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Retour des ÉquiÉtudes au Musée du cheval de Chantilly

Les ÉquiÉtudes sont un forum dédié au bien-être du cheval de sport. Un événement biennal, qui se déroulera aux Grandes Écuries de Chantilly le 16 mars prochain autour du thème de l’équitation en conscience et impact du cavalier sur le cheval. Cet événement est en partenariat avec la Fédération Française d’Equitation et le salon Equita Longines. Au programme : huit conférences animées par de grands experts français et internationaux et un salon du bien-être équin. Vingt-trois exposants partageront ainsi leurs dernières découvertes.

Créées dans les Grandes Ecuries en 2017 par Sophie Bienaimé, Directrice équestre du Domaine de Chantilly et Annette Rancurel, spécialiste du confort du cheval à travers la selle, les ÉquiÉtudes se pencheront en 2019 sur les différentes influences – néfastes ou positives – que le cavalier peut induire par son attitude, son mental comme son physique. « Monter en conscience », c’est identifier et corriger l’impact du cavalier sur le cheval : des petits gestes inconscients, une mauvaise posture, un manque de concentration, des codes imprécis, des consignes floues ou contradictoires, une selle mal ajustée, un manque de condition physique, une mauvaise utilisation des aides artificielles comme un mors inadapté etc. Tous ces petits signaux sont perçus par le cheval plus qu’on ne le pense et peuvent le gêner dans l’expression de ses mouvements et de sa motivation.
Russell Guire, référent à la FEI (Fédération Equestre Internationale) et à la British Equestrian Federation en tant que spécialiste de l’analyse de la biomécanique du cheval et du cavalier sera le principal conférencier. Il présentera son travail de recherche sur l’analyse du mouvement du cheval et du cavalier. A l’issue de son travail de recherche des innovations ont vu le jour dont une veste d’équitation originale qu’il nous présentera. Deux interventions, présentations émaillées de vidéos et démonstrations, auront lieu avec les chevaux sur la piste du spectaculaire dôme des Grandes Écuries.

Le cadre étant posé, plusieurs propositions d’amélioration de la performance seront évoquées avec les intervenants : la préparation physique du cavalier (Agnès Olivier, Docteur en Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives), les théories de l’apprentissage (Hélène Roche, DESS d’éthologie appliquée), l’impact de la main et le bit-fitting (Géraldine Vandevenne, dentiste équin et bitfitter reconnue, l’importance d’une selle bien adaptée (Annette Rancurel, co-créatrice des ÉquiÉtudes et saddle-fitter) et l’intérêt de la science et des mesures scientifiques dans tout ce qui concerne le cheval (Aude Caussarieu, chercheuse en didactique des sciences et présidente de l’Association pour le développement des sciences équines).
En 2017, près de six cents cavaliers de tous horizons, de toutes disciplines sportives, avaient assisté à la première édition de ces ÉquiÉtudes dans ce cadre exceptionnel des Grandes Ecuries du Domaine de Chantilly. Cette année encore, le public pourra découvrir et échanger avec les conférenciers et les exposants sous les majestueuses voûtes de la nef ouest. Les produits, services et dernières découvertes pour le bien-être du cheval de sport seront sélectionnés pour apporter des solutions en lien avec les sujets évoqués pendant les conférences et les débats.
Le samedi 16 mars 2019, les portes du Salon des ÉquiÉtudes ouvriront à 8h30, les conférences débuteront à 9h00. Elles seront entrecoupées de plusieurs pauses et se termineront à 18h30. Le Salon fermera à 20h30. Restauration possible sur place dans la journée.

Programme des conférences

09h00-09h10 : Introduction par Sophie Bienaimé, directrice équestre et artistique des Grandes Écuries de Chantilly, auteur de « La leçon de dressage » (éditions Actes Sud 2017), et par Déborah Bardou, chargée de projet « bien-être animal » à la Fédération Française d’Equitation.
09h10-10h20 : Comment le cheval apprend-il ? Les principes et leurs applications au quotidien.
Helène Roche
11h10-11h30 : L’intérêt de la mesure scientifique
Aude Caussarieu
11h30-12h30 : Les effets de la selle et des équipements sur la performance
Russell Guire
14h00-14h30 : L’impact de la main du cavalier sur le cheval – Démonstration avec tensiomètre
Géraldine Vandevenne
14h30-14h50 : Selle qui tourne : causes, conséquences et remèdes
Anette Rancurel
15h15-17h15 : L’impact du cavalier sur la locomotion du cheval (la position, la perception et le comportement du cavalier)
Russell Guire
17h45-18h15 : Préparation physique ciblée du cavalier
Agnès Olivier
18h15-18h30 : Comment concevoir son programme d’entrainement ?
Dialogue entre Hélène Roche et Sophie Bienaimé
18h30-20h00 : Echanges avec les intervenants et exposants

Les conférenciers
 
Russel Guire
Russell Guide, fondateur de Centaur Biomecanics, enseignant et compétiteur, est spécialiste de l’analyse de la biomécanique du cheval et du cavalier. A la fois pour la recherche et sur le terrain, il utilise les outils les plus pointus pour optimiser la performance du couple tout en le maintenant en bonne santé. Il travaille par ailleurs pour le FEI (Fédération équestre internationale) et la British Equestrian Federation dans ses programmes d’excellence. 
 
Agnès Olivier 
Chercheur sur l’optimisation de la performance cavalier-cheval
Responsable Recherche et Innovation – Groupe Voltaire & Forestier Sellier
Chercheur associé au laboratoire CIAMS de l’Université Paris Sud – UFR STAPS

Hélène Roche 
Titulaire d’une maîtrise de Biologie et un DESS d’éthologie appliquée, se consacre à la vulgarisation scientifique du comportement du cheval. 
 
Géraldine Vandevenne 
Dentiste équin et consultante en adaptation de mors, filets, brides et ennasures (bitfitter reconnue par l’Association Internationale de bit fitting)  
 
Annette Rancurel 
Co-créatice des Equiétudes, ingénieur en technologies de l’information et consultante en adaptation de la selle (saddlefitter) auprès des selliers et des cavaliers ainsi que de tous ceux qui les entourent, vétérinaires, enseignants, etc…
 
Aude Caussarieu 
Chercheuse en didactique des sciences, université de Bordeaux
Présidente de l’association pour le développement des sciences équines

Après le « Lac des Cygnes » en 2017 (26 000 spectateurs), c’est le classique de William Shakespeare, Le Songe d’une nuit d’été qui a été revisité cette année par Virginie Bienaimé et la Compagnie équestre du Domaine de Chantilly, en un conte équestre de Noël rebaptisé Le Songe d’une nuit d’hiver.

Le texte est bien sûr simplifié, l’intrigue est pratiquement la même et la mise en scène est tout simplement magique, « allégée » par la participation du clown de renommée international Pieric et de ses craquants mini chevaux. Une partie de cette comédie dramatique équestre pour enfant se joue à 90° sur les murs du dôme des Grandes écuries grâce à la Compagnie Lève un peu les bras… qui incitera les spectateurs à lever un peu la tête pour admirer l’incroyable architecture de cette coupole de 28 mètres érigée au XVIIIe siècle.
« C’était effectivement une gageure que de proposer du Shakespeare pour un spectacle familial. À ma connaissance, je crois que c’est la première fois que l’auteur anglais est joué « à cheval » et dans les airs, mais cette mise en scène devrait le rendre accessible à tous », assure la metteur en scène Virginie Bienaimé. Même les plus petits qui ne suivront pas forcément l’histoire seront pris par la beauté des chevaux, les pitreries et le jeu de Pieric et de ses poneys, ou alors les costumes encore plus extraordinaires ». Signées une fois de plus Monica Mucha, il est sûr que ces tenues jouent un premier rôle dans Le Songe d’une nuit d’hiver, dont la première a été donné samedi dernier.

Interview de Clément Le Disquay, acrobate de la compagnie Lève un peu les bras

Pouvez-vous présenter la compagnie Lève un peu les bras ?
Lève un peu les bras est une compagnie fondée par deux amis, Paul Canestraro et moi-même, Clément Le Disquay. Nous nous sommes rencontrés à l’université, et nous voulions tous deux devenir professeurs d’éducation sportive. Nous sommes tombés complètement amoureux de l’un de nos enseignements : la danse. Elle permet de mêler l’activité sportive et l’imaginaire. Au début, nous avons monté un duo de danse au sol, associé à de l’acrobatie. Pendant un temps, nous avons intégré une compagnie de danse verticale, Les Passagers, avec laquelle nous nous sommes réellement formés. Cette troupe nous a donné la chance de faire plusieurs fois le tour du monde. Aujourd’hui notre duo s’est agrandi. La compagnie Lève un peu les bras présente des créations et des spectacles que nous montons en entier, avec des numéros au sol ou associés avec de la danse verticale. Nous effectuons aussi des performances, comme celle que nous faisons pour Le songe d’une nuit d’hiver, où nous sommes invités pour participer à un spectacle pluridisciplinaire.

Connaissiez-vous les Grandes Écuries et le musée du Cheval avant de venir vous produire ici ?
Nous connaissions Les Grandes Écuries du Domaine de Chantilly car nous étions venus en tant que visiteurs avec nos familles respectives. Mais personnellement, je n’avais jamais vu de spectacle équestre dans ce lieu si particulier.

Vous intégrez le spectacle Le songe d’une nuit d’hiver en tant que comédien, au cœur d’une histoire, est-ce nouveau pour vous ?
Non, ce n’est pas nouveau pour la compagnie. Paul et moi avions déjà joué dans un spectacle comme celui-ci. Camille Brulais – la danseuse aérienne nous accompagnant – a participé à des comédies musicales, dont Roméo et Juliette et Mozart l’Opéra Rock. Elle a également figuré dans des opéras en France, au Théâtre des Champs Élysées ou à l’Opéra Comique, et à l’étranger. Dans ces spectacles, il est très souvent demandé au danseur d’avoir aussi un rôle d’acteur. Sans forcément être un personnage à part entière, c’est tout de même une première approche de ce rôle de comédien.

Interview Pieric, artiste du cirque

Pouvez-vous nous parler un peu de votre parcours, de vos débuts dans le cirque ?
J’ai commencé à travailler dans ce milieu lorsque j’ai intégré l’école de cirque Fratellini, à l’âge de vingt ans. Cependant, je ne suis pas resté très longtemps au sein même de l’école. J’étais venu pour les chevaux et puisqu’ils partaient en tournée, j’ai très rapidement demandé à les suivre. Je les ai toujours aimés et lorsque j’ai intégré l’académie, je rêvais de faire du dressage. Malheureusement, ce n’était pas la bonne porte. L’école m’a cependant appris énormément grâce aux enseignements artistiques – comme la danse classique – et aux enseignements techniques, dont beaucoup de disciplines acrobatiques. J’ai commencé à intervenir sur la piste, avec des numéros comme le charivari (l’intrusion en piste, de manière joyeuse et bruyante, d’augustes et de clowns – ndlr), lequel demande beaucoup de préparation en réalité.

Après ces années au sein de l’académie Fratellini, dans quelles compagnies êtes-vous parti travailler ?
Je suis parti de l’école pour rejoindre le cirque Jean Richard, puis celui de Bouglione. J’ai également travaillé deux ans au sein de la troupe d’Alexis Gruss avant d’intégrer celle d’Arlette pour une saison. J’ai travaillé un peu partout en Europe : en Scandinavie, où j’ai fait une saison chez Benneweis, au Danemark, et en Allemagne. Là-bas, j’ai intégré le cirque de Krone, lequel arrête sa tournée à Munich durant la période hivernale. Pendant 3 ou 4 mois, il y a un cirque en dur où le programme change tous les mois, permettant à de nombreux artistes de se produire chez eux. J’ai eu la chance d’y aller plusieurs années, en tant qu’auguste.

Avant de rejoindre la troupe pour le spectacle de Noël, connaissiez-vous déjà les Grandes Ecuries de Chantilly ? Quelle image en aviez-vous ?
La première image qui émane du musée et écuries, c’est le dressage, et cette discipline m’a toujours intéressé. Je suis déjà venu au musée du Cheval en tant que simple visiteur, mais c’est la première fois que je vais m’y produire. Sophie (Bienaimé – ndlr) et moi avions évoqué cette idée depuis quelques temps. Le spectacle Le Songe d’une nuit d’hiver est l’occasion parfaite. Elle m’a contacté pour le rôle de Puck car mon profil correspondait à ce personnage.

Bien que Puck reste un personnage de clown, c’est tout de même la première fois que vous interprétez un rôle au sein d’une histoire ?
J’ai déjà eu l’occasion de faire partie d’une histoire, cependant, c’est la première fois que j’ai autant de texte. Apprendre à parler est une toute autre activité que le cirque, mais qui n’en reste pas moins intéressante. Grâce à ce rôle, je m’essaye avec quelque chose de différent, tout en gardant ma cavalerie.

Justement, pouvez-vous nous présenter votre cavalerie ?
Je suis présent avec six poneys et un âne miniature. Il y a toujours une référence, un clin d’œil au cirque, car ces poneys ont tous des noms de clowns célèbres dans le milieu. J’ai donc avec moi Bebi, en référence à Baby Frediani, grand acrobate à cheval, Bario, venant du nom d’une famille de clown, Grock, un fameux clown suisse, ou encore Rhum, un bel auguste. Quant à mes chevaux blancs, ils ont plutôt des noms de clowns blanc : Pipo, clown avec lequel j’ai travaillé, et Yoyo, en hommage à Pierre Étaix.

NUIT IBERIQUE – Jeudi 7 Février 2019

Trois académies et une troupe de réputation internationale pour célébrer le cheval ibérique.

L’École royale andalouse d’art équestre de Jerez, l’École portugaise d’art équestre de Lisbonne, le Cadre Noir de Saumur et les Hasta Luego, on ne peut rêver plus belle affiche pour célébrer le cheval ibérique dans une spectaculaire et exclusive mise en scène. Ces quatre institutions de l’art et du spectacle équestres seront réunies le temps d’un spectacle unique baptisé « Nuit Ibérique », jeudi 7 février, devant plus de 6 000 spectateurs attendus, en ouverture du Jumping International de Bordeaux, au Parc des Expositions de Bordeaux. Une idée de cadeau de Noël ? Des entrées pour « Nuit ibérique » !
Avec ses allures naturellement relevées, un passage presque naturel, sa présence en piste, le cheval ibérique, qu’il soit Lusitanien, Alter Real ou Pura raza español, est celui le plus utilisé en spectacle. On les retrouve dans les plus grandes écuries de spectacle, chez Bartabas, à l’Académie de Versailles, aux Grandes écuries de Chantilly, chez Alizée Froment, Frédéric Pignon, Mario Lurashi et même au Cadre Noir de Saumur.
Cette année, il sera la star de la soirée d’ouverture du jeudi 7 février dédiée au spectacle, « Nuit Ibérique », à travers la prestation des deux grandes académies équestres qui le subliment le plus et dont elles sont un peu les « conservateurs » : l’Ecole Royale Andalouse d’Art Équestre de Jerez (que l’on avait admirée à Bordeaux il y a quatre ans) et l’École Portugaise d’Art équestre de Lisbonne. Une mise en scène grandiose où l’on retrouvera également les chevaux ibériques du Cadre Noir de Saumur. Une rencontre unique entre les trois académies d’art équestre avec en plus une touche circassienne apportée par Christophe Hasta Luego qui présentera un extraordinaire et très poétique numéro de chevaux en liberté. Sept chevaux lusitaniens, tous de la même robe isabelle, dorée avec les extrémités et les crins noirs.
« Nuit Ibérique », un moment rare, un spectacle unique, une mise en scène exclusive pour célébrer un cheval mythique. C’est au Jumping International de Bordeaux seulement !

Interview de Pierre JouNeau – régisseur de « Nuit ibérique »

Pouvez-vous nous en dire plus sur la mise en scène de « Nuit ibérique » ? Comment vont s’articuler les interventions des quatre entités ?
« Nuit Ibérique » accueillera trois grandes écoles d’équitation, Le Cadre noir de Saumur, l’École Portugaise de Lisbonne et l’École Royale de Jerez, ainsi que la troupe Hasta Luego. L’académie de Saumur ainsi que celle de Lisbonne présenteront chacun deux numéros, tandis que l’académie de Jerez et la troupe Hasta Luego n’en feront qu’un. Il y aura éventuellement de la place pour une surprise au dernier moment. Le spectacle durera un peu plus d’une heure.

N’est-ce pas impressionnant de mettre en scène les trois « académies » et d’obtenir leur écoute ?
Rentrer en contact, communiquer et coordonner ces grandes écoles traditionnelles est évidemment impressionnant mais les gens y sont très accessibles. C’est tout de même un super challenge dont l’idée nous est venue, avec Sabine Zaegel, directrice du Jumping International de Bordeaux, assez tôt dans la saison. Réussir à réunir ces trois académies est rare et je pense que le public de Bordeaux sera très réceptif à un spectacle tel que celui-ci.

Qui fera le choix des musiques ? Le thème ibérique sera-t-il de mise pendant tout le spectacle ?
Chaque entité établit ses propres tableaux, ce sont donc eux qui choisissent leurs musiques et viennent avec leurs musiques préétablies. Le fil conducteur du spectacle est véritablement la mise en valeur et la mise en lumière du cheval ibérique, que ce soit les pures races espagnoles ou les purs sangs lusitaniens.

Les artistes

L’école royale andalouse d’art équestre
La Real Escuela Andaluza del Arte Ecuestre a été créée en mai 1973 par le grand écuyer, Don Alvaro Domecq Romero. En 1987, en acceptant la présidence d’honneur de l’académie, le roi Juan Carlos lui confère son titre de « real » (royale). Elle est située en plein cœur de la ville andalouse de Jerez de la Frontera dans de beaux bâtiments traditionnels, qui abritent également un musée du cheval et un musée du carrosse. Un immense manège pour le travail quotidien et les spectacles permet d’accueillir jusqu’à 1 600 spectateurs et les écuries attenantes abritent 60 chevaux. Les écuyers sont au nombre de 14 en plus d’une trentaine d’élèves de grades différents, de 1 à 4, qui, à partir du 3ème grade, participent aux spectacles.
En 2000, puis en 2004, des écuyers de l’Ecole ont participé aux épreuves de dressage des Jeux olympiques, notamment son Ecuyer en chef, Rafael Soto avec le fameux Invasor, apportant une reconnaissance mondiale à cette académie.

L’école portugaise d’art équestre
La Escola Portuguesa de Arte Equestre a été fondée en 1979 par la volonté du Ministère de l’Agriculture qui souhaitait faire revivre l’Académie équestre de la cour portugaise des XVIII et XIXe siècles. Celle-ci évoluait dans le magnifique manège royal de Belem. L’école portugaise d’art équestre a d’abord été installée à la Société hippique Portugaise de Lisbonne, puis dans le somptueux parc du château de Queluz où ont été construites d’immenses écuries avant de revenir à Belem, dans le nouveau manège Henrique Calado de construction récente. Les écuyers du XXIe siècle pratiquent la même équitation, montent les mêmes chevaux Alter Real et portent le même uniforme qu’au XVIIIe siècle. Les 16 écuyers principaux, sous la houlette de leur écuyer en chef João Pedro Rodrigues, présentent leur travail de haute-école à Belem, mais également lors de déplacements au Portugal et à l’étranger. L’école possède 60 chevaux dont 29 participant aux représentations, les autres étant stationnés à Queluz pour leur formation. L’ancien manège de Belem se visite toujours, c’est un incontournable et somptueux bâtiment à la décoration baroque qui abrite aujourd’hui quelques carrosses du musée de l’attelage.

Le Cadre Noir de Saumur
Le Cadre Noir est une institution qui participe au rayonnement de la France. L’équitation académique qu’elle perpétue et transmet depuis des siècles, l’équitation de tradition française, est inscrite au patrimoine immatériel de l’UNESCO.
Si l’Écuyer en Chef, actuellement le Colonel Patrick Teisserenc, est traditionnellement un officier militaire, l’institution reste civile. Issue de l’Académie de Saumur créée par Henri IV à la fin du XVIe siècle, le Cadre Noir tel qu’il existe aujourd’hui, a vu le jour au XIXe siècle en 1814. Son corps est essentiellement constitué d’écuyers civils chargés, au début, de former les cadres militaires. La couleur noire de l’uniforme est apparue à la fin du siècle où ces enseignants, pour se démarquer de l’uniforme bleu des élèves cavaliers, ont progressivement adopté cette couleur caractéristique qui est devenue officielle en 1898. Aujourd’hui, les écuyers du Cadre Noir portent toujours cette mission de former les futurs instructeurs d’équitation au sein de l’École Nationale d’Équitation.

La Compagnie Hasta Luego
Les Hasta Luego, c’est une famille (dont on ne vous révélera pas le véritable nom) qui, depuis trois générations, se voue au spectacle équestre dans une tradition à la fois académique et circassienne et qui a acquis aujourd’hui une renommée internationale dans le domaine de l’art équestre. Depuis plus de trente ans, ils déploient leurs talents de dresseurs et de cavaliers. C’est la plus ancienne écurie française de chevaux de spectacle essentiellement de races ibériques.

Longines Grand Prix de Paris : Edwina The First !

La deuxième reine du Longines Masters est Australienne. Si Edwina Tops Alexander n’est « que » la seconde femme, après Pénélope Leprévost en 2011, à remporter le Longines Grand Prix de Paris – et même de l’ensemble des Grands Prix de la série des Longines Masters – elle est la première Australienne et première non-européenne à triompher dans l’épreuve parisienne. Edwina The First, queen of Paris !

Aux Longines Masters, les choses se passent différemment. Par exemple, cette présentation des quarante-trois cavaliers qui allaient participer à ce Grand Prix du 10ème anniversaire : une « brochette » unique et bigarrée absolument impressionnante. Les acteurs du Longines Grand Prix étaient alignés sur la gigantesque scène comme au théâtre. Et la pièce qu’ils allaient jouer allait s’avérer particulièrement prenante et riche en émotions. Le metteur en scène, Frank Rothenberger, avait proposé une première manche plutôt difficile, « mais un vrai beau parcours, bien dessiné, du grand travail » assurait l’Australienne. Ce parcours allait livrer son lot de bonnes surprises et notamment la révélation et la mise en avant des cavaliers de la génération montante comme l’Américain Spencer Smith (Theodore Manciais), le Français Edward Levy (Sirius Black), tous deux sans faute, mais également Félicie Bertrand malgré ce petit quatre points de Sultane des Ibis. Cinquième, sixième et dixième places au final pour cette jeune génération : Christophe Ameeuw le répète, l’un des desseins de ses événements est de booster la carrière des jeunes talents. Mission accomplie sur ce Longines Grand Prix de Paris ! Autre bonne surprise – mais en est-ce encore une ? – le sans-faute de Thierry Rozier et Venezia d’Ecaussines (quatrième et meilleur Français au final). Comme quoi, un Rozier peut en cacher un autre !
 
Il y eût également quelques mauvaises surprises comme l’absence des têtes d’affiche françaises au barrage, Kevin Staut, Patrice Delaveau, Pénélope Leprévost ou Simon, Delestre, mais également celle de l’Américain McLain Ward, malgré une somptueuse Clinta, auteur d’une petite maladresse de ses antérieurs sur un oxer. Finie l’aventure du Grand Slam indoor of Showjumping pour le Newyorkais !
En revanche, elle commence pour l’Australienne Edwina Alexander, la plus rapide des trois sans-faute avec California, même si elle a craint un instant ne pas être assez rapide pour battre l’Italien Alberto Zorzi et Contanga, qui finalement allaient s’incliner pour 36 centièmes : « Je pensais que cela pourrait être juste pour battre Alberto Zorzi qui passait après, avouait Edwina. J’aurais pris plus de risques s’il y avait eu plus de concurrents encore à venir derrière ». Dans ce match, l’Irlandais Denis Lynch s’est senti un peu hors-jeu, à près de trois secondes derrière les deux premiers : « Ce n’était pas une tactique, j’ai vraiment essayé d’aller vite, mais The Sinner m’a échappé. Je ne pouvais pas vraiment faire autre chose que tenter de le recomposer pour finir proprement. Avec mes cinquante secondes (47.03 exactement, ndlr), je savais que je ne risquais pas de gagner, mais je suis ravi de mon cheval et de sa progression. Je suis vraiment heureux de terminer dans les trois meilleurs, particulièrement ici, à Paris, devant ce public
 
Bref un dénouement en apothéose pour cette édition du dixième anniversaire : « Cela fait dix ans que je viens à Paris et j’ai vu ce Longines Masters s’améliorer sans cesse au fil des années. C’est devenu un événement tendance et lifestyle, et c’est vraiment un endroit où tout le monde veut venir à cette période de l’année. L’ambiance est réellement incroyable. Je sais qu’il y a de nombreuses personnes qui travaillent en coulisse et je leur tire mon chapeau, avec également une mention spéciale pour le public, les cavaliers, les chevaux et les sponsors. Le public, particulièrement, que l’on sent derrière nous, quelle que soit la nationalité du cavalier ! » Un hommage signé Edwina Alexander qui n’était pas pour déplaire à Christophe Ameeuw qui, de son côté, soulignait : « Nous venons donc de terminer la dixième édition du Longines Masters de Paris. De nombreux cavaliers nous sont fidèles depuis la première édition. C’est un véritable moment d’émotions pour nous, pendant toute la semaine nous avons vécu beaucoup de grands moments qui nous laisserons encore de nombreux souvenirs. Cela n’a pas toujours été facile, mais l’émotion, la beauté du sport et la passion nous font avancer. La beauté de ce Longines Masters de Paris, c’est son public, mais aussi la qualité de ses partenaires, ainsi que ce plateau de cavaliers incroyables. Nous cherchons à nous améliorer à chaque édition. Ce que vous avez vu aujourd’hui, c’est le résultat de dix éditions, et c’est un grand cru. Cela a été un véritable challenge, et nous l’avons remporté malgré des hauts et des bas. Cette passion est extraordinaire, elle arrive à créer cette atmosphère et rien ne peut la perturber ». 
 
Un discours plein de bonnes vitamines pour attaquer la deuxième décennie de cette magique saga des Longines Masters de Paris. Et pour patienter, rendez-vous à Hong Kong du 15 au 17 2019 février pour la seconde étape de la Saison IV des Longines Masters.

Riders Masters Cup : Et un, et deux, et trois-zéro !

Au terme d’un match plus serré que le score ne le laisse supposer et dans une ambiance juste incroyable avec une mise en scène digne du superbowl, les Riders Europe ont remporté leur troisième Riders Masters Cup en trois éditions. Quel spectacle !
 
Discours d’introduction par un ancien champion olympique de légende, Pierre Durand, parrain de cette Riders Masters Cup, une grandiose présentation des équipes, un hymne chanté par un impressionnant ténor pour les USA, gratté à la guitare électrique style Jimmy Hendrix pour l’Europe, une salle surchauffée – olas et clappings islandais – tous les ingrédients d’un décor de grand événement sportif étaient là. Restait à savoir ce que le sport en lui-même allait nous proposer…  et le sport n’a pas déçu.
 
Domination des Riders Europe en première mi-temps avec quatre victoires, mais les Riders USA ont pu conserver une petite chance grâce à la victoire de Jessica Springsteen sur le plus jeune des Riders Europe, Harry Charles (45-30).
 
La composition des duels allait être modifiée pour la seconde manche : une sorte de poker menteur entre les deux chefs d’équipe, Robert Ridland et Philippe Guerdat (« Les Américains ont essayé de nous embrouiller en changeant au dernier moment l’ordre de départ que nous avions décidé au début », révélait l’entraineur des Riders Europe !). Le coach européen avait pourtant le premier choix et décida d’opposer, dans le premier duel, le Champion du monde 2014, Maikel van der Vleuten, à la Championne du monde 2018, Laura Kraut. Avance de 16 petites centièmes de seconde pour cette dernière permettant à son équipe de remonter à 50 points contre 55 pour l’Europe. Le deuxième duel, celui des « U25 », allait même donner l’avantage aux Etats-Unis (70-65) après la victoire de Lucas Porter sur Harry Charles, battu de 10 centièmes ! Les choses semblaient alors se compliquer pour les Riders Europe. Mais Eduardo Alvarez Aznar et Edward Lewy (pour à nouveau 16 centièmes sur Jessica Springsteen) devaient donner un avantage décisif aux Bleus d’Europe (105 à 90). Il suffisait seulement à Daniel Deusser de boucler son parcours sans pénalité pour donner cette troisième victoire consécutive aux Riders Europe. Une formalité : « C’était fun », déclarait le coach européen visiblement réjoui, « car cela s’est un peu tendu après notre deuxième duel perdu pour un dixième de seconde ; ils sont alors repassés devant nous. Ils se sont bien battus. Mais cela s’est bien terminé et c’était touchant de voir notre « U25 », Harry Charles tellement déçu parce qu’il avait perdu ses deux duels. Je lui ai expliqué qu’ainsi va le sport et que c’est de cette façon que l’on avance. C’est en tout cas très formateur pour ces jeunes lancés dans le grand bain d’une compétition par équipe ».  
 
Avant cette troisième rencontre, Guerdat avait annoncé ‘jamais deux sans trois’. Ça, c’est fait ! Rendez-vous donc pour la quatrième édition à New-York le 27 avril prochain.

LONGINES SPEED CHALLENGE : Un triplé français dans une salle en feu

Première « épreuve-événement » de cette dixième édition du Longines Masters, le Longines Speed Challenge, a été à la hauteur de sa réputation. Le public parisien également : c’est dans un brouhaha d’encouragements indescriptibles et une nuée de drapeaux tricolores que Kevin Staut remporte pour la troisième fois* l’épreuve la plus rapide du monde !

Les vingt-huit cavaliers au départ découvraient le parcours de la Saison IV que leur proposait le chef d’équipe allemand, Frank Rothenberger. Un tracé qu’ils retrouveront à Hong-Kong, en février, puis à New York en avril. Un parcours difficile qui a enflammé spectateurs et cavaliers et cavaliers-spectateurs qui, bien que ne prenant pas part à l’épreuve, adorent la suivre depuis les tribunes. Le Longines Speed Challenge est un véritable championnat du monde de vitesse où les fautes aux obstacles sont très peu pénalisées en secondes : deux au lieu de quatre habituellement. Ce qui donne une chance à celui qui aurait été négligeant, laissant trainer par exemple un petit postérieur en route, de se rattraper par la vitesse. D’ailleurs, c’est avec une barre que Julien Epaillard l’avait remporté l’an dernier avec Cristallo A LM et ce soir, il est passé tout près du doublé malgré – encore une fois – une faute de Safari d’Auge dans le second double. « Le parcours m’a paru très très long, soufflait Epaillard. Il s’agissait de garder les forces de mon cheval jusqu’au bout, mais le public m’a donné des ailes ».

Et puis, plus l’épreuve avançait, plus le Normand s’enfonçait confortablement dans le fauteuil de peluches du leader et ne laissait transparaitre aucune inquiétude, même au passage de Simon Delestre et Chadino qui empruntaient les mêmes trajectoires, mais avec deux seconde de plus ; le Lorrain devait se contenter du siège du challenger. Et puis le public se mit à scander des « Kevin, Kevin » annonçant le Champion olympique qui n’était pas encore en piste et qui durèrent tout au long de son parcours. « J’entendais ces ‘Kevin’ quand j’étais dans le couloir et avant de me lancer, mais une fois devant le premier obstacle, j’étais complétement focalisé sur mon tracé. Ma stratégie, arrêtée avec Philippe Guerdat était d’être prudent sur le début, puis j’ai senti que Ayade de Septon*HDC était vraiment avec moi. Elle est montée en puissance tout au long du parcours et s’est montrée généreuse jusqu’au bout, je me suis alors permis de prendre des risques » … pour battre le tenant du titre d’une poignée de dixièmes, vingt-trois exactement, grâce surtout à un parcours parfait pour le plus grand bonheur de ce public incroyable : « L’ambiance en entrant dans cette arène est exceptionnelle, même si je l’entendais moins en parcours où j’étais concentré, mais je sentais ce public qui nous poussait », ajoute Kevin Staut. Une autre dimension du sport où ce public joue le rôle d’un « troisième homme », une ambiance dont les trois cavaliers français ont su pleinement profiter ce soir !

*La première à Hong Kong en 2014, puis à Paris en 2016

Un duo de gagnants dans le Prix Hubside

La première journée de compétition du Longines Masters de Paris s’est achevée sur une épreuve au concept particulier, le Prix Hubside. Les cavaliers du Masters One (CSI5) et les cavaliers du Masters Two (CSI2) se retrouvaient sur le même parcours, mais avec un classement distinct pour les deux catégories. Le jeune Américain Spencer Smith crée à nouveau la surprise sur un terrain français en s’imposant sur le CSI5, alors que c’était la Luxembourgeoise Charlotte Bettendorf qui s’emparait de la partie 2.

Le Prix Hubside était l’épreuve phare de ce jeudi sur un parcours à 1,45m dessiné par Franck Rothenberger. Cent-neuf cavaliers, autant du Masters One que du Masters Two, se sont retrouvés sur la piste mythique du Parc des Expositions de Villepinte pour courir cette compétition contre la montre.
C’est en selle sur une jument appartenant à son entraineur Eric Lamaze, Happiness, que Spencer Smith s’est emparé de la victoire. Cela devient une habitude pour le jeune cavalier de vingt-deux ans de s’imposer devant les meilleurs cavaliers au monde lorsqu’il concourt en France. Auteur d’un parcours sans accroc, il a été le plus rapide et signe un chronomètre de 53,09 secondes. « J’adore venir en France, je crois que cela me porte chance ! Je montais une très bonne jument, je l’ai laissée s’exprimer et faire son job. C’est encore rare pour moi d’avoir des victoires à ce niveau-là. Tous mes chevaux sont en très bonne forme, la compétition s’annonce de la meilleure des façons », confie le cavalier américain. L’Irlandais Billy Twomey et son étalon Ardcolum Duke montent sur la deuxième marche du podium grâce à son temps de 53,76 secondes. Pour compléter celui-ci, ce n’est autre que la cavalière tricolore très en forme depuis le début de cette saison 2018, Félicie Bertrand, qui termine à la troisième place avec Urano de Cartigny en 56,88 secondes.
Côté Masters Two, le Luxembourg était à l’honneur grâce à Charlotte Bettendorf. Avec sa jument Raia d’Helby, qui était déjà victorieuse le week-end dernier d’une épreuve à Kronenberg, elle boucle le parcours sans aucune pénalité, et dans un temps digne d’un cavalier du Masters One : 55,77 secondes. « D’ordinaire, je préfère passer au début des épreuves, mais dans celle-ci, je passais toute dernière de la centaine de partants. D’un côté, c’était un avantage de passer à la fin, j’ai pu voir toutes les options des cavaliers, et remarquer que pour ma catégorie, je n’avais pas forcément besoin de mettre le turbo. Ma jument était vraiment parfaite, je pense avoir gagné beaucoup de temps sur mon option pour aller sur l’obstacle n°4. C’est une jument très régulière en compétition, elle a été blessée cette année et revient à son plus haut niveau depuis un mois, je suis très confiante pour le reste du week-end », ajoute la Charlotte. Le Français Jacques Hemlinger s’empare de la seconde place avec Tonic des Mets, dans un temps de 57,51 secondes. A la troisième place, nous retrouvons la Britannique Louise Saywell et Golden Wave OL, qui terminaient leur parcours avec un chronomètre de 58,99 secondes.

Insolite : Le Cheval à 2 Pattes débarque au Longines Masters de Paris
Après la dernière épreuve, le public s’est plongé dans l’univers loufoque, humoristique et très sérieux à la fois du Cheval à 2 Pattes ! Après un concours de hennissement, les équipes des « Mulets à 2 Pattes » et des « Sardines » ont séduit le public du Longines Masters de Paris avec des carrousels en musique. Tous les invités de la Rider’s Night se sont pris au jeu pour découvrir cette activité ludique !


La première manche s’est jouée à l’Ambassade des États-Unis

C’est dans le somptueux cadre de l’hôtel Talleyrand que les chefs d’équipes de la Riders Masters Cup ont dévoilé mercredi soir à la presse la composition de leurs équipes qui s’affronteront samedi prochain à partir de 20h30 à Paris-Villepinte. Une présentation suivie du tirage au sort des cinq premiers duels : cela s’annonce passionnant ! Cette troisième édition mettra en avant la jeune génération avec non pas deux cavaliers « U25 », mais quatre !

Après avoir été accueilli par Henry Wooster, chef de mission de l’ambassade des Etats-Unis., Christophe Ameeuw, CEO de EEM World et créateur de la Riders Masters Cup, a présenté les deux chefs d’équipe, Robert Ridland, pour les Riders USA et le Suisse Philippe Guerdat pour les Riders Europe. Ces derniers ont alors annoncé les noms des dix protagonistes qui s’affronteront lors de cette troisième édition de la Riders Masters Cup.

Lors de la première manche, les cinq Riders Europe affronteront les cinq Riders USA dans les cinq premiers duels (barème A au chrono) ainsi déterminés par le tirage au sort :
1- Taylor Alexander (USA) vs Eduardo Alvarez Aznar (Europe)
2- McLain Ward (USA) vs Edward Levy (Europe)
3- Jessica Springsteen (USA) vs Harry Charles (Europe)
4- Laura Kraut (USA) vs Maikel Van der Vleuten (Europe)
5- Lucas Porter (USA) vs Daniel Deusser (Europe)

Le cavalier victorieux marquera 10 points pour son équipe, le vaincu, s’il a complété son parcours, marquera 5 points. À la mi-temps, à l’issue de la première manche, les chefs d’équipes recomposeront les duels, le premier choix étant donné à celui de l’équipe provisoirement en tête. La stratégie prend une part prépondérante ici car en fonction du résultat du premier tour, il est sans doute plus intéressant de mettre tel cavalier face à tel autre, peut-être prendre le risque de sacrifier une victoire pour en assurer deux autres, les cavaliers peuvent changer de chevaux etc. Cette fois-ci, en deuxième manche (barème C à 3 secondes la barre), les vainqueurs marquent 20 points, les vaincus 10.

Un choc entre les deux grandes puissances du saut d’obstacles mondial, dix batailles pour une première victoire pour les Riders USA ou un triplé pour les Riders Europe.

Dix Champions olympiques pour les 10 ans du Longines Masters de Paris… et une pluie de jeunes talents

Dans quatre jours sera donné le coup d’envoi de l’édition du dixième anniversaire du Longines Masters de Paris. Un événement qui, depuis 2009 et la victoire du Champion du monde en titre de l’époque (le Belge Jos Lansink), a vu défiler tous les plus grands cavaliers de la décennie. Le crû 2018 n’échappera pas à la règle avec, entre autres, la participation de neuf champions olympiques dans les épreuves Masters One !

Dix médaillés d’or olympiques de cette dernière décennie, c’est un record dans un même plateau. Le Longines Masters de Paris va accueillir ceux qui écrivent la légende de notre sport : nos champions olympiques de Rio, Kevin Staut, Roger-Yves Bost, Philippe Rozier et Pénélope Leprévost, les champions par équipes de Pékin (2008), les Américains McLain Ward et Laura Kraut, les champions des Jeux de Londres, le Suisse Steve Guerdat (inoubliable individuel) et les Britanniques Ben Maher et Scott Brash (par équipe), et, last but not least, le seul Canadien médaillé d’or aux Jeux olympiques, Eric Lamaze. Dix médaillés, mais onze médailles d’or si on prend en compte le premier titre olympique de McLain Ward à Athènes en 2004 et qui a été encore médaillé d’argent aux Jeux de Rio en 2016. Et si l’on considère l’ensemble des médaillés de tous métaux, il faut ajouter les Allemands Christian Ahlmann et Daniel Deusser (deux titres en Coupe du monde également), l’Américaine Lucy Davis, le Suisse Pius Schwizer et le Néerlandais Maikel van der Vleuten (également Champion du monde en 2014). Bref quinze médaillés olympiques (mais dix-huit médailles !), soit plus du tiers de l’ensemble des cavaliers engagés pour ces noces d’étain des Longines Masters avec le public parisien ! En plus de Kevin Staut, Pénélope Leprévost, McLain Ward et des deux cavaliers allemands, avec le français Patrice Delaveau et le Belge Grégory Wathelet ; ce sont sept anciens vainqueur d’un Grand Prix de Masters qui seront au départ. Quant à Julien Epaillard, vainqueur du Longines Speed Challenge 2017, il sera également à Paris pour défendre son titre. Et ce ne sont pas les seules stars que ce fabuleux public découvrira à partir de jeudi !

La classe « jeunes »
Il découvrira surtout les jeunes talents de ce magnifique sport, des cavaliers qui ont percé cette année sur le circuit international, en partie grâce à EEM, l’organisateur de la série des Longines Masters qui a, par exemple, invité le jeune Français Edward Lewy (24 ans), à Paris l’an dernier, puis à New- York en avril. Le concept, notamment celui de la Riders Masters Cup, oblige les sélectionneurs à introduire un cavalier âgé de moins de 25 ans dans leurs équipes, le fameux « U25 ». C’est le cas d’Edward Levy, présélectionné à côté du Britannique Harry Charles (19 ans) qui n’est autre que le fils du champion olympique par équipe de 2012 Peter Charles (« C’est mon modèle, avoir un tel père me motive »).
Toujours grâce à la Riders Masters Cup, le jeune Américain Spencer Smith (22 ans) découvrira le niveau ‘cinq étoiles’, mais avec un solide bagage : cet élève d’Eric Lamaze a notamment remporté en août dernier le Grand Prix 4* de Valence. 
Plus tout à fait une « U25 », la Française Félicie Bertrand (31 ans), a littéralement explosé au haut niveau cette saison en remportant notamment la médaille d’or aux Jeux Méditerranéens (et l’argent par équipe), elle a fait ses premiers pas en CSIO 5* et participera à son premier Longines Masters avec les chevaux de l’écurie Megret que montait auparavant Pénélope Leprévost, Sultane des Ibis et Chacco Rouge. Un sacré plongeon dans le grand bain ! 
Egalement un « rookie », ou presque – il a participé à son premier ‘cinq étoiles’ une semaine après le Longines Masters de Paris l’an dernier, le Normand Alexis Deroubaix a été sélectionné pour sa première saison à ce niveau dans l’équipe tricolore pour les Jeux Equestres Mondiaux de Tryon en septembre dernier. Il en est revenu avec le meilleur classement de l’équipe de France grâce à une brillante 9ème place individuelle avec son fabuleux cheval Timon d’Aure qu’il pilote à merveille ! Un favori pour le Longines Grand Prix du dimanche. 
Jessica Springsteen, du haut de ses 27 ans, fait également partie de cette jeune génération, ceci dit, la fille du boss a désormais déjà une bonne expérience du haut niveau puisqu’elle a remporté quelques Coupes des Nations avec l’équipe des Etats-Unis.

Toujours plus jeunes : le « rider’s lab »
Les épreuves Masters Two et Masters Three regorgent encore plus de jeunes cavaliers. Parfois de bien plus jeunes. Ces épreuves, dont Christophe Ameeuw et EEM ouvrent grand les portes à ces jeunes talents, permettent à ces derniers d’évoluer dans le contexte d’une compétition ‘six étoiles’, sur des parcours construits par le même chef de piste : l’Allemand Frank Rothenberger, une des stars mondiales de cet art du design de parcours. Camille Condé-Ferreira est un peu la chef de file de cette génération « riders’ lab », elle qui a su si bien réussir cette transition de la classe poney (où elle a été championne d’Europe) à celle de « grands chevaux » avec des résultats cette année en concours internationaux deux et trois étoiles ! Cette jeune classe sera confrontée à des cavaliers plus expérimentés comme la Belge Gudrun Pattet, habituée des cinq étoiles qui vient de remporter le Grand Prix Coupe du monde d’Helsinki le mois dernier. Dans cette division, on retrouvera également Guillaume Canet qui a promis qu’il essaiera à Paris de battre son propre record de saut en hauteur (1,80m) en participant à la Lido Masters Power où les cavaliers du Masters One tenteront de battre le record parisien de 2,00m !
En Masters Three, c’est assurément les trois enfants de Nicolas Canteloup, Anouk, Jeanne et Nicholas, qui seront sous le feu des projecteurs, opposés notamment à la fille du créateur des Longines Masters, Louise Ameeuw… La transmission, une des valeurs phares des Longines Masters !