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Pius Schwizer s’empare de Chantilly

Le Jumping International de Chantilly est bel et bien lancé avec ses épreuves de niveau cinq étoiles qui ont débuté en ce début d’après-midi. La première d’entre elles était le Prix France Galop à 1,45m et c’est le drapeau helvétique qui s’est dressé à la remise des prix pour récompenser la victoire de Pius Schwizer !

En selle sur son hongre de 12 ans, Balou Rubin R, le Suisse a été le plus rapide des cinquante-deux partants avec un temps record de 65,75 secondes. « C’est fantastique ! Balou est un cheval très rapide, donc je savais que je pouvais jouer la victoire dès mon entrée en piste. Je suis ravi d’être de retour à ce niveau, c’est génial d’être ici. Cette année, j’ai vraiment de très bons chevaux avec moi, donc toutes les conditions sont réunies pour que je sois de retour au plus haut niveau ! » précise Pius Schwizer. Il devance ainsi l’Irlandais Marc McAuley et son gris Miebello qui bouclaient leur parcours avec un chronomètre de 66,05 secondes et l’Espagnol Eduardo Alvarez Aznar et F avec leur temps de 66,64 secondes.

Christian Ahlmann, le Parisien

Comme aurait pu le dire Gary Lineker, « à la fin, c’est toujours Ahlmann qui finit par gagner » ! Incroyable cavalier allemand qui, en deux jours, remporte les deux Grands Prix de Paris ! Cette fois-ci avec une jument, Ailina, qui appartient également au haras Zangersheide.

Cet ultime et magnifique après-midi avait commencé par l’image magique des cavaliers de la Route Eiffel arrivés au terme de leur pérégrination en région parisienne et dans le rues de Paris, escortés par la prestigieuse Garde Républicaine. Que de souvenirs pour ces cavaliers amateurs accueillis dans l’arène du Champ De Mars. Un tableau qui démontrait que le Longines Paris Eiffel Jumping n’est en rien un concours hippique comme les autres : ouvert à tous, à tous chevaux, tous cavaliers et toutes sortes d’équitations.

Puis place au dernier grand moment de sport de ce merveilleux week-end, le Longines Eiffel Challenge,un Grand Prix à 1,55m avec barrage. Lors de la reconnaissance, Christian Ahlmann (45 ans), l’avait déjà annoncé : « Celui-là, je vais le gagner aussi » ! Aucune bravade dans ses propos, juste une certaine confiance en soi. En faisant partie des 14 barragistes sur 44 partants, l’Allemand remplissait déjà la première moitié de son contrat. Son parcours de barrage fut une véritable démonstration de fluidité et de dressage « mettant » au final plus de 60 centièmes au pourtant très rapide Egyptien Abdel Saïd (Jumpy van de Hermitage) et plus d’une seconde à Ben Maher (Don Vito) sans vraiment donner l’impression de forcer sa jument : « C’est un week-end incroyable ! Il y a des fois comme ça, on l’on peut être dans une bonne passe, comme cela l’a été pour moi ces derniers jours et, dans ces moments-là, tout peut arriver, comme remporter les deux Grand Prix d’un même concours ! Je suis vraiment fier de mes chevaux et de mon équipe. Chacun a fait un travail magnifique ».  C’est la première fois de l’histoire du Longines Paris Eiffel Jumping qu’un même cavalier signe le doublé Grand Prix LGCT et Longines Eiffel Challenge… et pourtant, Ailina est une jument qu’Ahlmann connaît à peine : « C’est une jument que monte habituellement Judy Ann (Melchior, sa compagne – ndlr), avec laquelle elle a déjà couru plusieurs Grand Prix 5*. C’est une très bonne jument avec beaucoup d’expérience, elle connait parfaitement son job comme tout le monde a pu le voir ! » Hier, après sa première victoire, Christian Ahlmann révélait que Judy Ann Melchior, qui venait de mettre leur deuxième enfant au monde, ne voyait pas forcément d’un bon œil que le jeune papa parte comme ça, aussi vite, en compétition. Cette fois-ci, le double vainqueur parisien peut rentrer tranquille à Zangersheide : il n’y aura pas de scène de ménage !
Les Français en demi-teinte

Trois cavaliers français s’étaient glissés parmi les quatorze barragistes. Une belle performance qui ne s’est pas transformée dans le tie-beak : Simon Delestre termine huitième avec Filou Carlo Zimequest, Julien Epaillard, onzième avec Queeletta et Pénélope Leprévost, quatorzième et dernière de ce barrage avec Andiamo Semilly. Mais les trois chevaux ont montré de belles choses. Peut-être le confirmeront-ils dès la semaine prochaine devant le château de Chantilly où se jouera la prochaine étape (et la dernière en France) de ce Longines Global Champions Tour.

 

La revanche de la Belgique

Les matchs France-Belgique sont une véritable institution au mois de juillet… et, un an après, c’est la Belgique qui accède à la victoire ! Dans le Prix des 130 ans de la Tour Eiffel à 1,45m, c’est bel et bien le Belge Karel Cox qui a été le plus rapide, en selle sur Evert.

« Evert est un cheval que je monte depuis un an et demi, nous commençons donc à bien nous connaître. Je sais qu’il peut être très rapide, j’ai donc clairement profité de cette qualité. Gagner au Longines Paris Eiffel Jumping, c’est génial : c’est un lieu magnifique, le public est extraordinaire et encourage tous les cavaliers, même lorsque l’on caracole en tête avec trois cavaliers français à nos trousses ! »

Et quel match France-Belgique ! A la poursuite du cavalier du plat pays, ce ne sont pas deux, mais trois cavaliers tricolores qui complètent le podium : Julien Epaillard sur la seconde marche, et Olivier Robertet Roger-Yves Bost qui se partagent la troisième. Les Français semblent à nouveau très en forme pour la dernière journée de compétition du Longines Paris Eiffel Jumping, et ils disputeront la dernière épreuve du CSI5*, le Longines Eiffel Challenge.

L’Allemand Christian Ahlmann n’avait pas le choix

Le samedi d’une étape de Longines Global Champions Tour est une grosse journée : deuxième et ultime manche de l’épreuve par équipe, la Global Champions League et Grand Prix LGCT individuel. Le héros du jour est allemand, un habitué des podiums, mais c’était la première fois qu’il montait cet imposant étalon bai de 10 ans, Take A Chance On Me Z, dans un Grand Prix 5*. Pour un coup d’essai, ce fut un coup de maitre !

Mais d’abord, cet après-midi de grand sport commençait par l’acte final de l’épreuve par équipe dont la première manche s’était jouée hier. Épaulée par l’Irlandais Shane Breen, la fille du « boss », Jessica Springsteen, a remporté l’étape parisienne de cette Global Champions League sous les couleurs vertes des Miami Celtics. Le team est le seul avec les Shanghai Swans (l’Allemand Daniel Deusser et le Suédois Peder Fredricsson) à avoir signer deux sans-fautes. Ceux qui étaient en tête hier, les Saint-Tropez Pirates avec Edwina Tops-Alexander et Pieter Devos enregistrent une faute et reculent à la seconde place.  Signe de la domination de ces trois équipes depuis le début de la saison, ce sont les trois mêmes que l’on retrouve en tête du classement général, mais dans un ordre différent : Shanghai Swans – Miami Celtics – Saint-Tropez Pirates. Ce podium sera-t-il menacé la semaine prochaine à Chantilly ? En tout cas, Jessica Springsteen compte bien conserver une place en haut du classement : « Car la finale se tiendra à New-York et ce serait merveilleux de gagner la Global Champions League chez moi » !

Cette manche de la CGL servait également de support de qualification pour le Grand Prix. Elle permettait à plusieurs cavaliers de se qualifier à titre individuel, une formule qui a profité aux Français Kevin Staut, Pénélope Leprévost, Roger-Yves Bost et Simon Delestre. Trente-quatre cavaliers au départ pour un titre prestigieux qui devait se décider sur un barrage au chronomètre où ils étaient sept invités : deux Français (les inséparables Kevin et Pénélope), deux Néerlandais, un Irlandais, une Belge et… un Allemand. Trois femmes parmi eux. Un bel équilibre.  La première surprise est venue de la jeune Néerlandaise Kim Emmen, en selle sur Delvaux, qui signait le premier sans-faute. Pénélope Leprévost apportait bonheur et espoir aux 5 000 spectateurs (les trois tribunes étaient pleines à craquer) avec un deuxième sans-faute avec le vert Excalibur de la Tour Vidal (9 ans) – qui courait ici son premier Grand Prix 5* – même si elle restait plus lente que la Belge Celine Schoonbroodt-de Azevedo qui signait son premier podium avec Cheppetta.  Elle finira deuxième : « et j’étais d’autant plus heureuse que la jument appartient à l’organisatrice de ce merveilleux concours, Virginie Couperie-Eiffel ».
Mais aujourd’hui, Christian Ahlmann n’avait pas d’autre choix que de gagner : « Lundi, Judy Ann a donné le jour à notre petite fille, Ella Maria, et elle n’était pas très contente de me voir partir en concours. J’ai quand même décidé d’aller à Paris et elle m’a dit ‘tu as intérêt alors à faire un bon résultat ‘. Il fallait donc gagner, surtout avec ce cheval, Take A Chance On Me Z, qui est important pour nous. Son père est mon cheval de cœur, Taloubet Z, avec qui j’ai gagné tant de Grand Prix et la Coupe du monde, et sa mère, Abba Z, est une jument que Judy Ann (Melchior – ndlr) montait en Grand Prix. C’est un étalon du haras Zangersheide qui a fait la monte et que je viens de récupérer. Il était un peu tardif, mais maintenant, il très facile entre les barres, très concentré. On le verra encore à Chantilly la semaine prochaine » !
Pour le plus grand bonheur de ce fabuleux public parisien, Kevin Staut accrochait la troisième marche du podium avec son puissant cheval, Calevo 2, que lui a confié le propriétaire polonais, Dariusz Slupczynski : « Je ne le monte que depuis trois-quatre mois et il a un peu d’expérience. Je suis particulièrement fier de faire un podium pour notre première sortie dans un Grand Prix du Global, surtout au cœur de Paris, dans une telle atmosphère » !
Et c’était-là l’autre bonne raison de se réjouir pour Virginie Couperie Eiffel : « Tous nos efforts, visent à faire venir à ce Longines Paris Eiffel Jumping des gens qui ne connaissent pas forcément notre sport et de les voir rester à la remise des prix pour acclamer debout ces champions me donnent le sentiment d’avoir atteint un objectif ».

 

La force de la jeunesse

L’épreuve des six barres est définitivement l’une des épreuves les plus impressionnantes sur les compétitions de saut d’obstacles. Technique, puissance, maîtrise, précision… tout y est, et autant pour le cavalier que pour le cheval !

Dans cette épreuve présentée par Renault, les jeunes cavaliers affrontaient leurs aînés dans cette démonstration de saut en hauteur et, à la fin, c’est le Danois Emil Hallundbaek, tout juste âgé de 21 ans, qui s’est imposé avec son Holsteiner de 10 ans, Cool Hand Luke 3. Ils étaient deux couples à franchir cet ultime obstacle à 1,95m sans le toucher, mais malheureusement pour le champion olympique Philippe Rozier, la barre du précédent obstacle de cette ligne est tombée. Une surprise pour le jeune danois, qui ne courrait que la deuxième épreuve de puissance de sa vie. « C’est la deuxième fois de ma vie que je participe à une épreuve des six barres, et c’était la toute première de Cool Hand Luke. Je l’ai un peu fait sauter à la maison mardi, et il était parfait, ce qui m’a donné envie de participer à cette épreuve ! C’est la première fois que je franchis un obstacle à une telle hauteur, je ne m’attendais pas du tout à cette victoire, même si je pensais mon cheval totalement capable de sauter aussi haut », précise Emil Hallundbaek.

Victoire d’un « vieux » couple belgo-australien !

Une magnifique première journée au Longines Paris Eiffel Jumping : un soleil resplendissant, des tribunes pleines, un village grouillant de monde autour des stands et du paddock d’échauffement… Des chevaux peu gênés par la chaleur, transpirant à peine – après tout, il s’agit d’athlètes de haut-niveau extrêmement bien préparés physiquement par leurs cavaliers – et qui ont offert un magnifique spectacle sportif.

D’autant plus magnifique qu’il commençait, au niveau cinq étoiles (Prix Le Figaro, 1,45m), par une victoire française signée du jeune Edward Levy et sa fidèle jument Starlette de la Roque qui battait une des stars du circuit international, la Suédoise Malin Baryard-Johnsson et H&M Seconde Chance de 26 centièmes.

Mais l’épreuve phare du jour était la première manche de la Global Champions League, une épreuve par équipe qui sillonne le monde à travers vingt étapes sur trois continents et dont la finale se jouera à Prague, à l’O2 Arena, du 21 au 24 novembre prochains. Sur la piste, les équipes sont composées de deux cavaliers puisés dans un réservoir de six. Chacune des équipes représente une des villes étapes du circuit, et comme au football, il y a un mercato avec des transferts de cavaliers d’un team à l’autre. Ainsi, à mi- saison, le Suédois Henrik von Eckermann vient de rejoindre l’équipe des Scandinavian Vikingsreprésentant Stockholm. L’équipe qui jouait à domicile vendredi au Champ de Mars, les Paris Panthers, était composée d’un Egyptien très en forme en ce moment, Nayel Nassar, et du non moins efficace Belge Gregory Wathelet.

Mais vendredi, pour remporter cette première manche, il fallait deux cavaliers sans-faute et l’Egyptien a failli ! Trois équipes ont pu aligner ce double sans-faute : les Prague Lions, les Miami Celtics et les Saint-Tropez Pirates, plus rapides que tout le monde avec l’Australienne Edwina Tops-Alexander et le Belge Pieter Devos : « C’était une épreuve bien construite (par le Français Gregory Bodo, Ndlr), complimentait Devos, pas trop grosse, ne demandant pas de trop gros efforts. Un parcours qui était assez technique, assez délicat avec des fautes un peu partout. C’est vrai qu’il faisait chaud, mais le chef de piste a tenu compte de ce facteur, l’épreuve n’a pas épuisé les chevaux ». Cette victoire provisoire (car il y aura une seconde manche demain), Pieter Devos la doit également à la complicité qu’il a nouée avec sa coéquipière australienne au fil de la saison : « C’est notre deuxième saison ensemble et nous avons déjà fait de bons résultats avec Edwina, on se connaît et c’est important car, après tout, il s’agit d’une épreuve par équipe, on se parle, on se conseille. Elle a commencé par un sans-faute et cela met toujours un peu de pression, je n’avais pas le droit à l’erreur. Mais j’ai été toujours très régulier tout au long de la saison ». Une victoire en Global Champions League est également une histoire de stratégie : demain, les cavaliers peuvent changer de chevaux : « Edwina remontera la même jument, Veronese Teamjoy tandis que vais faire confiance à Espoir, car compte tenu de la chaleur, je vais garder Claire Z fraiche pour le Grand Prix ».

Les deux manches de la Global Champions League servent également de support pout la qualification pour le Grand Prix individuel Longines Global Champions Tour de demain soir et la victoire individuelle sur cette épreuve est revenue à un Irlandais très en forme en ce moment, Darragh Kenny en selle sur Christos. Une première « qualif » où les Français se sont montrés très discrets. Le réveil sera de rigueur demain pour la seconde manche à 15h40).

Le jeune français Edward Levy en ouverture !

La compétition parisienne vient de débuter sous les meilleurs auspices : un grand soleil, un incroyable plateau de cavaliers et un public déjà présent. Et quel dénouement pour l’épreuve d’ouverture du CSI5* ! 

Sur les cinquante-neuf cavaliers au départ du Prix Le Figaro à 1,45m, c’est le jeune Français Edward Lévy qui a fait sonner la Marseillaise lors de la remise des prix, associé à sa fidèle Starlette de la Roque. « A l’entrée en piste, mon plan était de jouer cette épreuve. Starlette est une jument qui peut rentrer tout de suite dans la compétition. Elle aime s’exprimer, c’est en la montant dans le mouvement en avant qu’elle est le mieux. Je sais que je peux lui demander d’aller vite aujourd’hui, tout en sachant que demain elle va pouvoir être calme dans une épreuve à barrage. Maintenant que je la connais très bien, cela fait six ou sept saisons, je sais que je peux lui faire confiance et comment faire pour le mieux avec elle. J’ai pu prendre le temps avec Starlette, le temps qu’elle prenne confiance en elle et en sa force, et aujourd’hui elle est capable de faire les plus beaux concours et d’y être performante ».

Avec un chronomètre de 28,24 secondes, le couple tricolore s’impose ainsi devant la Suédoise Malin Baryard-Johnsson et H&M Seconde Chance, qui ont pourtant gardé la tête pendant une grande partie de l’épreuve avec son temps de 28,50 secondes. Le Belge Wilm Vermeir et King Kong d’Avifauna complètent le podium, bouclant ce parcours en 28,73 secondes.

Cavaliers, grooms, vétérinaires et sélectionneurs  se réunissent pour le bien-être du cheval au LGCT-LPEJ

En cette veille d’ouverture des épreuves du Longines Paris Eiffel Jumping, les laboratoires Audevard se sont associés à l’événement pour proposer une conférence autour du bien-être du cheval pour la deuxième année consécutive.

Différents thèmes ont été abordés lors de cette table ronde. Dans un premier temps, les intervenants se sont exprimés sur la façon d’assurer le bien-être du cheval lors des compétitions. L’ensemble des conférenciers a trouvé un consensus autour du fait que c’était par la préparation physique et mentale du cheval pour l’échéance que passait ce ‘welfare’. Pour Pierre Durand, champion olympique de saut d’obstacles en 1988 à Séoul, comme Thierry Pommel, sélectionneur de l’équipe de France de saut d’obstacles, il est important pour les cavaliers de se fixer un ou deux objectifs majeurs par saison, et préparer au mieux leurs chevaux pour qu’ils atteignent ces échéances au meilleur de leur forme. Pour le Dr. Xavier Goupil, cela passe avant tout par l’observation du cheval, lors de sa préparation, mais aussi pendant la compétition. Il souligne également le fait qu’il est essentiel d’adapter la préparation et la récupération du cheval à la discipline que l’on pratique.

Les cavaliers ajoutaient également qu’un cheval de sport doit prendre du plaisir à pratiquer sa discipline, sans quoi il ne peut pas être performant. Pour Gwendolen Fer, cavalière internationale de concours complet, « on demande des choses qui ne sont pas naturelles à nos chevaux, s’ils n’y prenaient pas de plaisir, ils ne le feraient pas ! », et Thierry Pommel acquiesçait : « Les meilleurs chevaux que j’ai pu monter, ceux sont ceux qui se faisaient plaisir en piste, et qui, en plus, avaient envie de me faire plaisir. » Mais la relation entre le cheval et son cavalier en est une à double sens. Comme le soulignait Philippe Rozier, « la réussite d’un cavalier, c’est la complicité et les soins qu’il apporte à son cheval ». Et dans cette relation, les intervenants ont insisté sur deux mots : confiance et bienveillance. Il s’est dégagé de la conversation que les cavaliers ont une responsabilité envers le cheval, que ce soit au niveau de la technique en piste ou des conditions de vie de celui-ci.

Et si le bien-être et la préparation physique du cheval ont été au cœur de l’attention pendant près de deux heures de conférence, la préparation mentale du cavalier a également été abordée, notamment par Maxime Chataigner, expert préparateur mental de la FFE. Souvent, précisait-il, « les cavaliers professionnels, en plus d’être sportifs de haut niveau, sont des entrepreneurs de la filière équestre. Ils ont la pression de la performance sportive, mais doivent également gérer celle de la gestion de leur entreprise, en plus de la bonne forme de leur piquet de chevaux. »

Le Morocco Royal Tour présent au Longines Paris Eiffel Jumping

Le Morocco Royal Tour (MRT) sera présent du 4 au 7 juillet à la sixième édition du Longines Paris Eiffel Jumping, une étape du prestigieux circuit Longines Global Champions Tour et de la Global Champions League.

Des membres du comité d’organisation du MRT feront le déplacement au Champ de Mars où se dérouleront les épreuves de ce Paris  Eiffel et où un stand sera érigé pour accueillir cavaliers et journalistes désirant s’informer sur les différentes modalités du déroulement de notre Tour. En effet, le MRT s’impose aujourd’hui comme une étape incontournable dans les circuits internationaux du Jumping de haut niveau. Il réunit à chacune de ses éditions des cavaliers de renommé.

Créée en 2010 sur Hautes Instructions de Sa Majesté Le Roi Mohammed VI et présidée par le Prince Moulay Abdellah Alaoui, la prestigieuse série des trois CSI(O) quatre étoiles se déroulera cette année du 3 au 20 octobre 2019 dans les villes de Tétouan, Rabat et El Jadida. Elle célèbrera à cette occasion son dixième anniversaire, faisant de cette nouvelle édition un temps fort exceptionnel et un rendez-vous à ne pas manquer.

L’enjeu cette année sera de taille. La Coupe des Nations qui aura lieu le dimanche 13 octobre 2019 à Rabat, sera qualificative pour les Jeux Olympiques de Tokyo 2020 pour le groupe F olympique. Quant aux trois Grands Prix, ils seront également qualificatifs pour la Coupe du Monde FEI Longines pour le groupe 7 dont la finale se disputera en avril 2020 à Las Vegas.

Le circuit démarrera à Tétouan, du 3 au 6 octobre, dans les superbes installations de la Garde Royale. Un site magnifique : tribunes et écuries superbes décorées dans la plus pure tradition marocaine.
L’étape de Rabat, du 10 au 13 octobre, se tiendra dans les installations de la FRMSE avec des épreuves en nocturne dont le Grand Prix 4*.
La dernière étape d’El Jadida, du 17 au 20 octobre, se déroulera en indoor et proposera un programme sportif analogue à celui de Tétouan. Il permettra de découvrir le Salon du Cheval, la plus importante manifestation dédiée au monde équin en Afrique.

Le gratin des cavaliers internationaux se donne rendez-vous à Chantilly

Le Jumping International de Chantilly, dernière étape française du Longines Global Champions Tour, est définitivement le rendez-vous à ne pas manquer, que ce soit pour les passionnés de sports équestres ou pour les cavaliers si l’on en croit le plateau attendu au cœur de l’hippodrome du 11 au 14 juillet. Dans la ville du cheval, ce sont dix-sept nations qui seront représentées. Un véritable petit Championnat d’Europe avant l’heure, à la vue des délégations envoyées par la plupart des grandes nations européennes de saut d’obstacles. 

La France sera de la partie, bien entendu, avec une forte délégation : les quatre cavaliers en or olympiques de Rio, Roger-Yves Bost, Pénélope Leprévost, Philippe Rozier et Kevin Staut, ainsi que Simon Delestre, Julien Epaillard, Alexis Deroubaix, et Nicolas Delmotte. Chacun d’entre eux aura à cœur de briller sur la mythique arène Meautry de Chantilly, face aux Grandes Écuries, devant leur public. Mais si les Français viendront en force, ils ne sont pas les seuls ! Les cavaliers de la Mannschaftne seront certainement pas venus pour faire de la figuration. Il est certain que l’on pourra compter sur Christian Ahlmann, Ludger Beerbaum, Marcus Ehning, Marco Kutcher ou encore Christian Kukuk : du très lourd ! Côté belge, même constat, avec une délégation composée de Pieter Devos, Jérôme Guery, Nicola Philippaerts (vainqueur de l’édition 2018 du Grand Prix LGCT de Chantilly), Gregory Whatelet, Wilm Vermeir et Christophe Vanderhasselt, la bataille sera rude avec ces cavaliers très en forme sur le circuit du Longines Global Champions Tour. Scott Brash, Ben Maher, Harry Charles et Emily Moffitreprésenteront le Royaume-Uni, tandis que chez leurs voisins irlandais, ce sont Michael Duffy, Michael G Duffy, Darragh Kenny, Marc Mcauley, Shane Sweetnam et Jenny Rankin qui feront le déplacement. Les Néerlandais, viendront un peu moins en force, mais avec de la qualité : Gerco Schröder et Leopold Van Asten, qui seront accompagnés de Kim Emmen. On pourra compter sur les Suisses Pius Schwizer et Jane Richard Philips, alors que Alberto Zorzi sera le seul représentant des couleurs italiennes, tout comme Eduardo Alvarez Aznar pour l’Espagne, Athina Onassis pour la Grèce, mais aussi Luis Sabino Gonçalves pour le Portugal.

Mais les Européens ne seront pas les seuls à envoyer leurs champions au Jumping International de Chantilly ! Les Etats-Unis, eux aussi, viendront en nombre avec la Championne olympique de 2008 et actuelle championne du monde par équipe Laura Kraut, l’ex numéro 1 mondial Kent Farrington, Georgina Bloomberg, Margie Goldstein-Engle, Lauren Hough et le jeune et très prometteur Spencer Smith. Mais l’Amérique ne se résume pas au nord de son continent, et les frères colombiens René et Carlos Lopez, ainsi que le Brésilien Yuri Mansur ne seront pas à négliger lors de ce week-end de compétition. L’amazone australienne Edwina Tops-Alexander sera, elle, la seule représentante du continent océanien.

Il ne fait aucun doute que, comme chaque année, du grand sport est à prévoir au Jumping International de Chantilly, qui fête son dixième anniversaire dans le circuit du Longines Global Champions Tour. Pendant quatre jours, tous ces cavaliers se livreront bataille sur l’arène Meautry, et l’on pourra retrouver certains d’entre eux dans le CSIYH (compétition réservée aux jeunes chevaux, toujours intéressante pour repérer les cracks de demain) qui aura lieu sur l’Amphithéâtre de verdure, face au Château de Chantilly. Les cavaliers des CSI1* et CSI2* s’affronteront également sur ces deux pistes du 11 au 14 juillet.

Au Jumping International de Chantilly, l’accès au site et aux tribunes sont gratuits, ce qui exceptionnel pour admirer autant de champions. Les spectateurs peuvent également profiter de l’immense village d’exposants.

Le bien-être au cœur des préoccupations

Pour la deuxième année consécutive, le LGCT-LPEJ et les Laboratoires Audevard s’associent pour mettre en avant le bien-être du Cheval de sport et ce dans le cadre de l’une des plus prestigieuses compétitions au monde. Jeudi 4 juillet, les experts, les cavaliers, le public et la presse se donnent rendez-vous de 14H00 à 17H00 pour une conférence ouverte à tous.

Comment assurer le bien-être des chevaux pendant une compétition ? Quel rôle peut jouer la préparation physique et mentale du couple cheval-cavalier pour performer le Jour J ? Quelles bonnes pratiques mettre en place pour entretenir le moral des chevaux et préserver leur santé avec les exigences du sport ? Comment minimiser le stress en compétition ?  Ce sont des questions que tous les cavaliers de compétition se sont posées un jour. Allier le bien-être du Cheval à la performance sportive, tel est l’objectif de nombreux acteurs de la filière des sports équestres.

Lors de la conférence organisée par les Laboratoires Audevard et le LGCT-LPEJ, un large panel de professionnels et d’experts : cavaliers, vétérinaires, grooms, sportifs de haut niveau de toutes disciplines confondues, tentera d’apporter des réponses à ces questionnements.

Cette conférence, animée par le Dr. Thierry Bedossa, vétérinaire et président du refuge AVA qui vient en aide aux animaux âgés de toutes espèces, accueillera notamment Pierre Durand, médaille d’or olympique de saut d’obstacles en 1988, champion d’Europe de CSO 1987, Thierry Pomel, vice-champion du monde de saut d’obstacles en 1998, actuel sélectionneur de l’équipe de France de CSO, le Dr. Xavier Goupil, vétérinaire responsable de la clinique de l’IFCE et de l’équipe de France de CCE, ou encore Maxime Chataignier, expert préparateur mental pour la FFE, ancien athlète de haut niveau (3 sélections aux JO, champion d’Europe, du monde et n°1 mondial de Short Track). Grooms et cavaliers CSI 5* se joindront à la discussion, à l’image de Philipe Rozier, champion olympique par équipe à Rio en 2016, qui nous fera l’honneur de témoigner du bien-être de ses binômes quadrupèdes.

Le rendez-vous est donné à tous les passionnés d’équitation, de sports équestres de haut niveau, ou encore d’animaux pour une conférence qui promet d’être complète et animée.