L'AGENCE DE RELATION PRESSE
DU MONDE DU CHEVAL & DU TOURISME

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Premier titre pour le jeune Néerlandais Bram Chardon !

Après la contreperformance de Boyd Exell et les mésaventures de son père Ijsbrand Chardon hier (incident de harnais), le fils, Bram Chardon a aisément remporté la finale de la Coupe du monde FEI d’attelage après une magnifique démonstration aujourd’hui : il remporte son premier titre mondial avec près de 20 secondes d’avance (temps et fautes aux obstacles compris sur deux jours) sur son compatriote Koos de Ronde.
D’ailleurs, de faute, le jeune meneur de 25 ans n’en a commise aucune sur les quatre parcours de cette finale : « Ce furent deux bonnes journées, l’attelage allait vraiment bien, les chevaux étaient en super forme et c’est important car en finale, la moindre faute peut coûter très cher. C’est un autre jeu car le niveau est très élevé ». Un niveau que le meneur hollandais avec son calme, la finesse de sa main, la qualité de ses chevaux … et l’expérience héritée de son père risque de dominer pendant un certain nombre d’années désormais. Le nom de Chardon n’est pas près de disparaître des tablettes. Deux qui doivent pester, ce sont Koos de Ronde et le Belge Glenn Geerts, déjà sur le podium d’une finale à Bordeaux et qui doivent se contenter à nouveau des deuxième et troisième places !

L’émotion de Félicie Bertrand !

En ce week-end du sport au féminin, la victoire de Félicie Bertrand en selle sur sa jument de 13 ans Sultane des Ibis ne pouvait pas être plus féminine. La jeune femme de 36 ans, qui a explosé l’an dernier au niveau international, remporte au Jumping International de Bordeaux, un fief habituellement masculin, son premier Grand Prix 5*. 

Une première victoire de ce calibre, c’est un grand moment dans la vie d’un cavalier. Et que cette victoire ait été décrochée dans son propre pays, devant l’un des meilleurs publics du circuit, donne à cet exploit une dimension encore plus particulière. Alors, on peut comprendre que c’est en pleurs que Félicie Bertrand répondait à sa première grande interview : « Je vais me réveiller et me rendre compte que ce n’est pas vrai. Je sais que Sultane des Ibis est naturellement rapide, je sais que je dois la laisser faire, que je n’ai pas besoin de prendre plus de risques. C’est une jument incroyable, tellement attachante, tellement petite, précieuse, tellement… pffffff, on ne s’imagine pas qu’elle puisse sauter des trucs comme ça. C’est incroyable cette envie de tellement donner … elle est magique ». Des propos et des larmes qui amènent un grand vent de fraîcheur sur le saut d’obstacles et qui fait du bien à tout le monde et surtout au staff de l’équipe de France, soulagé par cette première et unique victoire tricolore dans ce concours emblématique.

Félicie Bertrand est issue du sérail, petite-fille d’éleveur (la famille Lécuyer) et fille de cavalier et directeur de centre équestre (Gilles Bertrand), elle s’est établie en Normandie, près de Deauville, où plusieurs propriétaires lui confiaient leurs chevaux. En général de jeunes chevaux à valoriser, c’est à dire à travailler, entrainer pour les mener vers le haut niveau, moment où ces chevaux étaient vendus. Parmi eux Geneviève Megret qui confiait alors ses chevaux de tête à Pénélope Leprévost. Puis, quand ces deux dernières se sont séparées, Félicie a pris du grade se voyant confier cette prestigieuse cavalerie. Enfin pas seulement car, à petit pas, depuis septembre 2017, avec son « amie » Sultane des Ibis, une jument qu’elle a elle-même fait progresser, elle était déjà en train de gravir tous les échelons vers les cinq étoiles : équipe de France en 5*, médaille d’or individuelle aux Jeux Méditerranéens et une dixième place, un peu annonciatrice de cette victoire bordelaise, au Longines Grand Prix de Paris en décembre dernier. Une progression fulgurante !

Aujourd’hui, dans ce Grand Prix Land Rover de Bordeaux, elle bat des cavaliers nommés Bertram Allen (deuxième à 29 centièmes avec GK Casper), Simon Delestre (très beau troisième avec Chesall Zimequest) ou encore la légende Ludger Beerbaum (cinquième avec Cool Feeling). Et l’histoire de Félicie ne risque pas de s’arrêter ici puisque le soutien de la famille Megret est total : « C’est une histoire de famille », souligne sa propriétaire. « Nous comptons aller loin, tous ensemble avec Félicie. C’est une affaire d’équipe et de plaisirs partagés ».

Et ce n’était pas la seule bonne nouvelle pour la cavalerie française : deux autres cavaliers faisaient partie des neuf barragistes du jour. Guillaume Foutrier prend la quatrième place avec Valdocco Des Caps et Nicolas Dezeuses la sixième avec Ulloa du Trefle. Tout est bien qui finit bien comme dirait Ludger Beerbaum, affidé des locutions françaises populaires lorsqu’il utilise la langue de Molière ! Une superbe conclusion pour ce week-end de sport de haut niveau au Jumping International de Bordeaux. Rendez-vous l’année prochaine du 6 au 9 février !

On ne peut plus arrêter Daniel Deusser !

Sa victoire en Coupe du monde hier – la troisième de la saison – lui a donné des ailes : l’Allemand Daniel Deusser s’est offert un bonus ce matin, le Prix France Info – France Bleu, une épreuve progressive avec joker (chaque obstacle franchi sans faute rapporte un point supplémentaire, le n°1, un point, le 2, deux points etc.). Deusser montait Kiana van het Herdershof, une jument relativement jeune dans ses écuries : « Je trouve que Bordeaux est un bon concours cette année ! (rires). Kiana est arrivée chez moi au milieu de l’année dernière, elle évoluait en deux ou trois étoiles. Elle n’a pas fait beaucoup de concours jusqu’alors. Ce n’est pas un cheval que l’on remarque toute de suite, mais elle est très intelligente en parcours et je pense – je n’en suis pas encore tout à fait certain – qu’on la verra sur les gros tours ». Daniel Deusser ne s’est pas présenté avec Kiana à la remise des prix (« Elle est encore sur l’œil et les écrans géants, les lumières et la musique l’inquiètent encore un peu ») mais avec Cornet, le cheval qu’il montera tout à l’heure dans le Grand Prix Land Rover. Avec une troisième victoire en tête ?
La Française Félicie Bertrand monte sur la seconde marche du podium de cette épreuve matinale. En selle sur Chacco Rouge, elle réalise elle aussi un parcours parfait, avec un chronomètre de 47,65 secondes, alors que l’Allemand bouclait son tour en 46,18 secondes. Denis Lynch et Pretty Little Liar s’emparent de la troisième place avec un temps de 48,04 secondes.

Au tour de Daniel Deusser

C’est à une rude bataille pour les derniers billets pour Göteborg que s’est livrée la quinzaine de cavaliers du milieu du classement de la ligue ouest-européenne de la Coupe du monde samedi soir au Jumping International de Bordeaux.  Mais finalement, pas grand-chose n’a bougé : les « déjà-qualifiés » ont surtout consolidé leurs positions. On retiendra alors et surtout une nouvelle victoire allemande à Bordeaux : cette année, ce fut au tour de Daniel Deusser, le vainqueur de la finale 2014, de remporter cette étape pour la première fois de sa carrière. 

Pour qu’un Grand Prix de ce type, avec de tels enjeux, livre à la fois un verdict des plus justes pour les cavaliers et un spectacle inoubliable pour le public, il faut un décor parfait. Et celui dessiné par le chef de piste français, et même bordelais, fut un modèle du genre. Et pourtant, Jean-François Morand, dont c’était le premier parcours de Coupe du monde, a eu des sueurs froides, car les sans-faute ont eu du mal à tomber !  Ils seront six finalement, dont trois Belges, un Allemand, un Espagnol et une Finlandaise. De Français, que nenni : seuls Emeric George (Chopin des Hayettes) et Simon Delestre (Hermès Ryan) ont sauvé les meubles en apparaissant au classement (douzième et neuvième) avec chacun une faute : « C’est vraiment dommage, car Ryan était à 100% de ses capacités et ce parcours aurait dû me laisser complètement satisfait si cette faute n’était pas venue tout gâcher », regrettait ce dernier.

Ce barrage, dont les Bleus étaient donc privés, devait consacrer le seul des quatre cavaliers allemands qualifiés, Daniel Deusser, déjà leader du classement général : « Mais c’est toujours bon de gagner et ici à Bordeaux, dans cette ambiance, c’est encore plus fort. J’ai déjà remporté le Grand Prix du dimanche ici, mais c’est la première fois en Coupe du monde. Si ma place de leader s’en trouve confortée, ce n’est pas très important d’un point de vue sportif puisqu’à la finale, nous repartons tous à zéro. En revanche, cela montre combien cette saison fut bonne et cela me donne une grande confiance pour cette finale à venir que je compte disputer avec ce même Tobago Z ».

Deuxième de ce barrage avec son immense Iron Man van de Padenbore, le Belge Grégory Whatelet n’ira pas à Göteborg car il marque ses premiers et seuls points à Bordeaux : « C’est un choix délibéré car il s’agissait de gérer mes chevaux. J’ai mis Corée au repos, elle a beaucoup donné cette saison, tandis qu’Iron Man van de Padenbore revient de blessure. Il s’était fracturé un os dans son box il y a un an à Mexico, nous avons pu le soigner et il n’a refait son premier concours qu’en décembre dernier à Paris. C’est un cheval qui peut paraître un peu corpulent, certes, mais c’est un cheval plus sensible et rapide qu’on ne peut le penser ».

Grâce à sa troisième place avec le cheval français Rokfeller de Pleville Bois Margot, l’Espagnol Eduardo Alvarez Aznar est le seul cavalier de la soirée à avoir finalement accroché sa qualification pour la finale en se hissant de la vingt-et-unième à la quinzième place du classement général : « C’est une bonne journée pour moi sur ce parcours particulièrement difficile où l’on n’a vu que six sans-faute. » L’Espagnol s’était classé sixième de la dernière finale de Paris, en avril dernier, l’objectif est évidemment d’améliorer encore cet excellent résultat.

Bien que bredouilles aujourd’hui, les Français Olivier Robert (qui nous a fait une belle frayeur dans le double qu’il a traversé avec Vangog du Mas Garnier) et Kevin Staut (8 points avec For Joy van’t Zorgvliet*HDC) se maintiennent dans la liste des dix-huit qualifiés européens.

Pas de Français à la fête, mais le fameux public bordelais ne s’est pas montré moins enthousiaste pour autant : « Sept mille cinq cent spectateurs qu’il convient de féliciter tant ils se montrent sportifs et fair- play », soulignait Eric Delong, président de CEB. Un public à la hauteur de cette magnifique finale européenne.

La journée du patron

Après une nuit sous le signe de l’élevage et du spectacle qui a fait carton plein jeudi, la première journée 100% sport n’a pas été une moindre réussite. Depuis hier, le hall 3 du Parc des Expositions de Bordeaux ne désemplit pas. Très peu de sièges sont restés vacants : 6000 spectateurs par session ! Aujourd’hui, ils étaient principalement là pour suivre deux grands moments de sport : l’épreuve préparatoire à la Coupe du monde de samedi soir remportée par le Belge Pieter Devos et le désormais classique Devoucoux Indoor Derby qui a vu défiler quelques grands noms du concours complet mondial dont leur « maître » à tous, l’inégalable Michael Jung. Plus tôt, dans la journée, l’Allemand avait déjà remporté l’épreuve d’ouverture… de saut d’obstacles et se classant même dans la seconde. Il termine sa journée en grand patron du sport équestre mondial en signant un doublé après sa victoire de 2018.

Ce cross indoor est devenu l’une des épreuves les plus populaires du Jumping International de Bordeaux, attendue par tous les fans de concours complet du Sud-Ouest, et d’ailleurs, venus manifester leur bruyant enthousiasme face à cette épreuve sans répit se déroulant sur un bon kilomètre entre le hall d’exposition et la piste principale. Le début du débat fut franco-français : Gwendolen Fer, puis Rodolphe Scherer et enfin Maxime Livio se sont relayés au commandement… et Michael Jung est arrivé. Sans se presser en apparence, mais dans une fluidité extraordinaire, toujours dans le même rythme, soutenu mais pas fou, des trajectoires entre les obstacles au couteau, jamais un centimètre de trop avec une intervention quasi-invisible de la main. Du travail propre et de la joie dans le clan Jung, père et fils. Pourtant, le champion olympique français, Karim Florent Laghouag ne s’est pas avoué vaincu pour autant et s’est montré l’adversaire le plus à la hauteur du champion allemand ce soir. Il signe le chrono le plus proche du temps idéal… mais avec une faute enregistrée en sortie du paddock. Magnifique baroud d’honneur, mais que faire contre ce magicien qui marque à jamais l’histoire des sports équestres ?

Bordeaux est devenu le terrain de jeu préféré de l’Allemand en hiver : « C’est vraiment un super concours. Mes chevaux s’y sentent bien. Je suis heureux de la prestation de ma jument Corazon et un grand merci à ma propriétaire, Maria Stein, pour sa confiance mais aussi à ce public incroyable, c’est vraiment fantastique de monter ici. Mais cette année, la victoire a été plus serrée et j’ai eu un peu de chance aussi, mais cela fait partie du jeu, mais si j’avais fini à la seconde ou la troisième, je me serais réjoui tout autant car ce parcours avec ma jument a été un grand moment de bonheur ».

 

Happy birthday Pieter !

Quelle plus belle manière de célébrer son anniversaire ? Pour Pieter Devos, c’est visiblement de s’offrir soi-même son propre cadeau… comme une victoire au Jumping International de Bordeaux. Il faut dire que nous sommes là dans un lieu qui sourit toujours au cavalier belge. Après une victoire il y a deux ans dans le Grand Prix Land Rover du dimanche, une l’année dernière dans le Grand Prix Coupe du monde, Pieter Devos s’impose vendredi soir dans le Prix FFE Generali Trophée Nouvelle Aquitaine. « On peut dire que j’ai maintenant gagné les trois grosses épreuves du Jumping International de Bordeaux », se réjouissait-il.

« Pour une fois, j’ai joué le chrono sur la grosse épreuve du vendredi. Je ne monterai pas Apart dans le Grand Prix Coupe du monde de demain, et, puisque je souhaite courir la finale du circuit avec lui, je voulais le monter avec de la vitesse sur tout un parcours avant cette échéance. » Avec un parcours impeccable en 58,15 secondes, Pieter Devos et Apart ont effectivement montré qu’ils pouvaient être les plus rapides. A sa suite, le Néerlandais Maikel van der Vleuten et Dana Blue prennent la seconde place en 58,33 secondes, et le meilleur tricolore de l’épreuve Simon Delestre complète ce podium. Il réalisait un chronomètre de 61,94 secondes en selle sur Chesall Zimequest.

Et lors de son entrée en piste pour la remise des prix, le Belge n’a pu s’empêcher de verser une petite larme : il faut que 6000 personnes entonnant un « Joyeux anniversaire Pieter », ça secoue son homme, même le plus imperturbable des cavaliers !

Michael Jung plus fort que les « sauteurs » !

Saut d’obstacles ou concours complet ? Peu importe, Michael Jung prend les victoires dans toutes les disciplines. Avec son hongre de 11 ans, fischerDaily Impressed, le champion allemand de complet a dominé trente-neuf des meilleurs cavaliers de saut d’obstacles du monde dans l’épreuve d’ouverture du Jumping International de Bordeaux, Prix Congrès et Expositions de Bordeaux. Un exploit que Jung, dont la modestie n’a égal que son talent, s’empresse de relativiser aussitôt : «  Bien sûr qu’une telle victoire me réjouit énormément, je suis plus qu’heureux, fischerDaily a été formidable, il a très bien sauté, mais il ne faut pas perdre de vue que c’est l’épreuve la plus facile du concours que nous venons de gagner »… Peut-être, mais devant les meilleurs cavaliers de la discipline qui n’est pas complètement la sienne : « C’est vrai et je m’en réjouis et cela m’a beaucoup amusé ». Si l’on reverra bien l’Allemand ce soir dans sa discipline de prédilection (pour un doublé dans le Devoucoux Indoor Derby), il ne sera malheureusement pas au départ du Grand Prix Coupe du monde (de saut d’obstacles) demain soir, un challenge qui ne devrait pourtant pas l’effrayer au regard de son niveau : « Ah, mais c’est déjà fait, j’ai déjà couru les Coupes du monde, à Stuttgart, à Bâle et à Leipzig. Sans prendre de points pour l’instant. Ce sera pour l’année prochaine » (rires). Jung devançait le Belge Jérôme Guery (Kel’Star du Vingt Ponts) et la Française Félicie Bertrand (Chacco Rouge) qui prend un excellent départ dans cette édition 2019 du Jumping International de Bordeaux.

Coupe du monde Longines FEI de Saut d’obstacles : l’inconnue mexicaine…

L’étape bordelaise de la Coupe du monde Longines FEI représente un enjeu énorme pour quatorze des quarante partants de demain soir : ils visent les sept dernières places parmi les dix-huit cavaliers qualifiés pour la finale de Göteborg. Il y aura donc, en gros, sept malheureux et sept élus. Sachant que la dix-neuvième place de cette ligue sera également qualificative car l’Australienne Edwina Tops Alexander (9ème avec 47 points) est qualifiée sur le quota de la ligue pacifique et libère donc cette dix-neuvième place.
Mais ce dix-neuvième cavalier du classement européen après le Grand Prix qualificatif de demain ne sera peut-être pas qualifié pour autant ! Il faudra en effet attendre le résultat d’une autre étape qualificative de la ligue nord-américaine, qui se disputera en même temps à León, au Mexique, où une cavalière européenne, l’Espagnole Paola Amilibia est engagée. Celle-ci compte 21 points au classement et elle est donc à une victoire, voire à une deuxième place, de la qualification. Mais cet exploit, l’Espagnole devra l’accomplir avant que ne se termine l’épreuve de Bordeaux qui clôture officiellement la Ligue d’Europe de l’Ouest. La qualificative bordelaise démarrera à 20h30, la mexicaine à 21h30 (14h30 heure locale), mais avec onze partants de moins. Les barrages devraient plus ou moins se courir en même temps. Une drôle de course dans la course !

Un Grand Prix Coupe du monde qui promet d’être chaud !

L’ultime étape de la Ligue d’Europe de l’Ouest de la Coupe du monde Longines FEI de saut d’obstacles sera assurément une véritable finale européenne, spécialement pour treize des quarante engagés qui, proches de la qualification, joueront gros au Jumping International de Bordeaux du 7 au 10 février. 

Parmi ces quarante engagés, sept débarqueront à Bordeaux avec leur qualification d’ores et déjà en poche. Leur unique souci sera d’inscrire leur nom au glorieux palmarès de ce Grand Prix Coupe du monde. Il pourra également être question – affaire de prestige – de ravir le leadership du classement européen, tenu par l’Allemand Daniel Deusser avec 79 points. Pour cela, le n°1 mondial, le Suisse Steve Guerdat devra terminer sur le podium alors que le Belge Pieter Devos (victorieux l’an dernier) et Kevin Staut (victorieux en 2012 et 2016) devront se classer à l’une des deux premières places… à condition que Daniel Deusser fasse chou blanc ou presque (un classement au-delà de la treizième place exactement) à Bordeaux ! Voilà un premier petit suspens.

Pour le Suédois Henrik von Eckermann, l’Autrichien Max Kühner et normalement Olivier Robert, le résultat de Bordeaux ne devrait pas changer leur vie : ils iront, si tout va bien, à la finale mondiale de Göteborg du 3 au 7 avril prochain. Mais un petit doute persiste et marquer un minimum de points pourrait s’avérer utile.

C’est entre la seizième et la vingt-huitième place du classement actuel de la ligue européenne que cela devient très chaud. Parmi ces treize cavaliers en ballotage, neuf sont à Bordeaux, les quatre autres sont donc éliminés. Pour l’instant virtuellement qualifiés (16-18ème place), l’Allemand Ludger Beerbaum, la Suédoise Irma Karlsson et le Belge François Mathy Jr. sont clairement menacés par l’Allemand Marcus Ehning (à qui une simple 8ème place suffirait), Eduardo Alvarez Aznar (une 5ème), les Irlandais Denis Lynch (une 3ème), Bertram Allen et le Suisse Pius Schwizer (une 2ème place) ainsi que les Néerlandais Eric van der Vleuten (une 2ème place également) et même son fils Maikel (en cas de victoire seulement, il est 32ème avec 21 points) pourraient déloger le trio si aucun ne venait à marquer des points à Bordeaux. 

De plus – les absents ayant toujours tort – le Champion d’Europe suédois Peder Fredricson et le Belge Olivier Philippaerts, normalement qualifiés avec 40 et 41 points, pourraient quand même se voire évincés de la liste des élus si les trois cavaliers en ballotage favorable marquaient un minimum de points (entre 3 et 7, synonyme de 14ème et 11ème place) et qu’au moins deux autres parmi les sept prétendants remplissent le contrat expliqué plus haut. Et si trois y parvenaient, la qualification du Français Olivier Robert pourrait même se voir mise en péril. Inutile de vous dire que cela va être la guerre entre ces onze cavaliers : Robert, Beerbaum, Karlsson, Mathy, Ehning, Alvarez Aznar, Lynch, Schwizer, Allen et les van der Vleuten !

Même pour l’Italien Emanuele Gaudiano, l’Allemand Christian Kukuk et la Suisse Nadja Peter Steiner, l’exploit est encore mathématiquement possible, mais il ne dépendrait que de leur seule victoire… et de grosses contreperformances de neuf parmi les onze cavaliers précités.

Pour les dix-neuf autres cavaliers du plateau, qu’ils aient des points ou non, la Coupe du monde, c’est terminé. Pour eux, une victoire à Bordeaux sera avant tout une question de prestige ou de pub. C’est pour cela que l’on trouve dans cette dernière liste des cavaliers de renom tels les ex-n°1 mondiaux Simon Delestre et l’Anglais Scott Brash (seul cavalier à avoir décroché le grand chelem de saut d’obstacles) ou encore les Belges Grégory Wathelet et Jérôme Guery. Pour les Français Félicie Bertrand, Edward Levy, Nicolas Dezeuses, Guillaume Foutrier, Aldrick Cheronnet mais également pour les champions olympiques Pénélope Leprévost et Philippe Rozier, ainsi que Julien Epaillard, il s’agira de se mettre en avant ou de se rappeler au bon souvenir du nouveau sélectionneur national Thierry Pomel en cette année de Championnat d’Europe, qualificatif pour les Jeux olympiques de Tokyo. Bref, il va y avoir de l’action, pour le moins, dans ce Grand Prix Coupe du monde Longines FEI du Jumping International de Bordeaux !

Nature reprendra ses droits en 2019 aux Grandes Ecuries du Domaine de Chantilly

Après le succès de la première saison, le spectacle Nature fera son retour au printemps sous le dôme des Grandes Écuries du Domaine de Chantilly.

Les cavalières des Grandes Écuries de Chantilly revêtues des somptueux costumes signés par Monika Mucha et accompagnées de l’acrobate-danseur Edouard Gameiro présenteront, dès le 31 mars 2019, les douze tableaux du spectacle Nature, évocation équestre des quatre saisons.

Désormais habitués des lieux, Benedettu Sarocchi, Ghjuvan Petru Pieve et Jean-Lou Descamps accompagneront les artistes de leurs compositions musicales originales. Pour la sixième saison, le trio musical accordera ses notes sur la cadence des chevaux.

« La création d’un spectacle est un travail collectif avec beaucoup d’échanges entre les musiciens, les cavalières, notre acrobate, Virginie Bienaimé, la metteur en scène et Monika Mucha la créatrice de costumes », explique Sophie Bienaimé, Directrice équestre et artistique des Grandes Écuries de Chantilly.

« A chaque représentation, ce n’est jamais le même spectacle. Les chevaux réagissent différemment d’une séance à l’autre en fonction de l’atmosphère de la salle. Nous nous fixons évidemment des objectifs pour améliorer chaque performance, nous rajoutons des petits détails, des finesses dans notre équitation ou dans la réalisation du numéro ».

Haute école, travail en liberté, longue rênes… les chevaux, poneys et ânes des Grandes Écuries du Domaine de Chantilly et leurs cavalières proposeront des numéros variés, mettant en avant la relation et l’harmonie qui se sont instaurées entre eux. Au total, dix-huit équidés seront présentés dans cette ode à la nature à la fois poétique et féérique.

L’hiver, le printemps, l’été et l’automne se succéderont à nouveau sur la piste emblématique des Grandes Écuries du Domaine de Chantilly. Un spectacle à voir ou à revoir en famille ou entre amis du 31 mars au 27 juin, puis du 15 septembre au 3 novembre 2019.

Extraordinaire plateau pour la septième édition du Longines Masters de Hong Kong

À Hong Kong, Edwina Tops-Alexander sera tout près de son Australie natale. Cette proximité l’inspirera-t-elle pour décrocher une deuxième victoire consécutive sur cette Saison IV de la Série des Longines Masters ? Il est clair que la cavalière rêve de marquer l’histoire de cette série et du Grand Slam indoor of Showjumping. Mais la tâche ne sera pas aisée car l’AsiaWorld-Expo va accueillir cette année un plateau exceptionnel !

Vainqueur à Paris avec California, Edwina Tops-Alexander comptera cette fois-ci sur Vinchester pour lever cette deuxième manche du grand chelem : « Je suis vraiment impatiente de revenir à Hong Kong. C’est formidable de porter ainsi le sport de haut-niveau en Asie et de ce fait stimuler l’intérêt pour le saut d’obstacles, tant auprès des cavaliers que des spectateurs. L’Asie a de fortes attaches avec le cheval et le saut d’obstacles étant un sport de dimension universelle, c’est fantastique de pouvoir concourir dans cette partie du monde. La dernière fois que j’ai concouru à Hong Kong, j’étais enceinte et j’ai pu cependant me classer dans le Grand Prix et donc cette année, je devrais bien être capable de monter sur le podium » !

L’Australienne ne sera pas la seule parmi les anciens vainqueurs de l’un des vingt Longines Grands Prix qui se sont disputés aux Masters depuis 2010 : le champion olympique Kevin Staut (2013 à Paris où il remporte en décembre dernier le Longines Speed Challenge) et le vice-champion du monde 2014 Patrice Delaveau (trois victoires, dont deux à Hong Kong où il est tenant du titre) reviennent sur cette étape asiatique de la Série avec de grosses ambitions. D’ailleurs, Hong Kong est un peu le jardin privé de Patrice Delaveau qui, en 2013, avait remporté quatre des cinq épreuves auxquelles il avait participé, se classant deuxième de la cinquième et il est le seul cavalier à avoir remporté le Longines Grand Prix deux fois au même endroit ! Un rare exploit dans l’histoire de ce sport.

Troisième à Paris, l’Irlandais Denis Lynch sera à Hong Kong en compagnie de son compatriote, le jeune Bertram Allen (24 ans) qui, pour sa part, y a remporté le Longines Speed Challenge en 2016. Avec Kevin Staut, deux autres anciens numéros un mondiaux seront également à Hong Kong : le Suisse Pius Schwizer, qui signe un retour remarqué au plus haut niveau (deuxième, dimanche dernier, du Grand Prix Coupe du monde Longines d’Amsterdam) et le Français Simon Delestre, également ancien vice-champion du monde. Le Néerlandais Gerco Schröder, champion du monde 2014 et vice-champion olympique 2012, sera également de la partie. Le Belge François Mathy Jr. est également en forme actuellement : il vient de se classer deuxième du Grand Prix Longines Coupe du monde de Leipzig et sera à Hong Kong en compagnie de ses compatriotes Olivier Philippaerts, Jérôme Guery et les jeunes Maxime Harmegnies et Pieter Clemens.

Le continent africain sera même représenté par un cavalier qui avait particulièrement brillé en 2018 en remportant les prestigieux Grand Prix 5* de Paris-Eiffel et de Calgary : l’Egyptien Sameh El Dahan.

 

A la découverte des talents asiatiques

Avec le HKJC (Hong Kong Jockey Club) et la HKEF (Hong Kong Equestrian Federation), EEM cette année met à l’honneur les cavaliers de la région asiatique, en route pour Tokyo 2020.

On y retrouvera bien évidemment pour la quatrième fois Jacqueline Lai, l’une des cavalières de Hong Kong les plus expérimentées, médaillée d’argent en individuel aux China National Games en 2013. Ce sera également l’occasion pour le public de découvrir Raena Leung, également locale de l’étape, qui, après avoir passé plusieurs mois à concourir en Europe retournera pour l’occasion à Hong Kong performer sur ses terres. Ces Hongkongaises ne seront donc pas les seules asiatiques à prendre le départ dans « leur » Longines Masters puisque le Japon sera également représenté par Hikari Yoshizawa, la Chine par You Zhang, Ella Wang, ou encore Zhang Xingji, la Corée par Manjun Kwon, et Taiwan par Isheau Wong.

Avec cette richesse asiatique de ce plateau, EEM poursuit son ambition initiée en 2013 de développer la filière équestre et le sport de haut niveau en Asie.

La Saison IV des Longines Masters se poursuit à Hong Kong

La Saison IV de la série des Longines Masters continue sur sa lancée : après Paris en décembre dernier, elle posera ses bagages à Hong Kong du 15 au 17 février. Pour sa septième édition, le Longines Masters de Hong Kong réunira à nouveau le meilleur des sports équestres et du lifestyle sous le toit de l’AsiaWorld-Expo, et sera également le théâtre de la deuxième édition de l’Asia Horse Week.

Etape désormais incontournable du circuit international de saut d’obstacles, le Longines Masters de Hong Kong accueillera une fois de plus les meilleurs cavaliers et chevaux au monde et pour la première fois mettra à l’honneur les cavaliers asiatiques.

Parmi les temps forts du week-end, il ne faudra pas manquer, dès le vendredi, la soirée à l’honneur du Hong Kong Jockey Club, Partenaire Fondateur historique du Longines Masters de Hong Kong depuis sa création. Ce dernier présentera à nouveau cette année la fameuse HKJC Race of the Riders dans laquelle les meilleurs cavaliers au monde et meilleurs jockeys de Hong Kong s’affronteront sur un parcours en équipe et dans une ambiance enflammée. A la suite, les cavaliers 5* du Masters One se donneront rendez-vous dans le HKJC Trophy, une épreuve en deux manches gagnantes à 1,50m. Suivra le HKJC Asian Challenge, une première pour les Longines Masters et pour l’Asie, qui récompensera les 3 cavaliers asiatiques les plus performants du HKJC Trophy.

Le samedi en journée, la Masters Power MASERATI sera présentée au public asiatique pour une véritable démonstration de puissance avec des couples chevaux et cavaliers prêts à atteindre des sommets. En soirée, le public assistera à la seconde des trois étapes du Longines Speed Challenge, véritable Championnat du monde de vitesse sur trois continents, où l’on retrouvera le même parcours, dessiné par le chef de piste Frank Rothenberger, qu’à Paris, sur lequel s’était imposé Kevin Staut en 62,29 secondes. Enfin, le week-end se clôturera avec le Master One DBS Trophy, une épreuve à 1,45m au barème A au chronomètre, et bien sûr avec l’épreuve reine : le Longines Grand Prix de Hong Kong.

Gagnante du Longines Grand Prix de Paris, Edwina Tops-Alexander est désormais en lice pour remporter le Grand Slam Indoor, avec à la clé un bonus de 2 250 000€ si elle parvenait à s’emparer de la victoire dans les Grands Prix de Hong Kong et New York au cours de cette même saison IV. Très en forme pendant toute cette saison indoor, la cavalière australienne sera une adversaire redoutable sur la piste asiatique.

Toujours avec l’ambition de promouvoir les sports équestres à l’international et de les développer spécifiquement en Asie, EEM propose cette année avec son Partenaire Fondateur le Hong Kong Jockey Club de nouvelles épreuves destinées aux jeunes cavaliers asiatiques :
le « HKJC Asian Junior Challenge ». Ce challenge réservé aux cavaliers asiatiques de moins de dix-huit ans offre l’opportunité unique à la jeune génération de concourir dans les conditions du haut niveau et d’accéder à « l’expérience » Longines Masters.

En plus du sport de très haut niveau, le public asiatique pourra profiter du Village Prestige que EEM bâtit et exporte à Paris, Hong Kong et New-York. L’occasion immanquable de découvrir les boutiques éphémères des marques partenaires prestigieuses comme Longines, Maserati, Baccarat, Robert Mark Safaris, ou encore Kingsland, Hermès Sellier – le meilleur du savoir-faire équestre – des expositions d’art contemporain –, de rencontrer les meilleurs cavaliers lors de séances de dédicaces, et sans oublier de clôturer des journées riches en émotions par les traditionnelles « afterparties », avec concerts et DJ Sets, qui font la réputation des Longines Masters sur les trois continents. Après une prestation fabuleuse à Paris, Henri PFR sera également présent sur l’étape asiatique.

De la sellerie haut de gamme avec Butet, CWD ou Ikonik, aux équipementiers tels que Horse Pilot, Harcour ou Lamicell, côté exposants, les plus grandes marques seront représentées. La Belgique et la France seront même à l’honneur : chacune sera présente dans un pavillon à ses couleurs où les visiteurs pourront retrouver les entreprises équestres emblématiques des deux pays sur ce village exposant.

Pour la septième édition du Longines Masters de Hong Kong, EEM fait appel à Frédéric Pignon et Magali Delgado pour proposer au public asiatique un spectacle équestre hors du commun. Accompagnés de leurs chevaux ibériques, ils présenteront à la fois des numéros montés et en liberté, montrant ainsi toute l’harmonie et la complicité qu’ils partagent avec eux. Frédéric et Magali créent un spectacle alliant encore le cheval, la musique, la danse et le multimédia. A travers ce projet, ils souhaitent inviter le public à un nouveau voyage empreint de poésie, de sensibilité, d’énergie et d’humour. Un rêve dans lequel les chevaux expriment librement leurs talents et deviennent des artistes à part entière.

L’Asia Horse Week tiendra sa deuxième édition dans le cadre du Longines Masters de Hong Kong en 2019. De nombreuses conférences sont au programme pour débattre de différents thèmes comme l’élevage, le sport, l’éducation du cheval et son bien-être. L’Asia Horse Week sera également le théâtre du séminaire Clean Sport de la FEI, mais aussi de la toute première vente aux enchères d’embryons de The Auction, la nouvelle collaboration entre EEM et ARQANA.

Chaque étape des Longines Masters est l’un des rendez-vous les plus prisés des sports équestres dans le monde, et Hong Kong ne faillit pas à cette réputation. Tous les ingrédients : le sport, l’art de vivre et le show, propres aux Longines Masters, y sont réunis pour poursuivre cette quatrième saison en beauté.

Le n°1 mondial et une forte « Kavallerie » allemande pour Bordeaux, finale européenne de la Coupe du monde Longines FEI 

Si deux Français sont d’ores et déjà qualifiés pour la finale de la Coupe du monde de saut d’obstacles Longines FEI (Göteborg, du 3 au 7 avril), pour les autres Tricolores, ce sera très compliqué de remonter parmi les 18 meilleurs cavaliers de la Ligue Européenne. Encore assez loin dans ce classement, ils devront affronter une forte délégation allemande ainsi que le n°1 mondial au Jumping International de Bordeaux du 7 au 10 février.

S’il est également déjà qualifié pour la finale, Steve Guerdat ne veut pour rien au monde manquer l’étape de Bordeaux : « Il faudrait beaucoup de circonstances défavorables pour que je ne vienne pas. Et ce n’est pas une qualification déjà en poche qui m’en empêchera. C’est vraiment un concours auquel je tiens à participer tous les ans. J’adore particulièrement le fait que l’épreuve Coupe du monde se dispute le samedi soir, c’est vraiment une ambiance à part, la salle est toujours pleine, les spectateurs sont derrière nous ». Le Champion olympique de 2012 n’a pas encore gagné le Grand Prix Coupe du monde de Bordeaux, mais avec la forme qu’il affiche depuis la fin de l’année dernière et avec une Albführen’s Bianca particulièrement performante, c’est un candidat parfait à la succession du Belge Pieter Devos. Ce dernier, également déjà qualifié pour la finale, revient cette année sur les terres de sa première victoire en Coupe du monde, avec de solides chevaux comme Apart (vainqueur à Stuttgart) ou Claire Z.

Ludger Beerbaum, à 56 ans, court lui aussi, depuis le siècle dernier, après une première victoire en terre aquitaine ! Les plus anciens se souviennent encore de ses duels perdus et sans merci avec son compatriote Franke Sloothaak à la fin des années 90. Cette année, le plus médaillé des cavaliers de la planète revient avec cette ambition d’inscrire son nom à ce prestigieux palmarès. Le doyen allemand sera à la tête d’une impressionnante équipe d’outre-Rhin avec son élève Christian Kukuk, le n°6 mondial Daniel Deusser, le multi-vainqueur à Bordeaux et n°3 mondial Marcus Ehning, et… le champion olympique de concours complet, Michael Jung, qui ne participera cependant pas à la qualification de la Coupe du monde. Deusser est déjà largement qualifié pour la finale, Beerbaum doit consolider sa quatorzième place et Ehning doit remonter de trois rangs à Bordeaux : il lui manque les points d’une cinquième place largement à sa portée sur un concours qu’il affectionne particulièrement devant un public qui lui est toujours acquis : il sera presque à domicile !

Pour d’autres cavaliers, l’enjeu sera de taille sur cette finale européenne : l’Irlandais Denis Lynch, les Belges François Mathy Jr. (deuxième dimanche dernier à Leipzig) et Niels Bruynseels, l’Irlandais Bertram Allen, le champion du monde néerlandais Maikel van der Vleuten et d’autres encore devront fournir un dernier effort à Bordeaux pour tenter de s’installer dans la liste des dix-huit élus européens pour Göteborg. Il n’y aura pas de place pour tout le monde !

Des Français qui penseront déjà aux Jeux de Tokyo

D’autres stars du circuit n’auront plus rien à perdre ou à gagner : c’est le cas des ex-n° 1 mondiaux, le Suisse Pius Schwizer, le Britannique Scott Brash et le Français Simon Delestre (ces deux derniers n’ont marqué aucun point cette saison !) et même du Suédois Henrik von Eckermann, pourtant sur le podium des deux dernières finales !

Ce sera aussi le cas des Champions olympiques français Pénélope Leprévost et Philippe Rozier. D’ailleurs, du côté des Bleus, les dés sont jetés : seuls Kevin Staut, qui s’est rapidement qualifié en début de saison, et Olivier Robert, brillant dimanche dernier à Leipzig, iront à Göteborg. Pas d’enjeu tricolore donc lors de cette finale européenne. On observera alors de près les jeunes pousses du saut d’obstacles français, Félicie Bertrand et Edward Levy, en cette année transitoire de Championnat d’Europe, mais cruciale au regard de la qualification olympique.

Devoucoux Indoor Derby : bataille d’anciens vainqueurs

On retrouvera l’Allemand Michael Jung dans sa discipline de prédilection : il sera bien sûr le favori dans la course à sa succession dans le Devoucoux Indoor Derby. Il ne sera pas le seul champion olympique de l’épreuve puisqu’on y retrouvera les Français Karim Florent Laghouag (triple vainqueur à Bordeaux) et Mathieu Lemoine. Ce ne seront évidemment pas les seuls cavaliers de l’équipe de France de concours complet au départ de cette folle et populaire épreuve du Jumping International de Bordeaux. Un cross indoor qui, côté étrangers, accueillera également l’Anglais Alexander Bragg (vainqueur de cette même épreuve à Paris en décembre), le Néerlandais Tim Lips, le Brésilien Ruy Fonseca et l’Espagnol Alberto Hermoso Ferras. Ambiance garantie pour cette bataille entre dix-sept parmi les meilleurs complétistes du monde.

Attelage : Exell pour un neuvième titre ?

L’ambiance sera également de mise pour la finale de la Coupe du monde FEI d’attelage. Six finalistes et un invité français au départ, six meneurs qui tenteront de déstabiliser l’indestructible Australien Boyd Exell : les père et fils Hollandais Ijsbrand et Bram Chardon ainsi que Koos de Ronde, le Suisse Jérôme Voutaz et le Belge Glenn Geerts (nouveau venu dans cette finale). Le sixième, Benjamin Aillaud, invité tricolore de cette finale française, ne pourra pas vraiment participer à la course au titre n’étant pas réellement qualifié, mais le public attendra une bonne performance du Tarbais qui avait fait le show à Malines en décembre dernier, éjecté de son attelage et sauvé par son groom. Du spectacle, mais à Bordeaux, on attend une performance plus… conventionnelle du meneur français. Une place sur le podium ?

Quelle que soit la discipline, tous les grands champions seront fidèles au rendez-vous emblématique du Jumping International de Bordeaux. Numéros un mondiaux, champions olympiques, champions du monde feront de cet événement une des plus grandes rencontres sportives internationales du calendrier français : des enjeux immédiats (les finales des Coupes du monde) et des desseins à long termes (les Jeux olympiques de Tokyo) … du vrai et grand sport !

Salon des Étalons de Sport de Bordeaux : Préparer l’avenir des sports équestres

Jumping International de Bordeaux – Vendredi 8 et samedi 9 février 2019

Après deux premières éditions bien accueillies par les professionnels de l’élevage français et international, le Salon des Étalons de Sport de Bordeaux présentera cette année au Parc des Expositions de Bordeaux une soixantaine d’étalons de tous stud-books. Le Jumping International de Bordeaux est le seul événement en France qui unit en un même lieu, dans le cadre d’une Coupe du monde, le meilleur du sport et de l’élevage.

Premier événement de l’élevage français de l’année 2019, ce rendez-vous permet aux éleveurs de prendre le temps de choisir leurs croisements avant même le début de la saison de reproduction. Le Salon des Étalons de Sport de Bordeaux est par ailleurs le seul de ces événements à être organisé conjointement à une compétition internationale du plus haut niveau mondial. C’est la raison pour laquelle certains reproducteurs qui poursuivent leur carrière sportive peuvent y participer. Les éleveurs et passionnés auront le plaisir de les voir évoluer sur la piste de compétition tout au long du week-end.

Les plus grands étalonniers au Jumping International de Bordeaux

Ils feront le voyage pour présenter leurs étalons sur la carrière Baloubet, mais aussi pour prendre le temps d’échanger avec les éleveurs sur leurs possibles croisements au village des étalonniers. Le Haras des Coudrettes, le GFE, le Haras de Brullemail, France Étalons, Génétiqu’Anglo, Béligneux le Haras, ou encore les écuries Stephex seront au rendez-vous pour cette troisième édition.

Parmi les premiers noms d’étalons annoncés, nous retrouverons notamment aux côtés du vice- champion du monde Orient Express, des reproducteurs et performers internationaux aussi célèbres qu’Olala de Buissy, qui a été performant jusqu’au niveau 5* sous les selles d’Olivier Robert et Roger- Yves Bost, Rebozo, le crack de Rodrigo Pessoa, Popstar Lozonais, l’ancienne monture du Belge Jérôme Guéry, Monte Bellini, qui a brillé sur la scène internationale avec l’Allemand Philipp Weishaupt, ou encore l’ancien complice de Bertram Allen, Romanov. Incroyable performer lors de sa carrière sportive avec Patrice Delaveau et le Suédois Peter Eriksson, et désormais un reproducteur hors-pair, Jaguar Mail sera lui aussi présent. Ce Selle-français est n°2 mondial des étalons pour le concours complet, et meilleur père de performers concours complet en France.

Les Bordeaux Young Sires Masters

Le Jumping International de Bordeaux est un véritable trait d’union entre le sport et l’élevage en mettant en valeur la jeune génétique à l’occasion du CSIYH1*, épreuves internationales réservées aux étalons de sept et huit ans : les Bordeaux Young Sires Masters. On retrouvera ces chevaux sur la piste principale du Jumping le jeudi 7 février, pour une épreuve à 1,30 m pour les chevaux de 7 ans et 1,35 m pour ceux de 8 ans, et le vendredi 8 pour une épreuve à barrage à 1,35 m pour les étalons de 7 ans et 1,40 m pour les 8 ans.

Nouveauté : Forum Santé Équine

La journée du jeudi 7 février est entièrement dédiée aux professionnels de la reproduction équine (étalonniers, chefs de centres et inséminateurs). Chaque jour, des sujets élevage seront spécifiquement abordés à destination des éleveurs.

THE AUCTION, ACTE 1 : THE EMBRYO COLLECTION – 15 FÉVRIER 2019, DEAUVILLE

Christophe Ameeuw, fondateur et CEO des écuries d’Ecaussines et EEM, s’associe à l’agence de ventes aux enchères de chevaux de courses ARQANA pour vous présenter un nouveau programme innovant de vente aux enchères de chevaux de sport : The Auction. L’objectif de cette association est de faire évoluer les ventes aux enchères de chevaux de sport vers le même horizon que les ventes de chevaux de course très développées en France grâce à l’expertise d’ARQANA.

Ce programme se déroulera en 2 actes en 2019.

Acte 1 : The Embryo collection, le 15 Février à Deauville en duplex avec Hong Kong.

Le 1er acte de The Auction by ARQANA se tiendra à Deauville en duplex avec Hong Kong dans le cadre de la Asia Horse Week et des Longines Masters de Hong Kong, le 15 février 2019. Pour la 1ère fois en Asie, 20 embryons issus des meilleurs chevaux mondiaux de saut d’obstacles seront mis aux enchères.

Acte 2 : Rendez-vous en décembre 2019 à Paris.

LOT 01
CUMANO x VALENTINA VAN’T HEIKE (NABAB DE RÊVE) Il est Champion du Monde, elle a gagné le 1er Gucci Masters il y a 10 ans, un embryon des 2 cracks de Jos Lansink en exclusivité !

LOT 02
ELDORADO VAN DE ZESHOEK x CORIANA VAN KLAPSCHEUT (DARCO)
Elle est 2ème de la Finale du Top 10 à Paris en 2011 et a produit un champion du monde des 7 ans. Il est un étalon performer à la production très remarquée sur les pistes de concours.

LOT 03
EMERALD x REGINA Z (REX Z)
Les parents de ce lot ont énormément gagné au plus haut niveau avec Harrie Smolders, un des leaders du classement mondial FEI Longines.

LOT 04
CARTHAGO x AZUELA DE MUZE (HEARTBREAKER)
Un embryon rarissime de cet étalon chef de race mondial croisé avec la fille de la fantastique Narcotique de Muze II, la souche de Qerly Chin.

LOT 05
CHACCO BLUE x GOYA (KANNAN)
Il est le recordman des Top Prices dans les ventes aux enchères. Elle est la propre sœur de Babbe van’t Roosakker et de George Z, elle-même fille de la très recherchée Usha van’t Roosakker.

LOT 06
CASSINI 1 x COCOSHYNSKI (CORNET OBOLENSKY)
Il nous a quitté depuis longtemps et n’a plus rien à prouver. Elle est fille de Cornet Obolensky et a performé en 1,60 m à travers le monde, un embryon unique à ne pas manquer !

LOT 07
HEARTBREAKER x CORONADA 6 (CORONADO)
Il est un chef de race hollandais toujours à la mode. Elle a concouru de nombreuses années en internationaux avec son fidèle cavalier Christian Schou.

LOT 08
CHACCO BLUE x CORDULA DE LAUBRY (FOR PLEASURE) L’étalon performer regretté de Paul Schockemöhle croisé avec une souche maternelle performante.

LOT 09
CORNET DU LYS x ZIRKOON DE SEMILLY (DIAMANT DE SEMILLY)
Un rare embryon d’un des meilleurs fils de Cornet Obolensky croisé avec une fille de Diamant de Sémilly, sœur utérine du grand champion Taloubet Z.

LOT 10
CUMANO x VIBELLE Z (VIGO D’ARSOUILLES)
La sœur utérine de l’Olympique London, la souche recherchée de Ta Belle van Sombeke, croisée au Champion du Monde Cumano.

LOT 11
CORNET OBOLENSKY x DAME DE LA POMME (VIGO D’ARSOUILLES)
Il a été un étalon performer et a produit de nombreux Top Prices de ventes aux enchères. Elle est la propre sœur de l’étalon performer Vagabond de la Pomme, un embryon qui combine la puissance et les victoires !

LOT 12
CASALL X TEEKITIEZZIE DE MUZE (FOR PLEASURE)
Il a tout gagné, même son dernier Grand Prix international. Elle est l’héritière d’une lignée maternelle productrice de champions.

LOT 13
EMERALD X CARRERA DE MUZE (DARCO)
Il soutient avec ses performances la place de numéro un mondial de son cavalier. Elle est la fille de Walnut de Muze qui a performé sur tous les continents avec lui par le passé.

LOT 14
CHACCO BLUE X COSMIC LADY Z (COSMEO)
Il ne reste que quelques semences de cet étalon performer trop tôt disparu. La souche maternelle de cet embryon rassemble les cracks du Haras de Zangersheide.

Lot 15
ORIENT EXPRESS X SOUCHE DU ROUET (QUAPRICE BOIS MARGOT)
Il a très peu de produits et a été Vice-Champion du Monde. Elle est la fille de la propre sœur de l’inestimable Baloubet du Rouet.

Lot 16
CONRAD x GAZELL (QUANTUM)
Une occasion unique d’acquérir un embryon du père. Elle est issue de la même souche maternelle que la Championne d’Europe Myrtille Paulois.

Lot 17
KANNAN x FORMIDABLE (FOR PLEASURE)
Il a produit un Champion Olympique et un vainqueur de Coupe du Monde. Elle cumule les plus grands étalons performers dans son pedigrée basé sur la souche exceptionnelle de Usha van’t Roosakker.

Lot 18
BALOUBET DU ROUET x RÖMERIN J (CORONADO)
Il est Champion Olympique et triple vainqueur de la Coupe du Monde. Elle est issue d’une importante souche allemande et a déjà une fille qui performe en concours internationaux.

Lot 19
CORNET OBOLENSKY x BUTRAGENIA (KASHMIR VAN SCHUTTERSHOF)
Il a fait la gloire de l’équipe allemande et son croisement est un des plus intéressants. Elle a aussi sauté en concours internationaux et elle est la seule fille de Kashmir Van Schuttershof du catalogue !

Lot 20
FOR PLEASURE x HERA VAN’T ROOSAKKER (WANDOR VAN DE MISPELAERE)
Il est le père de l’extraordinaire Fit For Fun et de nombreux autres chevaux. Elle est l’unique fille de la talentueuse et sublimissime jument Cella, qui a fait la gloire de Ben Maher.

L’Asia Horse Week et la FEI s’associent pour une seconde édition placée sous les thèmes de l’élevage, du bien-être et du sport

La deuxième édition de l’Asia Horse Week se tiendra cette année du 14 au 16 février, et sera composée de nombreuses conférences sur différents thèmes : l’élevage, le bien-être, le sport et l’éducation du cheval. Séminaire « Clean Sport » en partenariat avec la FEI, des intervenants de renom, l’Asia Horse Week est désormais un rendez-vous incontournable de la communauté équestre en Asie et réserve de nombreuses et belles surprises !

Animés par cet incessant désir de développer la filière équestre en Asie-Pacifique, Christophe Ameeuw et ses équipes d’EEM, en partenariat avec le Hong Kong Jockey Club et avec le soutien du Hong Kong Tourism board et du Wall Street Journal, se sont lancés ce défi d’installer ce carrefour de réflexion sur le continent asiatique, qui associé à un salon du cheval professionnel, constitue l’Asia Horse Week. Une initiative saluée par l’ensemble des participants de la première édition qui avait vu l’intervention de personnalités marquantes du monde du cheval comme Ingmar De Vos, président de la Fédération Équestre Internationale, et le cavalier allemand le plus médaillé de notre sport, Ludger Beerbaum.

Cette année, la FEI s’associe à cet événement unique pour présenter son séminaire « Clean Sport ». Une occasion parfaite de familiariser et sensibiliser les professionnels de l’industrie et la communauté équestre asiatiques aux enjeux éthiques, réglementaires et aux meilleurs pratiques possibles afin de promouvoir des sports équestres sains et responsables. Le séminaire sera assuré par Göran Åkerström, Directeur Vétérinaire de la FEI, ainsi que par sa collègue Caterina Termine. Différentes thématiques y seront abordées, telles que la prévention du dopage, la détection des hypersensibilités, la règlementation actuelle, l’utilisation de médicaments et de substances, la traçabilité des athlètes, le transport des chevaux, ou encore la nutrition. Cavaliers, éleveurs et professionnels de la filière venus du monde entier seront présents pour débattre de ces sujets autour d’une préoccupation commune : le bien-être du cheval.

Un thème qui sera évoqué dans la majorité des conférences au programme de l’Asia Horse Week 2019. En effet, il s’agit d’un sujet essentiel à tous les échelons de la filière équestre, que ce soit le sport, l’industrie, ou encore l’élevage. Des sujets plus spécifiques à la région Asie-Pacifique seront également soulevés, comme le développement du sport en Asie ou les récentes performances des cavaliers régionaux. L’éducation, la santé et le travail du cheval feront également partie des thèmes majeurs abordés lors de cette seconde édition.

Des intervenants de renom feront le déplacement jusqu’à Hong Kong du 14 au 16 février. Le maître de cérémonie ne sera autre que Alex Hua Tian, cavalier olympique de concours complet chinois. Celui-ci présentera notamment l’avancée de son programme « the Horsemanship Movement » pour lequel il a récemment reçu le FEI Solidarity Award. Paul Schockemöhle, homme de cheval par excellence qui a brillé tant dans le sport, que dans l’élevage et le commerce, interviendra également et présentera notamment son concept novateur de l’élevage, qui a fait son succès et sa renommée au plus haut niveau international, que ce soit dans les disciplines du dressage ou du saut d’obstacles. Roly Owers, Directeur Général de l’association « World Horse Welfare », quant à lui, développera le lien qui existe entre l’industrie équine et le bien-être du cheval, alors que Soenke Lauterbach, le Secrétaire général de la fédération allemande, présentera le modèle unique de fonctionnement de celle-ci, tout comme sa vision de l’élevage et de l’évolution du sport. Prof. Cesare Galli, vétérinaire, fondateur et directeur d’Avantea, fondateur et président de Fondazione Avantea Onlus, fondateur de Xenothera S.A. (France) et d’Equigea (Floride) réagira sur les transferts d’embryons de chevaux de sport de haut niveau. Il laissera place à The Auction by ARQANA – Acte 1, un programme innovant de ventes de chevaux de sport qui a vu le jour par l’association de Christophe Ameeuw et ARQANA, l’agence de ventes aux enchères de chevaux de course numéro un en France et parmi les leaders en Europe. Ce premier acte présentera une collection de vingt embryons issus de souches remarquables telles que : Emerald, Chacco Blue, For pleasure… pour les étalons, et Regina Z, Hera van’t Roosakker, Coriana van klapscheut… pour les juments.

En résumé, ce sont des intervenants – cavaliers, éleveurs de renoms, acteurs majeurs de l’industrie équestre – venant de plus de quarante pays différents qui animeront ces nombreuses conférences lors de l’Asia Horse Week. Cet événement promet de devenir une référence, mais surtout une occasion exceptionnelle de rencontres et de discussions autour d’un sujet qui fédère des personnalités du monde entier : le cheval.

De la sellerie haut de gamme avec Butet, CWD ou Ikonik, aux équipementiers tels que Kingsland, Horse Pilot, Harcour ou Lamicell, côté exposants, les plus grandes marques seront représentées. La Belgique et la France seront même à l’honneur : chacune sera présente dans un pavillon à ses couleurs où les visiteurs pourront retrouver les entreprises équestres emblématiques des deux pays. L’élevage et les ventes de chevaux ne seront pas en reste avec la présence du Stud-book Selle Français, du GFE, du BWP, de Fences ou encore de The Auction.

L’Asia Horse Week promet une seconde édition riche en couleurs autour des différentes conférences, des séminaires, ou encore du village exposants, le tout dans le prestigieux cadre du Longines Masters de Hong Kong. Le rendez-vous est donné du 14 au 16 février 2019.

JUMPING INTERNATIONAL DE BORDEAUX : le compte à rebours est lancé !

Dans un mois exactement, le Jumping International de Bordeaux ouvrira ses portes. Du 7 au 10 février 2019, cet événement international offrira une compétition de haut-niveau avec la présence de l’élite mondiale des cavaliers ! Une édition riche en émotions sportives avec la très attendue étape de la Coupe du monde Longines FEI de saut d’obstacles et riche en sensations fortes avec également la finale de la Coupe du monde d’attelage, le DEVOUCOUX Indoor Derby, sans oublier ses rendez-vous incontournables : le Salon du Cheval, le Salon des Etalons de Sport de Bordeaux et le spectacle « Nuit Ibérique ».

Les rendez-vous incontournables de cette édition 2019 :

Spectacle « Nuit Ibérique » – jeudi 7 février

L’École Royale Andalouse d’Art Équestre de Jerez, l’École Portugaise d’Art Équestre de Lisbonne, le Cadre Noir de Saumur et les Hasta Luego, on ne peut rêver plus belle affiche pour célébrer le cheval ibérique dans une spectaculaire et exclusive mise en scène. Ces quatre institutions de l’art et du spectacle équestres seront réunies le temps d’une unique représentation baptisée « Nuit Ibérique », jeudi 7 février, pour laquelle plus de 6000 spectateurs sont attendus en ouverture du Jumping International de Bordeaux.

Le Devoucoux Indoor Derby – vendredi 8 février

Créé en 2014, le Devoucoux Indoor Derby est très vite devenu une des épreuves phares du Jumping International de Bordeaux. Le Sud-Ouest étant définitivement une région très férue de concours complet, tant par l’organisation de compétitions que par l’élevage de chevaux excellant dans cette discipline, le public bordelais répond présent à chacune des éditions de ce derby. Si le Jumping International de Bordeaux était le premier à organiser cette épreuve conjointement à son CSI5* en France, il existe désormais un véritable « circuit » passant par Saumur, Stuttgart, Paris, Stockholm, Genève, Leipzig et finissant à … Bordeaux ! 

L’étape Coupe du monde Longines FEI de saut d’obstacles – samedi 9 février

L’ADN du Jumping International de Bordeaux reste résolument le sport de haut niveau avec une étape emblématique du circuit de la Coupe du monde Longines FEI, la dernière en Europe avant la finale. Depuis 1978, cette épreuve livre chaque année un scénario riche en émotions grâce aux meilleurs cavaliers de la planète, particulièrement fidèles au Jumping. Ils ont constitué en 41 ans un palmarès qui résume à lui seul l’histoire du saut d’obstacles mondial ! L’étape bordelaise de la Coupe du monde a toujours été très courue : elle constitue un des objectifs majeurs de la saison pour les sportifs et représente stratégiquement un tournant important dans la course à la qualification pour la finale (du 3 au 7 avril 2019 à Göteborg, en Suède). Une véritable finale européenne !

La Finale Coupe du monde FEI d’attelage – samedi 9 et dimanche 10 février

Le Jumping International de Bordeaux fait également partie de l’aventure de la Coupe du monde FEI d’attelage depuis 17 ans et accueillera à nouveau cette année la finale. Lancée en 2001, cette compétition indoor associe vitesse, maniabilité et puissance pour en faire l’une des disciplines équestres les plus impressionnantes. Le public bordelais a bien compris qu’il s’agissait là d’un condensé de performances offert par l’élite de ce sport et se presse pour assister à cette épreuve à couper le souffle ! L’Australien Boyd Exell s’offrira-t-il une neuvième victoire en finale de Coupe du monde ou sera-t-il enfin détrôné ?

Le Salon du Cheval de Bordeaux – du 7 au 10 février

Nouveaux équipements du cheval et du cavalier, produits de soins, transport, idées cadeaux… les professionnels présents déclineront sur 25 000 m² d’exposition toute la palette des produits et services à destination des pratiquants de tous âges et des passionnés de toutes disciplines. Cette édition 2019 portera également une programmation vitaminée de plus de 50 heures d’animations sur deux carrières dédiées. Voltige, western, dressage, attelage, equifeel éthologie, spectacles équestres, pony-games, laser game à cheval… que ce soit pour tester, choisir une discipline ou admirer un spectacle inédit, le Salon du Cheval constituera pendant quatre jours un véritable lieu de vie, d’effervescence et de belles rencontres. 

Salon des Étalons de Sport de Bordeaux – vendredi 8 et samedi 9 février

Ce rendez-vous, dont les deux premières éditons ont été exceptionnellement bien accueillies par les professionnels de l’élevage, est le seul salon des étalons à être organisé dans le cadre d’une compétition internationale du plus haut niveau. Le Salon des Etalons de Sport de Bordeaux est le premier événement de l’élevage français de l’année 2019, permettant ainsi aux éleveurs de prendre le temps de choisir les croisements qui feront les champions de demain dès le début de la saison de reproduction. 

Nouveauté 2019 : Forum Santé Équine – du 7 au 10 février

Pour sa 45ème édition, le Jumping International de Bordeaux propose un nouveau rendez-vous pour échanger autour de la santé et du bien-être des équidés du 7 au 10 février. Conçu comme un espace d’information en libre d’accès, le Forum Santé Equine réunira au cœur du salon plusieurs experts qui aborderont chaque jour des thématiques spécifiques liées à l’élevage. 

Retour des ÉquiÉtudes au Musée du cheval de Chantilly

Les ÉquiÉtudes sont un forum dédié au bien-être du cheval de sport. Un événement biennal, qui se déroulera aux Grandes Écuries de Chantilly le 16 mars prochain autour du thème de l’équitation en conscience et impact du cavalier sur le cheval. Cet événement est en partenariat avec la Fédération Française d’Equitation et le salon Equita Longines. Au programme : huit conférences animées par de grands experts français et internationaux et un salon du bien-être équin. Vingt-trois exposants partageront ainsi leurs dernières découvertes.

Créées dans les Grandes Ecuries en 2017 par Sophie Bienaimé, Directrice équestre du Domaine de Chantilly et Annette Rancurel, spécialiste du confort du cheval à travers la selle, les ÉquiÉtudes se pencheront en 2019 sur les différentes influences – néfastes ou positives – que le cavalier peut induire par son attitude, son mental comme son physique. « Monter en conscience », c’est identifier et corriger l’impact du cavalier sur le cheval : des petits gestes inconscients, une mauvaise posture, un manque de concentration, des codes imprécis, des consignes floues ou contradictoires, une selle mal ajustée, un manque de condition physique, une mauvaise utilisation des aides artificielles comme un mors inadapté etc. Tous ces petits signaux sont perçus par le cheval plus qu’on ne le pense et peuvent le gêner dans l’expression de ses mouvements et de sa motivation.
Russell Guire, référent à la FEI (Fédération Equestre Internationale) et à la British Equestrian Federation en tant que spécialiste de l’analyse de la biomécanique du cheval et du cavalier sera le principal conférencier. Il présentera son travail de recherche sur l’analyse du mouvement du cheval et du cavalier. A l’issue de son travail de recherche des innovations ont vu le jour dont une veste d’équitation originale qu’il nous présentera. Deux interventions, présentations émaillées de vidéos et démonstrations, auront lieu avec les chevaux sur la piste du spectaculaire dôme des Grandes Écuries.

Le cadre étant posé, plusieurs propositions d’amélioration de la performance seront évoquées avec les intervenants : la préparation physique du cavalier (Agnès Olivier, Docteur en Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives), les théories de l’apprentissage (Hélène Roche, DESS d’éthologie appliquée), l’impact de la main et le bit-fitting (Géraldine Vandevenne, dentiste équin et bitfitter reconnue, l’importance d’une selle bien adaptée (Annette Rancurel, co-créatrice des ÉquiÉtudes et saddle-fitter) et l’intérêt de la science et des mesures scientifiques dans tout ce qui concerne le cheval (Aude Caussarieu, chercheuse en didactique des sciences et présidente de l’Association pour le développement des sciences équines).
En 2017, près de six cents cavaliers de tous horizons, de toutes disciplines sportives, avaient assisté à la première édition de ces ÉquiÉtudes dans ce cadre exceptionnel des Grandes Ecuries du Domaine de Chantilly. Cette année encore, le public pourra découvrir et échanger avec les conférenciers et les exposants sous les majestueuses voûtes de la nef ouest. Les produits, services et dernières découvertes pour le bien-être du cheval de sport seront sélectionnés pour apporter des solutions en lien avec les sujets évoqués pendant les conférences et les débats.
Le samedi 16 mars 2019, les portes du Salon des ÉquiÉtudes ouvriront à 8h30, les conférences débuteront à 9h00. Elles seront entrecoupées de plusieurs pauses et se termineront à 18h30. Le Salon fermera à 20h30. Restauration possible sur place dans la journée.

Programme des conférences

09h00-09h10 : Introduction par Sophie Bienaimé, directrice équestre et artistique des Grandes Écuries de Chantilly, auteur de « La leçon de dressage » (éditions Actes Sud 2017), et par Déborah Bardou, chargée de projet « bien-être animal » à la Fédération Française d’Equitation.
09h10-10h20 : Comment le cheval apprend-il ? Les principes et leurs applications au quotidien.
Helène Roche
11h10-11h30 : L’intérêt de la mesure scientifique
Aude Caussarieu
11h30-12h30 : Les effets de la selle et des équipements sur la performance
Russell Guire
14h00-14h30 : L’impact de la main du cavalier sur le cheval – Démonstration avec tensiomètre
Géraldine Vandevenne
14h30-14h50 : Selle qui tourne : causes, conséquences et remèdes
Anette Rancurel
15h15-17h15 : L’impact du cavalier sur la locomotion du cheval (la position, la perception et le comportement du cavalier)
Russell Guire
17h45-18h15 : Préparation physique ciblée du cavalier
Agnès Olivier
18h15-18h30 : Comment concevoir son programme d’entrainement ?
Dialogue entre Hélène Roche et Sophie Bienaimé
18h30-20h00 : Echanges avec les intervenants et exposants

Les conférenciers
 
Russel Guire
Russell Guide, fondateur de Centaur Biomecanics, enseignant et compétiteur, est spécialiste de l’analyse de la biomécanique du cheval et du cavalier. A la fois pour la recherche et sur le terrain, il utilise les outils les plus pointus pour optimiser la performance du couple tout en le maintenant en bonne santé. Il travaille par ailleurs pour le FEI (Fédération équestre internationale) et la British Equestrian Federation dans ses programmes d’excellence. 
 
Agnès Olivier 
Chercheur sur l’optimisation de la performance cavalier-cheval
Responsable Recherche et Innovation – Groupe Voltaire & Forestier Sellier
Chercheur associé au laboratoire CIAMS de l’Université Paris Sud – UFR STAPS

Hélène Roche 
Titulaire d’une maîtrise de Biologie et un DESS d’éthologie appliquée, se consacre à la vulgarisation scientifique du comportement du cheval. 
 
Géraldine Vandevenne 
Dentiste équin et consultante en adaptation de mors, filets, brides et ennasures (bitfitter reconnue par l’Association Internationale de bit fitting)  
 
Annette Rancurel 
Co-créatice des Equiétudes, ingénieur en technologies de l’information et consultante en adaptation de la selle (saddlefitter) auprès des selliers et des cavaliers ainsi que de tous ceux qui les entourent, vétérinaires, enseignants, etc…
 
Aude Caussarieu 
Chercheuse en didactique des sciences, université de Bordeaux
Présidente de l’association pour le développement des sciences équines

Après le « Lac des Cygnes » en 2017 (26 000 spectateurs), c’est le classique de William Shakespeare, Le Songe d’une nuit d’été qui a été revisité cette année par Virginie Bienaimé et la Compagnie équestre du Domaine de Chantilly, en un conte équestre de Noël rebaptisé Le Songe d’une nuit d’hiver.

Le texte est bien sûr simplifié, l’intrigue est pratiquement la même et la mise en scène est tout simplement magique, « allégée » par la participation du clown de renommée international Pieric et de ses craquants mini chevaux. Une partie de cette comédie dramatique équestre pour enfant se joue à 90° sur les murs du dôme des Grandes écuries grâce à la Compagnie Lève un peu les bras… qui incitera les spectateurs à lever un peu la tête pour admirer l’incroyable architecture de cette coupole de 28 mètres érigée au XVIIIe siècle.
« C’était effectivement une gageure que de proposer du Shakespeare pour un spectacle familial. À ma connaissance, je crois que c’est la première fois que l’auteur anglais est joué « à cheval » et dans les airs, mais cette mise en scène devrait le rendre accessible à tous », assure la metteur en scène Virginie Bienaimé. Même les plus petits qui ne suivront pas forcément l’histoire seront pris par la beauté des chevaux, les pitreries et le jeu de Pieric et de ses poneys, ou alors les costumes encore plus extraordinaires ». Signées une fois de plus Monica Mucha, il est sûr que ces tenues jouent un premier rôle dans Le Songe d’une nuit d’hiver, dont la première a été donné samedi dernier.

Interview de Clément Le Disquay, acrobate de la compagnie Lève un peu les bras

Pouvez-vous présenter la compagnie Lève un peu les bras ?
Lève un peu les bras est une compagnie fondée par deux amis, Paul Canestraro et moi-même, Clément Le Disquay. Nous nous sommes rencontrés à l’université, et nous voulions tous deux devenir professeurs d’éducation sportive. Nous sommes tombés complètement amoureux de l’un de nos enseignements : la danse. Elle permet de mêler l’activité sportive et l’imaginaire. Au début, nous avons monté un duo de danse au sol, associé à de l’acrobatie. Pendant un temps, nous avons intégré une compagnie de danse verticale, Les Passagers, avec laquelle nous nous sommes réellement formés. Cette troupe nous a donné la chance de faire plusieurs fois le tour du monde. Aujourd’hui notre duo s’est agrandi. La compagnie Lève un peu les bras présente des créations et des spectacles que nous montons en entier, avec des numéros au sol ou associés avec de la danse verticale. Nous effectuons aussi des performances, comme celle que nous faisons pour Le songe d’une nuit d’hiver, où nous sommes invités pour participer à un spectacle pluridisciplinaire.

Connaissiez-vous les Grandes Écuries et le musée du Cheval avant de venir vous produire ici ?
Nous connaissions Les Grandes Écuries du Domaine de Chantilly car nous étions venus en tant que visiteurs avec nos familles respectives. Mais personnellement, je n’avais jamais vu de spectacle équestre dans ce lieu si particulier.

Vous intégrez le spectacle Le songe d’une nuit d’hiver en tant que comédien, au cœur d’une histoire, est-ce nouveau pour vous ?
Non, ce n’est pas nouveau pour la compagnie. Paul et moi avions déjà joué dans un spectacle comme celui-ci. Camille Brulais – la danseuse aérienne nous accompagnant – a participé à des comédies musicales, dont Roméo et Juliette et Mozart l’Opéra Rock. Elle a également figuré dans des opéras en France, au Théâtre des Champs Élysées ou à l’Opéra Comique, et à l’étranger. Dans ces spectacles, il est très souvent demandé au danseur d’avoir aussi un rôle d’acteur. Sans forcément être un personnage à part entière, c’est tout de même une première approche de ce rôle de comédien.

Interview Pieric, artiste du cirque

Pouvez-vous nous parler un peu de votre parcours, de vos débuts dans le cirque ?
J’ai commencé à travailler dans ce milieu lorsque j’ai intégré l’école de cirque Fratellini, à l’âge de vingt ans. Cependant, je ne suis pas resté très longtemps au sein même de l’école. J’étais venu pour les chevaux et puisqu’ils partaient en tournée, j’ai très rapidement demandé à les suivre. Je les ai toujours aimés et lorsque j’ai intégré l’académie, je rêvais de faire du dressage. Malheureusement, ce n’était pas la bonne porte. L’école m’a cependant appris énormément grâce aux enseignements artistiques – comme la danse classique – et aux enseignements techniques, dont beaucoup de disciplines acrobatiques. J’ai commencé à intervenir sur la piste, avec des numéros comme le charivari (l’intrusion en piste, de manière joyeuse et bruyante, d’augustes et de clowns – ndlr), lequel demande beaucoup de préparation en réalité.

Après ces années au sein de l’académie Fratellini, dans quelles compagnies êtes-vous parti travailler ?
Je suis parti de l’école pour rejoindre le cirque Jean Richard, puis celui de Bouglione. J’ai également travaillé deux ans au sein de la troupe d’Alexis Gruss avant d’intégrer celle d’Arlette pour une saison. J’ai travaillé un peu partout en Europe : en Scandinavie, où j’ai fait une saison chez Benneweis, au Danemark, et en Allemagne. Là-bas, j’ai intégré le cirque de Krone, lequel arrête sa tournée à Munich durant la période hivernale. Pendant 3 ou 4 mois, il y a un cirque en dur où le programme change tous les mois, permettant à de nombreux artistes de se produire chez eux. J’ai eu la chance d’y aller plusieurs années, en tant qu’auguste.

Avant de rejoindre la troupe pour le spectacle de Noël, connaissiez-vous déjà les Grandes Ecuries de Chantilly ? Quelle image en aviez-vous ?
La première image qui émane du musée et écuries, c’est le dressage, et cette discipline m’a toujours intéressé. Je suis déjà venu au musée du Cheval en tant que simple visiteur, mais c’est la première fois que je vais m’y produire. Sophie (Bienaimé – ndlr) et moi avions évoqué cette idée depuis quelques temps. Le spectacle Le Songe d’une nuit d’hiver est l’occasion parfaite. Elle m’a contacté pour le rôle de Puck car mon profil correspondait à ce personnage.

Bien que Puck reste un personnage de clown, c’est tout de même la première fois que vous interprétez un rôle au sein d’une histoire ?
J’ai déjà eu l’occasion de faire partie d’une histoire, cependant, c’est la première fois que j’ai autant de texte. Apprendre à parler est une toute autre activité que le cirque, mais qui n’en reste pas moins intéressante. Grâce à ce rôle, je m’essaye avec quelque chose de différent, tout en gardant ma cavalerie.

Justement, pouvez-vous nous présenter votre cavalerie ?
Je suis présent avec six poneys et un âne miniature. Il y a toujours une référence, un clin d’œil au cirque, car ces poneys ont tous des noms de clowns célèbres dans le milieu. J’ai donc avec moi Bebi, en référence à Baby Frediani, grand acrobate à cheval, Bario, venant du nom d’une famille de clown, Grock, un fameux clown suisse, ou encore Rhum, un bel auguste. Quant à mes chevaux blancs, ils ont plutôt des noms de clowns blanc : Pipo, clown avec lequel j’ai travaillé, et Yoyo, en hommage à Pierre Étaix.

NUIT IBERIQUE – Jeudi 7 Février 2019

Trois académies et une troupe de réputation internationale pour célébrer le cheval ibérique.

L’École royale andalouse d’art équestre de Jerez, l’École portugaise d’art équestre de Lisbonne, le Cadre Noir de Saumur et les Hasta Luego, on ne peut rêver plus belle affiche pour célébrer le cheval ibérique dans une spectaculaire et exclusive mise en scène. Ces quatre institutions de l’art et du spectacle équestres seront réunies le temps d’un spectacle unique baptisé « Nuit Ibérique », jeudi 7 février, devant plus de 6 000 spectateurs attendus, en ouverture du Jumping International de Bordeaux, au Parc des Expositions de Bordeaux. Une idée de cadeau de Noël ? Des entrées pour « Nuit ibérique » !
Avec ses allures naturellement relevées, un passage presque naturel, sa présence en piste, le cheval ibérique, qu’il soit Lusitanien, Alter Real ou Pura raza español, est celui le plus utilisé en spectacle. On les retrouve dans les plus grandes écuries de spectacle, chez Bartabas, à l’Académie de Versailles, aux Grandes écuries de Chantilly, chez Alizée Froment, Frédéric Pignon, Mario Lurashi et même au Cadre Noir de Saumur.
Cette année, il sera la star de la soirée d’ouverture du jeudi 7 février dédiée au spectacle, « Nuit Ibérique », à travers la prestation des deux grandes académies équestres qui le subliment le plus et dont elles sont un peu les « conservateurs » : l’Ecole Royale Andalouse d’Art Équestre de Jerez (que l’on avait admirée à Bordeaux il y a quatre ans) et l’École Portugaise d’Art équestre de Lisbonne. Une mise en scène grandiose où l’on retrouvera également les chevaux ibériques du Cadre Noir de Saumur. Une rencontre unique entre les trois académies d’art équestre avec en plus une touche circassienne apportée par Christophe Hasta Luego qui présentera un extraordinaire et très poétique numéro de chevaux en liberté. Sept chevaux lusitaniens, tous de la même robe isabelle, dorée avec les extrémités et les crins noirs.
« Nuit Ibérique », un moment rare, un spectacle unique, une mise en scène exclusive pour célébrer un cheval mythique. C’est au Jumping International de Bordeaux seulement !

Interview de Pierre JouNeau – régisseur de « Nuit ibérique »

Pouvez-vous nous en dire plus sur la mise en scène de « Nuit ibérique » ? Comment vont s’articuler les interventions des quatre entités ?
« Nuit Ibérique » accueillera trois grandes écoles d’équitation, Le Cadre noir de Saumur, l’École Portugaise de Lisbonne et l’École Royale de Jerez, ainsi que la troupe Hasta Luego. L’académie de Saumur ainsi que celle de Lisbonne présenteront chacun deux numéros, tandis que l’académie de Jerez et la troupe Hasta Luego n’en feront qu’un. Il y aura éventuellement de la place pour une surprise au dernier moment. Le spectacle durera un peu plus d’une heure.

N’est-ce pas impressionnant de mettre en scène les trois « académies » et d’obtenir leur écoute ?
Rentrer en contact, communiquer et coordonner ces grandes écoles traditionnelles est évidemment impressionnant mais les gens y sont très accessibles. C’est tout de même un super challenge dont l’idée nous est venue, avec Sabine Zaegel, directrice du Jumping International de Bordeaux, assez tôt dans la saison. Réussir à réunir ces trois académies est rare et je pense que le public de Bordeaux sera très réceptif à un spectacle tel que celui-ci.

Qui fera le choix des musiques ? Le thème ibérique sera-t-il de mise pendant tout le spectacle ?
Chaque entité établit ses propres tableaux, ce sont donc eux qui choisissent leurs musiques et viennent avec leurs musiques préétablies. Le fil conducteur du spectacle est véritablement la mise en valeur et la mise en lumière du cheval ibérique, que ce soit les pures races espagnoles ou les purs sangs lusitaniens.

Les artistes

L’école royale andalouse d’art équestre
La Real Escuela Andaluza del Arte Ecuestre a été créée en mai 1973 par le grand écuyer, Don Alvaro Domecq Romero. En 1987, en acceptant la présidence d’honneur de l’académie, le roi Juan Carlos lui confère son titre de « real » (royale). Elle est située en plein cœur de la ville andalouse de Jerez de la Frontera dans de beaux bâtiments traditionnels, qui abritent également un musée du cheval et un musée du carrosse. Un immense manège pour le travail quotidien et les spectacles permet d’accueillir jusqu’à 1 600 spectateurs et les écuries attenantes abritent 60 chevaux. Les écuyers sont au nombre de 14 en plus d’une trentaine d’élèves de grades différents, de 1 à 4, qui, à partir du 3ème grade, participent aux spectacles.
En 2000, puis en 2004, des écuyers de l’Ecole ont participé aux épreuves de dressage des Jeux olympiques, notamment son Ecuyer en chef, Rafael Soto avec le fameux Invasor, apportant une reconnaissance mondiale à cette académie.

L’école portugaise d’art équestre
La Escola Portuguesa de Arte Equestre a été fondée en 1979 par la volonté du Ministère de l’Agriculture qui souhaitait faire revivre l’Académie équestre de la cour portugaise des XVIII et XIXe siècles. Celle-ci évoluait dans le magnifique manège royal de Belem. L’école portugaise d’art équestre a d’abord été installée à la Société hippique Portugaise de Lisbonne, puis dans le somptueux parc du château de Queluz où ont été construites d’immenses écuries avant de revenir à Belem, dans le nouveau manège Henrique Calado de construction récente. Les écuyers du XXIe siècle pratiquent la même équitation, montent les mêmes chevaux Alter Real et portent le même uniforme qu’au XVIIIe siècle. Les 16 écuyers principaux, sous la houlette de leur écuyer en chef João Pedro Rodrigues, présentent leur travail de haute-école à Belem, mais également lors de déplacements au Portugal et à l’étranger. L’école possède 60 chevaux dont 29 participant aux représentations, les autres étant stationnés à Queluz pour leur formation. L’ancien manège de Belem se visite toujours, c’est un incontournable et somptueux bâtiment à la décoration baroque qui abrite aujourd’hui quelques carrosses du musée de l’attelage.

Le Cadre Noir de Saumur
Le Cadre Noir est une institution qui participe au rayonnement de la France. L’équitation académique qu’elle perpétue et transmet depuis des siècles, l’équitation de tradition française, est inscrite au patrimoine immatériel de l’UNESCO.
Si l’Écuyer en Chef, actuellement le Colonel Patrick Teisserenc, est traditionnellement un officier militaire, l’institution reste civile. Issue de l’Académie de Saumur créée par Henri IV à la fin du XVIe siècle, le Cadre Noir tel qu’il existe aujourd’hui, a vu le jour au XIXe siècle en 1814. Son corps est essentiellement constitué d’écuyers civils chargés, au début, de former les cadres militaires. La couleur noire de l’uniforme est apparue à la fin du siècle où ces enseignants, pour se démarquer de l’uniforme bleu des élèves cavaliers, ont progressivement adopté cette couleur caractéristique qui est devenue officielle en 1898. Aujourd’hui, les écuyers du Cadre Noir portent toujours cette mission de former les futurs instructeurs d’équitation au sein de l’École Nationale d’Équitation.

La Compagnie Hasta Luego
Les Hasta Luego, c’est une famille (dont on ne vous révélera pas le véritable nom) qui, depuis trois générations, se voue au spectacle équestre dans une tradition à la fois académique et circassienne et qui a acquis aujourd’hui une renommée internationale dans le domaine de l’art équestre. Depuis plus de trente ans, ils déploient leurs talents de dresseurs et de cavaliers. C’est la plus ancienne écurie française de chevaux de spectacle essentiellement de races ibériques.

Longines Grand Prix de Paris : Edwina The First !

La deuxième reine du Longines Masters est Australienne. Si Edwina Tops Alexander n’est « que » la seconde femme, après Pénélope Leprévost en 2011, à remporter le Longines Grand Prix de Paris – et même de l’ensemble des Grands Prix de la série des Longines Masters – elle est la première Australienne et première non-européenne à triompher dans l’épreuve parisienne. Edwina The First, queen of Paris !

Aux Longines Masters, les choses se passent différemment. Par exemple, cette présentation des quarante-trois cavaliers qui allaient participer à ce Grand Prix du 10ème anniversaire : une « brochette » unique et bigarrée absolument impressionnante. Les acteurs du Longines Grand Prix étaient alignés sur la gigantesque scène comme au théâtre. Et la pièce qu’ils allaient jouer allait s’avérer particulièrement prenante et riche en émotions. Le metteur en scène, Frank Rothenberger, avait proposé une première manche plutôt difficile, « mais un vrai beau parcours, bien dessiné, du grand travail » assurait l’Australienne. Ce parcours allait livrer son lot de bonnes surprises et notamment la révélation et la mise en avant des cavaliers de la génération montante comme l’Américain Spencer Smith (Theodore Manciais), le Français Edward Levy (Sirius Black), tous deux sans faute, mais également Félicie Bertrand malgré ce petit quatre points de Sultane des Ibis. Cinquième, sixième et dixième places au final pour cette jeune génération : Christophe Ameeuw le répète, l’un des desseins de ses événements est de booster la carrière des jeunes talents. Mission accomplie sur ce Longines Grand Prix de Paris ! Autre bonne surprise – mais en est-ce encore une ? – le sans-faute de Thierry Rozier et Venezia d’Ecaussines (quatrième et meilleur Français au final). Comme quoi, un Rozier peut en cacher un autre !
 
Il y eût également quelques mauvaises surprises comme l’absence des têtes d’affiche françaises au barrage, Kevin Staut, Patrice Delaveau, Pénélope Leprévost ou Simon, Delestre, mais également celle de l’Américain McLain Ward, malgré une somptueuse Clinta, auteur d’une petite maladresse de ses antérieurs sur un oxer. Finie l’aventure du Grand Slam indoor of Showjumping pour le Newyorkais !
En revanche, elle commence pour l’Australienne Edwina Alexander, la plus rapide des trois sans-faute avec California, même si elle a craint un instant ne pas être assez rapide pour battre l’Italien Alberto Zorzi et Contanga, qui finalement allaient s’incliner pour 36 centièmes : « Je pensais que cela pourrait être juste pour battre Alberto Zorzi qui passait après, avouait Edwina. J’aurais pris plus de risques s’il y avait eu plus de concurrents encore à venir derrière ». Dans ce match, l’Irlandais Denis Lynch s’est senti un peu hors-jeu, à près de trois secondes derrière les deux premiers : « Ce n’était pas une tactique, j’ai vraiment essayé d’aller vite, mais The Sinner m’a échappé. Je ne pouvais pas vraiment faire autre chose que tenter de le recomposer pour finir proprement. Avec mes cinquante secondes (47.03 exactement, ndlr), je savais que je ne risquais pas de gagner, mais je suis ravi de mon cheval et de sa progression. Je suis vraiment heureux de terminer dans les trois meilleurs, particulièrement ici, à Paris, devant ce public
 
Bref un dénouement en apothéose pour cette édition du dixième anniversaire : « Cela fait dix ans que je viens à Paris et j’ai vu ce Longines Masters s’améliorer sans cesse au fil des années. C’est devenu un événement tendance et lifestyle, et c’est vraiment un endroit où tout le monde veut venir à cette période de l’année. L’ambiance est réellement incroyable. Je sais qu’il y a de nombreuses personnes qui travaillent en coulisse et je leur tire mon chapeau, avec également une mention spéciale pour le public, les cavaliers, les chevaux et les sponsors. Le public, particulièrement, que l’on sent derrière nous, quelle que soit la nationalité du cavalier ! » Un hommage signé Edwina Alexander qui n’était pas pour déplaire à Christophe Ameeuw qui, de son côté, soulignait : « Nous venons donc de terminer la dixième édition du Longines Masters de Paris. De nombreux cavaliers nous sont fidèles depuis la première édition. C’est un véritable moment d’émotions pour nous, pendant toute la semaine nous avons vécu beaucoup de grands moments qui nous laisserons encore de nombreux souvenirs. Cela n’a pas toujours été facile, mais l’émotion, la beauté du sport et la passion nous font avancer. La beauté de ce Longines Masters de Paris, c’est son public, mais aussi la qualité de ses partenaires, ainsi que ce plateau de cavaliers incroyables. Nous cherchons à nous améliorer à chaque édition. Ce que vous avez vu aujourd’hui, c’est le résultat de dix éditions, et c’est un grand cru. Cela a été un véritable challenge, et nous l’avons remporté malgré des hauts et des bas. Cette passion est extraordinaire, elle arrive à créer cette atmosphère et rien ne peut la perturber ». 
 
Un discours plein de bonnes vitamines pour attaquer la deuxième décennie de cette magique saga des Longines Masters de Paris. Et pour patienter, rendez-vous à Hong Kong du 15 au 17 2019 février pour la seconde étape de la Saison IV des Longines Masters.