L'AGENCE DE RELATION PRESSE
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Magistral Denis Lynch
C’est un époustouflant final que cette septième édition du Longines Masters de Hong Kong a livré à un public de plus en plus passionné et de plus en plus imposant. Le palmarès, déjà fort prestigieux, du Longines Grand Prix de Hong Kong s’est enrichi d’un nouveau nom illustre. Celui de l’Irlandais Denis Lynch qui signait là la plus belle des ses sept victoires en Grands Prix internationaux, la première avec Chablis, qui se voyait remettre le Trophée par Mme Carrie Lam, Chef de l’exécutif de Hong Kong.
Ses pairs et les experts avaient, pour beaucoup, prononcé son nom quand il s’agissait de se livrer au petit jeu des pronostics. Il en avait eu vent, mais il en faut plus pour perturber l’Irlandais : « La pression ? C’est pour les pneus ! Il reste que cette victoire est exceptionnelle, c’est définitivement l’une de mes plus belles, et je suis heureux d’avoir ce cheval très compétitif. C’était un parcours difficile aujourd’hui, mais Frank Rothenberger a fait du bon boulot en ne laissant filtrer que deux double sans-faute ». Le Longines Grand Prix se dispute en effet en deux manches et tout peut être remis en question dans la seconde. Mais à Hong Kong, la logique et la justice ont eu le dernier mot : ce sont les trois seuls sans-faute de la très difficile première manche, que l’on retrouvait sur ce podium très courtisé. Le Suisse Pius Schwizer, premier à avoir signer un sans-faute avec About A Dream et le Français Simon Delestre, avec Uccello de Will, ont donc rejoint l’Irlandais. Point commun entre ces trois cavaliers : ils montaient tous un cheval relativement jeune et récemment arrivés dans leurs écuries : « Cela fait trois mois qu’Uccello est arrivé chez moi, confirmait le Français. Quand j’ai vu la rapidité du parcours de Denis, je savais que je n’avais aucune chance de le battre. Alors j’ai choisi l’option d’un parcours sans faute plutôt que rapide ». Avec également un jeune cheval, le Suisse Pius Schwizer, lui, a pris ce risque, ce qu’il a payé d’une faute qui, heureusement, ne l’a pas écarté du trio de tête : « Cette faute, c’est aussi un manque de chance ou peut-être un manque d’expérience de mon cheval. En tout cas, avec lui, je vois l’avenir en rose. Je tiens à souligner que ce Longines Masters de Hong Kong est un concours exceptionnel qui ne peut que grandir encore, toutes mes félicitations à Christophe Ameeuw ». Un avis partagé par ses deux collègues… Simon Delestre : « Cela fait sept fois que je viens et chaque année, je vois cet événement progresser. Le public devient connaisseur au fil des éditions » ; Denis Lynch : « Je vois ce concours grandir d’année en année et je remarque que le public nous soutient de plus en plus ».
Exponentielle croissanceDes compliments qui allaient bien sûr droit au cœur du créateur des Longines Masters : « C’est vrai que l’on voit la différence entre la première et la septième édition. Cette année, toutes les sessions ont fait carton plein, le nombre d’exposants a doublé. Et rien ne peut arrêter cette croissance car le potentiel de l’AsiaWorld Expo est sans limite. S’il le faut, le Longines Masters pourra s’étaler sur les halls voisins, alors oui, c’est sûr, l’événement grandira encore ! » Christophe Ameeuw se réjouissait particulièrement de l’apport de ce Longines Masters de Hong Kong à l’équitation asiatique : « La bonne nouvelle, ce sont les progrès des cavaliers asiatiques. Ils étaient sept cette année et il y a eu cette magnifique victoire de la Chinoise Yunjing Ella Wang dans le Masters Power Maserati Trophy, le beau classement de la Japonaise Hikari Yoshizawa dans le Longines Grand Prix aujourd’hui et les belles prestations des jeunes dans les épreuves « Hong Kong Jockey Club Asian Junior » avec une première victoire Hongkongaise à domicile signée Vincent Zi-Xiang Capol. Il faut remercier ici les meilleurs cavaliers du monde comme Denis, Simon et Pius qui viennent jusqu’ici pour créer cette émulation parmi ces cavaliers asiatiques. Et ils savent qu’ils sont les bienvenus dans deux mois à New-York ». Rendez-vous est donc donné à New York – Long Island du 25 au 28 avril 2019, au NYCB LIVE, siège du Colisée de Nassau. La fabuleuse saga des Longines Masters ne s’arrête jamais !
Bertram Allen : plus haut, plus vite !
Aujourd’hui, au Longines Masters de Hong Kong, il était question de vitesse et de hauteur. L’emblématique Longines Speed Challenge a vu la victoire d’un abonné : après Los Angeles en 2015 et déjà Hong Kong en 2016 avec Quiet Easy 4, l’Irlandais Bertram Allen enregistre une troisième victoire dans « l’épreuve la plus rapide du monde », cette fois ci avec son hongre de 10 ans, Christy JNR. Le Masters Power Maserati Trophy qui ouvrait la journée s’est terminé à 1,92m de hauteur désignant quatre vainqueurs dont, déjà, Bertram Allen.
Le Masters Power Maserati Trophy n’aura donc pas franchi la barre symbolique des deux mètres. Quatre couples, trois cavalières et un cavalier, avaient pourtant passé toutes les étapes précédentes pour pouvoir relever le défi. Parmi ceux-ci, la Chinoise Ella Wang Yunjing est passée tout près de l’exploit avec Aken Utopia. Elle se partage toutefois la victoire avec l’Espagnole Pilar Lucrecia Cordon (Trix Trax), l’Anglaise Laura Renwick (Top Dollar Viet) et… Bertram Allen (Izzy by Picobello).

Six cavaliers avaient réussi à franchir la barre à 1,92 m de ce Masters Power Maserati Trophy, mais le Français Patrice Delaveau et l’Irlandais Denis Lynch ont préféré renoncer de tenter l’aventure à 2,02m. Si bien que Bertram Allen s’est retrouvé seul face à trois femmes bien courageuses ! Tous les quatre ont échoué à cette hauteur, mais celle qui fut le plus près de réussir fut la jeune Chinoise basée en Allemagne : « Malheureusement mon cheval a perdu son fer sur l’avant-dernier obstacle ce qui l’a clairement gêné. Mais c’est une grande journée pour moi. C’est la première fois que je montais une épreuve des Six Barres et j’étais un peu inquiète, mais mon cheval a tout fait pour moi ». Et c’est vrai que jusqu’alors, Aken Utopia semblait parfaitement à l’aise. Sera-t-il prêt pour le Grand Prix : « Je ne pense pas faire le Grand Prix, c’est encore trop tôt pour moi. C’est mon premier indoor 5* », et donc le premier Longines Masters pour cette jeune Chinoise de 21 ans : « C’est un concours formidable, le décor est prodigieux, la piste est excellente. C’est vraiment quelque chose d’extraordinaire d’être ici pour moi. Cet événement tire l’équitation chinoise vers le haut. Quand le concours a démarré, il y a sept ans, il n’y avait pas de cavalier chinois et aujourd’hui, nous sommes là » !
Longines Speed Challenge : Bertram Allen sans la moindre discussion

L’Irlandais avait pourtant une « meute » de Français à ses trousses : les cinq Tricolores au départ terminent tous parmi les sept premiers. Joli tir groupé, mais insuffisant pour inquiéter Bertram Allen : « Oui, les Français m’ont un peu ennuyé ce soir, mais visiblement, j’avais assez de marge pour les garder à distance… (rires) » Car avec ou sans faute, Bertram et Christy JNR ont été clairement les plus rapides ce soir à l’AsiaWorld Expo, devant une salle pleine et un public asiatique qui s’est laissé complètement emporté par le jeu à en croire les bruyantes réactions. L’Irlandais rejoint ainsi Kevin Staut dans le club très fermé des triple-vainqueurs du Longines speed challenge : « Il y a quelques années, j’avais la chance d’avoir Quite Easy qui était taillé sur mesure pour gagner cette épreuve. L’an dernier, je n’avais plus de cheval capable d’aller aussi vite, maintenant, avec Christy, j’ai un cheval très compétitif. Ce soir, devant ce public fantastique, tout s’est déroulé comme prévu et je crois que cela aurait été compliqué d’aller encore plus vite » Bertram Allen bouclait son tour en 60.47, à Paris, sur le même parcours, le Français Kevin Staut, avait gagné en 62.29. Ce soir, avec la même Ayade de Septon*HDC, il signe un chrono presque identique (62.94), mais avec une faute comprise, soit 2 secondes de pénalité. Il se classe troisième ce soir et c’est le quatrième podium de la jument dans cette épreuve. Le Français Patrice Delaveaus’intercale avec Vestale de Mazure*HDC ; son plan était simple (« foncer »), mais insuffisant pour détrôner l’Irlandais qui, parti en n°8, a passé le plus clair de sa soirée bien enfoncé dans le fauteuil de leader !

Les cavaliers asiatiques ont fait bonne figure une fois de plus, notamment la cavalière de Taipei, Isheau Wong, qui, avec sa jument Jussica T, boucle son tour avec une seule petite faute ce qui constitue une belle performance sur un parcours dont on oublie qu’il culmine à 1,50m !

Les jeunes pousses asiatiques ont eu l’occasion de se mettre également en évidence plus tôt dans l’après-midi dans le Hong Kong Jockey Junior Challenge que remportait l’Indonésien Muhammad Akbar Kurniawan signant le seul sans faute de l’épreuve avec son jeune étalon gris de 8 ans, Easyphighter Dei Folletti. Une chance inouïe pour ces jeunes cavaliers asiatiques de pouvoir se confronter ainsi dans le cadre d’un Longines Masters sur des parcours signés Frank Rothenberger. On les retrouvera demain à 10H00 pour leur épreuve phare, le Hong Kong Jockey Club Asian Junior Grand Prix… en attendant le Longines Grand Prix (15h00) qui désignera le successeur de Patrice Delaveau… Lui-même ? Possible, car il est vrai que le Longines Masters de Hong Kong est un concours qui lui sourit particulièrement.

L’Asia Horse Week : un rapprochement entre deux cultures équestres

La deuxième journée de l’Asia Horse Week était dédiée aux différents aspects du développement des sports équestres en Asie et de l’élevage en Occident. Elle se concluait par une vente aux enchères inédite d’embryons à cheval sur les deux continents : une réalisation concrète des ponts qu’il faut désormais jeter entre les deux cultures équestres.

Les repères des sports équestres en Asie
Les trois premières conférences de cette deuxième journée de l’Asia Horse Week ont permis de donner quelques repères sur la situation des sports équestres en Asie. M. Peter Chen, vice-président de l’Association équestre de Canton a rappelé l’importance de cette région sur la carte équestre de l’Asie du Sud-Est. Depuis 1988, et une collaboration avec l’URSS, jusqu’à nos jours, la cavaliers cantonais ont régulièrement participé aux championnats régionaux. Les premiers succès ont été enregistrés en 2001 avec deux médailles d’or en dressage au Championnat national chinois. Soutenue par le Hong Kong Jockey Club, l’Association équestre de Canton peut s’enorgueillir d’avoir à ce jours huit cavaliers prêts pour les prochains Jeux olympiques de Tokyo.Li Yanyang, joueur de polo passionnée et surtout fondateur du magazine chinois de référence, Horsemanship, a présenté quelques chiffres clés concernant l’équitation en Chine et les défis qu’ils représentent. Où l’on a notamment appris qu’il existait actuellement 1802 clubs hippiques en Chine essentiellement concentrés dans le nord et le sud-est. La majorité des chevaux utilisés dans ces clubs sont des pur-sang, même si 18% de ces chevaux sont importés des stud-books européens ; ces importations sont cependant en baisse depuis trois ans. La proportion de femmes pratiquant l’équitation est dominante également en Chine (65,5%), un chiffre toutefois inférieur à la moyenne européenne qui dépasse les 80%. C’est l’équitation classique qui est pratiquée en majorité en Chine (à 91% contre 9% d’équitation western).

M. Wen Xiao Dong, dirigeant de l’une des plus importante sociétés chinoises, FOSUN, a évoqué l’engagement de sa compagnie dans les sports équestres : soutien de cavaliers de haut niveau, partenariat de plusieurs événements dont le spectaculaire Longines China Tour au pied de la grande muraille et soutien du polo : « Un sport fascinant avec un énorme potentiel marketing. Nous avons investi sur le polo anglais et nous nous sommes rapprochés du polo argentin ce qui m’a permis de rencontrer le président Macri. Le polo est un vecteur de relation diplomatique ! L’objectif est de développer le polo en Chine avec notamment l’aide des techniciens argentins ».

Le Professeur Hao Zhang de l’Université d’Agriculture de la Mongolie intérieure a apporté une touche culturelle pour conclure cette session rappelant que cela fait plus de trois millénaires que le cheval accompagne la vie quotidienne des Chinois : « Plus de 1000 signes expriment le mot « Ma », cheval en Chinois. Plus de 100 millions de Chinois sont du signe du Cheval en astrologie chinoise et 15 millions portent le prénom de Ma ».

Le développement du sport en Asie
Après une présentation de la fabrication des selles Hermès, les conférences reprenaient sur le thème du développement des grandes compétitions en Asie. Michael Lee, président du Hong Kong Jockey Club, posait le décor asiatique : 34 fédérations nationales dont 18 organisant des compétitions FEI, 4572 athlètes face à 38 208 pour le reste du monde, une croissance de 71% du cheptel équin en 9 ans qui accompagnait logiquement une augmentation de 79% du nombre des cavaliers. L’Asie est indéniablement une région en plein boom équestre malgré quelques freins : peu d’athlètes et d’officiels asiatiques sont invités sur les compétitions hors d’Asie, un manque d’expertise dans certaines disciplines et peu de moyens.

« Le Longines Masters constitue un moteur de développement contribuant à la promotion du saut d’obstacles de haut niveau en faisant venir les meilleurs athlètes chez nous et en permettant aux jeunes cavaliers de la région de se mettre en avant chez eux tout en se confrontant aux meilleurs du monde ». Il existe d’autres pistes de développement comme le programme de solidarité de la FEI et les grandes confrontations tel les Jeux asiatiques qui incitent les cavaliers asiatiques de l’extérieur à revenir chez eux. Wijaya Noeradi et Chang Wei ont respectivement présenté les problématiques posées par l’organisation de la partie équestre de ces Jeux asiatiques passés (Jarkata 2018) et à venir (Hangzou 2022).

Entre les deux auront lieu, toujours en Asie, les Jeux olympiques de Tokyo 2020 dont le Dr Yasuhiko Haruta, directeur équestre de ces Jeux, en a dévoilé les grands traits logistiques. Où l’on a appris entre autres, que le staff encadrant cette partie équestre sera composée de 416 personnes, que le chantier du Parc équestre de Bajikoen était bien avancé et pourrait recevoir les tests préolympiques en juillet prochain, que les épreuves olympiques débuteront le 25 juillet 2020 avec le dressage et se termineront le 8 août avec l’épreuve de saut d’obstacles par équipe (après l’individuelle donc, qui aura lieu le 5 août) et que le cross du complet se tiendrait sur une île à 25 kilomètres et une heure du Parc équestre olympique.

Sport, élevage et paroles d’un champion du monde
Depuis une bonne vingtaine d’années, sports et élevage sont intimement mêlés. L’un ne va pas plus sans l’autre : « Il y a 30-40 ans », rappelait Jos Lansink, « quand une jument ne performait pas bien en concours, on la retirait et on la faisait saillir par le premier étalon venu. Aujourd’hui, c’est le contraire : le père et la mère doivent avoir fait leurs preuves en compétition, c’est complètement entré dans les mœurs ». Jusqu’à Oman, où, comme le soulignait Hamood Altooqi, directeur technique de la cavalerie royale, qui développe l’élevage sur les sites de Muscat et de Salahat, les croisements sont uniquement basés sur la performance. Qu’il s’agisse de chevaux arabes pour l’endurance ou de chevaux de sport pour lesquels : « nous collaborons avec VDL en Hollande, le Groupe France Élevage, Béligneux le Haras et les ventes PSI en Allemagne. L’objectif est d’obtenir rapidement la reconnaissance de la World Breeding Federation for Sport Horses et de présenter des jeunes chevaux omanais au Championnat du monde de Zangersheide à l’horizon 2020 ».Si ce principe d’un élevage s’appuyant sur la performance est désormais acquis, il y a d’autres pratiques qui, selon le Champion du monde individuel de 2006, Jos Lansink, doivent disparaître des habitudes : « Aujourd’hui encore, on en fait trop avec les jeunes chevaux. Les cavaliers sont sous la pression des propriétaires et on veut aller trop vite. Plus que le cavalier, c’est l’homme de cheval qui est derrière qui fait le cheval. J’ai l’habitude de donner un break de trois mois à mes jeunes chevaux de 4 à 6 ans et parfois même à des 7 ans, un âge où ils peuvent encore grandir. Il est crucial de bien savoir gérer le programme de ses chevaux. Quand j’ai été champion du monde avec Cumano, le cheval avait cinq jours de compétition dans les pattes, mais deux autres journées supplémentaires ne l’auraient pas plus fatigué que ça ».

En Allemagne, où la Fédération régit à la fois le sport et l’élevage (25 000 naissances de chevaux de sport chaque année), les jeunes chevaux ne sont pas mis en danger : « Les 4 ans n’ont presque pas d’épreuves et pas de Championnat national », explique Soenke Lauterbach, secrétaire général de cette fédération. « Et les 5 ou 6 ans ne font aucune épreuve au chronomètre, mais des parcours jugés sur le style ». Dans ce pays, Paul Schockemöhle est une forte personnalité de l’élevage, du commerce et du sport. Une filière qu’il maîtrise de A à Z à partir de son haras de Lewitz, une ancienne ferme collective d’Allemagne de l’Est, qui abrite quelques 4 500 cheval du foal (il en naît 1200 chaque année) au jeune cheval de sport qui est valorisé sur place avant d’être envoyé dans les circuits commerciaux (notamment via sa prestigieuse vente PSI) et sportifs. Deux cent cinquante  employés travaillent pour son compte, dont quarante-cinq cavaliers, vingt vétérinaires et vingt maréchaux ferrants, des entraîneurs etc. Mais c’est lui qui suit personnellement chacun de ses produits à travers de grandes fiches jaunes qu’il remplit lui-même à la main !

L’étalonnier, vétérinaire, éleveur spécialiste du transfert d’embryon et marchand de chevaux belge Joris de Brabander a révélé les clés du succès de son haras qui a produit de grands performers internationaux tel Mylord Carthago (vice-champion du monde) ou Vagabond de la Pomme (deuxième de finale de Coupe du monde). Un principe qu’il simplifie lui même en ces mots : « Le bon donnera du bon, le mauvais donnera du mauvais ».

Les Français Bérengère Lacroix (directrice du Stud-book Selle français, 6 300 naissances annuelles) et Arnaud Evain (Groupe France Élevage), ont présenté des outils statistiques et logiciels permettant aux éleveurs de déterminer leurs croisements de façon plus « scientifique ».

La science concluait ces huitième et neuvième sessions consacrées à l’élevage avec l’intervention du Professeur italien Cesare Galli, un pionnier avec son laboratoire Avantea, en matière de transfert d’embryons, de leur congélation et même en matière de clonage, réprouvé plus tôt par la Fédération allemande, mais presque banalisé dans le milieu du polo argentin : « Il ne s’agit que de banque cellulaire », modulait le Professeur. « Quand vous perdez votre cheval, l’assurance vous donne de l’argent, mais ne vous redonne pas votre cheval. Avec le clonage, moi, je vous le rends » !

L’embryon est un concept qui est plus facilement rentré dans les mœurs comme l’a prouvé l’excellent résultat de la première édition de The Auction by ARQANA, première vente internationale de chevaux à Hong Kong, où étaient adjugés seize embryons issus de grands performers pour un chiffre d’affaires total de 416 000€, soit une moyenne record de 26 000€ !

Asia Horse Week : Une première journée sous le signe du bien-être équin

« Le bien-être équin n’est pas une option, mais un devoir ». Cette déclaration de Roly Owers, directeur exécutif de la World Horse Welfare, un organisme créé dès 1927, donnait clairement le ton de la première journée des débats de la deuxième édition de l’Asia Horse Week, le « Davos Équestre », comme le notait Christophe Ameeuw, CEO d’EEM et de l’AHW, lors de son discours prononcé lors de l’inauguration.

Ce thème récurrent sera clairement au cœur de toutes les conférences de la première journée car, comme le souligne Roly Owers, le bien-être concerne l’ensemble des événements de la chaîne de la vie d’un cheval où l’humain intervient : « l’homme est responsable du cheval de sa naissance à sa mort ; cela implique un élevage responsable, des soins responsables, un entrainement responsable, une retraite responsable et une aide à la fin de vie responsable. Les animaux sont des êtres sensibles, mais les animaux ne sont pas des humains. Un contrat social doit être établi pour le respect des chevaux ». Cette prise de conscience n’est pas nouvelle, mais elle s’est accélérée au cours de ces dernières années. Pour la FEI, l’une des priorités en matière de bien-être équin est la lutte contre le dopage : « En 2008 », rappelait Sabrina Ibañez, secrétaire générale de la FEI, « lors des Jeux olympiques de Hong-Kong, les sports équestres ont déploré cinq contrôles positifs. C’était plus que n’importe quel autre sport, il fallait agir ». La Commission anti-dopage et ses quatre groupes de travail ont ainsi vu le jour, le but était de « prévenir l’utilisation de substances pouvant influer sur le résultat ».
En 2010 naissait FEI Clean Sport, qui définissait les règles anti-dopage et de médication, établissant notamment les listes de produits interdits et la standardisation des laboratoires et des procédures de contrôle. « Mais la médication n’est pas le seul moyen de dopage et il existe d’autre procédés pour améliorer la performance », précisait le directeur vétérinaire de la FEI, le Dr. Goran Akerstrom. « C’est pourquoi nous avons mis en place le programme de contrôle d’hypersensibilité des membres. Celle-ci n’est pas seulement dangereuse pour le cheval, qui, en retombant d’un saut excessif par peur de se faire mal en touchant la barre, peut se faire encore plus mal à la réception, mais ça l’est également pour le cavalier, le groom et les stewards lors du contrôle des guêtres. Nous avons initié 300% de contrôles supplémentaires. ».
Les sports-équestres se développent à une vitesse exponentielle, notamment en Asie où l’on note une augmentation annuelle de 25% du nombre de concours : « Le bien-être du cheval est un problème qui doit nous concerner en permanence », martelait la cavalière de dressage hongkongaise Jacqueline Siu, médaillée d’or aux Jeux asiatiques. « Les cavaliers doivent prendre leurs responsabilités et il y a un gros travail d’éducation à faire, notamment au parmi les nations émergentes des sports-équestres ».

Éducation de l’entraîneur, gestion du cheval et bien-être
L’éducation, c’était précisément le thème de la deuxième session ouverte par le cavalier international de concours complet, Alex Hua Tian, qui a développé le programme Horsemanship en Chine, notamment à l’attention des enfants. Un programme qui a reçu le Solidarity Award de la FEI en novembre dernier : « L’équitation en Chine a un fort potentiel d’essor, expliquait Alex. Le challenge est d’inculquer à ces nouveaux équitants le sens du cheval. Les Longines Masters, ici à Hong-Kong, représentent une belle vitrine de l’activité équestre, mais le sport ne sera pas bon si la base de la pyramide n’est pas vertueuse. C’est pourquoi notre programme Horsemanship veut enseigner ces valeurs aux enfants : empathie, respect et responsabilité ». Ce programme a permis à plus de 200 écoliers d’approcher le cheval avec les bons outils et de l’aborder avec, en priorité, ce sens du respect et du « horsemanship ».
Ce travail est notamment effectué en collaboration avec la British Horse Society dont la directrice exécutive, Lynn Petersen, a présenté le programme pédagogique : « Notre objectif est d’améliorer la vie des chevaux et de ceux qui s’en occupent. Dans nos apprentissages, la compréhension globale du cheval est fondamentale. Chaque cheval est un individu, chaque cheval doit être respecté, protégé ». Pour cela, depuis des années, la BHS collecte les savoirs de tous les métiers liés au cheval pour les enseigner aux futurs professionnels du cheval, à commencer par les grooms, « un aspect important », souligne Lynn.
Ces programmes éducatifs sont bien sûr distillés en Asie dans des clubs pilotes tels le Equuleus International Riding Club, le premier reconnu par la BHS en Chine et présenté par sa fondatrice et CEO, Michelle Wang. Centre de formation, centre de la culture équestre et du lifestyle, le club organise vingt concours par an s’inscrivant dans la logique de croissance de 30 à 60% du nombre de pratiquants et de compétitions en Chine.
Ces clubs ont la possibilité de récupérer des pur-sang de réforme, reconvertis par le Hong Kong Jockey Club comme l’expliquait Amanda Bond, déléguée aux affaires équestres. Sur les 1200 chevaux évoluant en courses à Hong Kong, 400 sont réformés chaque année. Tous ne vont pas à l’élevage ni ne sont réexportés et ainsi, avec une équipe de 27 personnes dont 6 cavaliers, plus de 150 pur-sang sont placés dans les clubs hippiques de la région : « Le bien-être du cheval est indissociable du développement de la relation entre le monde des courses et celui des sports équestres, nous ne pouvons l’ignorer », concluait Amanda Bond avant de passer la parole à Stefan Kögel, représentant de la société Lami-Cell.
Ce dernier présentait quelques développements de produits allant dans le sens du bien-être du cheval comme un mors réduisant le stress, ne pinçant la bouche en aucun endroit et diminuant la tension bouche-main ou encore des couvertures ne compressant plus le garrot des chevaux.
Santé du cheval et formation des vétérinaires
Il est vrai qu’un matériel mal adapté peut-être une cause de pathologie chez le cheval et le vétérinaire néerlandais, le Dr. Joop Loomans, diplômé de l’Université d’Utrecht, a insisté sur l’importance de la qualité de la formation des vétérinaires qui, bien éduqués « deviendront les meilleurs avocats de vos chevaux. Mon métier est de rendre les chevaux heureux. Face à la croissance de l’enthousiasme des Chinois pour l’équitation, il s’agit de les sensibiliser au bien-être du cheval et leur apprendre le reflexe d’avoir recours au vétérinaire, pas seulement pour diagnostiquer, mais surtout pour prévenir les problèmes ».
Former des vétérinaires équins en coopération avec des cliniques européennes, c’est là l’une des missions de la Heilan Equine Clinic Veterinary présenté par M. Wei Fei. Un établissement spectaculaire doté des outils les plus modernes, à la fois centre de recherche et centre équestre laboratoire, appelé à se développer à travers la Chine, ce qui offrira de nouvelles opportunités professionnelles.  Le Dr. Rong Rui insistait justement sur l’urgence de « faire face à la croissance de l’activité équestre en Chine. Si le pays compte 8,9 millions des 58,8 millions de chevaux de la planète et si nous avons une longue histoire avec le cheval, nous ne sommes pas assez structurés, nous devons reconstruire un système éducatif pour le bien du cheval ».
Le Dr. Didier Serteyn exposait les dernières découvertes de l’Université de Liège, de BiopTis et de RevaTis en matière de médecine régénérative avec l’utilisation des cellules souches pour réparer certains cas d’arthrose, d’OCD ou de tendinopathie, « une technique du futur pour le bien de la santé équine ».
Transports et règlements sanitaires
Retour sur scène du directeur vétérinaire de la FEI, le Dr. Goran Akerstrom pour rappeler que le bien-être, c’est aussi respecter les règles sanitaires et notamment la vaccination. « La prévention, c’est la clé et ne pas la respecter peut conduire à des conséquences désastreuses comme la mort du cheval ou l’annulation d’événements ». Et de rappeler que la FEI communique en permanence sur le sujet, rappelant des règles élémentaires comme la propreté absolue des écuries de concours, en surveillant les épizooties et informant via ses medias et ses réseaux sociaux.
La quarantaine est l’un des outils de prévention et le Hong Kong Jockey Club est un exemple en la matière comme l’expliquait Kenneth Lam. Notamment lorsqu’il s’agit de transporter les chevaux de course entre les hippodromes de Hong Kong et celui de Coghua : couloir sanitaire d’un kilomètre de large entre les deux « bulles » de cinq kilomètres de rayon délimitées autour de chacun des deux sites.
Côté sports équestres, le Dr. Goran Akerstrom rappelait les complications existantes pour faire circuler les chevaux dans certaines zones géographique hors Union Européenne : « Parfois, la réalité ne justifie pas toutes ces restrictions, c’est pourquoi nous œuvrons au sein de la Horse Sport Confederation, une émanation de la FEI et des autorités des courses, pour faciliter ces transits ». Des travaux qui ont notamment contribué à la possibilité d’importer provisoirement des chevaux pour les Longines Masters depuis sept ans.
Le Dr. Susanne Münstermann, qui travaille également sur ces sujets depuis plusieurs années en Afrique et en Asie, notamment pour le compte de l’OIE (Organisation mondiale de la santé animale), expliquait tous les efforts et difficultés de mettre en place des zones franches sanitaires (EDFZ, Equine Diseases Free Zone) à l’occasion d’événements internationaux. Un propos qu’elle illustrait avec la mise en place d’une telle zone de biosécurité à Jakarta (Ile de Java) à l’occasion des derniers Jeux asiatiques : « Vingt mois de travail » !

Reprise des conférences, demain à 9h00, sur le thème des étapes du développement de l’équitation en Asie, en même temps que le séminaire FEI Clean Sport. Une deuxième journée qui se conclura avec la première édition de The Auction, vente aux enchères d’embryons haut de gamme, qui se déroulera en duplex de Deauville ainsi qu’en ligne.

Il est possible de suivre en direct ou revoir en replay toutes ces conférences sur EEM.tv.

Longines Masters de Hong Kong :  Les chevaux ont bien atterri à Hong Kong

C’est un avion-cargo un peu particulier qui s’est envolé de Liège dimanche matin à bord d’un Boeing 770 affrété d’Etihad et qui devait rejoindre l’aéroport de Hong Kong lundi dans la journée. A bord soixante-deux chevaux et quelques tonnes de matériel. La grande caravane de la Série des Longines Masters rejoint l’Asie.

Parmi ces soixante-deux chevaux, beaucoup de grandes stars du circuit international de saut d’obstacles comme Ayade De Septon *HDC avec laquelle le champion français Kevin Staut tentera le doublé dans le Longines Speed Challenge après leur victoire de Paris ou encore Basta, l’étalon avec qui la Hongkongaise Jacqueline Lai, meilleure chance asiatique de ce Longines Masters, avait été sélectionnée aux Jeux équestres mondiaux de Tryon.

Les chevaux artistes de Frédéric Pignon, les Ibériques Phoebus De Barral et Talento De Courenne seront dans le même avion pour présenter au public de l’AsiaWorld-Expo un moment de magie équestre que seul ce dresseur français, accompagné de sa femme Magali Delgado, est capable de proposer.

Dans cet avion ont été également embarqués les sept chevaux du Ecuries d’Ecaussines pour la flamboyante HKJC Race of the Riders et l’Asian Junior Challenge.Le gros des infrastructures, les mêmes qu’à Paris, est arrivé il y a quelques semaines déjà par cargo maritimepour que soit achevé à temps le montage des magnifiques installations qui sont la marque de fabrique de cette série des Longines Masters, soit quelques tonnes de matériel comme mille ballots de copeaux pour la litière des chevaux, cent-cinquante balles de foin et même une tonne deux de sable pour finir la composition des sols

 

Edwina Alexander forfait

La cavalière australienne, qui était en course pour le Grand Slam Indoor of Showjumping, a dû malheureusement déclarer forfait pour cet acte II de la Saison IV. Vinchester, le cheval de Grand Prix qu’elle préparait pour cette échéance vient de connaître une petite baisse de forme et la cavalière a jugé qu’il ne serait pas assez en forme pour relever ce défi du grand chelem. Ce sont là les aléas des cavaliers de haut niveau. La qualité du plateau du Longines Masters de Hong Kong reste toutefois très élevée avec trois anciens numéros un mondiaux, des champions et médaillés olympiques ou mondiaux et autres cracks européens. 

Le Longines Masters de Hong Kong en quelques chiffres

Nombre de chevaux : 62

Nombre de cavaliers : 32

Ballots de foin : 150

Ballots de copeaux : 1000

Tonne de sable de piste : 1200

Nombre de personnel : 740

Nombre de volontaires : 128

Nuitées d’hotel : 1238

Lumières : 1000

Caméras & photographes : 150

 

Asia Horse Week, deuxième !

La deuxième édition de l’Asia Horse Week, du 14 au 16 février, se tiendra en ouverture du Longines Masters de Hong Kong 2019. Deux journées d’échanges, de conférences, riches en réflexions sur différents thèmes complètement dans l’air du temps : l’élevage, le bien-être équin, le sport et l’éducation du cheval.

Cette année, la FEI (Fédération Equestre Internationale), s’associe à cet événement unique en Asie pour présenter son séminaire « Clean Sport ». Une occasion parfaite de familiariser et sensibiliser les professionnels de l’industrie et la communauté équestre asiatiques aux enjeux éthiques, réglementaires et aux meilleurs pratiques possibles afin de promouvoir des sports équestres sains et responsables.

Cet Asia Horse Week répond à cet incessant désir de Christophe Ameeuw et de ses équipes d’EEM, de développer la filière équestre en Asie-Pacifique. Cet événement d’exception est réalisé, en partenariat avec le Hong Kong Jockey Club et avec le soutien du Hong Kong Tourism board et du Wall Street Journal.

Les conférences seront animées par des intervenants de renom, tels qu’Ingmar Devos, le Président de la FEI, le Dr. Yasuhiko Haruta, conseiller de la Fédération équestre japonaise pour les Jeux Olympiques de Tokyo, le Professeur Cesare Galli, fondateur et directeur d’Avantea, le Dr. Anthony W K Chow SBS JP, nouveau Président du Hong Kong Jockey Club, ou encore Alex Hua Tian, le cavalier olympique de concours complet.

Cette seconde édition de l’Asia Horse Week se conclura par la première vente aux enchères d’embryons de génétique haut de gamme, composée des plus grands performers internationaux : The Auction, un partenariat entre EEM et la prestigieuse agence de ventes aux enchères équine, Arqana.

Un programme exceptionnel et des intervenants de marque à découvrir sur : https://r-b.media/AHW2019

Le catalogue de The Auction est en ligne sur : http://www.theauction.online

 

Premier titre pour le jeune Néerlandais Bram Chardon !

Après la contreperformance de Boyd Exell et les mésaventures de son père Ijsbrand Chardon hier (incident de harnais), le fils, Bram Chardon a aisément remporté la finale de la Coupe du monde FEI d’attelage après une magnifique démonstration aujourd’hui : il remporte son premier titre mondial avec près de 20 secondes d’avance (temps et fautes aux obstacles compris sur deux jours) sur son compatriote Koos de Ronde.
D’ailleurs, de faute, le jeune meneur de 25 ans n’en a commise aucune sur les quatre parcours de cette finale : « Ce furent deux bonnes journées, l’attelage allait vraiment bien, les chevaux étaient en super forme et c’est important car en finale, la moindre faute peut coûter très cher. C’est un autre jeu car le niveau est très élevé ». Un niveau que le meneur hollandais avec son calme, la finesse de sa main, la qualité de ses chevaux … et l’expérience héritée de son père risque de dominer pendant un certain nombre d’années désormais. Le nom de Chardon n’est pas près de disparaître des tablettes. Deux qui doivent pester, ce sont Koos de Ronde et le Belge Glenn Geerts, déjà sur le podium d’une finale à Bordeaux et qui doivent se contenter à nouveau des deuxième et troisième places !

L’émotion de Félicie Bertrand !

En ce week-end du sport au féminin, la victoire de Félicie Bertrand en selle sur sa jument de 13 ans Sultane des Ibis ne pouvait pas être plus féminine. La jeune femme de 36 ans, qui a explosé l’an dernier au niveau international, remporte au Jumping International de Bordeaux, un fief habituellement masculin, son premier Grand Prix 5*. 

Une première victoire de ce calibre, c’est un grand moment dans la vie d’un cavalier. Et que cette victoire ait été décrochée dans son propre pays, devant l’un des meilleurs publics du circuit, donne à cet exploit une dimension encore plus particulière. Alors, on peut comprendre que c’est en pleurs que Félicie Bertrand répondait à sa première grande interview : « Je vais me réveiller et me rendre compte que ce n’est pas vrai. Je sais que Sultane des Ibis est naturellement rapide, je sais que je dois la laisser faire, que je n’ai pas besoin de prendre plus de risques. C’est une jument incroyable, tellement attachante, tellement petite, précieuse, tellement… pffffff, on ne s’imagine pas qu’elle puisse sauter des trucs comme ça. C’est incroyable cette envie de tellement donner … elle est magique ». Des propos et des larmes qui amènent un grand vent de fraîcheur sur le saut d’obstacles et qui fait du bien à tout le monde et surtout au staff de l’équipe de France, soulagé par cette première et unique victoire tricolore dans ce concours emblématique.

Félicie Bertrand est issue du sérail, petite-fille d’éleveur (la famille Lécuyer) et fille de cavalier et directeur de centre équestre (Gilles Bertrand), elle s’est établie en Normandie, près de Deauville, où plusieurs propriétaires lui confiaient leurs chevaux. En général de jeunes chevaux à valoriser, c’est à dire à travailler, entrainer pour les mener vers le haut niveau, moment où ces chevaux étaient vendus. Parmi eux Geneviève Megret qui confiait alors ses chevaux de tête à Pénélope Leprévost. Puis, quand ces deux dernières se sont séparées, Félicie a pris du grade se voyant confier cette prestigieuse cavalerie. Enfin pas seulement car, à petit pas, depuis septembre 2017, avec son « amie » Sultane des Ibis, une jument qu’elle a elle-même fait progresser, elle était déjà en train de gravir tous les échelons vers les cinq étoiles : équipe de France en 5*, médaille d’or individuelle aux Jeux Méditerranéens et une dixième place, un peu annonciatrice de cette victoire bordelaise, au Longines Grand Prix de Paris en décembre dernier. Une progression fulgurante !

Aujourd’hui, dans ce Grand Prix Land Rover de Bordeaux, elle bat des cavaliers nommés Bertram Allen (deuxième à 29 centièmes avec GK Casper), Simon Delestre (très beau troisième avec Chesall Zimequest) ou encore la légende Ludger Beerbaum (cinquième avec Cool Feeling). Et l’histoire de Félicie ne risque pas de s’arrêter ici puisque le soutien de la famille Megret est total : « C’est une histoire de famille », souligne sa propriétaire. « Nous comptons aller loin, tous ensemble avec Félicie. C’est une affaire d’équipe et de plaisirs partagés ».

Et ce n’était pas la seule bonne nouvelle pour la cavalerie française : deux autres cavaliers faisaient partie des neuf barragistes du jour. Guillaume Foutrier prend la quatrième place avec Valdocco Des Caps et Nicolas Dezeuses la sixième avec Ulloa du Trefle. Tout est bien qui finit bien comme dirait Ludger Beerbaum, affidé des locutions françaises populaires lorsqu’il utilise la langue de Molière ! Une superbe conclusion pour ce week-end de sport de haut niveau au Jumping International de Bordeaux. Rendez-vous l’année prochaine du 6 au 9 février !

On ne peut plus arrêter Daniel Deusser !

Sa victoire en Coupe du monde hier – la troisième de la saison – lui a donné des ailes : l’Allemand Daniel Deusser s’est offert un bonus ce matin, le Prix France Info – France Bleu, une épreuve progressive avec joker (chaque obstacle franchi sans faute rapporte un point supplémentaire, le n°1, un point, le 2, deux points etc.). Deusser montait Kiana van het Herdershof, une jument relativement jeune dans ses écuries : « Je trouve que Bordeaux est un bon concours cette année ! (rires). Kiana est arrivée chez moi au milieu de l’année dernière, elle évoluait en deux ou trois étoiles. Elle n’a pas fait beaucoup de concours jusqu’alors. Ce n’est pas un cheval que l’on remarque toute de suite, mais elle est très intelligente en parcours et je pense – je n’en suis pas encore tout à fait certain – qu’on la verra sur les gros tours ». Daniel Deusser ne s’est pas présenté avec Kiana à la remise des prix (« Elle est encore sur l’œil et les écrans géants, les lumières et la musique l’inquiètent encore un peu ») mais avec Cornet, le cheval qu’il montera tout à l’heure dans le Grand Prix Land Rover. Avec une troisième victoire en tête ?
La Française Félicie Bertrand monte sur la seconde marche du podium de cette épreuve matinale. En selle sur Chacco Rouge, elle réalise elle aussi un parcours parfait, avec un chronomètre de 47,65 secondes, alors que l’Allemand bouclait son tour en 46,18 secondes. Denis Lynch et Pretty Little Liar s’emparent de la troisième place avec un temps de 48,04 secondes.

Au tour de Daniel Deusser

C’est à une rude bataille pour les derniers billets pour Göteborg que s’est livrée la quinzaine de cavaliers du milieu du classement de la ligue ouest-européenne de la Coupe du monde samedi soir au Jumping International de Bordeaux.  Mais finalement, pas grand-chose n’a bougé : les « déjà-qualifiés » ont surtout consolidé leurs positions. On retiendra alors et surtout une nouvelle victoire allemande à Bordeaux : cette année, ce fut au tour de Daniel Deusser, le vainqueur de la finale 2014, de remporter cette étape pour la première fois de sa carrière. 

Pour qu’un Grand Prix de ce type, avec de tels enjeux, livre à la fois un verdict des plus justes pour les cavaliers et un spectacle inoubliable pour le public, il faut un décor parfait. Et celui dessiné par le chef de piste français, et même bordelais, fut un modèle du genre. Et pourtant, Jean-François Morand, dont c’était le premier parcours de Coupe du monde, a eu des sueurs froides, car les sans-faute ont eu du mal à tomber !  Ils seront six finalement, dont trois Belges, un Allemand, un Espagnol et une Finlandaise. De Français, que nenni : seuls Emeric George (Chopin des Hayettes) et Simon Delestre (Hermès Ryan) ont sauvé les meubles en apparaissant au classement (douzième et neuvième) avec chacun une faute : « C’est vraiment dommage, car Ryan était à 100% de ses capacités et ce parcours aurait dû me laisser complètement satisfait si cette faute n’était pas venue tout gâcher », regrettait ce dernier.

Ce barrage, dont les Bleus étaient donc privés, devait consacrer le seul des quatre cavaliers allemands qualifiés, Daniel Deusser, déjà leader du classement général : « Mais c’est toujours bon de gagner et ici à Bordeaux, dans cette ambiance, c’est encore plus fort. J’ai déjà remporté le Grand Prix du dimanche ici, mais c’est la première fois en Coupe du monde. Si ma place de leader s’en trouve confortée, ce n’est pas très important d’un point de vue sportif puisqu’à la finale, nous repartons tous à zéro. En revanche, cela montre combien cette saison fut bonne et cela me donne une grande confiance pour cette finale à venir que je compte disputer avec ce même Tobago Z ».

Deuxième de ce barrage avec son immense Iron Man van de Padenbore, le Belge Grégory Whatelet n’ira pas à Göteborg car il marque ses premiers et seuls points à Bordeaux : « C’est un choix délibéré car il s’agissait de gérer mes chevaux. J’ai mis Corée au repos, elle a beaucoup donné cette saison, tandis qu’Iron Man van de Padenbore revient de blessure. Il s’était fracturé un os dans son box il y a un an à Mexico, nous avons pu le soigner et il n’a refait son premier concours qu’en décembre dernier à Paris. C’est un cheval qui peut paraître un peu corpulent, certes, mais c’est un cheval plus sensible et rapide qu’on ne peut le penser ».

Grâce à sa troisième place avec le cheval français Rokfeller de Pleville Bois Margot, l’Espagnol Eduardo Alvarez Aznar est le seul cavalier de la soirée à avoir finalement accroché sa qualification pour la finale en se hissant de la vingt-et-unième à la quinzième place du classement général : « C’est une bonne journée pour moi sur ce parcours particulièrement difficile où l’on n’a vu que six sans-faute. » L’Espagnol s’était classé sixième de la dernière finale de Paris, en avril dernier, l’objectif est évidemment d’améliorer encore cet excellent résultat.

Bien que bredouilles aujourd’hui, les Français Olivier Robert (qui nous a fait une belle frayeur dans le double qu’il a traversé avec Vangog du Mas Garnier) et Kevin Staut (8 points avec For Joy van’t Zorgvliet*HDC) se maintiennent dans la liste des dix-huit qualifiés européens.

Pas de Français à la fête, mais le fameux public bordelais ne s’est pas montré moins enthousiaste pour autant : « Sept mille cinq cent spectateurs qu’il convient de féliciter tant ils se montrent sportifs et fair- play », soulignait Eric Delong, président de CEB. Un public à la hauteur de cette magnifique finale européenne.

La journée du patron

Après une nuit sous le signe de l’élevage et du spectacle qui a fait carton plein jeudi, la première journée 100% sport n’a pas été une moindre réussite. Depuis hier, le hall 3 du Parc des Expositions de Bordeaux ne désemplit pas. Très peu de sièges sont restés vacants : 6000 spectateurs par session ! Aujourd’hui, ils étaient principalement là pour suivre deux grands moments de sport : l’épreuve préparatoire à la Coupe du monde de samedi soir remportée par le Belge Pieter Devos et le désormais classique Devoucoux Indoor Derby qui a vu défiler quelques grands noms du concours complet mondial dont leur « maître » à tous, l’inégalable Michael Jung. Plus tôt, dans la journée, l’Allemand avait déjà remporté l’épreuve d’ouverture… de saut d’obstacles et se classant même dans la seconde. Il termine sa journée en grand patron du sport équestre mondial en signant un doublé après sa victoire de 2018.

Ce cross indoor est devenu l’une des épreuves les plus populaires du Jumping International de Bordeaux, attendue par tous les fans de concours complet du Sud-Ouest, et d’ailleurs, venus manifester leur bruyant enthousiasme face à cette épreuve sans répit se déroulant sur un bon kilomètre entre le hall d’exposition et la piste principale. Le début du débat fut franco-français : Gwendolen Fer, puis Rodolphe Scherer et enfin Maxime Livio se sont relayés au commandement… et Michael Jung est arrivé. Sans se presser en apparence, mais dans une fluidité extraordinaire, toujours dans le même rythme, soutenu mais pas fou, des trajectoires entre les obstacles au couteau, jamais un centimètre de trop avec une intervention quasi-invisible de la main. Du travail propre et de la joie dans le clan Jung, père et fils. Pourtant, le champion olympique français, Karim Florent Laghouag ne s’est pas avoué vaincu pour autant et s’est montré l’adversaire le plus à la hauteur du champion allemand ce soir. Il signe le chrono le plus proche du temps idéal… mais avec une faute enregistrée en sortie du paddock. Magnifique baroud d’honneur, mais que faire contre ce magicien qui marque à jamais l’histoire des sports équestres ?

Bordeaux est devenu le terrain de jeu préféré de l’Allemand en hiver : « C’est vraiment un super concours. Mes chevaux s’y sentent bien. Je suis heureux de la prestation de ma jument Corazon et un grand merci à ma propriétaire, Maria Stein, pour sa confiance mais aussi à ce public incroyable, c’est vraiment fantastique de monter ici. Mais cette année, la victoire a été plus serrée et j’ai eu un peu de chance aussi, mais cela fait partie du jeu, mais si j’avais fini à la seconde ou la troisième, je me serais réjoui tout autant car ce parcours avec ma jument a été un grand moment de bonheur ».

 

Happy birthday Pieter !

Quelle plus belle manière de célébrer son anniversaire ? Pour Pieter Devos, c’est visiblement de s’offrir soi-même son propre cadeau… comme une victoire au Jumping International de Bordeaux. Il faut dire que nous sommes là dans un lieu qui sourit toujours au cavalier belge. Après une victoire il y a deux ans dans le Grand Prix Land Rover du dimanche, une l’année dernière dans le Grand Prix Coupe du monde, Pieter Devos s’impose vendredi soir dans le Prix FFE Generali Trophée Nouvelle Aquitaine. « On peut dire que j’ai maintenant gagné les trois grosses épreuves du Jumping International de Bordeaux », se réjouissait-il.

« Pour une fois, j’ai joué le chrono sur la grosse épreuve du vendredi. Je ne monterai pas Apart dans le Grand Prix Coupe du monde de demain, et, puisque je souhaite courir la finale du circuit avec lui, je voulais le monter avec de la vitesse sur tout un parcours avant cette échéance. » Avec un parcours impeccable en 58,15 secondes, Pieter Devos et Apart ont effectivement montré qu’ils pouvaient être les plus rapides. A sa suite, le Néerlandais Maikel van der Vleuten et Dana Blue prennent la seconde place en 58,33 secondes, et le meilleur tricolore de l’épreuve Simon Delestre complète ce podium. Il réalisait un chronomètre de 61,94 secondes en selle sur Chesall Zimequest.

Et lors de son entrée en piste pour la remise des prix, le Belge n’a pu s’empêcher de verser une petite larme : il faut que 6000 personnes entonnant un « Joyeux anniversaire Pieter », ça secoue son homme, même le plus imperturbable des cavaliers !

Michael Jung plus fort que les « sauteurs » !

Saut d’obstacles ou concours complet ? Peu importe, Michael Jung prend les victoires dans toutes les disciplines. Avec son hongre de 11 ans, fischerDaily Impressed, le champion allemand de complet a dominé trente-neuf des meilleurs cavaliers de saut d’obstacles du monde dans l’épreuve d’ouverture du Jumping International de Bordeaux, Prix Congrès et Expositions de Bordeaux. Un exploit que Jung, dont la modestie n’a égal que son talent, s’empresse de relativiser aussitôt : «  Bien sûr qu’une telle victoire me réjouit énormément, je suis plus qu’heureux, fischerDaily a été formidable, il a très bien sauté, mais il ne faut pas perdre de vue que c’est l’épreuve la plus facile du concours que nous venons de gagner »… Peut-être, mais devant les meilleurs cavaliers de la discipline qui n’est pas complètement la sienne : « C’est vrai et je m’en réjouis et cela m’a beaucoup amusé ». Si l’on reverra bien l’Allemand ce soir dans sa discipline de prédilection (pour un doublé dans le Devoucoux Indoor Derby), il ne sera malheureusement pas au départ du Grand Prix Coupe du monde (de saut d’obstacles) demain soir, un challenge qui ne devrait pourtant pas l’effrayer au regard de son niveau : « Ah, mais c’est déjà fait, j’ai déjà couru les Coupes du monde, à Stuttgart, à Bâle et à Leipzig. Sans prendre de points pour l’instant. Ce sera pour l’année prochaine » (rires). Jung devançait le Belge Jérôme Guery (Kel’Star du Vingt Ponts) et la Française Félicie Bertrand (Chacco Rouge) qui prend un excellent départ dans cette édition 2019 du Jumping International de Bordeaux.

Coupe du monde Longines FEI de Saut d’obstacles : l’inconnue mexicaine…

L’étape bordelaise de la Coupe du monde Longines FEI représente un enjeu énorme pour quatorze des quarante partants de demain soir : ils visent les sept dernières places parmi les dix-huit cavaliers qualifiés pour la finale de Göteborg. Il y aura donc, en gros, sept malheureux et sept élus. Sachant que la dix-neuvième place de cette ligue sera également qualificative car l’Australienne Edwina Tops Alexander (9ème avec 47 points) est qualifiée sur le quota de la ligue pacifique et libère donc cette dix-neuvième place.
Mais ce dix-neuvième cavalier du classement européen après le Grand Prix qualificatif de demain ne sera peut-être pas qualifié pour autant ! Il faudra en effet attendre le résultat d’une autre étape qualificative de la ligue nord-américaine, qui se disputera en même temps à León, au Mexique, où une cavalière européenne, l’Espagnole Paola Amilibia est engagée. Celle-ci compte 21 points au classement et elle est donc à une victoire, voire à une deuxième place, de la qualification. Mais cet exploit, l’Espagnole devra l’accomplir avant que ne se termine l’épreuve de Bordeaux qui clôture officiellement la Ligue d’Europe de l’Ouest. La qualificative bordelaise démarrera à 20h30, la mexicaine à 21h30 (14h30 heure locale), mais avec onze partants de moins. Les barrages devraient plus ou moins se courir en même temps. Une drôle de course dans la course !

Un Grand Prix Coupe du monde qui promet d’être chaud !

L’ultime étape de la Ligue d’Europe de l’Ouest de la Coupe du monde Longines FEI de saut d’obstacles sera assurément une véritable finale européenne, spécialement pour treize des quarante engagés qui, proches de la qualification, joueront gros au Jumping International de Bordeaux du 7 au 10 février. 

Parmi ces quarante engagés, sept débarqueront à Bordeaux avec leur qualification d’ores et déjà en poche. Leur unique souci sera d’inscrire leur nom au glorieux palmarès de ce Grand Prix Coupe du monde. Il pourra également être question – affaire de prestige – de ravir le leadership du classement européen, tenu par l’Allemand Daniel Deusser avec 79 points. Pour cela, le n°1 mondial, le Suisse Steve Guerdat devra terminer sur le podium alors que le Belge Pieter Devos (victorieux l’an dernier) et Kevin Staut (victorieux en 2012 et 2016) devront se classer à l’une des deux premières places… à condition que Daniel Deusser fasse chou blanc ou presque (un classement au-delà de la treizième place exactement) à Bordeaux ! Voilà un premier petit suspens.

Pour le Suédois Henrik von Eckermann, l’Autrichien Max Kühner et normalement Olivier Robert, le résultat de Bordeaux ne devrait pas changer leur vie : ils iront, si tout va bien, à la finale mondiale de Göteborg du 3 au 7 avril prochain. Mais un petit doute persiste et marquer un minimum de points pourrait s’avérer utile.

C’est entre la seizième et la vingt-huitième place du classement actuel de la ligue européenne que cela devient très chaud. Parmi ces treize cavaliers en ballotage, neuf sont à Bordeaux, les quatre autres sont donc éliminés. Pour l’instant virtuellement qualifiés (16-18ème place), l’Allemand Ludger Beerbaum, la Suédoise Irma Karlsson et le Belge François Mathy Jr. sont clairement menacés par l’Allemand Marcus Ehning (à qui une simple 8ème place suffirait), Eduardo Alvarez Aznar (une 5ème), les Irlandais Denis Lynch (une 3ème), Bertram Allen et le Suisse Pius Schwizer (une 2ème place) ainsi que les Néerlandais Eric van der Vleuten (une 2ème place également) et même son fils Maikel (en cas de victoire seulement, il est 32ème avec 21 points) pourraient déloger le trio si aucun ne venait à marquer des points à Bordeaux. 

De plus – les absents ayant toujours tort – le Champion d’Europe suédois Peder Fredricson et le Belge Olivier Philippaerts, normalement qualifiés avec 40 et 41 points, pourraient quand même se voire évincés de la liste des élus si les trois cavaliers en ballotage favorable marquaient un minimum de points (entre 3 et 7, synonyme de 14ème et 11ème place) et qu’au moins deux autres parmi les sept prétendants remplissent le contrat expliqué plus haut. Et si trois y parvenaient, la qualification du Français Olivier Robert pourrait même se voir mise en péril. Inutile de vous dire que cela va être la guerre entre ces onze cavaliers : Robert, Beerbaum, Karlsson, Mathy, Ehning, Alvarez Aznar, Lynch, Schwizer, Allen et les van der Vleuten !

Même pour l’Italien Emanuele Gaudiano, l’Allemand Christian Kukuk et la Suisse Nadja Peter Steiner, l’exploit est encore mathématiquement possible, mais il ne dépendrait que de leur seule victoire… et de grosses contreperformances de neuf parmi les onze cavaliers précités.

Pour les dix-neuf autres cavaliers du plateau, qu’ils aient des points ou non, la Coupe du monde, c’est terminé. Pour eux, une victoire à Bordeaux sera avant tout une question de prestige ou de pub. C’est pour cela que l’on trouve dans cette dernière liste des cavaliers de renom tels les ex-n°1 mondiaux Simon Delestre et l’Anglais Scott Brash (seul cavalier à avoir décroché le grand chelem de saut d’obstacles) ou encore les Belges Grégory Wathelet et Jérôme Guery. Pour les Français Félicie Bertrand, Edward Levy, Nicolas Dezeuses, Guillaume Foutrier, Aldrick Cheronnet mais également pour les champions olympiques Pénélope Leprévost et Philippe Rozier, ainsi que Julien Epaillard, il s’agira de se mettre en avant ou de se rappeler au bon souvenir du nouveau sélectionneur national Thierry Pomel en cette année de Championnat d’Europe, qualificatif pour les Jeux olympiques de Tokyo. Bref, il va y avoir de l’action, pour le moins, dans ce Grand Prix Coupe du monde Longines FEI du Jumping International de Bordeaux !