. Virginie Thonon a retrouvé la piste qui l’avait sacrée championne l’an passé, elle y avait remporté le Grand Prix l’année précédente. Avec Kamara du Chabus, elle s’impose parmi les double sans-faute, dans un temps record de 26,14 secondes. Elle est suivie par la Britannique Jessica Mendoza à le seconde place (26,38) et par le cavalier du Royaume d’Arabie Saoudite, Abdullah Alsharbatly (26,48).

 

Les cavaliers marocains s’emparent du CSI1*

Dans les deux épreuves du CSI1* de ce matin, les cavaliers marocains se sont offert la victoire chez eux. C’est Hassan Mernissi qui s’empare du Prix Accor à 1,20m, devant son compatriote Ali Al Ahrach et le cavalier en forme du jour, Jérôme Guéry. Dans le Prix ONMT à 1,30m, le podium est cent-pour-cent marocain, avec Sami Cherkaoui qui monte sur la plus haute marche du podium, suivi à la seconde place de Brahim Aadnan et Lina Tazi pour compléter ce podium.

Troisième édition de le Riders Masters Cup à Paris : le défi de deux puissances équestres

Après la victoire de la Belgique en finale du circuit des Coupes des Nations à Barcelone la semaine dernière, le circuit hivernal indoor dont le programme est essentiellement composé de rendez-vous individuels – Coupe du monde FEI Longines et Longines Masters – propose toutefois un grand événement par équipe : la Riders Masters Cup, ultime défi entre les deux puissances du saut d’obstacles mondial, l’Europe et les Etats-Unis. La troisième manche se jouera à Paris le 1er décembre, la quatrième à New-York le 27 avril 2019. L’Europe mène par deux victoires à zéro…

Que ce soit au cours de l’histoire de ce sport ou au cours de la saison passée, Europe et Etats-Unis se sont toujours partagé l’essentiel des titres majeurs par équipe : Jeux olympiques, Championnats du monde ou finale des Coupes des Nations. Si, cette année, les Etats-Unis ont triomphé lors du Championnat du monde de Tryon (USA), le Vieux Continent a immédiatement pris sa revanche à Barcelone avec un podium 100% européen (Belgique, France et Irlande).

 

L’esprit des grands challenges sportifs

La Riders Masters Cup, créée en 2016 par EEM et l’EEF (la fédération équestre européenne), sublime cette bataille incessante entre les deux puissances équestres. Lancée à Paris en décembre 2017, elle a pris d’entrée, une dimension de grand défi sportif intercontinental. À terme, la Riders Masters Cup devrait rejoindre dans l’esprit du public ces batailles d’anthologie entre continents telles l’America Cup en voile, la Ryder Cup en golf ou la Coupe Davis en tennis. Bien sûr, pour l’instant, la Riders Masters Cup écrit les premières lignes de son histoire, mais dès les deux premières éditions, l’épreuve a passionné les publics de Paris et de New-York.

 

Une vieille rivalité

Pourquoi cet engouement ?

D’abord, ces challenges entre Europe et Etats-Unis ont toujours enthousiasmé les aficionados de ce sport, notamment au cours des finales de la Coupe du monde même s’il s’agit là d’une compétition individuelle. Les deux continents s’arrachent à tour de rôle ce trophée détenu depuis deux ans par un cavalier des Etats-Unis : McLain Ward et Beezie Madden, protagonistes également de la dernière Riders Masters Cup. EEM et la EEF ont formalisé cette rivalité intercontinentale en une grande compétition par équipe indoor comblant ainsi un vide.

Ensuite, le format de la Riders Masters Cup a immédiatement séduit : il propose des duels clairs et immédiatement lisibles avec un score qui s’affiche en temps réel sur un tableau lumineux comme lors d’un match de basket ou de foot. Pour les spectateurs, il est ainsi facile de se prendre au jeu : ils deviennent supporters de leur camp, encouragent leurs cavaliers avec force voix et en agitant leurs drapeaux…#WaveYourFlag !

 

Duels et stratégies

Une fois les cavaliers connus, un tirage au sort, qui aura lieu cette année le 28 novembre à l’ambassade des Etats-Unis à Paris, désigne la composition des cinq premiers duels car ces dix cavaliers s’affronteront deux par deux. Dans la première manche (barème A au chrono), le compétiteur victorieux marquera 10 points pour son équipe, le vaincu, s’il a complété son parcours, marquera 5 points. À la mi-temps, à l’issue de la première manche, les chefs d’équipes recomposent les duels, celui de l’équipe provisoirement en tête bénéficiant du premier choix. La stratégie prend une part prépondérante ici car en fonction du résultat du premier tour, il est sans doute plus intéressant de mettre tel cavalier face à tel autre, peut-être prendre le risque de sacrifier une victoire pour en assurer deux autres, les cavaliers peuvent changer de chevaux etc. Cette fois-ci, en deuxième manche (barème C à 3 secondes la barre), les vainqueurs marquent 20 points, les vaincus 10.

 

Paris : la revanche des Riders USA ?

Lors des deux éditions précédentes, les chefs d’équipes avaient alignés les cavaliers les plus en vue sur chacun de leurs continents : le n°1 mondial Harrie Smolders, le Champion d’Europe en titre Peder Fredricson, les Champions olympiques Laura Kraut et Kevin Staut etc. Si, à Paris, les Riders Europe avaient rapidement pris l’avantage, à New-York, le suspens fut maintenu jusqu’au dernier duel. Toujours est-il que les Riders Europe mènent par deux victoires à zéro et les Riders USA auront assurément à cœur de rétablir un certain équilibre à Paris, le 1er décembre prochain, avec un résultat digne de leur statut de Champions du monde !

La Suisse conserve son titre dans la Coupe des Nations de Rabat

La Coupe des Nations était définitivement le point d’orgue de ce week-end de compétition à Dar Es Salam. Malgré le temps pluvieux, les spectateurs ont fait le déplacement pour encourager leurs favoris, et c’est face à des tribunes combles que la Suisse s’est imposée, pour la seconde fois, dans cette épreuve.

Huit équipes avaient fait le déplacement sur la tournée marocaine pour courir cette Coupe des Nations : les Pays-Bas, la Belgique, le Royaume-Uni, l’Italie, la Suisse, le Royaume d’Arabie Saoudite, la France, et, bien évidemment le Maroc. Si la première manche a pu mettre en difficulté certains équipes composées de cavaliers encore assez inexpérimentés tels que le Royaume-Uni ou les Pays-Bas, elle a également mis au coude à coude trois nations fortes : la France, la Belgique et la Suisse, qui terminaient respectivement avec 4, 0 et 4 points.

La seconde manche a tenu son lot de promesses et la victoire s’est jouée à peu de choses entre ces trois équipes. Du côté tricolore, Pierre-Alain Mortier a confirmé avec un nouveau parcours sans faute, Emeric George a rectifié le tir sur la rivière qui lui avait posé problème en début d’épreuve, Nicolas Dezeuses est resté régulier avec un second parcours à quatre points. Seul Olivier Perreau a baissé de pied dans la seconde partie de l’épreuve, passant d’un score vierge à huit points de pénalité. Les Belges, quant à eux, ont été légèrement moins brillants qu’en première manche, Dominique Hendrickx, Virginie Thonon et Stéphanie Andries commettant tous des fautes, alors que Jérôme Guery réalisait l’un des rares double sans faute de l’épreuve. Les Suisses ont, eux, étés magistraux avec trois parcours sans pénalité réalisés par Yannick Jorand, Elian Baumann et Pius Schwizer – seule la jeune Pauline Zoller a connu quelques difficultés sur ce second parcours – leur permettant de remporter cette Coupe des Nations avec seulement quatre points au total. La Belgique et la France terminent ex-eaquo à la seconde place avec huit points de pénalité. « Rabat est un concours magnifique, et nous sommes toujours très bien accueillis. J’ai pu composer une équipe mêlant des cavaliers encore jeunes qui acquièrent de l’expérience et d’autres plus aguerris. Les scores étaient serrés à l’issue de la première manche, et j’ai donc demandé à mes cavaliers de se concentrer sur leur équitation, et je souhaitais surtout qu’ils se fassent plaisir en piste. Nous avons pu compter sur Pius, qui est un véritable pilier de l’équipe suisse pour gérer la pression et signer le dernier parcours sans faute qu’il nous fallait pour la victoire ! », confie le chef de l’équipe Suisse, Andy Kistler.

Dans cette Coupe des Nations, les sélectionneurs des grandes nations du saut d’obstacles international avaient fait le déplacement. Ces derniers ont joué le jeu et permis à des couples en formation de se révéler dans les superbes installations de la Fédération Royale Marocaine des Sports Equestres.

 

Le Grand Prix du CSI1* pour Abdelkebir Ouaddar !

Le chouchou du public marocain s’est imposé dimanche matin dans le Grand Prix CSI1* aux couleurs du Ministère de l’Intérieur avec sa toute jeune Brooklyn de Hus, avec laquelle il s’était déjà imposé dans l’épreuve réservée aux chevaux de 7 ans à Chantilly l’été dernier. Avec un barrage parfait, dans un temps de 38,56 secondes, devant la Française Laura Klein, en selle sur Harley, et le Néerlandais Sebastien Kapel et son toute bonne Vanda Mclaren. « Je n’ai pas regardé le barrage de la cavalière française, j’ai joué le jeu parce que j’aime la vitesse, et ma jument a répondu présente ! Elle est exceptionnelle, respectueuse, guerrière, je suis persuadé que c’est une jument d’avenir », confie Abdelkebir Ouaddar.

Emeric George s’impose encore une fois à Rabat

Point d’orgue de cette journée de compétition à l’étape de Rabat du Morocco Royal Tour, l’épreuve du Winning Round a de nouveau sacré Emeric George sur la piste de Dar Es Salam après une deuxième manche palpitante.

Quatorze cavaliers ont bouclé le parcours initial à 1,45m de cette épreuve aux couleurs de Maroc Télécom sans aucune pénalité, leur permettant de s’élancer sur la seconde manche, dans laquelle se jouait la victoire. Ce parcours final a, quant à lui, tenu ses promesses et gardé le suspense jusqu’à la fin. Au fil des parcours, le chronomètre se resserrait. On aurait pu penser l’épreuve bouclée lorsque l’Allemand Marcel Marschall et son tout bon Crystal 17 sont descendus en dessous des 44 secondes. C’était sans compter sur le Suisse Pius Schwizer et le tricolore Emeric George, qui passaient parmi les trois derniers concurrents, ayant été les plus rapides sur la première manche. L’Helvète, en selle sur Cortney Cox, termine son parcours avec un temps de 43 secondes, sous les acclamations des supporters suisses qui ont fait le déplacement jusqu’à Rabat. Avant dernier à rentrer en piste, le Français, quant à lui, grisé par ses récentes performances, prend tous les risques sur son selle français Rocker d’Ysieux, et s’impose en 41,91 secondes. « Je ne gagne pas très souvent sur des épreuves de ce niveau, mais sur cette tournée du Maroc, ça se passe bien avec mes chevaux. C’est la raison pour laquelle je me permets de tenter plus de choses, de prendre plus de risques, alors que d’ordinaire je joue plutôt la carte de la prudence. J’ai aussi un peu de chance ! Je suis vraiment heureux d’avoir gagné avec Rocker, c’est un cheval qui m’a toujours énormément donné, même si aujourd’hui Chopin est devenu mon cheval de tête. Rocker mériterait aussi d’avoir cette place, il aurait pu sauter le Grand Prix d’hier, j’ai d’ailleurs hésité jusqu’au dernier moment avant de savoir lequel des deux j’allais monter. Cela me fait vraiment plaisir de gagner des grosses épreuves comme celle de ce soir avec Rocker. C’était vraiment un avantage de passer à la fin de cette deuxième manche, je savais exactement ce que mes adversaires avaient tenté : il y a un écran au paddock, donc nous pouvons suivre l’épreuve. Je savais que je n’avais aucune marge de manœuvre, j’ai tenté le tout pour le tout, et ça a fonctionné ! » Le cavalier français semble confiant pour la Coupe des Nations qui se tiendra ce dimanche après-midi : « Nous avons quatre très bons chevaux, ils sont très en forme. Je pense que ce serait la plus belle des victoires. J’aimerais vraiment que nous gagnions en équipe. Pour le moment, ce ne sont que des victoires individuelles. J’ai des coéquipiers en or qui partagent ces victoires avec moi, mais ce que je souhaite, c’est que nous en ayons une à célébrer tous ensemble.»

Cette journée comptait également une épreuve à 1,40m au chronomètre, dans laquelle a été sacré l’un des habitués du circuit marocain, mais surtout de ses podiums : Pius Schwizer. En selle sur son gris Grand Cooper, il a été le seul à passer sous la barre des 61 secondes pour terminer son parcours, dans un temps de 60,72 secondes. L’Italien Emanuele Gaudiano montait sur la seconde marche du podium de ce Prix ANCFCC, avec Quinn Van De Heffinck, avec un chronomètre de 61,19 secondes, devant son compatriote Roberto Turchetto, qui lui réalisait son parcours en 62,97 secondes.

Une victoire française dans le Grand Prix du CSIO de Rabat !

Le Morocco Royal Tour continue sa tournée sur le littoral marocain pour sa deuxième étape, Rabat, la capitale du pays. Dans les installations de la Fédération Royale Marocaine des sports équestre, à Dar Es Salam, ils étaient quarante-deux à prendre le départ de ce Grand Prix 4* en hommage à Feue la Princesse Lalla Amina. Le Français Emeric George s’est imposé dans cette épreuve si convoitée.

Parmi ces cavaliers venus de tous horizons pour s’affronter sur la piste de Rabat, seuls sept d’entre eux ont réussi à déjouer les pièges du chef de piste, Uliano Vezzani, et boucler cette première manche sans pénalité. Un parcours technique, demandant aux cavaliers d’être précis. Certains des meilleurs mondiaux ont connu des difficultés sur celui-ci, tels que le tricolore Simon Delestre ou l’Allemand Marco Kutscher qui ont tous deux écopé de quatre points.

Onze cavaliers ont été autorisés à repartir dans la seconde manche de ce Grand Prix : trois Suisses (Yannick Jorand, Pius Schwizer et Elian Baumann), trois Français (Olivier Perreau, Philippe Rozier et Emeric George), un Belge (Jérôme Guery), un Espagnol (Alberto Marquez-Galobardes), une Anglaise (Alison Barton), un Brésilien (Pedro Junquiera-Muylaert), et un Syrien (Mohamad Mogheeth Al Shehab). Toujours aussi technique, cette deuxième partie d’épreuve a également été fautive, les cavaliers jouant le jeu du chronomètre. Premier à signer le double sans-faute, le Français Emeric George, en selle sur Chopin des Hayettes, a notamment réalisé un chronomètre fantastique de 37,64 secondes… qui n’a pas été égalé par ses concurrents ! « Le parcours était délicat, comme ça l’est souvent avec Uliano Vezzani. Ici, les barres sont très légères, nous n’avions que peu le droit à l’erreur, il fallait être précis et choisir ses distances. Le parcours était à la fois sérieux sur la hauteur, mais aussi très technique. Au barrage, je pense que j’ai gagné du temps sur le demi-tour pour derrière le vertical numéro 2 aux couleurs du Qatar. Chopin a réussi à tourner très vite, il était très allant et j’ai pu monter tout le parcours en avançant et en prenant des risques. J’ai un avantage en ayant un petit cheval sur ces courbes serrées. Chopin est vraiment très en forme, je pense le monter à nouveau dans la Coupe des Nations dimanche, et je compte sur lui pour le CSI4*W d’El Jadida la semaine prochaine », confie-t-il.
Jérôme Guery, termine à la seconde place, avec un temps de 38,22 secondes. Sur la troisième marche du podium, nous retrouvons le Suisse Yannick Jorand en 42,24 secondes.

Les épreuves débuteront à 12h demain, et se clôtureront par la Winning Round du CSI4* en nocturne. La seconde épreuve phare du week-end, la Coupe des Nations, se courra dimanche dans les superbes installations de Rabat. Le tirage au sort de l’ordre de départ de cette dernière s’est déroulé à l’issue du Grand Prix, huit nations s’affronteront sur la piste. Le Maroc partira en cinquième position, la France en dernier.

Le Songe d’une nuit d’hiver: Une adaptation équestre de la comédie de William Shakespeare, Le Songe d’une nuit d’été

Du samedi 1er décembre 2018 au dimanche 6 janvier 2019, les cavalières de la Compagnie équestre des Grandes Ecuries du Domaine de Chantilly offriront à leurs spectateurs un moment de poésie et de féérie, avec leur nouvelle création de Noël : Le Songe d’une nuit d’hiver.

Cette adaptation inédite de la Comédie de William Shakespeare, Le Songe d’une nuit d’été, mettra à l’honneur chevaux, ânes et poneys sous le dôme majestueux des Grandes Ecuries. Pour la première fois, les cavalières seront accompagnées des danseurs et acrobates aériens de la Compagnie Lève un peu les bras, qui proposeront des ballets aériens défiant la pesanteur. Petits et grands pourront s’amuser des espiègleries de Puck, le lutin farceur, accompagné de son chien et de son poney, ou encore s’émerveiller devant les chevauchées de Titania, la Reine de la forêt, escortée de son équipage de fées. Les fabuleux costumes de Monika Mucha sublimeront cette création magique.

L’histoire :
C’était il y a longtemps, fort longtemps…
Les fées régnaient dans la forêt et s’amusaient à changer le destin des hommes ; les elfes et les lutins, aux nombreuses facéties, s’en allaient gaiement par les sous-bois. A cette époque, Hermia aimait Lysandre contre la volonté de son père qui souhaitait qu’elle épouse Démétrius. Pour échapper à ce mariage forcé, les deux jeunes amoureux s’enfuirent dans la forêt. Démétrius apprit leur escapade et décida de les poursuivre. Héléna, l’amante refoulée de Démétrius le poursuivit à son tour.

 

Dates de représentations
Séances à 14h30 :
Décembre : les 1er, 2, 3, 5, 6, 8, 9, 10, 12, 13, 15, 16, 17, 19, 20, 22, 23, 24, 26, 27, 28, 29, 30, 31
Janvier : les 2, 3, 4, 5, 6
Séances à 16h30 :
Décembre : les 8, 9, 15, 16, 22, 23, 26, 27, 28, 29, 30
Janvier : les 2, 3, 4, 5

Tarifs
Spectacle de Noël (Musée du Cheval + Spectacle équestre)
Adultes : 21 euros / Enfants (de 3 à 17 ans) : 17 euros
Spectacle + Domaine
Valable les jours de spectacle uniquement (Château + Parc + Musée du Cheval + Spectacle équestre)
Adultes : 30 euros / Enfants (de 3 à 17 ans) : 24 euros

L’extraordinaire exploit du Marocain Ghali Boukaa

Voilà ce que l’on appelle une belle histoire ! Le Morocco Royal Tour proposait son premier Grand Prix 4*, Ghali Boukaa, le cavalier marocain en forme du moment, participait (presque) à son premier Grand Prix 4*… et il le gagne !

Que de joie dimanche après-midi sur la magnifique piste équestre de la Garde Royale de Tétouan quand Remix, le cheval du pauvre Suisse Beat Grandjean a fait tomber une barre dans le barrage du Grand Prix : cela signifiait que le Marocain Ghali Boukaa remportait la prestigieuse épreuve. Sans attendre la fin du parcours du cavalier suisse, ses amis cavaliers et ses supporters se sont rués sur un Ghali en larmes pour le porter en triomphe. Et ensuite, quelle émotion quand le stade s’est mis à entonner l’hymne marocain pour saluer cette victoire : « Ce public m’a vraiment porté aujourd’hui, reconnaissait le héros du jour. C’est plus qu’extraordinaire : gagner chez moi, au Maroc, pour mon premier CSI 4*… enfin, j’avais déjà participé au ‘quatre étoiles’ de Bourg-en-Bresse où j’ai pu me qualifier pour le Championnat du monde, mais là, c’est différent. Je suis plus qu’heureux et je remercie Sa Majesté le Roi Mohammed VI qui soutient l’équitation au Maroc, Charif Moulay Abdellah Alaoui et la Fédération Royale Marocaine des Sports Équestres ainsi que notre entraîneur national, Marcel Delestre. C’était vraiment un parcours très très dur ». Et de fait, le chef de piste italien Uliano Vezzani avait proposé des difficultés plus proches d’un ‘5 étoiles’ avec des obstacles culminants à 1m60 si bien que parmi les dix finalistes, seuls huit cavaliers, sur quarante-quatre au départ, avaient pu réaliser un sans-faute. Et seulement trois d’entre eux ont pu doubler la mise. Le Champion du Maroc était de ceux-là, bien sûr, mais pour gagner, il a dû, avec son formidable Ugolino du Clos, se montrer plus rapide que les deux Anglaises Alison Barton (Roma IV) et Jessica Mendoza (Sam de Bacon).
Rendez-vous maintenant à Rabat à partir de jeudi prochain pour le CSIO du Maroc où l’on retrouvera ces champions.

Le Belge Jérôme Guery annonce la couleur !

Tant au niveau du « une étoile » que du « quatre étoiles », la tension monte : dimanche, se joueront les Grands Prix dans chacune des catégories. Si, dans le CSI 1*, les cavaliers marocains ont réaffirmé leur suprématie affichée vendredi, dans le CSI 4*, la domination européenne d’hier a été contestée samedi à Tétouan où Abdelkebir Ouaddar renouait avec la victoire à ce niveau 4*. Cependant le Prix du M.A.P.M.D.R.E.F, la principale épreuve de la journée avait un petit goût de revanche d’un certain… Belgique – France !

La suprématie marocaine dans le « une étoile » ne fait aucun doute : neuf des dix cavaliers de la première épreuve étaient marocains et ils signent un 8/10 dans la deuxième épreuve ! Dans ces conditions, le Grand Prix de demain matin pourra-t-il leur échapper ? Peut-être reviendra-t-il à Amine Lyazidi, vainqueur du Prix de la Place d’Armes en en début d’après-midi ou à Omar Lataoui qui avait remporté le Prix de la Fédération Royale Marocaine de Polo, plus tôt dans la mâtinée.

Ensuite, en fin d’après-midi, le plus emblématique des cavaliers marocains, Abdelkebir Ouaddar, complétait ce carton plein rouge et vert en décrochant une nette victoire dans le Prix de la Garde Royale, une épreuve au chrono à 1m40, avec Istanbul vh Oievarshof, battant de plus d’une seconde le pourtant très rapide italien Emanuele Gaudiano en selle sur la nom moins rapide Carlotta 232.
Mais l’épreuve la plus attendue de la journée allait donner lieu à une explication entre la cavalerie française et… un cavalier belge ! Pour cette manche gagnante, réservée au top 10 du premier tour, on retrouvait quatre cavaliers (dont une cavalière) français et un seul belge. Et quand Jérôme Guery est entré en piste, dernier à s’élancer, trois Français (George, Rozier et Delestre) étaient en tête dans la même seconde. Le Belge Guery allait tous les mettre d’accord, battant à lui seul le trio tricolore. Une petite revanche d’un certain Belgique – France du dernier mondial de foot ? « On peut dire ça, s’esclaffe Guery. Mais j’aurais préféré que les Diables Rouges gagnent la Coupe du monde et n’être que deuxième aujourd’hui. Mais bon, cela n’a rien à voir ! Je suis content d’être là, mon cheval a très bien sauté. J’avais cet avantage de partir en dernier en ayant vu ce qu’avaient fait les autres : je savais que je devais prendre un peu de risques pour aller chercher Emeric (George, le Français alors leader). Mon cheval, Celvin, a bien répondu. Mon objectif est de faire les deux grosses épreuves ici avec lui, on a vu qu’il est en forme et j’espère qu’il sera dans la même forme demain.C’est un cheval que j’ai depuis six mois, que j’ai vu bien évoluer de concours en concours ». La concurrence est prévenue : Jérôme Guery se sent parfaitement en confiance avec Celvin pour le Grand Prix de demain !

Un doublé signé Pius Schwizer et deux belles performances de Ghali Boukka

Les choses sérieuses ont commencé à Tétouan avec cette deuxième journée du Morocco Royal Tour dans les majestueuses installations de la Garde Royale dont les tribunes étaient généreusement remplies. Quatre épreuves au programme, deux « une étoile » qui ont nettement tourné à l’avantage des cavaliers marocains et deux « quatre étoiles », dominée par les cavaliers européens, mais où, à chaque fois, le Marocain Ghali Boukka a fait jeu (presque) égal avec les meilleurs cavaliers mondiaux.

Les Marocains ont donc joué les tous premiers rôle dans le CSI 1*, à commencer par Farid Amanzar, qui a dû batailler ferme parmi ses compatriotes dans le Prix de la Jumenterie, une épreuve au chronomètre où les quatre premiers terminent dans la même demi-seconde ! Le premier cavalier européen, la Belge Nathalie Willems, ne pointait qu’à la 13èmeplace et était la seule non Marocaine classée dans cette épreuve d’ouverture.

Du côté du CSI 4*, après le Prix des FAR remporté par le Français Nicolas Dezeuses (Ulloa du Trèfle) devant le Champion du Maroc Ghali Boukaa (Bianca II), c’est le Prix du Ministère de la Jeunesse et des Sports, qui était le moment fort de la journée. Une épreuve au chronomètre à 1m45 qui a vu une explication entre deux anciens numéros un mondiaux, le Suisse Pius Schwizer et le Français Simon Delestre. C’est ce dernier qui s’emparait le premier la tête de l’épreuve avec Filou Carlo Zimequest en 70″05. Mais quelques minutes plus tard, Schwizer lui ravissait cette pôle-position avec l’expérimenté Balou Rubin R en explosant le chronomètre avec près de trois secondes de mieux (67″08). Simon Delestre avait une deuxième carte à jouer avec Ulane Belmaniere : s’il a pu effectivement améliorer son premier chrono d’une seconde exactement, c’était encore nettement insuffisant, il manquait encore deux secondes. Et Pius Schwizer, complètement décontracté car il savait que l’épreuve était pratiquement gagnée, s’est même permis de classer son deuxième cheval, Grand Cooper, à la deuxième place (67″65), devant Delestre. « Mes deux chevaux ont bien sauté, se réjouissait le Suisse. Pour Grand Cooper, ce n’était qu’un petit tour de chauffe car c’est lui que je vais monter dans le Grand Prix dimanche. C’est toujours difficile de remporter une telle épreuve avec quatre-vingt chevaux au départ et les cavaliers sont chaque année meilleurs ici. Je suis allé très vite avec Balou ce qui m’a permis de me retrouver devant Simon (Delestre). Après, avec Grand Cooper, il n’y avait plus de pression ce qui m’a permis de monter complètement relâché et m’offrir cette seconde place en bonus». Derrière ce duo d’ex-numéros uns mondiaux, Ghali Boukaa a encore brillé en s’emparant de la 5èmeplace en 70 »54 avec Ugolino du Clos.

Cette première journée se concluait comme elle avait commencé, par une victoire marocaine en nocturne pour les « une étoile » et voyait la victoire de Othamne Taoui avec Diva et sept cavaliers marocains aux sept premières places !

Frank Rothenberger : Un chef étoilé pour les pistes des Longines Masters

Pour leur quatrième saison, les Longines Masters se dotent d’un des chefs de piste les plus talentueux de la planète : l’Allemand Frank Rothenberger.

Celui-ci a débuté dans le métier à quinze ans, en fabriquant des obstacles, puis il est devenu chef de piste à l’âge de vingt ans. Après dix années passée à travailler aux côtés d’Olaf Peterson, il est devenu ce chef de piste incontournable, à qui l’on doit les parcours de Championnats d’Europe, de finales Coupe du Monde et de Jeux Equestres Mondiaux.

Les Longines Masters vous donnent rendez-vous pour le dixième anniversaire de l’étape parisienne du 29 novembre au 2 décembre prochain pour découvrir l’interprétation unique de Frank Rothenberger des épreuves emblématiques de la série : le Longines Speed Challenge, la Rider Masters Cup, le Masters Power ou encore le Longines Grand Prix.

Une interview exclusive du chef de piste est à découvrir sur les réseaux sociaux des Longines Masters ainsi que sur EEM.tv, où ce dernier nous parle de son rôle et des subtilités de son travail, de sa vision du saut d’obstacles, des Longines Masters ou encore de son rêve olympique !

 

Pour retrouver la vidéo complète de l’interview de Frank Rothenberger : https://www.eem.tv/en/video/frank-rothenberger-new-course-designer-of-the-longines-masters-season-iv/1342895

Les 10 ans du « Masters » de Paris

Les Jeux équestres mondiaux et la prochaine finale mondiale des Coupes des nations de Barcelone, marquent la fin d’une magnifique saison en extérieur. Chevaux et cavaliers vont désormais retrouver le chemin des « palais » pour un circuit hivernal qui s’annonce riche en événements avec notamment la Saison IV des Longines Masters dont le coup d’envoi sera donné à Paris le 29 novembre prochain. Un événement qui fêtera les 10 ans de l’édition parisienne cette année.

Dix ans d’une compétition qui, à chaque édition, a apporté des innovations mettant en valeur cette discipline magique du saut d’obstacles ainsi que de grands moments d’émotion. Une histoire qui a commencé, en 2009, avec une victoire dans le Grand Prix du Champion du monde en titre alors, le Belge Jos Lansink : on ne pouvait imaginer plus beau vainqueur pour lancer la saga des Masters de Paris. Puis au fil des années, se sont succédés à ce palmarès des Champions en tout genre : Champions olympiques (Kevin Staut, Pénélope Leprévost, seule femme à avoir remporté un Grand Prix de la série des Masters), Champion d’Europe (Marco Kutscher en 2010 qui, 6 ans plus tard remportera un « petit chelem » en enlevant deux Grand Prix de Masters dans la même saison). Le vice-champion du monde en titre de 2014, le Français Patrice Delaveau, avait également gagné le Longines Grand Prix de Paris en 2015 et détient avec Marco Kutscher le plus grand nombre de victoires (3) sur la série des Longines Masters. Ce Grand Prix de Paris a également vu le triomphe de trois vainqueurs de la Coupe du monde dont l’Allemand Daniel Deusser, dernier gagnant à Paris où il battait le Français Simon Delestre, au grand dam, bien sûr, du public parisien. Plus près de nous encore dans l’actualité, le jeune Suisse Martin Fuchs, tout récent médaillé d’argent des Jeux équestres mondiaux de Tryon, avait remporté ce mythique Grand Prix parisien en 2014.

Dix ans d’un palmarès on ne peut plus prestigieux et qui s’enrichira assurément d’un autre grand nom le 2 décembre prochain à l’issue du Longines Grand Prix.

 

La créativité d’EEM
Au cours de cette première décennie, le fondateur d’EEM, Christophe Ameeuw, et créateur de la série des Masters, a inventé de nouveaux formats d’épreuves qui, d’entrée, ont passionné le public. Ce fut d’abord en 2010 le lancement du Longines Speed Challenge, une épreuve de vitesse complètement folle qui porte parfaitement bien son nom et dont la première édition avait été remportée par le prince de la vitesse, Roger-Yves Bost, pour la plus grande joie, on l’imagine, de spectateurs parisiens en feu ! L’an dernier, la victoire fut à nouveau française avec Julien Epaillard, porté par ce public fantastique. Le Longines Speed Challenge est l’épreuve phare du vendredi (30 novembre).

Autre création de Christophe Ameeuw, la Riders Masters Cup, un véritable championnat intercontinental entre les deux grandes puissances du saut d’obstacles, les États-Unis et l’Europe, comme l’a encore confirmé le récent podium du Championnat du monde de Tryon (Etats-Unis – Suède – Allemagne) au terme d’une bataille d’anthologie. La Riders Masters Cup propose une confrontation directe entre les « Riders USA » et les « Riders Europe » sous forme de duels où les scores, comme dans n’importe quelle rencontre de sport collectif, s’affichent en temps réel. Une épreuve intense, mais pensée pour le public, passionnante à suivre, avec un véritable scénario sportif à rebondissements ! À Paris, en décembre 2017, puis à New-York, en avril 2018, les « Riders Europe » ont, à chaque fois, dominé les « Riders USA », les Etats-Unis, mais après leur récent succès de Tryon, les Etats-Unis, auront à cœur de confirmer cette domination lors de cette épreuve par équipe appelée à rejoindre dans la légende ces grands défis sportifs intercontinentaux telles la Coupe Davis (tennis), l’América Cup (voile) ou la Ryder Cup (golf).

Ajouté à ces trois grands challenges sportifs de cette édition du dixième anniversaire du Longines Masters de Paris, tout un programme riche en épreuves de tous niveaux, les Masters One, Two & Three véritable carrefour entre champions d’hier, d’aujourd’hui et de demain (EEM tient à ce rôle « d’accélérateur » de jeunes talents) sur des parcours dessinés par le chef de piste allemand Frank Rothenberger, qui a été choisi cette année pour construire les parcours de la Saison IV. Sans oublier la fête, les fameux after propres aux Longines Masters, dès jeudi à partir de 23H00 dans le célèbre village prestige.

La billetterie est d’ores et déjà ouverte et il est recommandé de réserver dès maintenant ici.

A l’occasion de cet anniversaire, EEM va vous faire revivre le meilleur de ces dix éditions, l’occasion de découvrir ou revivre des instants sportifs incroyables. EEM vous donne rendez-vous tous les jeudis sur son site internet et ses réseaux sociaux pour visionner ces grands moments et tenter de gagner un séjour à New York pour le dénouement de la saison IV des Longines Masters !

Julien Reynes, l’homme du Jour

Fin officielle de la saison de polo en extérieur avec les Championnats de France dont les finales des deux catégories les plus élevées se sont jouées dimanche dernier au Polo de Paris et voyaient les victoires de Jivaro (Chantilly) en Championnat (6/8) et de La Grange Martin (Gif-sur-Yvette) en Coupe de France (2/4).

Ces finales étaient le dénouement de deux semaines de compétitions rassemblant 21 équipes (12 dans le Championnat et 9 dans la Coupe) et qui se sont réparties dans les Clubs de Chantilly et de la Mariana (Saint- Arnoult en Yvelines).

La finale du Championnat de France opposait un père et son fils : Alexandre et Sam Sztarkman, au sein des équipes Land Rover et Jivaro. Le capitaine de Jivaro, Christophe Allemandou ouvrait la marque d’un match qui est resté indécis jusqu’à la fin de la seconde période (2/2). C’est à nouveau Christophe Allemandou qui dégelait le compteur après ce deuxième chukker sans aucun goal ; Land Rover et Alexandre Sztarkman sont restés sans réponse après deux goals magnifiques inscrits par son fils (5/2). Une différence qui n ‘avait pourtant encore rien de définitif à l’abord de l’ultime période, mais le jeu se ferma encore un peu plus et seul l’Argentin Jota Chavane, unique scorer de son équipe, put inscrire un ultime goal pour l’honneur ; le duel des générations aura donc tourné en faveur du plus jeune !

 

Coupe de France : le show Julien Reynes

« Il n’y avait rien à faire face à un tel Julien Reynes », reconnaissait sportivement le capitaine de Banassa, Victor Decrion. « Il était partout, il a montré une adresse hors du commun avec le maillet et la balle et a inscrit les six goals de son équipe, tous des golazos » … Golazo, en argentin, désigne un but spectaculaire et c’est vrai que ceux de Julien Reynes l’étaient particulièrement (pas une seule pénalité parmi ces six buts). Après une première période à égalité où Adrien Le Gallo, le pilier de Banassa, répondait au premier goal de Reynes, le reste de la rencontre fut à sens unique. Car si le back de La Grange Martin a été le seul réalisateur de son équipe, il le doit aussi à l’énorme travail de ses coéquipiers, Kilian Ledée, Thomas Rolland et au capitaine Jean-Luc Auclair, qui, en défense, n’ont pas laissé un seul instant de répit à leurs adversaires. Tous ces cavaliers ont été formés dans ce Centre équestre de Gif sur Yvette, situé en vallée de Chevreuse à 25 kilomètres de Paris, où sont enseignées par Jean-Luc Auclair et son équipe, toutes les disciplines équestres.

Ces Championnats de France vont définitivement se conclure cette semaine avec les deux catégories inférieures, le Challenge de France (-1/+1) à Chantilly et à La Mariana, ainsi que le Trophée de France (-4/-2) au terrain fédéral de Couranges.

Championnat de France :

Progression Jivaro : 2/2 – 2/2 – 5/2 – 6/3

Jivaro : Christophe Allemandou (H0, 2 goals), Sam Sztarkman (H0, 2 goals), Édouard Pan (H4, 1 goal) et Ernesto Trotz (H4, 1 goal)

Land Rover : Alexandre Sztarkman (H1), Justine Caux (H-1), Jota Chavanne (H5, 3 goals) et Clément Gosset (H3)

MVP : Sam Sztarkman

BBP : Irenita Flama, élevage McDonough (Argentine), jument baie-brune de 11 ans par Lunático et montée par Rulo Trotz

 

Coupe de France :

Progression La Grange Martin : 1/1 – 3/1 – 5/1 – 6/2

La Grange Martin : Jean-Luc Auclair (H0), Kilan Ledée (H-1), Thomas Rolland (H1) et Julien Reynes (H3, 6 goals)

Banassa : Victor Decrion (H0), Lucie Venot (H0), Pearl Venot (H0) et Adrien Le Gallo (H3, 2 goals dont une pénalité)

MVP : Julien Reynes