L'AGENCE DE RELATION PRESSE
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Magistral Denis Lynch
C’est un époustouflant final que cette septième édition du Longines Masters de Hong Kong a livré à un public de plus en plus passionné et de plus en plus imposant. Le palmarès, déjà fort prestigieux, du Longines Grand Prix de Hong Kong s’est enrichi d’un nouveau nom illustre. Celui de l’Irlandais Denis Lynch qui signait là la plus belle des ses sept victoires en Grands Prix internationaux, la première avec Chablis, qui se voyait remettre le Trophée par Mme Carrie Lam, Chef de l’exécutif de Hong Kong.
Ses pairs et les experts avaient, pour beaucoup, prononcé son nom quand il s’agissait de se livrer au petit jeu des pronostics. Il en avait eu vent, mais il en faut plus pour perturber l’Irlandais : « La pression ? C’est pour les pneus ! Il reste que cette victoire est exceptionnelle, c’est définitivement l’une de mes plus belles, et je suis heureux d’avoir ce cheval très compétitif. C’était un parcours difficile aujourd’hui, mais Frank Rothenberger a fait du bon boulot en ne laissant filtrer que deux double sans-faute ». Le Longines Grand Prix se dispute en effet en deux manches et tout peut être remis en question dans la seconde. Mais à Hong Kong, la logique et la justice ont eu le dernier mot : ce sont les trois seuls sans-faute de la très difficile première manche, que l’on retrouvait sur ce podium très courtisé. Le Suisse Pius Schwizer, premier à avoir signer un sans-faute avec About A Dream et le Français Simon Delestre, avec Uccello de Will, ont donc rejoint l’Irlandais. Point commun entre ces trois cavaliers : ils montaient tous un cheval relativement jeune et récemment arrivés dans leurs écuries : « Cela fait trois mois qu’Uccello est arrivé chez moi, confirmait le Français. Quand j’ai vu la rapidité du parcours de Denis, je savais que je n’avais aucune chance de le battre. Alors j’ai choisi l’option d’un parcours sans faute plutôt que rapide ». Avec également un jeune cheval, le Suisse Pius Schwizer, lui, a pris ce risque, ce qu’il a payé d’une faute qui, heureusement, ne l’a pas écarté du trio de tête : « Cette faute, c’est aussi un manque de chance ou peut-être un manque d’expérience de mon cheval. En tout cas, avec lui, je vois l’avenir en rose. Je tiens à souligner que ce Longines Masters de Hong Kong est un concours exceptionnel qui ne peut que grandir encore, toutes mes félicitations à Christophe Ameeuw ». Un avis partagé par ses deux collègues… Simon Delestre : « Cela fait sept fois que je viens et chaque année, je vois cet événement progresser. Le public devient connaisseur au fil des éditions » ; Denis Lynch : « Je vois ce concours grandir d’année en année et je remarque que le public nous soutient de plus en plus ».
Exponentielle croissanceDes compliments qui allaient bien sûr droit au cœur du créateur des Longines Masters : « C’est vrai que l’on voit la différence entre la première et la septième édition. Cette année, toutes les sessions ont fait carton plein, le nombre d’exposants a doublé. Et rien ne peut arrêter cette croissance car le potentiel de l’AsiaWorld Expo est sans limite. S’il le faut, le Longines Masters pourra s’étaler sur les halls voisins, alors oui, c’est sûr, l’événement grandira encore ! » Christophe Ameeuw se réjouissait particulièrement de l’apport de ce Longines Masters de Hong Kong à l’équitation asiatique : « La bonne nouvelle, ce sont les progrès des cavaliers asiatiques. Ils étaient sept cette année et il y a eu cette magnifique victoire de la Chinoise Yunjing Ella Wang dans le Masters Power Maserati Trophy, le beau classement de la Japonaise Hikari Yoshizawa dans le Longines Grand Prix aujourd’hui et les belles prestations des jeunes dans les épreuves « Hong Kong Jockey Club Asian Junior » avec une première victoire Hongkongaise à domicile signée Vincent Zi-Xiang Capol. Il faut remercier ici les meilleurs cavaliers du monde comme Denis, Simon et Pius qui viennent jusqu’ici pour créer cette émulation parmi ces cavaliers asiatiques. Et ils savent qu’ils sont les bienvenus dans deux mois à New-York ». Rendez-vous est donc donné à New York – Long Island du 25 au 28 avril 2019, au NYCB LIVE, siège du Colisée de Nassau. La fabuleuse saga des Longines Masters ne s’arrête jamais !
Bertram Allen : plus haut, plus vite !
Aujourd’hui, au Longines Masters de Hong Kong, il était question de vitesse et de hauteur. L’emblématique Longines Speed Challenge a vu la victoire d’un abonné : après Los Angeles en 2015 et déjà Hong Kong en 2016 avec Quiet Easy 4, l’Irlandais Bertram Allen enregistre une troisième victoire dans « l’épreuve la plus rapide du monde », cette fois ci avec son hongre de 10 ans, Christy JNR. Le Masters Power Maserati Trophy qui ouvrait la journée s’est terminé à 1,92m de hauteur désignant quatre vainqueurs dont, déjà, Bertram Allen.
Le Masters Power Maserati Trophy n’aura donc pas franchi la barre symbolique des deux mètres. Quatre couples, trois cavalières et un cavalier, avaient pourtant passé toutes les étapes précédentes pour pouvoir relever le défi. Parmi ceux-ci, la Chinoise Ella Wang Yunjing est passée tout près de l’exploit avec Aken Utopia. Elle se partage toutefois la victoire avec l’Espagnole Pilar Lucrecia Cordon (Trix Trax), l’Anglaise Laura Renwick (Top Dollar Viet) et… Bertram Allen (Izzy by Picobello).

Six cavaliers avaient réussi à franchir la barre à 1,92 m de ce Masters Power Maserati Trophy, mais le Français Patrice Delaveau et l’Irlandais Denis Lynch ont préféré renoncer de tenter l’aventure à 2,02m. Si bien que Bertram Allen s’est retrouvé seul face à trois femmes bien courageuses ! Tous les quatre ont échoué à cette hauteur, mais celle qui fut le plus près de réussir fut la jeune Chinoise basée en Allemagne : « Malheureusement mon cheval a perdu son fer sur l’avant-dernier obstacle ce qui l’a clairement gêné. Mais c’est une grande journée pour moi. C’est la première fois que je montais une épreuve des Six Barres et j’étais un peu inquiète, mais mon cheval a tout fait pour moi ». Et c’est vrai que jusqu’alors, Aken Utopia semblait parfaitement à l’aise. Sera-t-il prêt pour le Grand Prix : « Je ne pense pas faire le Grand Prix, c’est encore trop tôt pour moi. C’est mon premier indoor 5* », et donc le premier Longines Masters pour cette jeune Chinoise de 21 ans : « C’est un concours formidable, le décor est prodigieux, la piste est excellente. C’est vraiment quelque chose d’extraordinaire d’être ici pour moi. Cet événement tire l’équitation chinoise vers le haut. Quand le concours a démarré, il y a sept ans, il n’y avait pas de cavalier chinois et aujourd’hui, nous sommes là » !
Longines Speed Challenge : Bertram Allen sans la moindre discussion

L’Irlandais avait pourtant une « meute » de Français à ses trousses : les cinq Tricolores au départ terminent tous parmi les sept premiers. Joli tir groupé, mais insuffisant pour inquiéter Bertram Allen : « Oui, les Français m’ont un peu ennuyé ce soir, mais visiblement, j’avais assez de marge pour les garder à distance… (rires) » Car avec ou sans faute, Bertram et Christy JNR ont été clairement les plus rapides ce soir à l’AsiaWorld Expo, devant une salle pleine et un public asiatique qui s’est laissé complètement emporté par le jeu à en croire les bruyantes réactions. L’Irlandais rejoint ainsi Kevin Staut dans le club très fermé des triple-vainqueurs du Longines speed challenge : « Il y a quelques années, j’avais la chance d’avoir Quite Easy qui était taillé sur mesure pour gagner cette épreuve. L’an dernier, je n’avais plus de cheval capable d’aller aussi vite, maintenant, avec Christy, j’ai un cheval très compétitif. Ce soir, devant ce public fantastique, tout s’est déroulé comme prévu et je crois que cela aurait été compliqué d’aller encore plus vite » Bertram Allen bouclait son tour en 60.47, à Paris, sur le même parcours, le Français Kevin Staut, avait gagné en 62.29. Ce soir, avec la même Ayade de Septon*HDC, il signe un chrono presque identique (62.94), mais avec une faute comprise, soit 2 secondes de pénalité. Il se classe troisième ce soir et c’est le quatrième podium de la jument dans cette épreuve. Le Français Patrice Delaveaus’intercale avec Vestale de Mazure*HDC ; son plan était simple (« foncer »), mais insuffisant pour détrôner l’Irlandais qui, parti en n°8, a passé le plus clair de sa soirée bien enfoncé dans le fauteuil de leader !

Les cavaliers asiatiques ont fait bonne figure une fois de plus, notamment la cavalière de Taipei, Isheau Wong, qui, avec sa jument Jussica T, boucle son tour avec une seule petite faute ce qui constitue une belle performance sur un parcours dont on oublie qu’il culmine à 1,50m !

Les jeunes pousses asiatiques ont eu l’occasion de se mettre également en évidence plus tôt dans l’après-midi dans le Hong Kong Jockey Junior Challenge que remportait l’Indonésien Muhammad Akbar Kurniawan signant le seul sans faute de l’épreuve avec son jeune étalon gris de 8 ans, Easyphighter Dei Folletti. Une chance inouïe pour ces jeunes cavaliers asiatiques de pouvoir se confronter ainsi dans le cadre d’un Longines Masters sur des parcours signés Frank Rothenberger. On les retrouvera demain à 10H00 pour leur épreuve phare, le Hong Kong Jockey Club Asian Junior Grand Prix… en attendant le Longines Grand Prix (15h00) qui désignera le successeur de Patrice Delaveau… Lui-même ? Possible, car il est vrai que le Longines Masters de Hong Kong est un concours qui lui sourit particulièrement.

L’Asia Horse Week : un rapprochement entre deux cultures équestres

La deuxième journée de l’Asia Horse Week était dédiée aux différents aspects du développement des sports équestres en Asie et de l’élevage en Occident. Elle se concluait par une vente aux enchères inédite d’embryons à cheval sur les deux continents : une réalisation concrète des ponts qu’il faut désormais jeter entre les deux cultures équestres.

Les repères des sports équestres en Asie
Les trois premières conférences de cette deuxième journée de l’Asia Horse Week ont permis de donner quelques repères sur la situation des sports équestres en Asie. M. Peter Chen, vice-président de l’Association équestre de Canton a rappelé l’importance de cette région sur la carte équestre de l’Asie du Sud-Est. Depuis 1988, et une collaboration avec l’URSS, jusqu’à nos jours, la cavaliers cantonais ont régulièrement participé aux championnats régionaux. Les premiers succès ont été enregistrés en 2001 avec deux médailles d’or en dressage au Championnat national chinois. Soutenue par le Hong Kong Jockey Club, l’Association équestre de Canton peut s’enorgueillir d’avoir à ce jours huit cavaliers prêts pour les prochains Jeux olympiques de Tokyo.Li Yanyang, joueur de polo passionnée et surtout fondateur du magazine chinois de référence, Horsemanship, a présenté quelques chiffres clés concernant l’équitation en Chine et les défis qu’ils représentent. Où l’on a notamment appris qu’il existait actuellement 1802 clubs hippiques en Chine essentiellement concentrés dans le nord et le sud-est. La majorité des chevaux utilisés dans ces clubs sont des pur-sang, même si 18% de ces chevaux sont importés des stud-books européens ; ces importations sont cependant en baisse depuis trois ans. La proportion de femmes pratiquant l’équitation est dominante également en Chine (65,5%), un chiffre toutefois inférieur à la moyenne européenne qui dépasse les 80%. C’est l’équitation classique qui est pratiquée en majorité en Chine (à 91% contre 9% d’équitation western).

M. Wen Xiao Dong, dirigeant de l’une des plus importante sociétés chinoises, FOSUN, a évoqué l’engagement de sa compagnie dans les sports équestres : soutien de cavaliers de haut niveau, partenariat de plusieurs événements dont le spectaculaire Longines China Tour au pied de la grande muraille et soutien du polo : « Un sport fascinant avec un énorme potentiel marketing. Nous avons investi sur le polo anglais et nous nous sommes rapprochés du polo argentin ce qui m’a permis de rencontrer le président Macri. Le polo est un vecteur de relation diplomatique ! L’objectif est de développer le polo en Chine avec notamment l’aide des techniciens argentins ».

Le Professeur Hao Zhang de l’Université d’Agriculture de la Mongolie intérieure a apporté une touche culturelle pour conclure cette session rappelant que cela fait plus de trois millénaires que le cheval accompagne la vie quotidienne des Chinois : « Plus de 1000 signes expriment le mot « Ma », cheval en Chinois. Plus de 100 millions de Chinois sont du signe du Cheval en astrologie chinoise et 15 millions portent le prénom de Ma ».

Le développement du sport en Asie
Après une présentation de la fabrication des selles Hermès, les conférences reprenaient sur le thème du développement des grandes compétitions en Asie. Michael Lee, président du Hong Kong Jockey Club, posait le décor asiatique : 34 fédérations nationales dont 18 organisant des compétitions FEI, 4572 athlètes face à 38 208 pour le reste du monde, une croissance de 71% du cheptel équin en 9 ans qui accompagnait logiquement une augmentation de 79% du nombre des cavaliers. L’Asie est indéniablement une région en plein boom équestre malgré quelques freins : peu d’athlètes et d’officiels asiatiques sont invités sur les compétitions hors d’Asie, un manque d’expertise dans certaines disciplines et peu de moyens.

« Le Longines Masters constitue un moteur de développement contribuant à la promotion du saut d’obstacles de haut niveau en faisant venir les meilleurs athlètes chez nous et en permettant aux jeunes cavaliers de la région de se mettre en avant chez eux tout en se confrontant aux meilleurs du monde ». Il existe d’autres pistes de développement comme le programme de solidarité de la FEI et les grandes confrontations tel les Jeux asiatiques qui incitent les cavaliers asiatiques de l’extérieur à revenir chez eux. Wijaya Noeradi et Chang Wei ont respectivement présenté les problématiques posées par l’organisation de la partie équestre de ces Jeux asiatiques passés (Jarkata 2018) et à venir (Hangzou 2022).

Entre les deux auront lieu, toujours en Asie, les Jeux olympiques de Tokyo 2020 dont le Dr Yasuhiko Haruta, directeur équestre de ces Jeux, en a dévoilé les grands traits logistiques. Où l’on a appris entre autres, que le staff encadrant cette partie équestre sera composée de 416 personnes, que le chantier du Parc équestre de Bajikoen était bien avancé et pourrait recevoir les tests préolympiques en juillet prochain, que les épreuves olympiques débuteront le 25 juillet 2020 avec le dressage et se termineront le 8 août avec l’épreuve de saut d’obstacles par équipe (après l’individuelle donc, qui aura lieu le 5 août) et que le cross du complet se tiendrait sur une île à 25 kilomètres et une heure du Parc équestre olympique.

Sport, élevage et paroles d’un champion du monde
Depuis une bonne vingtaine d’années, sports et élevage sont intimement mêlés. L’un ne va pas plus sans l’autre : « Il y a 30-40 ans », rappelait Jos Lansink, « quand une jument ne performait pas bien en concours, on la retirait et on la faisait saillir par le premier étalon venu. Aujourd’hui, c’est le contraire : le père et la mère doivent avoir fait leurs preuves en compétition, c’est complètement entré dans les mœurs ». Jusqu’à Oman, où, comme le soulignait Hamood Altooqi, directeur technique de la cavalerie royale, qui développe l’élevage sur les sites de Muscat et de Salahat, les croisements sont uniquement basés sur la performance. Qu’il s’agisse de chevaux arabes pour l’endurance ou de chevaux de sport pour lesquels : « nous collaborons avec VDL en Hollande, le Groupe France Élevage, Béligneux le Haras et les ventes PSI en Allemagne. L’objectif est d’obtenir rapidement la reconnaissance de la World Breeding Federation for Sport Horses et de présenter des jeunes chevaux omanais au Championnat du monde de Zangersheide à l’horizon 2020 ».Si ce principe d’un élevage s’appuyant sur la performance est désormais acquis, il y a d’autres pratiques qui, selon le Champion du monde individuel de 2006, Jos Lansink, doivent disparaître des habitudes : « Aujourd’hui encore, on en fait trop avec les jeunes chevaux. Les cavaliers sont sous la pression des propriétaires et on veut aller trop vite. Plus que le cavalier, c’est l’homme de cheval qui est derrière qui fait le cheval. J’ai l’habitude de donner un break de trois mois à mes jeunes chevaux de 4 à 6 ans et parfois même à des 7 ans, un âge où ils peuvent encore grandir. Il est crucial de bien savoir gérer le programme de ses chevaux. Quand j’ai été champion du monde avec Cumano, le cheval avait cinq jours de compétition dans les pattes, mais deux autres journées supplémentaires ne l’auraient pas plus fatigué que ça ».

En Allemagne, où la Fédération régit à la fois le sport et l’élevage (25 000 naissances de chevaux de sport chaque année), les jeunes chevaux ne sont pas mis en danger : « Les 4 ans n’ont presque pas d’épreuves et pas de Championnat national », explique Soenke Lauterbach, secrétaire général de cette fédération. « Et les 5 ou 6 ans ne font aucune épreuve au chronomètre, mais des parcours jugés sur le style ». Dans ce pays, Paul Schockemöhle est une forte personnalité de l’élevage, du commerce et du sport. Une filière qu’il maîtrise de A à Z à partir de son haras de Lewitz, une ancienne ferme collective d’Allemagne de l’Est, qui abrite quelques 4 500 cheval du foal (il en naît 1200 chaque année) au jeune cheval de sport qui est valorisé sur place avant d’être envoyé dans les circuits commerciaux (notamment via sa prestigieuse vente PSI) et sportifs. Deux cent cinquante  employés travaillent pour son compte, dont quarante-cinq cavaliers, vingt vétérinaires et vingt maréchaux ferrants, des entraîneurs etc. Mais c’est lui qui suit personnellement chacun de ses produits à travers de grandes fiches jaunes qu’il remplit lui-même à la main !

L’étalonnier, vétérinaire, éleveur spécialiste du transfert d’embryon et marchand de chevaux belge Joris de Brabander a révélé les clés du succès de son haras qui a produit de grands performers internationaux tel Mylord Carthago (vice-champion du monde) ou Vagabond de la Pomme (deuxième de finale de Coupe du monde). Un principe qu’il simplifie lui même en ces mots : « Le bon donnera du bon, le mauvais donnera du mauvais ».

Les Français Bérengère Lacroix (directrice du Stud-book Selle français, 6 300 naissances annuelles) et Arnaud Evain (Groupe France Élevage), ont présenté des outils statistiques et logiciels permettant aux éleveurs de déterminer leurs croisements de façon plus « scientifique ».

La science concluait ces huitième et neuvième sessions consacrées à l’élevage avec l’intervention du Professeur italien Cesare Galli, un pionnier avec son laboratoire Avantea, en matière de transfert d’embryons, de leur congélation et même en matière de clonage, réprouvé plus tôt par la Fédération allemande, mais presque banalisé dans le milieu du polo argentin : « Il ne s’agit que de banque cellulaire », modulait le Professeur. « Quand vous perdez votre cheval, l’assurance vous donne de l’argent, mais ne vous redonne pas votre cheval. Avec le clonage, moi, je vous le rends » !

L’embryon est un concept qui est plus facilement rentré dans les mœurs comme l’a prouvé l’excellent résultat de la première édition de The Auction by ARQANA, première vente internationale de chevaux à Hong Kong, où étaient adjugés seize embryons issus de grands performers pour un chiffre d’affaires total de 416 000€, soit une moyenne record de 26 000€ !

Asia Horse Week : Une première journée sous le signe du bien-être équin

« Le bien-être équin n’est pas une option, mais un devoir ». Cette déclaration de Roly Owers, directeur exécutif de la World Horse Welfare, un organisme créé dès 1927, donnait clairement le ton de la première journée des débats de la deuxième édition de l’Asia Horse Week, le « Davos Équestre », comme le notait Christophe Ameeuw, CEO d’EEM et de l’AHW, lors de son discours prononcé lors de l’inauguration.

Ce thème récurrent sera clairement au cœur de toutes les conférences de la première journée car, comme le souligne Roly Owers, le bien-être concerne l’ensemble des événements de la chaîne de la vie d’un cheval où l’humain intervient : « l’homme est responsable du cheval de sa naissance à sa mort ; cela implique un élevage responsable, des soins responsables, un entrainement responsable, une retraite responsable et une aide à la fin de vie responsable. Les animaux sont des êtres sensibles, mais les animaux ne sont pas des humains. Un contrat social doit être établi pour le respect des chevaux ». Cette prise de conscience n’est pas nouvelle, mais elle s’est accélérée au cours de ces dernières années. Pour la FEI, l’une des priorités en matière de bien-être équin est la lutte contre le dopage : « En 2008 », rappelait Sabrina Ibañez, secrétaire générale de la FEI, « lors des Jeux olympiques de Hong-Kong, les sports équestres ont déploré cinq contrôles positifs. C’était plus que n’importe quel autre sport, il fallait agir ». La Commission anti-dopage et ses quatre groupes de travail ont ainsi vu le jour, le but était de « prévenir l’utilisation de substances pouvant influer sur le résultat ».
En 2010 naissait FEI Clean Sport, qui définissait les règles anti-dopage et de médication, établissant notamment les listes de produits interdits et la standardisation des laboratoires et des procédures de contrôle. « Mais la médication n’est pas le seul moyen de dopage et il existe d’autre procédés pour améliorer la performance », précisait le directeur vétérinaire de la FEI, le Dr. Goran Akerstrom. « C’est pourquoi nous avons mis en place le programme de contrôle d’hypersensibilité des membres. Celle-ci n’est pas seulement dangereuse pour le cheval, qui, en retombant d’un saut excessif par peur de se faire mal en touchant la barre, peut se faire encore plus mal à la réception, mais ça l’est également pour le cavalier, le groom et les stewards lors du contrôle des guêtres. Nous avons initié 300% de contrôles supplémentaires. ».
Les sports-équestres se développent à une vitesse exponentielle, notamment en Asie où l’on note une augmentation annuelle de 25% du nombre de concours : « Le bien-être du cheval est un problème qui doit nous concerner en permanence », martelait la cavalière de dressage hongkongaise Jacqueline Siu, médaillée d’or aux Jeux asiatiques. « Les cavaliers doivent prendre leurs responsabilités et il y a un gros travail d’éducation à faire, notamment au parmi les nations émergentes des sports-équestres ».

Éducation de l’entraîneur, gestion du cheval et bien-être
L’éducation, c’était précisément le thème de la deuxième session ouverte par le cavalier international de concours complet, Alex Hua Tian, qui a développé le programme Horsemanship en Chine, notamment à l’attention des enfants. Un programme qui a reçu le Solidarity Award de la FEI en novembre dernier : « L’équitation en Chine a un fort potentiel d’essor, expliquait Alex. Le challenge est d’inculquer à ces nouveaux équitants le sens du cheval. Les Longines Masters, ici à Hong-Kong, représentent une belle vitrine de l’activité équestre, mais le sport ne sera pas bon si la base de la pyramide n’est pas vertueuse. C’est pourquoi notre programme Horsemanship veut enseigner ces valeurs aux enfants : empathie, respect et responsabilité ». Ce programme a permis à plus de 200 écoliers d’approcher le cheval avec les bons outils et de l’aborder avec, en priorité, ce sens du respect et du « horsemanship ».
Ce travail est notamment effectué en collaboration avec la British Horse Society dont la directrice exécutive, Lynn Petersen, a présenté le programme pédagogique : « Notre objectif est d’améliorer la vie des chevaux et de ceux qui s’en occupent. Dans nos apprentissages, la compréhension globale du cheval est fondamentale. Chaque cheval est un individu, chaque cheval doit être respecté, protégé ». Pour cela, depuis des années, la BHS collecte les savoirs de tous les métiers liés au cheval pour les enseigner aux futurs professionnels du cheval, à commencer par les grooms, « un aspect important », souligne Lynn.
Ces programmes éducatifs sont bien sûr distillés en Asie dans des clubs pilotes tels le Equuleus International Riding Club, le premier reconnu par la BHS en Chine et présenté par sa fondatrice et CEO, Michelle Wang. Centre de formation, centre de la culture équestre et du lifestyle, le club organise vingt concours par an s’inscrivant dans la logique de croissance de 30 à 60% du nombre de pratiquants et de compétitions en Chine.
Ces clubs ont la possibilité de récupérer des pur-sang de réforme, reconvertis par le Hong Kong Jockey Club comme l’expliquait Amanda Bond, déléguée aux affaires équestres. Sur les 1200 chevaux évoluant en courses à Hong Kong, 400 sont réformés chaque année. Tous ne vont pas à l’élevage ni ne sont réexportés et ainsi, avec une équipe de 27 personnes dont 6 cavaliers, plus de 150 pur-sang sont placés dans les clubs hippiques de la région : « Le bien-être du cheval est indissociable du développement de la relation entre le monde des courses et celui des sports équestres, nous ne pouvons l’ignorer », concluait Amanda Bond avant de passer la parole à Stefan Kögel, représentant de la société Lami-Cell.
Ce dernier présentait quelques développements de produits allant dans le sens du bien-être du cheval comme un mors réduisant le stress, ne pinçant la bouche en aucun endroit et diminuant la tension bouche-main ou encore des couvertures ne compressant plus le garrot des chevaux.
Santé du cheval et formation des vétérinaires
Il est vrai qu’un matériel mal adapté peut-être une cause de pathologie chez le cheval et le vétérinaire néerlandais, le Dr. Joop Loomans, diplômé de l’Université d’Utrecht, a insisté sur l’importance de la qualité de la formation des vétérinaires qui, bien éduqués « deviendront les meilleurs avocats de vos chevaux. Mon métier est de rendre les chevaux heureux. Face à la croissance de l’enthousiasme des Chinois pour l’équitation, il s’agit de les sensibiliser au bien-être du cheval et leur apprendre le reflexe d’avoir recours au vétérinaire, pas seulement pour diagnostiquer, mais surtout pour prévenir les problèmes ».
Former des vétérinaires équins en coopération avec des cliniques européennes, c’est là l’une des missions de la Heilan Equine Clinic Veterinary présenté par M. Wei Fei. Un établissement spectaculaire doté des outils les plus modernes, à la fois centre de recherche et centre équestre laboratoire, appelé à se développer à travers la Chine, ce qui offrira de nouvelles opportunités professionnelles.  Le Dr. Rong Rui insistait justement sur l’urgence de « faire face à la croissance de l’activité équestre en Chine. Si le pays compte 8,9 millions des 58,8 millions de chevaux de la planète et si nous avons une longue histoire avec le cheval, nous ne sommes pas assez structurés, nous devons reconstruire un système éducatif pour le bien du cheval ».
Le Dr. Didier Serteyn exposait les dernières découvertes de l’Université de Liège, de BiopTis et de RevaTis en matière de médecine régénérative avec l’utilisation des cellules souches pour réparer certains cas d’arthrose, d’OCD ou de tendinopathie, « une technique du futur pour le bien de la santé équine ».
Transports et règlements sanitaires
Retour sur scène du directeur vétérinaire de la FEI, le Dr. Goran Akerstrom pour rappeler que le bien-être, c’est aussi respecter les règles sanitaires et notamment la vaccination. « La prévention, c’est la clé et ne pas la respecter peut conduire à des conséquences désastreuses comme la mort du cheval ou l’annulation d’événements ». Et de rappeler que la FEI communique en permanence sur le sujet, rappelant des règles élémentaires comme la propreté absolue des écuries de concours, en surveillant les épizooties et informant via ses medias et ses réseaux sociaux.
La quarantaine est l’un des outils de prévention et le Hong Kong Jockey Club est un exemple en la matière comme l’expliquait Kenneth Lam. Notamment lorsqu’il s’agit de transporter les chevaux de course entre les hippodromes de Hong Kong et celui de Coghua : couloir sanitaire d’un kilomètre de large entre les deux « bulles » de cinq kilomètres de rayon délimitées autour de chacun des deux sites.
Côté sports équestres, le Dr. Goran Akerstrom rappelait les complications existantes pour faire circuler les chevaux dans certaines zones géographique hors Union Européenne : « Parfois, la réalité ne justifie pas toutes ces restrictions, c’est pourquoi nous œuvrons au sein de la Horse Sport Confederation, une émanation de la FEI et des autorités des courses, pour faciliter ces transits ». Des travaux qui ont notamment contribué à la possibilité d’importer provisoirement des chevaux pour les Longines Masters depuis sept ans.
Le Dr. Susanne Münstermann, qui travaille également sur ces sujets depuis plusieurs années en Afrique et en Asie, notamment pour le compte de l’OIE (Organisation mondiale de la santé animale), expliquait tous les efforts et difficultés de mettre en place des zones franches sanitaires (EDFZ, Equine Diseases Free Zone) à l’occasion d’événements internationaux. Un propos qu’elle illustrait avec la mise en place d’une telle zone de biosécurité à Jakarta (Ile de Java) à l’occasion des derniers Jeux asiatiques : « Vingt mois de travail » !

Reprise des conférences, demain à 9h00, sur le thème des étapes du développement de l’équitation en Asie, en même temps que le séminaire FEI Clean Sport. Une deuxième journée qui se conclura avec la première édition de The Auction, vente aux enchères d’embryons haut de gamme, qui se déroulera en duplex de Deauville ainsi qu’en ligne.

Il est possible de suivre en direct ou revoir en replay toutes ces conférences sur EEM.tv.

Longines Masters de Hong Kong :  Les chevaux ont bien atterri à Hong Kong

C’est un avion-cargo un peu particulier qui s’est envolé de Liège dimanche matin à bord d’un Boeing 770 affrété d’Etihad et qui devait rejoindre l’aéroport de Hong Kong lundi dans la journée. A bord soixante-deux chevaux et quelques tonnes de matériel. La grande caravane de la Série des Longines Masters rejoint l’Asie.

Parmi ces soixante-deux chevaux, beaucoup de grandes stars du circuit international de saut d’obstacles comme Ayade De Septon *HDC avec laquelle le champion français Kevin Staut tentera le doublé dans le Longines Speed Challenge après leur victoire de Paris ou encore Basta, l’étalon avec qui la Hongkongaise Jacqueline Lai, meilleure chance asiatique de ce Longines Masters, avait été sélectionnée aux Jeux équestres mondiaux de Tryon.

Les chevaux artistes de Frédéric Pignon, les Ibériques Phoebus De Barral et Talento De Courenne seront dans le même avion pour présenter au public de l’AsiaWorld-Expo un moment de magie équestre que seul ce dresseur français, accompagné de sa femme Magali Delgado, est capable de proposer.

Dans cet avion ont été également embarqués les sept chevaux du Ecuries d’Ecaussines pour la flamboyante HKJC Race of the Riders et l’Asian Junior Challenge.Le gros des infrastructures, les mêmes qu’à Paris, est arrivé il y a quelques semaines déjà par cargo maritimepour que soit achevé à temps le montage des magnifiques installations qui sont la marque de fabrique de cette série des Longines Masters, soit quelques tonnes de matériel comme mille ballots de copeaux pour la litière des chevaux, cent-cinquante balles de foin et même une tonne deux de sable pour finir la composition des sols

 

Edwina Alexander forfait

La cavalière australienne, qui était en course pour le Grand Slam Indoor of Showjumping, a dû malheureusement déclarer forfait pour cet acte II de la Saison IV. Vinchester, le cheval de Grand Prix qu’elle préparait pour cette échéance vient de connaître une petite baisse de forme et la cavalière a jugé qu’il ne serait pas assez en forme pour relever ce défi du grand chelem. Ce sont là les aléas des cavaliers de haut niveau. La qualité du plateau du Longines Masters de Hong Kong reste toutefois très élevée avec trois anciens numéros un mondiaux, des champions et médaillés olympiques ou mondiaux et autres cracks européens. 

Le Longines Masters de Hong Kong en quelques chiffres

Nombre de chevaux : 62

Nombre de cavaliers : 32

Ballots de foin : 150

Ballots de copeaux : 1000

Tonne de sable de piste : 1200

Nombre de personnel : 740

Nombre de volontaires : 128

Nuitées d’hotel : 1238

Lumières : 1000

Caméras & photographes : 150

 

Asia Horse Week, deuxième !

La deuxième édition de l’Asia Horse Week, du 14 au 16 février, se tiendra en ouverture du Longines Masters de Hong Kong 2019. Deux journées d’échanges, de conférences, riches en réflexions sur différents thèmes complètement dans l’air du temps : l’élevage, le bien-être équin, le sport et l’éducation du cheval.

Cette année, la FEI (Fédération Equestre Internationale), s’associe à cet événement unique en Asie pour présenter son séminaire « Clean Sport ». Une occasion parfaite de familiariser et sensibiliser les professionnels de l’industrie et la communauté équestre asiatiques aux enjeux éthiques, réglementaires et aux meilleurs pratiques possibles afin de promouvoir des sports équestres sains et responsables.

Cet Asia Horse Week répond à cet incessant désir de Christophe Ameeuw et de ses équipes d’EEM, de développer la filière équestre en Asie-Pacifique. Cet événement d’exception est réalisé, en partenariat avec le Hong Kong Jockey Club et avec le soutien du Hong Kong Tourism board et du Wall Street Journal.

Les conférences seront animées par des intervenants de renom, tels qu’Ingmar Devos, le Président de la FEI, le Dr. Yasuhiko Haruta, conseiller de la Fédération équestre japonaise pour les Jeux Olympiques de Tokyo, le Professeur Cesare Galli, fondateur et directeur d’Avantea, le Dr. Anthony W K Chow SBS JP, nouveau Président du Hong Kong Jockey Club, ou encore Alex Hua Tian, le cavalier olympique de concours complet.

Cette seconde édition de l’Asia Horse Week se conclura par la première vente aux enchères d’embryons de génétique haut de gamme, composée des plus grands performers internationaux : The Auction, un partenariat entre EEM et la prestigieuse agence de ventes aux enchères équine, Arqana.

Un programme exceptionnel et des intervenants de marque à découvrir sur : https://r-b.media/AHW2019

Le catalogue de The Auction est en ligne sur : http://www.theauction.online

 

L’émotion de Félicie Bertrand !

En ce week-end du sport au féminin, la victoire de Félicie Bertrand en selle sur sa jument de 13 ans Sultane des Ibis ne pouvait pas être plus féminine. La jeune femme de 36 ans, qui a explosé l’an dernier au niveau international, remporte au Jumping International de Bordeaux, un fief habituellement masculin, son premier Grand Prix 5*. 

Une première victoire de ce calibre, c’est un grand moment dans la vie d’un cavalier. Et que cette victoire ait été décrochée dans son propre pays, devant l’un des meilleurs publics du circuit, donne à cet exploit une dimension encore plus particulière. Alors, on peut comprendre que c’est en pleurs que Félicie Bertrand répondait à sa première grande interview : « Je vais me réveiller et me rendre compte que ce n’est pas vrai. Je sais que Sultane des Ibis est naturellement rapide, je sais que je dois la laisser faire, que je n’ai pas besoin de prendre plus de risques. C’est une jument incroyable, tellement attachante, tellement petite, précieuse, tellement… pffffff, on ne s’imagine pas qu’elle puisse sauter des trucs comme ça. C’est incroyable cette envie de tellement donner … elle est magique ». Des propos et des larmes qui amènent un grand vent de fraîcheur sur le saut d’obstacles et qui fait du bien à tout le monde et surtout au staff de l’équipe de France, soulagé par cette première et unique victoire tricolore dans ce concours emblématique.

Félicie Bertrand est issue du sérail, petite-fille d’éleveur (la famille Lécuyer) et fille de cavalier et directeur de centre équestre (Gilles Bertrand), elle s’est établie en Normandie, près de Deauville, où plusieurs propriétaires lui confiaient leurs chevaux. En général de jeunes chevaux à valoriser, c’est à dire à travailler, entrainer pour les mener vers le haut niveau, moment où ces chevaux étaient vendus. Parmi eux Geneviève Megret qui confiait alors ses chevaux de tête à Pénélope Leprévost. Puis, quand ces deux dernières se sont séparées, Félicie a pris du grade se voyant confier cette prestigieuse cavalerie. Enfin pas seulement car, à petit pas, depuis septembre 2017, avec son « amie » Sultane des Ibis, une jument qu’elle a elle-même fait progresser, elle était déjà en train de gravir tous les échelons vers les cinq étoiles : équipe de France en 5*, médaille d’or individuelle aux Jeux Méditerranéens et une dixième place, un peu annonciatrice de cette victoire bordelaise, au Longines Grand Prix de Paris en décembre dernier. Une progression fulgurante !

Aujourd’hui, dans ce Grand Prix Land Rover de Bordeaux, elle bat des cavaliers nommés Bertram Allen (deuxième à 29 centièmes avec GK Casper), Simon Delestre (très beau troisième avec Chesall Zimequest) ou encore la légende Ludger Beerbaum (cinquième avec Cool Feeling). Et l’histoire de Félicie ne risque pas de s’arrêter ici puisque le soutien de la famille Megret est total : « C’est une histoire de famille », souligne sa propriétaire. « Nous comptons aller loin, tous ensemble avec Félicie. C’est une affaire d’équipe et de plaisirs partagés ».

Et ce n’était pas la seule bonne nouvelle pour la cavalerie française : deux autres cavaliers faisaient partie des neuf barragistes du jour. Guillaume Foutrier prend la quatrième place avec Valdocco Des Caps et Nicolas Dezeuses la sixième avec Ulloa du Trefle. Tout est bien qui finit bien comme dirait Ludger Beerbaum, affidé des locutions françaises populaires lorsqu’il utilise la langue de Molière ! Une superbe conclusion pour ce week-end de sport de haut niveau au Jumping International de Bordeaux. Rendez-vous l’année prochaine du 6 au 9 février !

Au tour de Daniel Deusser

C’est à une rude bataille pour les derniers billets pour Göteborg que s’est livrée la quinzaine de cavaliers du milieu du classement de la ligue ouest-européenne de la Coupe du monde samedi soir au Jumping International de Bordeaux.  Mais finalement, pas grand-chose n’a bougé : les « déjà-qualifiés » ont surtout consolidé leurs positions. On retiendra alors et surtout une nouvelle victoire allemande à Bordeaux : cette année, ce fut au tour de Daniel Deusser, le vainqueur de la finale 2014, de remporter cette étape pour la première fois de sa carrière. 

Pour qu’un Grand Prix de ce type, avec de tels enjeux, livre à la fois un verdict des plus justes pour les cavaliers et un spectacle inoubliable pour le public, il faut un décor parfait. Et celui dessiné par le chef de piste français, et même bordelais, fut un modèle du genre. Et pourtant, Jean-François Morand, dont c’était le premier parcours de Coupe du monde, a eu des sueurs froides, car les sans-faute ont eu du mal à tomber !  Ils seront six finalement, dont trois Belges, un Allemand, un Espagnol et une Finlandaise. De Français, que nenni : seuls Emeric George (Chopin des Hayettes) et Simon Delestre (Hermès Ryan) ont sauvé les meubles en apparaissant au classement (douzième et neuvième) avec chacun une faute : « C’est vraiment dommage, car Ryan était à 100% de ses capacités et ce parcours aurait dû me laisser complètement satisfait si cette faute n’était pas venue tout gâcher », regrettait ce dernier.

Ce barrage, dont les Bleus étaient donc privés, devait consacrer le seul des quatre cavaliers allemands qualifiés, Daniel Deusser, déjà leader du classement général : « Mais c’est toujours bon de gagner et ici à Bordeaux, dans cette ambiance, c’est encore plus fort. J’ai déjà remporté le Grand Prix du dimanche ici, mais c’est la première fois en Coupe du monde. Si ma place de leader s’en trouve confortée, ce n’est pas très important d’un point de vue sportif puisqu’à la finale, nous repartons tous à zéro. En revanche, cela montre combien cette saison fut bonne et cela me donne une grande confiance pour cette finale à venir que je compte disputer avec ce même Tobago Z ».

Deuxième de ce barrage avec son immense Iron Man van de Padenbore, le Belge Grégory Whatelet n’ira pas à Göteborg car il marque ses premiers et seuls points à Bordeaux : « C’est un choix délibéré car il s’agissait de gérer mes chevaux. J’ai mis Corée au repos, elle a beaucoup donné cette saison, tandis qu’Iron Man van de Padenbore revient de blessure. Il s’était fracturé un os dans son box il y a un an à Mexico, nous avons pu le soigner et il n’a refait son premier concours qu’en décembre dernier à Paris. C’est un cheval qui peut paraître un peu corpulent, certes, mais c’est un cheval plus sensible et rapide qu’on ne peut le penser ».

Grâce à sa troisième place avec le cheval français Rokfeller de Pleville Bois Margot, l’Espagnol Eduardo Alvarez Aznar est le seul cavalier de la soirée à avoir finalement accroché sa qualification pour la finale en se hissant de la vingt-et-unième à la quinzième place du classement général : « C’est une bonne journée pour moi sur ce parcours particulièrement difficile où l’on n’a vu que six sans-faute. » L’Espagnol s’était classé sixième de la dernière finale de Paris, en avril dernier, l’objectif est évidemment d’améliorer encore cet excellent résultat.

Bien que bredouilles aujourd’hui, les Français Olivier Robert (qui nous a fait une belle frayeur dans le double qu’il a traversé avec Vangog du Mas Garnier) et Kevin Staut (8 points avec For Joy van’t Zorgvliet*HDC) se maintiennent dans la liste des dix-huit qualifiés européens.

Pas de Français à la fête, mais le fameux public bordelais ne s’est pas montré moins enthousiaste pour autant : « Sept mille cinq cent spectateurs qu’il convient de féliciter tant ils se montrent sportifs et fair- play », soulignait Eric Delong, président de CEB. Un public à la hauteur de cette magnifique finale européenne.

La journée du patron

Après une nuit sous le signe de l’élevage et du spectacle qui a fait carton plein jeudi, la première journée 100% sport n’a pas été une moindre réussite. Depuis hier, le hall 3 du Parc des Expositions de Bordeaux ne désemplit pas. Très peu de sièges sont restés vacants : 6000 spectateurs par session ! Aujourd’hui, ils étaient principalement là pour suivre deux grands moments de sport : l’épreuve préparatoire à la Coupe du monde de samedi soir remportée par le Belge Pieter Devos et le désormais classique Devoucoux Indoor Derby qui a vu défiler quelques grands noms du concours complet mondial dont leur « maître » à tous, l’inégalable Michael Jung. Plus tôt, dans la journée, l’Allemand avait déjà remporté l’épreuve d’ouverture… de saut d’obstacles et se classant même dans la seconde. Il termine sa journée en grand patron du sport équestre mondial en signant un doublé après sa victoire de 2018.

Ce cross indoor est devenu l’une des épreuves les plus populaires du Jumping International de Bordeaux, attendue par tous les fans de concours complet du Sud-Ouest, et d’ailleurs, venus manifester leur bruyant enthousiasme face à cette épreuve sans répit se déroulant sur un bon kilomètre entre le hall d’exposition et la piste principale. Le début du débat fut franco-français : Gwendolen Fer, puis Rodolphe Scherer et enfin Maxime Livio se sont relayés au commandement… et Michael Jung est arrivé. Sans se presser en apparence, mais dans une fluidité extraordinaire, toujours dans le même rythme, soutenu mais pas fou, des trajectoires entre les obstacles au couteau, jamais un centimètre de trop avec une intervention quasi-invisible de la main. Du travail propre et de la joie dans le clan Jung, père et fils. Pourtant, le champion olympique français, Karim Florent Laghouag ne s’est pas avoué vaincu pour autant et s’est montré l’adversaire le plus à la hauteur du champion allemand ce soir. Il signe le chrono le plus proche du temps idéal… mais avec une faute enregistrée en sortie du paddock. Magnifique baroud d’honneur, mais que faire contre ce magicien qui marque à jamais l’histoire des sports équestres ?

Bordeaux est devenu le terrain de jeu préféré de l’Allemand en hiver : « C’est vraiment un super concours. Mes chevaux s’y sentent bien. Je suis heureux de la prestation de ma jument Corazon et un grand merci à ma propriétaire, Maria Stein, pour sa confiance mais aussi à ce public incroyable, c’est vraiment fantastique de monter ici. Mais cette année, la victoire a été plus serrée et j’ai eu un peu de chance aussi, mais cela fait partie du jeu, mais si j’avais fini à la seconde ou la troisième, je me serais réjoui tout autant car ce parcours avec ma jument a été un grand moment de bonheur ».

 

Happy birthday Pieter !

Quelle plus belle manière de célébrer son anniversaire ? Pour Pieter Devos, c’est visiblement de s’offrir soi-même son propre cadeau… comme une victoire au Jumping International de Bordeaux. Il faut dire que nous sommes là dans un lieu qui sourit toujours au cavalier belge. Après une victoire il y a deux ans dans le Grand Prix Land Rover du dimanche, une l’année dernière dans le Grand Prix Coupe du monde, Pieter Devos s’impose vendredi soir dans le Prix FFE Generali Trophée Nouvelle Aquitaine. « On peut dire que j’ai maintenant gagné les trois grosses épreuves du Jumping International de Bordeaux », se réjouissait-il.

« Pour une fois, j’ai joué le chrono sur la grosse épreuve du vendredi. Je ne monterai pas Apart dans le Grand Prix Coupe du monde de demain, et, puisque je souhaite courir la finale du circuit avec lui, je voulais le monter avec de la vitesse sur tout un parcours avant cette échéance. » Avec un parcours impeccable en 58,15 secondes, Pieter Devos et Apart ont effectivement montré qu’ils pouvaient être les plus rapides. A sa suite, le Néerlandais Maikel van der Vleuten et Dana Blue prennent la seconde place en 58,33 secondes, et le meilleur tricolore de l’épreuve Simon Delestre complète ce podium. Il réalisait un chronomètre de 61,94 secondes en selle sur Chesall Zimequest.

Et lors de son entrée en piste pour la remise des prix, le Belge n’a pu s’empêcher de verser une petite larme : il faut que 6000 personnes entonnant un « Joyeux anniversaire Pieter », ça secoue son homme, même le plus imperturbable des cavaliers !

Un Grand Prix Coupe du monde qui promet d’être chaud !

L’ultime étape de la Ligue d’Europe de l’Ouest de la Coupe du monde Longines FEI de saut d’obstacles sera assurément une véritable finale européenne, spécialement pour treize des quarante engagés qui, proches de la qualification, joueront gros au Jumping International de Bordeaux du 7 au 10 février. 

Parmi ces quarante engagés, sept débarqueront à Bordeaux avec leur qualification d’ores et déjà en poche. Leur unique souci sera d’inscrire leur nom au glorieux palmarès de ce Grand Prix Coupe du monde. Il pourra également être question – affaire de prestige – de ravir le leadership du classement européen, tenu par l’Allemand Daniel Deusser avec 79 points. Pour cela, le n°1 mondial, le Suisse Steve Guerdat devra terminer sur le podium alors que le Belge Pieter Devos (victorieux l’an dernier) et Kevin Staut (victorieux en 2012 et 2016) devront se classer à l’une des deux premières places… à condition que Daniel Deusser fasse chou blanc ou presque (un classement au-delà de la treizième place exactement) à Bordeaux ! Voilà un premier petit suspens.

Pour le Suédois Henrik von Eckermann, l’Autrichien Max Kühner et normalement Olivier Robert, le résultat de Bordeaux ne devrait pas changer leur vie : ils iront, si tout va bien, à la finale mondiale de Göteborg du 3 au 7 avril prochain. Mais un petit doute persiste et marquer un minimum de points pourrait s’avérer utile.

C’est entre la seizième et la vingt-huitième place du classement actuel de la ligue européenne que cela devient très chaud. Parmi ces treize cavaliers en ballotage, neuf sont à Bordeaux, les quatre autres sont donc éliminés. Pour l’instant virtuellement qualifiés (16-18ème place), l’Allemand Ludger Beerbaum, la Suédoise Irma Karlsson et le Belge François Mathy Jr. sont clairement menacés par l’Allemand Marcus Ehning (à qui une simple 8ème place suffirait), Eduardo Alvarez Aznar (une 5ème), les Irlandais Denis Lynch (une 3ème), Bertram Allen et le Suisse Pius Schwizer (une 2ème place) ainsi que les Néerlandais Eric van der Vleuten (une 2ème place également) et même son fils Maikel (en cas de victoire seulement, il est 32ème avec 21 points) pourraient déloger le trio si aucun ne venait à marquer des points à Bordeaux. 

De plus – les absents ayant toujours tort – le Champion d’Europe suédois Peder Fredricson et le Belge Olivier Philippaerts, normalement qualifiés avec 40 et 41 points, pourraient quand même se voire évincés de la liste des élus si les trois cavaliers en ballotage favorable marquaient un minimum de points (entre 3 et 7, synonyme de 14ème et 11ème place) et qu’au moins deux autres parmi les sept prétendants remplissent le contrat expliqué plus haut. Et si trois y parvenaient, la qualification du Français Olivier Robert pourrait même se voir mise en péril. Inutile de vous dire que cela va être la guerre entre ces onze cavaliers : Robert, Beerbaum, Karlsson, Mathy, Ehning, Alvarez Aznar, Lynch, Schwizer, Allen et les van der Vleuten !

Même pour l’Italien Emanuele Gaudiano, l’Allemand Christian Kukuk et la Suisse Nadja Peter Steiner, l’exploit est encore mathématiquement possible, mais il ne dépendrait que de leur seule victoire… et de grosses contreperformances de neuf parmi les onze cavaliers précités.

Pour les dix-neuf autres cavaliers du plateau, qu’ils aient des points ou non, la Coupe du monde, c’est terminé. Pour eux, une victoire à Bordeaux sera avant tout une question de prestige ou de pub. C’est pour cela que l’on trouve dans cette dernière liste des cavaliers de renom tels les ex-n°1 mondiaux Simon Delestre et l’Anglais Scott Brash (seul cavalier à avoir décroché le grand chelem de saut d’obstacles) ou encore les Belges Grégory Wathelet et Jérôme Guery. Pour les Français Félicie Bertrand, Edward Levy, Nicolas Dezeuses, Guillaume Foutrier, Aldrick Cheronnet mais également pour les champions olympiques Pénélope Leprévost et Philippe Rozier, ainsi que Julien Epaillard, il s’agira de se mettre en avant ou de se rappeler au bon souvenir du nouveau sélectionneur national Thierry Pomel en cette année de Championnat d’Europe, qualificatif pour les Jeux olympiques de Tokyo. Bref, il va y avoir de l’action, pour le moins, dans ce Grand Prix Coupe du monde Longines FEI du Jumping International de Bordeaux !

Nature reprendra ses droits en 2019 aux Grandes Ecuries du Domaine de Chantilly

Après le succès de la première saison, le spectacle Nature fera son retour au printemps sous le dôme des Grandes Écuries du Domaine de Chantilly.

Les cavalières des Grandes Écuries de Chantilly revêtues des somptueux costumes signés par Monika Mucha et accompagnées de l’acrobate-danseur Edouard Gameiro présenteront, dès le 31 mars 2019, les douze tableaux du spectacle Nature, évocation équestre des quatre saisons.

Désormais habitués des lieux, Benedettu Sarocchi, Ghjuvan Petru Pieve et Jean-Lou Descamps accompagneront les artistes de leurs compositions musicales originales. Pour la sixième saison, le trio musical accordera ses notes sur la cadence des chevaux.

« La création d’un spectacle est un travail collectif avec beaucoup d’échanges entre les musiciens, les cavalières, notre acrobate, Virginie Bienaimé, la metteur en scène et Monika Mucha la créatrice de costumes », explique Sophie Bienaimé, Directrice équestre et artistique des Grandes Écuries de Chantilly.

« A chaque représentation, ce n’est jamais le même spectacle. Les chevaux réagissent différemment d’une séance à l’autre en fonction de l’atmosphère de la salle. Nous nous fixons évidemment des objectifs pour améliorer chaque performance, nous rajoutons des petits détails, des finesses dans notre équitation ou dans la réalisation du numéro ».

Haute école, travail en liberté, longue rênes… les chevaux, poneys et ânes des Grandes Écuries du Domaine de Chantilly et leurs cavalières proposeront des numéros variés, mettant en avant la relation et l’harmonie qui se sont instaurées entre eux. Au total, dix-huit équidés seront présentés dans cette ode à la nature à la fois poétique et féérique.

L’hiver, le printemps, l’été et l’automne se succéderont à nouveau sur la piste emblématique des Grandes Écuries du Domaine de Chantilly. Un spectacle à voir ou à revoir en famille ou entre amis du 31 mars au 27 juin, puis du 15 septembre au 3 novembre 2019.

Extraordinaire plateau pour la septième édition du Longines Masters de Hong Kong

À Hong Kong, Edwina Tops-Alexander sera tout près de son Australie natale. Cette proximité l’inspirera-t-elle pour décrocher une deuxième victoire consécutive sur cette Saison IV de la Série des Longines Masters ? Il est clair que la cavalière rêve de marquer l’histoire de cette série et du Grand Slam indoor of Showjumping. Mais la tâche ne sera pas aisée car l’AsiaWorld-Expo va accueillir cette année un plateau exceptionnel !

Vainqueur à Paris avec California, Edwina Tops-Alexander comptera cette fois-ci sur Vinchester pour lever cette deuxième manche du grand chelem : « Je suis vraiment impatiente de revenir à Hong Kong. C’est formidable de porter ainsi le sport de haut-niveau en Asie et de ce fait stimuler l’intérêt pour le saut d’obstacles, tant auprès des cavaliers que des spectateurs. L’Asie a de fortes attaches avec le cheval et le saut d’obstacles étant un sport de dimension universelle, c’est fantastique de pouvoir concourir dans cette partie du monde. La dernière fois que j’ai concouru à Hong Kong, j’étais enceinte et j’ai pu cependant me classer dans le Grand Prix et donc cette année, je devrais bien être capable de monter sur le podium » !

L’Australienne ne sera pas la seule parmi les anciens vainqueurs de l’un des vingt Longines Grands Prix qui se sont disputés aux Masters depuis 2010 : le champion olympique Kevin Staut (2013 à Paris où il remporte en décembre dernier le Longines Speed Challenge) et le vice-champion du monde 2014 Patrice Delaveau (trois victoires, dont deux à Hong Kong où il est tenant du titre) reviennent sur cette étape asiatique de la Série avec de grosses ambitions. D’ailleurs, Hong Kong est un peu le jardin privé de Patrice Delaveau qui, en 2013, avait remporté quatre des cinq épreuves auxquelles il avait participé, se classant deuxième de la cinquième et il est le seul cavalier à avoir remporté le Longines Grand Prix deux fois au même endroit ! Un rare exploit dans l’histoire de ce sport.

Troisième à Paris, l’Irlandais Denis Lynch sera à Hong Kong en compagnie de son compatriote, le jeune Bertram Allen (24 ans) qui, pour sa part, y a remporté le Longines Speed Challenge en 2016. Avec Kevin Staut, deux autres anciens numéros un mondiaux seront également à Hong Kong : le Suisse Pius Schwizer, qui signe un retour remarqué au plus haut niveau (deuxième, dimanche dernier, du Grand Prix Coupe du monde Longines d’Amsterdam) et le Français Simon Delestre, également ancien vice-champion du monde. Le Néerlandais Gerco Schröder, champion du monde 2014 et vice-champion olympique 2012, sera également de la partie. Le Belge François Mathy Jr. est également en forme actuellement : il vient de se classer deuxième du Grand Prix Longines Coupe du monde de Leipzig et sera à Hong Kong en compagnie de ses compatriotes Olivier Philippaerts, Jérôme Guery et les jeunes Maxime Harmegnies et Pieter Clemens.

Le continent africain sera même représenté par un cavalier qui avait particulièrement brillé en 2018 en remportant les prestigieux Grand Prix 5* de Paris-Eiffel et de Calgary : l’Egyptien Sameh El Dahan.

 

A la découverte des talents asiatiques

Avec le HKJC (Hong Kong Jockey Club) et la HKEF (Hong Kong Equestrian Federation), EEM cette année met à l’honneur les cavaliers de la région asiatique, en route pour Tokyo 2020.

On y retrouvera bien évidemment pour la quatrième fois Jacqueline Lai, l’une des cavalières de Hong Kong les plus expérimentées, médaillée d’argent en individuel aux China National Games en 2013. Ce sera également l’occasion pour le public de découvrir Raena Leung, également locale de l’étape, qui, après avoir passé plusieurs mois à concourir en Europe retournera pour l’occasion à Hong Kong performer sur ses terres. Ces Hongkongaises ne seront donc pas les seules asiatiques à prendre le départ dans « leur » Longines Masters puisque le Japon sera également représenté par Hikari Yoshizawa, la Chine par You Zhang, Ella Wang, ou encore Zhang Xingji, la Corée par Manjun Kwon, et Taiwan par Isheau Wong.

Avec cette richesse asiatique de ce plateau, EEM poursuit son ambition initiée en 2013 de développer la filière équestre et le sport de haut niveau en Asie.

La Saison IV des Longines Masters se poursuit à Hong Kong

La Saison IV de la série des Longines Masters continue sur sa lancée : après Paris en décembre dernier, elle posera ses bagages à Hong Kong du 15 au 17 février. Pour sa septième édition, le Longines Masters de Hong Kong réunira à nouveau le meilleur des sports équestres et du lifestyle sous le toit de l’AsiaWorld-Expo, et sera également le théâtre de la deuxième édition de l’Asia Horse Week.

Etape désormais incontournable du circuit international de saut d’obstacles, le Longines Masters de Hong Kong accueillera une fois de plus les meilleurs cavaliers et chevaux au monde et pour la première fois mettra à l’honneur les cavaliers asiatiques.

Parmi les temps forts du week-end, il ne faudra pas manquer, dès le vendredi, la soirée à l’honneur du Hong Kong Jockey Club, Partenaire Fondateur historique du Longines Masters de Hong Kong depuis sa création. Ce dernier présentera à nouveau cette année la fameuse HKJC Race of the Riders dans laquelle les meilleurs cavaliers au monde et meilleurs jockeys de Hong Kong s’affronteront sur un parcours en équipe et dans une ambiance enflammée. A la suite, les cavaliers 5* du Masters One se donneront rendez-vous dans le HKJC Trophy, une épreuve en deux manches gagnantes à 1,50m. Suivra le HKJC Asian Challenge, une première pour les Longines Masters et pour l’Asie, qui récompensera les 3 cavaliers asiatiques les plus performants du HKJC Trophy.

Le samedi en journée, la Masters Power MASERATI sera présentée au public asiatique pour une véritable démonstration de puissance avec des couples chevaux et cavaliers prêts à atteindre des sommets. En soirée, le public assistera à la seconde des trois étapes du Longines Speed Challenge, véritable Championnat du monde de vitesse sur trois continents, où l’on retrouvera le même parcours, dessiné par le chef de piste Frank Rothenberger, qu’à Paris, sur lequel s’était imposé Kevin Staut en 62,29 secondes. Enfin, le week-end se clôturera avec le Master One DBS Trophy, une épreuve à 1,45m au barème A au chronomètre, et bien sûr avec l’épreuve reine : le Longines Grand Prix de Hong Kong.

Gagnante du Longines Grand Prix de Paris, Edwina Tops-Alexander est désormais en lice pour remporter le Grand Slam Indoor, avec à la clé un bonus de 2 250 000€ si elle parvenait à s’emparer de la victoire dans les Grands Prix de Hong Kong et New York au cours de cette même saison IV. Très en forme pendant toute cette saison indoor, la cavalière australienne sera une adversaire redoutable sur la piste asiatique.

Toujours avec l’ambition de promouvoir les sports équestres à l’international et de les développer spécifiquement en Asie, EEM propose cette année avec son Partenaire Fondateur le Hong Kong Jockey Club de nouvelles épreuves destinées aux jeunes cavaliers asiatiques :
le « HKJC Asian Junior Challenge ». Ce challenge réservé aux cavaliers asiatiques de moins de dix-huit ans offre l’opportunité unique à la jeune génération de concourir dans les conditions du haut niveau et d’accéder à « l’expérience » Longines Masters.

En plus du sport de très haut niveau, le public asiatique pourra profiter du Village Prestige que EEM bâtit et exporte à Paris, Hong Kong et New-York. L’occasion immanquable de découvrir les boutiques éphémères des marques partenaires prestigieuses comme Longines, Maserati, Baccarat, Robert Mark Safaris, ou encore Kingsland, Hermès Sellier – le meilleur du savoir-faire équestre – des expositions d’art contemporain –, de rencontrer les meilleurs cavaliers lors de séances de dédicaces, et sans oublier de clôturer des journées riches en émotions par les traditionnelles « afterparties », avec concerts et DJ Sets, qui font la réputation des Longines Masters sur les trois continents. Après une prestation fabuleuse à Paris, Henri PFR sera également présent sur l’étape asiatique.

De la sellerie haut de gamme avec Butet, CWD ou Ikonik, aux équipementiers tels que Horse Pilot, Harcour ou Lamicell, côté exposants, les plus grandes marques seront représentées. La Belgique et la France seront même à l’honneur : chacune sera présente dans un pavillon à ses couleurs où les visiteurs pourront retrouver les entreprises équestres emblématiques des deux pays sur ce village exposant.

Pour la septième édition du Longines Masters de Hong Kong, EEM fait appel à Frédéric Pignon et Magali Delgado pour proposer au public asiatique un spectacle équestre hors du commun. Accompagnés de leurs chevaux ibériques, ils présenteront à la fois des numéros montés et en liberté, montrant ainsi toute l’harmonie et la complicité qu’ils partagent avec eux. Frédéric et Magali créent un spectacle alliant encore le cheval, la musique, la danse et le multimédia. A travers ce projet, ils souhaitent inviter le public à un nouveau voyage empreint de poésie, de sensibilité, d’énergie et d’humour. Un rêve dans lequel les chevaux expriment librement leurs talents et deviennent des artistes à part entière.

L’Asia Horse Week tiendra sa deuxième édition dans le cadre du Longines Masters de Hong Kong en 2019. De nombreuses conférences sont au programme pour débattre de différents thèmes comme l’élevage, le sport, l’éducation du cheval et son bien-être. L’Asia Horse Week sera également le théâtre du séminaire Clean Sport de la FEI, mais aussi de la toute première vente aux enchères d’embryons de The Auction, la nouvelle collaboration entre EEM et ARQANA.

Chaque étape des Longines Masters est l’un des rendez-vous les plus prisés des sports équestres dans le monde, et Hong Kong ne faillit pas à cette réputation. Tous les ingrédients : le sport, l’art de vivre et le show, propres aux Longines Masters, y sont réunis pour poursuivre cette quatrième saison en beauté.

Le n°1 mondial et une forte « Kavallerie » allemande pour Bordeaux, finale européenne de la Coupe du monde Longines FEI 

Si deux Français sont d’ores et déjà qualifiés pour la finale de la Coupe du monde de saut d’obstacles Longines FEI (Göteborg, du 3 au 7 avril), pour les autres Tricolores, ce sera très compliqué de remonter parmi les 18 meilleurs cavaliers de la Ligue Européenne. Encore assez loin dans ce classement, ils devront affronter une forte délégation allemande ainsi que le n°1 mondial au Jumping International de Bordeaux du 7 au 10 février.

S’il est également déjà qualifié pour la finale, Steve Guerdat ne veut pour rien au monde manquer l’étape de Bordeaux : « Il faudrait beaucoup de circonstances défavorables pour que je ne vienne pas. Et ce n’est pas une qualification déjà en poche qui m’en empêchera. C’est vraiment un concours auquel je tiens à participer tous les ans. J’adore particulièrement le fait que l’épreuve Coupe du monde se dispute le samedi soir, c’est vraiment une ambiance à part, la salle est toujours pleine, les spectateurs sont derrière nous ». Le Champion olympique de 2012 n’a pas encore gagné le Grand Prix Coupe du monde de Bordeaux, mais avec la forme qu’il affiche depuis la fin de l’année dernière et avec une Albführen’s Bianca particulièrement performante, c’est un candidat parfait à la succession du Belge Pieter Devos. Ce dernier, également déjà qualifié pour la finale, revient cette année sur les terres de sa première victoire en Coupe du monde, avec de solides chevaux comme Apart (vainqueur à Stuttgart) ou Claire Z.

Ludger Beerbaum, à 56 ans, court lui aussi, depuis le siècle dernier, après une première victoire en terre aquitaine ! Les plus anciens se souviennent encore de ses duels perdus et sans merci avec son compatriote Franke Sloothaak à la fin des années 90. Cette année, le plus médaillé des cavaliers de la planète revient avec cette ambition d’inscrire son nom à ce prestigieux palmarès. Le doyen allemand sera à la tête d’une impressionnante équipe d’outre-Rhin avec son élève Christian Kukuk, le n°6 mondial Daniel Deusser, le multi-vainqueur à Bordeaux et n°3 mondial Marcus Ehning, et… le champion olympique de concours complet, Michael Jung, qui ne participera cependant pas à la qualification de la Coupe du monde. Deusser est déjà largement qualifié pour la finale, Beerbaum doit consolider sa quatorzième place et Ehning doit remonter de trois rangs à Bordeaux : il lui manque les points d’une cinquième place largement à sa portée sur un concours qu’il affectionne particulièrement devant un public qui lui est toujours acquis : il sera presque à domicile !

Pour d’autres cavaliers, l’enjeu sera de taille sur cette finale européenne : l’Irlandais Denis Lynch, les Belges François Mathy Jr. (deuxième dimanche dernier à Leipzig) et Niels Bruynseels, l’Irlandais Bertram Allen, le champion du monde néerlandais Maikel van der Vleuten et d’autres encore devront fournir un dernier effort à Bordeaux pour tenter de s’installer dans la liste des dix-huit élus européens pour Göteborg. Il n’y aura pas de place pour tout le monde !

Des Français qui penseront déjà aux Jeux de Tokyo

D’autres stars du circuit n’auront plus rien à perdre ou à gagner : c’est le cas des ex-n° 1 mondiaux, le Suisse Pius Schwizer, le Britannique Scott Brash et le Français Simon Delestre (ces deux derniers n’ont marqué aucun point cette saison !) et même du Suédois Henrik von Eckermann, pourtant sur le podium des deux dernières finales !

Ce sera aussi le cas des Champions olympiques français Pénélope Leprévost et Philippe Rozier. D’ailleurs, du côté des Bleus, les dés sont jetés : seuls Kevin Staut, qui s’est rapidement qualifié en début de saison, et Olivier Robert, brillant dimanche dernier à Leipzig, iront à Göteborg. Pas d’enjeu tricolore donc lors de cette finale européenne. On observera alors de près les jeunes pousses du saut d’obstacles français, Félicie Bertrand et Edward Levy, en cette année transitoire de Championnat d’Europe, mais cruciale au regard de la qualification olympique.

Devoucoux Indoor Derby : bataille d’anciens vainqueurs

On retrouvera l’Allemand Michael Jung dans sa discipline de prédilection : il sera bien sûr le favori dans la course à sa succession dans le Devoucoux Indoor Derby. Il ne sera pas le seul champion olympique de l’épreuve puisqu’on y retrouvera les Français Karim Florent Laghouag (triple vainqueur à Bordeaux) et Mathieu Lemoine. Ce ne seront évidemment pas les seuls cavaliers de l’équipe de France de concours complet au départ de cette folle et populaire épreuve du Jumping International de Bordeaux. Un cross indoor qui, côté étrangers, accueillera également l’Anglais Alexander Bragg (vainqueur de cette même épreuve à Paris en décembre), le Néerlandais Tim Lips, le Brésilien Ruy Fonseca et l’Espagnol Alberto Hermoso Ferras. Ambiance garantie pour cette bataille entre dix-sept parmi les meilleurs complétistes du monde.

Attelage : Exell pour un neuvième titre ?

L’ambiance sera également de mise pour la finale de la Coupe du monde FEI d’attelage. Six finalistes et un invité français au départ, six meneurs qui tenteront de déstabiliser l’indestructible Australien Boyd Exell : les père et fils Hollandais Ijsbrand et Bram Chardon ainsi que Koos de Ronde, le Suisse Jérôme Voutaz et le Belge Glenn Geerts (nouveau venu dans cette finale). Le sixième, Benjamin Aillaud, invité tricolore de cette finale française, ne pourra pas vraiment participer à la course au titre n’étant pas réellement qualifié, mais le public attendra une bonne performance du Tarbais qui avait fait le show à Malines en décembre dernier, éjecté de son attelage et sauvé par son groom. Du spectacle, mais à Bordeaux, on attend une performance plus… conventionnelle du meneur français. Une place sur le podium ?

Quelle que soit la discipline, tous les grands champions seront fidèles au rendez-vous emblématique du Jumping International de Bordeaux. Numéros un mondiaux, champions olympiques, champions du monde feront de cet événement une des plus grandes rencontres sportives internationales du calendrier français : des enjeux immédiats (les finales des Coupes du monde) et des desseins à long termes (les Jeux olympiques de Tokyo) … du vrai et grand sport !

Salon des Étalons de Sport de Bordeaux : Préparer l’avenir des sports équestres

Jumping International de Bordeaux – Vendredi 8 et samedi 9 février 2019

Après deux premières éditions bien accueillies par les professionnels de l’élevage français et international, le Salon des Étalons de Sport de Bordeaux présentera cette année au Parc des Expositions de Bordeaux une soixantaine d’étalons de tous stud-books. Le Jumping International de Bordeaux est le seul événement en France qui unit en un même lieu, dans le cadre d’une Coupe du monde, le meilleur du sport et de l’élevage.

Premier événement de l’élevage français de l’année 2019, ce rendez-vous permet aux éleveurs de prendre le temps de choisir leurs croisements avant même le début de la saison de reproduction. Le Salon des Étalons de Sport de Bordeaux est par ailleurs le seul de ces événements à être organisé conjointement à une compétition internationale du plus haut niveau mondial. C’est la raison pour laquelle certains reproducteurs qui poursuivent leur carrière sportive peuvent y participer. Les éleveurs et passionnés auront le plaisir de les voir évoluer sur la piste de compétition tout au long du week-end.

Les plus grands étalonniers au Jumping International de Bordeaux

Ils feront le voyage pour présenter leurs étalons sur la carrière Baloubet, mais aussi pour prendre le temps d’échanger avec les éleveurs sur leurs possibles croisements au village des étalonniers. Le Haras des Coudrettes, le GFE, le Haras de Brullemail, France Étalons, Génétiqu’Anglo, Béligneux le Haras, ou encore les écuries Stephex seront au rendez-vous pour cette troisième édition.

Parmi les premiers noms d’étalons annoncés, nous retrouverons notamment aux côtés du vice- champion du monde Orient Express, des reproducteurs et performers internationaux aussi célèbres qu’Olala de Buissy, qui a été performant jusqu’au niveau 5* sous les selles d’Olivier Robert et Roger- Yves Bost, Rebozo, le crack de Rodrigo Pessoa, Popstar Lozonais, l’ancienne monture du Belge Jérôme Guéry, Monte Bellini, qui a brillé sur la scène internationale avec l’Allemand Philipp Weishaupt, ou encore l’ancien complice de Bertram Allen, Romanov. Incroyable performer lors de sa carrière sportive avec Patrice Delaveau et le Suédois Peter Eriksson, et désormais un reproducteur hors-pair, Jaguar Mail sera lui aussi présent. Ce Selle-français est n°2 mondial des étalons pour le concours complet, et meilleur père de performers concours complet en France.

Les Bordeaux Young Sires Masters

Le Jumping International de Bordeaux est un véritable trait d’union entre le sport et l’élevage en mettant en valeur la jeune génétique à l’occasion du CSIYH1*, épreuves internationales réservées aux étalons de sept et huit ans : les Bordeaux Young Sires Masters. On retrouvera ces chevaux sur la piste principale du Jumping le jeudi 7 février, pour une épreuve à 1,30 m pour les chevaux de 7 ans et 1,35 m pour ceux de 8 ans, et le vendredi 8 pour une épreuve à barrage à 1,35 m pour les étalons de 7 ans et 1,40 m pour les 8 ans.

Nouveauté : Forum Santé Équine

La journée du jeudi 7 février est entièrement dédiée aux professionnels de la reproduction équine (étalonniers, chefs de centres et inséminateurs). Chaque jour, des sujets élevage seront spécifiquement abordés à destination des éleveurs.

THE AUCTION, ACTE 1 : THE EMBRYO COLLECTION – 15 FÉVRIER 2019, DEAUVILLE

Christophe Ameeuw, fondateur et CEO des écuries d’Ecaussines et EEM, s’associe à l’agence de ventes aux enchères de chevaux de courses ARQANA pour vous présenter un nouveau programme innovant de vente aux enchères de chevaux de sport : The Auction. L’objectif de cette association est de faire évoluer les ventes aux enchères de chevaux de sport vers le même horizon que les ventes de chevaux de course très développées en France grâce à l’expertise d’ARQANA.

Ce programme se déroulera en 2 actes en 2019.

Acte 1 : The Embryo collection, le 15 Février à Deauville en duplex avec Hong Kong.

Le 1er acte de The Auction by ARQANA se tiendra à Deauville en duplex avec Hong Kong dans le cadre de la Asia Horse Week et des Longines Masters de Hong Kong, le 15 février 2019. Pour la 1ère fois en Asie, 20 embryons issus des meilleurs chevaux mondiaux de saut d’obstacles seront mis aux enchères.

Acte 2 : Rendez-vous en décembre 2019 à Paris.

LOT 01
CUMANO x VALENTINA VAN’T HEIKE (NABAB DE RÊVE) Il est Champion du Monde, elle a gagné le 1er Gucci Masters il y a 10 ans, un embryon des 2 cracks de Jos Lansink en exclusivité !

LOT 02
ELDORADO VAN DE ZESHOEK x CORIANA VAN KLAPSCHEUT (DARCO)
Elle est 2ème de la Finale du Top 10 à Paris en 2011 et a produit un champion du monde des 7 ans. Il est un étalon performer à la production très remarquée sur les pistes de concours.

LOT 03
EMERALD x REGINA Z (REX Z)
Les parents de ce lot ont énormément gagné au plus haut niveau avec Harrie Smolders, un des leaders du classement mondial FEI Longines.

LOT 04
CARTHAGO x AZUELA DE MUZE (HEARTBREAKER)
Un embryon rarissime de cet étalon chef de race mondial croisé avec la fille de la fantastique Narcotique de Muze II, la souche de Qerly Chin.

LOT 05
CHACCO BLUE x GOYA (KANNAN)
Il est le recordman des Top Prices dans les ventes aux enchères. Elle est la propre sœur de Babbe van’t Roosakker et de George Z, elle-même fille de la très recherchée Usha van’t Roosakker.

LOT 06
CASSINI 1 x COCOSHYNSKI (CORNET OBOLENSKY)
Il nous a quitté depuis longtemps et n’a plus rien à prouver. Elle est fille de Cornet Obolensky et a performé en 1,60 m à travers le monde, un embryon unique à ne pas manquer !

LOT 07
HEARTBREAKER x CORONADA 6 (CORONADO)
Il est un chef de race hollandais toujours à la mode. Elle a concouru de nombreuses années en internationaux avec son fidèle cavalier Christian Schou.

LOT 08
CHACCO BLUE x CORDULA DE LAUBRY (FOR PLEASURE) L’étalon performer regretté de Paul Schockemöhle croisé avec une souche maternelle performante.

LOT 09
CORNET DU LYS x ZIRKOON DE SEMILLY (DIAMANT DE SEMILLY)
Un rare embryon d’un des meilleurs fils de Cornet Obolensky croisé avec une fille de Diamant de Sémilly, sœur utérine du grand champion Taloubet Z.

LOT 10
CUMANO x VIBELLE Z (VIGO D’ARSOUILLES)
La sœur utérine de l’Olympique London, la souche recherchée de Ta Belle van Sombeke, croisée au Champion du Monde Cumano.

LOT 11
CORNET OBOLENSKY x DAME DE LA POMME (VIGO D’ARSOUILLES)
Il a été un étalon performer et a produit de nombreux Top Prices de ventes aux enchères. Elle est la propre sœur de l’étalon performer Vagabond de la Pomme, un embryon qui combine la puissance et les victoires !

LOT 12
CASALL X TEEKITIEZZIE DE MUZE (FOR PLEASURE)
Il a tout gagné, même son dernier Grand Prix international. Elle est l’héritière d’une lignée maternelle productrice de champions.

LOT 13
EMERALD X CARRERA DE MUZE (DARCO)
Il soutient avec ses performances la place de numéro un mondial de son cavalier. Elle est la fille de Walnut de Muze qui a performé sur tous les continents avec lui par le passé.

LOT 14
CHACCO BLUE X COSMIC LADY Z (COSMEO)
Il ne reste que quelques semences de cet étalon performer trop tôt disparu. La souche maternelle de cet embryon rassemble les cracks du Haras de Zangersheide.

Lot 15
ORIENT EXPRESS X SOUCHE DU ROUET (QUAPRICE BOIS MARGOT)
Il a très peu de produits et a été Vice-Champion du Monde. Elle est la fille de la propre sœur de l’inestimable Baloubet du Rouet.

Lot 16
CONRAD x GAZELL (QUANTUM)
Une occasion unique d’acquérir un embryon du père. Elle est issue de la même souche maternelle que la Championne d’Europe Myrtille Paulois.

Lot 17
KANNAN x FORMIDABLE (FOR PLEASURE)
Il a produit un Champion Olympique et un vainqueur de Coupe du Monde. Elle cumule les plus grands étalons performers dans son pedigrée basé sur la souche exceptionnelle de Usha van’t Roosakker.

Lot 18
BALOUBET DU ROUET x RÖMERIN J (CORONADO)
Il est Champion Olympique et triple vainqueur de la Coupe du Monde. Elle est issue d’une importante souche allemande et a déjà une fille qui performe en concours internationaux.

Lot 19
CORNET OBOLENSKY x BUTRAGENIA (KASHMIR VAN SCHUTTERSHOF)
Il a fait la gloire de l’équipe allemande et son croisement est un des plus intéressants. Elle a aussi sauté en concours internationaux et elle est la seule fille de Kashmir Van Schuttershof du catalogue !

Lot 20
FOR PLEASURE x HERA VAN’T ROOSAKKER (WANDOR VAN DE MISPELAERE)
Il est le père de l’extraordinaire Fit For Fun et de nombreux autres chevaux. Elle est l’unique fille de la talentueuse et sublimissime jument Cella, qui a fait la gloire de Ben Maher.

L’Asia Horse Week et la FEI s’associent pour une seconde édition placée sous les thèmes de l’élevage, du bien-être et du sport

La deuxième édition de l’Asia Horse Week se tiendra cette année du 14 au 16 février, et sera composée de nombreuses conférences sur différents thèmes : l’élevage, le bien-être, le sport et l’éducation du cheval. Séminaire « Clean Sport » en partenariat avec la FEI, des intervenants de renom, l’Asia Horse Week est désormais un rendez-vous incontournable de la communauté équestre en Asie et réserve de nombreuses et belles surprises !

Animés par cet incessant désir de développer la filière équestre en Asie-Pacifique, Christophe Ameeuw et ses équipes d’EEM, en partenariat avec le Hong Kong Jockey Club et avec le soutien du Hong Kong Tourism board et du Wall Street Journal, se sont lancés ce défi d’installer ce carrefour de réflexion sur le continent asiatique, qui associé à un salon du cheval professionnel, constitue l’Asia Horse Week. Une initiative saluée par l’ensemble des participants de la première édition qui avait vu l’intervention de personnalités marquantes du monde du cheval comme Ingmar De Vos, président de la Fédération Équestre Internationale, et le cavalier allemand le plus médaillé de notre sport, Ludger Beerbaum.

Cette année, la FEI s’associe à cet événement unique pour présenter son séminaire « Clean Sport ». Une occasion parfaite de familiariser et sensibiliser les professionnels de l’industrie et la communauté équestre asiatiques aux enjeux éthiques, réglementaires et aux meilleurs pratiques possibles afin de promouvoir des sports équestres sains et responsables. Le séminaire sera assuré par Göran Åkerström, Directeur Vétérinaire de la FEI, ainsi que par sa collègue Caterina Termine. Différentes thématiques y seront abordées, telles que la prévention du dopage, la détection des hypersensibilités, la règlementation actuelle, l’utilisation de médicaments et de substances, la traçabilité des athlètes, le transport des chevaux, ou encore la nutrition. Cavaliers, éleveurs et professionnels de la filière venus du monde entier seront présents pour débattre de ces sujets autour d’une préoccupation commune : le bien-être du cheval.

Un thème qui sera évoqué dans la majorité des conférences au programme de l’Asia Horse Week 2019. En effet, il s’agit d’un sujet essentiel à tous les échelons de la filière équestre, que ce soit le sport, l’industrie, ou encore l’élevage. Des sujets plus spécifiques à la région Asie-Pacifique seront également soulevés, comme le développement du sport en Asie ou les récentes performances des cavaliers régionaux. L’éducation, la santé et le travail du cheval feront également partie des thèmes majeurs abordés lors de cette seconde édition.

Des intervenants de renom feront le déplacement jusqu’à Hong Kong du 14 au 16 février. Le maître de cérémonie ne sera autre que Alex Hua Tian, cavalier olympique de concours complet chinois. Celui-ci présentera notamment l’avancée de son programme « the Horsemanship Movement » pour lequel il a récemment reçu le FEI Solidarity Award. Paul Schockemöhle, homme de cheval par excellence qui a brillé tant dans le sport, que dans l’élevage et le commerce, interviendra également et présentera notamment son concept novateur de l’élevage, qui a fait son succès et sa renommée au plus haut niveau international, que ce soit dans les disciplines du dressage ou du saut d’obstacles. Roly Owers, Directeur Général de l’association « World Horse Welfare », quant à lui, développera le lien qui existe entre l’industrie équine et le bien-être du cheval, alors que Soenke Lauterbach, le Secrétaire général de la fédération allemande, présentera le modèle unique de fonctionnement de celle-ci, tout comme sa vision de l’élevage et de l’évolution du sport. Prof. Cesare Galli, vétérinaire, fondateur et directeur d’Avantea, fondateur et président de Fondazione Avantea Onlus, fondateur de Xenothera S.A. (France) et d’Equigea (Floride) réagira sur les transferts d’embryons de chevaux de sport de haut niveau. Il laissera place à The Auction by ARQANA – Acte 1, un programme innovant de ventes de chevaux de sport qui a vu le jour par l’association de Christophe Ameeuw et ARQANA, l’agence de ventes aux enchères de chevaux de course numéro un en France et parmi les leaders en Europe. Ce premier acte présentera une collection de vingt embryons issus de souches remarquables telles que : Emerald, Chacco Blue, For pleasure… pour les étalons, et Regina Z, Hera van’t Roosakker, Coriana van klapscheut… pour les juments.

En résumé, ce sont des intervenants – cavaliers, éleveurs de renoms, acteurs majeurs de l’industrie équestre – venant de plus de quarante pays différents qui animeront ces nombreuses conférences lors de l’Asia Horse Week. Cet événement promet de devenir une référence, mais surtout une occasion exceptionnelle de rencontres et de discussions autour d’un sujet qui fédère des personnalités du monde entier : le cheval.

De la sellerie haut de gamme avec Butet, CWD ou Ikonik, aux équipementiers tels que Kingsland, Horse Pilot, Harcour ou Lamicell, côté exposants, les plus grandes marques seront représentées. La Belgique et la France seront même à l’honneur : chacune sera présente dans un pavillon à ses couleurs où les visiteurs pourront retrouver les entreprises équestres emblématiques des deux pays. L’élevage et les ventes de chevaux ne seront pas en reste avec la présence du Stud-book Selle Français, du GFE, du BWP, de Fences ou encore de The Auction.

L’Asia Horse Week promet une seconde édition riche en couleurs autour des différentes conférences, des séminaires, ou encore du village exposants, le tout dans le prestigieux cadre du Longines Masters de Hong Kong. Le rendez-vous est donné du 14 au 16 février 2019.

Retour des ÉquiÉtudes au Musée du cheval de Chantilly

Les ÉquiÉtudes sont un forum dédié au bien-être du cheval de sport. Un événement biennal, qui se déroulera aux Grandes Écuries de Chantilly le 16 mars prochain autour du thème de l’équitation en conscience et impact du cavalier sur le cheval. Cet événement est en partenariat avec la Fédération Française d’Equitation et le salon Equita Longines. Au programme : huit conférences animées par de grands experts français et internationaux et un salon du bien-être équin. Vingt-trois exposants partageront ainsi leurs dernières découvertes.

Créées dans les Grandes Ecuries en 2017 par Sophie Bienaimé, Directrice équestre du Domaine de Chantilly et Annette Rancurel, spécialiste du confort du cheval à travers la selle, les ÉquiÉtudes se pencheront en 2019 sur les différentes influences – néfastes ou positives – que le cavalier peut induire par son attitude, son mental comme son physique. « Monter en conscience », c’est identifier et corriger l’impact du cavalier sur le cheval : des petits gestes inconscients, une mauvaise posture, un manque de concentration, des codes imprécis, des consignes floues ou contradictoires, une selle mal ajustée, un manque de condition physique, une mauvaise utilisation des aides artificielles comme un mors inadapté etc. Tous ces petits signaux sont perçus par le cheval plus qu’on ne le pense et peuvent le gêner dans l’expression de ses mouvements et de sa motivation.
Russell Guire, référent à la FEI (Fédération Equestre Internationale) et à la British Equestrian Federation en tant que spécialiste de l’analyse de la biomécanique du cheval et du cavalier sera le principal conférencier. Il présentera son travail de recherche sur l’analyse du mouvement du cheval et du cavalier. A l’issue de son travail de recherche des innovations ont vu le jour dont une veste d’équitation originale qu’il nous présentera. Deux interventions, présentations émaillées de vidéos et démonstrations, auront lieu avec les chevaux sur la piste du spectaculaire dôme des Grandes Écuries.

Le cadre étant posé, plusieurs propositions d’amélioration de la performance seront évoquées avec les intervenants : la préparation physique du cavalier (Agnès Olivier, Docteur en Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives), les théories de l’apprentissage (Hélène Roche, DESS d’éthologie appliquée), l’impact de la main et le bit-fitting (Géraldine Vandevenne, dentiste équin et bitfitter reconnue, l’importance d’une selle bien adaptée (Annette Rancurel, co-créatrice des ÉquiÉtudes et saddle-fitter) et l’intérêt de la science et des mesures scientifiques dans tout ce qui concerne le cheval (Aude Caussarieu, chercheuse en didactique des sciences et présidente de l’Association pour le développement des sciences équines).
En 2017, près de six cents cavaliers de tous horizons, de toutes disciplines sportives, avaient assisté à la première édition de ces ÉquiÉtudes dans ce cadre exceptionnel des Grandes Ecuries du Domaine de Chantilly. Cette année encore, le public pourra découvrir et échanger avec les conférenciers et les exposants sous les majestueuses voûtes de la nef ouest. Les produits, services et dernières découvertes pour le bien-être du cheval de sport seront sélectionnés pour apporter des solutions en lien avec les sujets évoqués pendant les conférences et les débats.
Le samedi 16 mars 2019, les portes du Salon des ÉquiÉtudes ouvriront à 8h30, les conférences débuteront à 9h00. Elles seront entrecoupées de plusieurs pauses et se termineront à 18h30. Le Salon fermera à 20h30. Restauration possible sur place dans la journée.

Programme des conférences

09h00-09h10 : Introduction par Sophie Bienaimé, directrice équestre et artistique des Grandes Écuries de Chantilly, auteur de « La leçon de dressage » (éditions Actes Sud 2017), et par Déborah Bardou, chargée de projet « bien-être animal » à la Fédération Française d’Equitation.
09h10-10h20 : Comment le cheval apprend-il ? Les principes et leurs applications au quotidien.
Helène Roche
11h10-11h30 : L’intérêt de la mesure scientifique
Aude Caussarieu
11h30-12h30 : Les effets de la selle et des équipements sur la performance
Russell Guire
14h00-14h30 : L’impact de la main du cavalier sur le cheval – Démonstration avec tensiomètre
Géraldine Vandevenne
14h30-14h50 : Selle qui tourne : causes, conséquences et remèdes
Anette Rancurel
15h15-17h15 : L’impact du cavalier sur la locomotion du cheval (la position, la perception et le comportement du cavalier)
Russell Guire
17h45-18h15 : Préparation physique ciblée du cavalier
Agnès Olivier
18h15-18h30 : Comment concevoir son programme d’entrainement ?
Dialogue entre Hélène Roche et Sophie Bienaimé
18h30-20h00 : Echanges avec les intervenants et exposants

Les conférenciers
 
Russel Guire
Russell Guide, fondateur de Centaur Biomecanics, enseignant et compétiteur, est spécialiste de l’analyse de la biomécanique du cheval et du cavalier. A la fois pour la recherche et sur le terrain, il utilise les outils les plus pointus pour optimiser la performance du couple tout en le maintenant en bonne santé. Il travaille par ailleurs pour le FEI (Fédération équestre internationale) et la British Equestrian Federation dans ses programmes d’excellence. 
 
Agnès Olivier 
Chercheur sur l’optimisation de la performance cavalier-cheval
Responsable Recherche et Innovation – Groupe Voltaire & Forestier Sellier
Chercheur associé au laboratoire CIAMS de l’Université Paris Sud – UFR STAPS

Hélène Roche 
Titulaire d’une maîtrise de Biologie et un DESS d’éthologie appliquée, se consacre à la vulgarisation scientifique du comportement du cheval. 
 
Géraldine Vandevenne 
Dentiste équin et consultante en adaptation de mors, filets, brides et ennasures (bitfitter reconnue par l’Association Internationale de bit fitting)  
 
Annette Rancurel 
Co-créatice des Equiétudes, ingénieur en technologies de l’information et consultante en adaptation de la selle (saddlefitter) auprès des selliers et des cavaliers ainsi que de tous ceux qui les entourent, vétérinaires, enseignants, etc…
 
Aude Caussarieu 
Chercheuse en didactique des sciences, université de Bordeaux
Présidente de l’association pour le développement des sciences équines

Après le « Lac des Cygnes » en 2017 (26 000 spectateurs), c’est le classique de William Shakespeare, Le Songe d’une nuit d’été qui a été revisité cette année par Virginie Bienaimé et la Compagnie équestre du Domaine de Chantilly, en un conte équestre de Noël rebaptisé Le Songe d’une nuit d’hiver.

Le texte est bien sûr simplifié, l’intrigue est pratiquement la même et la mise en scène est tout simplement magique, « allégée » par la participation du clown de renommée international Pieric et de ses craquants mini chevaux. Une partie de cette comédie dramatique équestre pour enfant se joue à 90° sur les murs du dôme des Grandes écuries grâce à la Compagnie Lève un peu les bras… qui incitera les spectateurs à lever un peu la tête pour admirer l’incroyable architecture de cette coupole de 28 mètres érigée au XVIIIe siècle.
« C’était effectivement une gageure que de proposer du Shakespeare pour un spectacle familial. À ma connaissance, je crois que c’est la première fois que l’auteur anglais est joué « à cheval » et dans les airs, mais cette mise en scène devrait le rendre accessible à tous », assure la metteur en scène Virginie Bienaimé. Même les plus petits qui ne suivront pas forcément l’histoire seront pris par la beauté des chevaux, les pitreries et le jeu de Pieric et de ses poneys, ou alors les costumes encore plus extraordinaires ». Signées une fois de plus Monica Mucha, il est sûr que ces tenues jouent un premier rôle dans Le Songe d’une nuit d’hiver, dont la première a été donné samedi dernier.

Interview de Clément Le Disquay, acrobate de la compagnie Lève un peu les bras

Pouvez-vous présenter la compagnie Lève un peu les bras ?
Lève un peu les bras est une compagnie fondée par deux amis, Paul Canestraro et moi-même, Clément Le Disquay. Nous nous sommes rencontrés à l’université, et nous voulions tous deux devenir professeurs d’éducation sportive. Nous sommes tombés complètement amoureux de l’un de nos enseignements : la danse. Elle permet de mêler l’activité sportive et l’imaginaire. Au début, nous avons monté un duo de danse au sol, associé à de l’acrobatie. Pendant un temps, nous avons intégré une compagnie de danse verticale, Les Passagers, avec laquelle nous nous sommes réellement formés. Cette troupe nous a donné la chance de faire plusieurs fois le tour du monde. Aujourd’hui notre duo s’est agrandi. La compagnie Lève un peu les bras présente des créations et des spectacles que nous montons en entier, avec des numéros au sol ou associés avec de la danse verticale. Nous effectuons aussi des performances, comme celle que nous faisons pour Le songe d’une nuit d’hiver, où nous sommes invités pour participer à un spectacle pluridisciplinaire.

Connaissiez-vous les Grandes Écuries et le musée du Cheval avant de venir vous produire ici ?
Nous connaissions Les Grandes Écuries du Domaine de Chantilly car nous étions venus en tant que visiteurs avec nos familles respectives. Mais personnellement, je n’avais jamais vu de spectacle équestre dans ce lieu si particulier.

Vous intégrez le spectacle Le songe d’une nuit d’hiver en tant que comédien, au cœur d’une histoire, est-ce nouveau pour vous ?
Non, ce n’est pas nouveau pour la compagnie. Paul et moi avions déjà joué dans un spectacle comme celui-ci. Camille Brulais – la danseuse aérienne nous accompagnant – a participé à des comédies musicales, dont Roméo et Juliette et Mozart l’Opéra Rock. Elle a également figuré dans des opéras en France, au Théâtre des Champs Élysées ou à l’Opéra Comique, et à l’étranger. Dans ces spectacles, il est très souvent demandé au danseur d’avoir aussi un rôle d’acteur. Sans forcément être un personnage à part entière, c’est tout de même une première approche de ce rôle de comédien.

Interview Pieric, artiste du cirque

Pouvez-vous nous parler un peu de votre parcours, de vos débuts dans le cirque ?
J’ai commencé à travailler dans ce milieu lorsque j’ai intégré l’école de cirque Fratellini, à l’âge de vingt ans. Cependant, je ne suis pas resté très longtemps au sein même de l’école. J’étais venu pour les chevaux et puisqu’ils partaient en tournée, j’ai très rapidement demandé à les suivre. Je les ai toujours aimés et lorsque j’ai intégré l’académie, je rêvais de faire du dressage. Malheureusement, ce n’était pas la bonne porte. L’école m’a cependant appris énormément grâce aux enseignements artistiques – comme la danse classique – et aux enseignements techniques, dont beaucoup de disciplines acrobatiques. J’ai commencé à intervenir sur la piste, avec des numéros comme le charivari (l’intrusion en piste, de manière joyeuse et bruyante, d’augustes et de clowns – ndlr), lequel demande beaucoup de préparation en réalité.

Après ces années au sein de l’académie Fratellini, dans quelles compagnies êtes-vous parti travailler ?
Je suis parti de l’école pour rejoindre le cirque Jean Richard, puis celui de Bouglione. J’ai également travaillé deux ans au sein de la troupe d’Alexis Gruss avant d’intégrer celle d’Arlette pour une saison. J’ai travaillé un peu partout en Europe : en Scandinavie, où j’ai fait une saison chez Benneweis, au Danemark, et en Allemagne. Là-bas, j’ai intégré le cirque de Krone, lequel arrête sa tournée à Munich durant la période hivernale. Pendant 3 ou 4 mois, il y a un cirque en dur où le programme change tous les mois, permettant à de nombreux artistes de se produire chez eux. J’ai eu la chance d’y aller plusieurs années, en tant qu’auguste.

Avant de rejoindre la troupe pour le spectacle de Noël, connaissiez-vous déjà les Grandes Ecuries de Chantilly ? Quelle image en aviez-vous ?
La première image qui émane du musée et écuries, c’est le dressage, et cette discipline m’a toujours intéressé. Je suis déjà venu au musée du Cheval en tant que simple visiteur, mais c’est la première fois que je vais m’y produire. Sophie (Bienaimé – ndlr) et moi avions évoqué cette idée depuis quelques temps. Le spectacle Le Songe d’une nuit d’hiver est l’occasion parfaite. Elle m’a contacté pour le rôle de Puck car mon profil correspondait à ce personnage.

Bien que Puck reste un personnage de clown, c’est tout de même la première fois que vous interprétez un rôle au sein d’une histoire ?
J’ai déjà eu l’occasion de faire partie d’une histoire, cependant, c’est la première fois que j’ai autant de texte. Apprendre à parler est une toute autre activité que le cirque, mais qui n’en reste pas moins intéressante. Grâce à ce rôle, je m’essaye avec quelque chose de différent, tout en gardant ma cavalerie.

Justement, pouvez-vous nous présenter votre cavalerie ?
Je suis présent avec six poneys et un âne miniature. Il y a toujours une référence, un clin d’œil au cirque, car ces poneys ont tous des noms de clowns célèbres dans le milieu. J’ai donc avec moi Bebi, en référence à Baby Frediani, grand acrobate à cheval, Bario, venant du nom d’une famille de clown, Grock, un fameux clown suisse, ou encore Rhum, un bel auguste. Quant à mes chevaux blancs, ils ont plutôt des noms de clowns blanc : Pipo, clown avec lequel j’ai travaillé, et Yoyo, en hommage à Pierre Étaix.

NUIT IBERIQUE – Jeudi 7 Février 2019

Trois académies et une troupe de réputation internationale pour célébrer le cheval ibérique.

L’École royale andalouse d’art équestre de Jerez, l’École portugaise d’art équestre de Lisbonne, le Cadre Noir de Saumur et les Hasta Luego, on ne peut rêver plus belle affiche pour célébrer le cheval ibérique dans une spectaculaire et exclusive mise en scène. Ces quatre institutions de l’art et du spectacle équestres seront réunies le temps d’un spectacle unique baptisé « Nuit Ibérique », jeudi 7 février, devant plus de 6 000 spectateurs attendus, en ouverture du Jumping International de Bordeaux, au Parc des Expositions de Bordeaux. Une idée de cadeau de Noël ? Des entrées pour « Nuit ibérique » !
Avec ses allures naturellement relevées, un passage presque naturel, sa présence en piste, le cheval ibérique, qu’il soit Lusitanien, Alter Real ou Pura raza español, est celui le plus utilisé en spectacle. On les retrouve dans les plus grandes écuries de spectacle, chez Bartabas, à l’Académie de Versailles, aux Grandes écuries de Chantilly, chez Alizée Froment, Frédéric Pignon, Mario Lurashi et même au Cadre Noir de Saumur.
Cette année, il sera la star de la soirée d’ouverture du jeudi 7 février dédiée au spectacle, « Nuit Ibérique », à travers la prestation des deux grandes académies équestres qui le subliment le plus et dont elles sont un peu les « conservateurs » : l’Ecole Royale Andalouse d’Art Équestre de Jerez (que l’on avait admirée à Bordeaux il y a quatre ans) et l’École Portugaise d’Art équestre de Lisbonne. Une mise en scène grandiose où l’on retrouvera également les chevaux ibériques du Cadre Noir de Saumur. Une rencontre unique entre les trois académies d’art équestre avec en plus une touche circassienne apportée par Christophe Hasta Luego qui présentera un extraordinaire et très poétique numéro de chevaux en liberté. Sept chevaux lusitaniens, tous de la même robe isabelle, dorée avec les extrémités et les crins noirs.
« Nuit Ibérique », un moment rare, un spectacle unique, une mise en scène exclusive pour célébrer un cheval mythique. C’est au Jumping International de Bordeaux seulement !

Interview de Pierre JouNeau – régisseur de « Nuit ibérique »

Pouvez-vous nous en dire plus sur la mise en scène de « Nuit ibérique » ? Comment vont s’articuler les interventions des quatre entités ?
« Nuit Ibérique » accueillera trois grandes écoles d’équitation, Le Cadre noir de Saumur, l’École Portugaise de Lisbonne et l’École Royale de Jerez, ainsi que la troupe Hasta Luego. L’académie de Saumur ainsi que celle de Lisbonne présenteront chacun deux numéros, tandis que l’académie de Jerez et la troupe Hasta Luego n’en feront qu’un. Il y aura éventuellement de la place pour une surprise au dernier moment. Le spectacle durera un peu plus d’une heure.

N’est-ce pas impressionnant de mettre en scène les trois « académies » et d’obtenir leur écoute ?
Rentrer en contact, communiquer et coordonner ces grandes écoles traditionnelles est évidemment impressionnant mais les gens y sont très accessibles. C’est tout de même un super challenge dont l’idée nous est venue, avec Sabine Zaegel, directrice du Jumping International de Bordeaux, assez tôt dans la saison. Réussir à réunir ces trois académies est rare et je pense que le public de Bordeaux sera très réceptif à un spectacle tel que celui-ci.

Qui fera le choix des musiques ? Le thème ibérique sera-t-il de mise pendant tout le spectacle ?
Chaque entité établit ses propres tableaux, ce sont donc eux qui choisissent leurs musiques et viennent avec leurs musiques préétablies. Le fil conducteur du spectacle est véritablement la mise en valeur et la mise en lumière du cheval ibérique, que ce soit les pures races espagnoles ou les purs sangs lusitaniens.

Les artistes

L’école royale andalouse d’art équestre
La Real Escuela Andaluza del Arte Ecuestre a été créée en mai 1973 par le grand écuyer, Don Alvaro Domecq Romero. En 1987, en acceptant la présidence d’honneur de l’académie, le roi Juan Carlos lui confère son titre de « real » (royale). Elle est située en plein cœur de la ville andalouse de Jerez de la Frontera dans de beaux bâtiments traditionnels, qui abritent également un musée du cheval et un musée du carrosse. Un immense manège pour le travail quotidien et les spectacles permet d’accueillir jusqu’à 1 600 spectateurs et les écuries attenantes abritent 60 chevaux. Les écuyers sont au nombre de 14 en plus d’une trentaine d’élèves de grades différents, de 1 à 4, qui, à partir du 3ème grade, participent aux spectacles.
En 2000, puis en 2004, des écuyers de l’Ecole ont participé aux épreuves de dressage des Jeux olympiques, notamment son Ecuyer en chef, Rafael Soto avec le fameux Invasor, apportant une reconnaissance mondiale à cette académie.

L’école portugaise d’art équestre
La Escola Portuguesa de Arte Equestre a été fondée en 1979 par la volonté du Ministère de l’Agriculture qui souhaitait faire revivre l’Académie équestre de la cour portugaise des XVIII et XIXe siècles. Celle-ci évoluait dans le magnifique manège royal de Belem. L’école portugaise d’art équestre a d’abord été installée à la Société hippique Portugaise de Lisbonne, puis dans le somptueux parc du château de Queluz où ont été construites d’immenses écuries avant de revenir à Belem, dans le nouveau manège Henrique Calado de construction récente. Les écuyers du XXIe siècle pratiquent la même équitation, montent les mêmes chevaux Alter Real et portent le même uniforme qu’au XVIIIe siècle. Les 16 écuyers principaux, sous la houlette de leur écuyer en chef João Pedro Rodrigues, présentent leur travail de haute-école à Belem, mais également lors de déplacements au Portugal et à l’étranger. L’école possède 60 chevaux dont 29 participant aux représentations, les autres étant stationnés à Queluz pour leur formation. L’ancien manège de Belem se visite toujours, c’est un incontournable et somptueux bâtiment à la décoration baroque qui abrite aujourd’hui quelques carrosses du musée de l’attelage.

Le Cadre Noir de Saumur
Le Cadre Noir est une institution qui participe au rayonnement de la France. L’équitation académique qu’elle perpétue et transmet depuis des siècles, l’équitation de tradition française, est inscrite au patrimoine immatériel de l’UNESCO.
Si l’Écuyer en Chef, actuellement le Colonel Patrick Teisserenc, est traditionnellement un officier militaire, l’institution reste civile. Issue de l’Académie de Saumur créée par Henri IV à la fin du XVIe siècle, le Cadre Noir tel qu’il existe aujourd’hui, a vu le jour au XIXe siècle en 1814. Son corps est essentiellement constitué d’écuyers civils chargés, au début, de former les cadres militaires. La couleur noire de l’uniforme est apparue à la fin du siècle où ces enseignants, pour se démarquer de l’uniforme bleu des élèves cavaliers, ont progressivement adopté cette couleur caractéristique qui est devenue officielle en 1898. Aujourd’hui, les écuyers du Cadre Noir portent toujours cette mission de former les futurs instructeurs d’équitation au sein de l’École Nationale d’Équitation.

La Compagnie Hasta Luego
Les Hasta Luego, c’est une famille (dont on ne vous révélera pas le véritable nom) qui, depuis trois générations, se voue au spectacle équestre dans une tradition à la fois académique et circassienne et qui a acquis aujourd’hui une renommée internationale dans le domaine de l’art équestre. Depuis plus de trente ans, ils déploient leurs talents de dresseurs et de cavaliers. C’est la plus ancienne écurie française de chevaux de spectacle essentiellement de races ibériques.

Longines Grand Prix de Paris : Edwina The First !

La deuxième reine du Longines Masters est Australienne. Si Edwina Tops Alexander n’est « que » la seconde femme, après Pénélope Leprévost en 2011, à remporter le Longines Grand Prix de Paris – et même de l’ensemble des Grands Prix de la série des Longines Masters – elle est la première Australienne et première non-européenne à triompher dans l’épreuve parisienne. Edwina The First, queen of Paris !

Aux Longines Masters, les choses se passent différemment. Par exemple, cette présentation des quarante-trois cavaliers qui allaient participer à ce Grand Prix du 10ème anniversaire : une « brochette » unique et bigarrée absolument impressionnante. Les acteurs du Longines Grand Prix étaient alignés sur la gigantesque scène comme au théâtre. Et la pièce qu’ils allaient jouer allait s’avérer particulièrement prenante et riche en émotions. Le metteur en scène, Frank Rothenberger, avait proposé une première manche plutôt difficile, « mais un vrai beau parcours, bien dessiné, du grand travail » assurait l’Australienne. Ce parcours allait livrer son lot de bonnes surprises et notamment la révélation et la mise en avant des cavaliers de la génération montante comme l’Américain Spencer Smith (Theodore Manciais), le Français Edward Levy (Sirius Black), tous deux sans faute, mais également Félicie Bertrand malgré ce petit quatre points de Sultane des Ibis. Cinquième, sixième et dixième places au final pour cette jeune génération : Christophe Ameeuw le répète, l’un des desseins de ses événements est de booster la carrière des jeunes talents. Mission accomplie sur ce Longines Grand Prix de Paris ! Autre bonne surprise – mais en est-ce encore une ? – le sans-faute de Thierry Rozier et Venezia d’Ecaussines (quatrième et meilleur Français au final). Comme quoi, un Rozier peut en cacher un autre !
 
Il y eût également quelques mauvaises surprises comme l’absence des têtes d’affiche françaises au barrage, Kevin Staut, Patrice Delaveau, Pénélope Leprévost ou Simon, Delestre, mais également celle de l’Américain McLain Ward, malgré une somptueuse Clinta, auteur d’une petite maladresse de ses antérieurs sur un oxer. Finie l’aventure du Grand Slam indoor of Showjumping pour le Newyorkais !
En revanche, elle commence pour l’Australienne Edwina Alexander, la plus rapide des trois sans-faute avec California, même si elle a craint un instant ne pas être assez rapide pour battre l’Italien Alberto Zorzi et Contanga, qui finalement allaient s’incliner pour 36 centièmes : « Je pensais que cela pourrait être juste pour battre Alberto Zorzi qui passait après, avouait Edwina. J’aurais pris plus de risques s’il y avait eu plus de concurrents encore à venir derrière ». Dans ce match, l’Irlandais Denis Lynch s’est senti un peu hors-jeu, à près de trois secondes derrière les deux premiers : « Ce n’était pas une tactique, j’ai vraiment essayé d’aller vite, mais The Sinner m’a échappé. Je ne pouvais pas vraiment faire autre chose que tenter de le recomposer pour finir proprement. Avec mes cinquante secondes (47.03 exactement, ndlr), je savais que je ne risquais pas de gagner, mais je suis ravi de mon cheval et de sa progression. Je suis vraiment heureux de terminer dans les trois meilleurs, particulièrement ici, à Paris, devant ce public
 
Bref un dénouement en apothéose pour cette édition du dixième anniversaire : « Cela fait dix ans que je viens à Paris et j’ai vu ce Longines Masters s’améliorer sans cesse au fil des années. C’est devenu un événement tendance et lifestyle, et c’est vraiment un endroit où tout le monde veut venir à cette période de l’année. L’ambiance est réellement incroyable. Je sais qu’il y a de nombreuses personnes qui travaillent en coulisse et je leur tire mon chapeau, avec également une mention spéciale pour le public, les cavaliers, les chevaux et les sponsors. Le public, particulièrement, que l’on sent derrière nous, quelle que soit la nationalité du cavalier ! » Un hommage signé Edwina Alexander qui n’était pas pour déplaire à Christophe Ameeuw qui, de son côté, soulignait : « Nous venons donc de terminer la dixième édition du Longines Masters de Paris. De nombreux cavaliers nous sont fidèles depuis la première édition. C’est un véritable moment d’émotions pour nous, pendant toute la semaine nous avons vécu beaucoup de grands moments qui nous laisserons encore de nombreux souvenirs. Cela n’a pas toujours été facile, mais l’émotion, la beauté du sport et la passion nous font avancer. La beauté de ce Longines Masters de Paris, c’est son public, mais aussi la qualité de ses partenaires, ainsi que ce plateau de cavaliers incroyables. Nous cherchons à nous améliorer à chaque édition. Ce que vous avez vu aujourd’hui, c’est le résultat de dix éditions, et c’est un grand cru. Cela a été un véritable challenge, et nous l’avons remporté malgré des hauts et des bas. Cette passion est extraordinaire, elle arrive à créer cette atmosphère et rien ne peut la perturber ». 
 
Un discours plein de bonnes vitamines pour attaquer la deuxième décennie de cette magique saga des Longines Masters de Paris. Et pour patienter, rendez-vous à Hong Kong du 15 au 17 2019 février pour la seconde étape de la Saison IV des Longines Masters.