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Pius Schwizer s’empare de Chantilly

Le Jumping International de Chantilly est bel et bien lancé avec ses épreuves de niveau cinq étoiles qui ont débuté en ce début d’après-midi. La première d’entre elles était le Prix France Galop à 1,45m et c’est le drapeau helvétique qui s’est dressé à la remise des prix pour récompenser la victoire de Pius Schwizer !

En selle sur son hongre de 12 ans, Balou Rubin R, le Suisse a été le plus rapide des cinquante-deux partants avec un temps record de 65,75 secondes. « C’est fantastique ! Balou est un cheval très rapide, donc je savais que je pouvais jouer la victoire dès mon entrée en piste. Je suis ravi d’être de retour à ce niveau, c’est génial d’être ici. Cette année, j’ai vraiment de très bons chevaux avec moi, donc toutes les conditions sont réunies pour que je sois de retour au plus haut niveau ! » précise Pius Schwizer. Il devance ainsi l’Irlandais Marc McAuley et son gris Miebello qui bouclaient leur parcours avec un chronomètre de 66,05 secondes et l’Espagnol Eduardo Alvarez Aznar et F avec leur temps de 66,64 secondes.

Christian Ahlmann, le Parisien

Comme aurait pu le dire Gary Lineker, « à la fin, c’est toujours Ahlmann qui finit par gagner » ! Incroyable cavalier allemand qui, en deux jours, remporte les deux Grands Prix de Paris ! Cette fois-ci avec une jument, Ailina, qui appartient également au haras Zangersheide.

Cet ultime et magnifique après-midi avait commencé par l’image magique des cavaliers de la Route Eiffel arrivés au terme de leur pérégrination en région parisienne et dans le rues de Paris, escortés par la prestigieuse Garde Républicaine. Que de souvenirs pour ces cavaliers amateurs accueillis dans l’arène du Champ De Mars. Un tableau qui démontrait que le Longines Paris Eiffel Jumping n’est en rien un concours hippique comme les autres : ouvert à tous, à tous chevaux, tous cavaliers et toutes sortes d’équitations.

Puis place au dernier grand moment de sport de ce merveilleux week-end, le Longines Eiffel Challenge,un Grand Prix à 1,55m avec barrage. Lors de la reconnaissance, Christian Ahlmann (45 ans), l’avait déjà annoncé : « Celui-là, je vais le gagner aussi » ! Aucune bravade dans ses propos, juste une certaine confiance en soi. En faisant partie des 14 barragistes sur 44 partants, l’Allemand remplissait déjà la première moitié de son contrat. Son parcours de barrage fut une véritable démonstration de fluidité et de dressage « mettant » au final plus de 60 centièmes au pourtant très rapide Egyptien Abdel Saïd (Jumpy van de Hermitage) et plus d’une seconde à Ben Maher (Don Vito) sans vraiment donner l’impression de forcer sa jument : « C’est un week-end incroyable ! Il y a des fois comme ça, on l’on peut être dans une bonne passe, comme cela l’a été pour moi ces derniers jours et, dans ces moments-là, tout peut arriver, comme remporter les deux Grand Prix d’un même concours ! Je suis vraiment fier de mes chevaux et de mon équipe. Chacun a fait un travail magnifique ».  C’est la première fois de l’histoire du Longines Paris Eiffel Jumping qu’un même cavalier signe le doublé Grand Prix LGCT et Longines Eiffel Challenge… et pourtant, Ailina est une jument qu’Ahlmann connaît à peine : « C’est une jument que monte habituellement Judy Ann (Melchior, sa compagne – ndlr), avec laquelle elle a déjà couru plusieurs Grand Prix 5*. C’est une très bonne jument avec beaucoup d’expérience, elle connait parfaitement son job comme tout le monde a pu le voir ! » Hier, après sa première victoire, Christian Ahlmann révélait que Judy Ann Melchior, qui venait de mettre leur deuxième enfant au monde, ne voyait pas forcément d’un bon œil que le jeune papa parte comme ça, aussi vite, en compétition. Cette fois-ci, le double vainqueur parisien peut rentrer tranquille à Zangersheide : il n’y aura pas de scène de ménage !
Les Français en demi-teinte

Trois cavaliers français s’étaient glissés parmi les quatorze barragistes. Une belle performance qui ne s’est pas transformée dans le tie-beak : Simon Delestre termine huitième avec Filou Carlo Zimequest, Julien Epaillard, onzième avec Queeletta et Pénélope Leprévost, quatorzième et dernière de ce barrage avec Andiamo Semilly. Mais les trois chevaux ont montré de belles choses. Peut-être le confirmeront-ils dès la semaine prochaine devant le château de Chantilly où se jouera la prochaine étape (et la dernière en France) de ce Longines Global Champions Tour.

 

La revanche de la Belgique

Les matchs France-Belgique sont une véritable institution au mois de juillet… et, un an après, c’est la Belgique qui accède à la victoire ! Dans le Prix des 130 ans de la Tour Eiffel à 1,45m, c’est bel et bien le Belge Karel Cox qui a été le plus rapide, en selle sur Evert.

« Evert est un cheval que je monte depuis un an et demi, nous commençons donc à bien nous connaître. Je sais qu’il peut être très rapide, j’ai donc clairement profité de cette qualité. Gagner au Longines Paris Eiffel Jumping, c’est génial : c’est un lieu magnifique, le public est extraordinaire et encourage tous les cavaliers, même lorsque l’on caracole en tête avec trois cavaliers français à nos trousses ! »

Et quel match France-Belgique ! A la poursuite du cavalier du plat pays, ce ne sont pas deux, mais trois cavaliers tricolores qui complètent le podium : Julien Epaillard sur la seconde marche, et Olivier Robertet Roger-Yves Bost qui se partagent la troisième. Les Français semblent à nouveau très en forme pour la dernière journée de compétition du Longines Paris Eiffel Jumping, et ils disputeront la dernière épreuve du CSI5*, le Longines Eiffel Challenge.

L’Allemand Christian Ahlmann n’avait pas le choix

Le samedi d’une étape de Longines Global Champions Tour est une grosse journée : deuxième et ultime manche de l’épreuve par équipe, la Global Champions League et Grand Prix LGCT individuel. Le héros du jour est allemand, un habitué des podiums, mais c’était la première fois qu’il montait cet imposant étalon bai de 10 ans, Take A Chance On Me Z, dans un Grand Prix 5*. Pour un coup d’essai, ce fut un coup de maitre !

Mais d’abord, cet après-midi de grand sport commençait par l’acte final de l’épreuve par équipe dont la première manche s’était jouée hier. Épaulée par l’Irlandais Shane Breen, la fille du « boss », Jessica Springsteen, a remporté l’étape parisienne de cette Global Champions League sous les couleurs vertes des Miami Celtics. Le team est le seul avec les Shanghai Swans (l’Allemand Daniel Deusser et le Suédois Peder Fredricsson) à avoir signer deux sans-fautes. Ceux qui étaient en tête hier, les Saint-Tropez Pirates avec Edwina Tops-Alexander et Pieter Devos enregistrent une faute et reculent à la seconde place.  Signe de la domination de ces trois équipes depuis le début de la saison, ce sont les trois mêmes que l’on retrouve en tête du classement général, mais dans un ordre différent : Shanghai Swans – Miami Celtics – Saint-Tropez Pirates. Ce podium sera-t-il menacé la semaine prochaine à Chantilly ? En tout cas, Jessica Springsteen compte bien conserver une place en haut du classement : « Car la finale se tiendra à New-York et ce serait merveilleux de gagner la Global Champions League chez moi » !

Cette manche de la CGL servait également de support de qualification pour le Grand Prix. Elle permettait à plusieurs cavaliers de se qualifier à titre individuel, une formule qui a profité aux Français Kevin Staut, Pénélope Leprévost, Roger-Yves Bost et Simon Delestre. Trente-quatre cavaliers au départ pour un titre prestigieux qui devait se décider sur un barrage au chronomètre où ils étaient sept invités : deux Français (les inséparables Kevin et Pénélope), deux Néerlandais, un Irlandais, une Belge et… un Allemand. Trois femmes parmi eux. Un bel équilibre.  La première surprise est venue de la jeune Néerlandaise Kim Emmen, en selle sur Delvaux, qui signait le premier sans-faute. Pénélope Leprévost apportait bonheur et espoir aux 5 000 spectateurs (les trois tribunes étaient pleines à craquer) avec un deuxième sans-faute avec le vert Excalibur de la Tour Vidal (9 ans) – qui courait ici son premier Grand Prix 5* – même si elle restait plus lente que la Belge Celine Schoonbroodt-de Azevedo qui signait son premier podium avec Cheppetta.  Elle finira deuxième : « et j’étais d’autant plus heureuse que la jument appartient à l’organisatrice de ce merveilleux concours, Virginie Couperie-Eiffel ».
Mais aujourd’hui, Christian Ahlmann n’avait pas d’autre choix que de gagner : « Lundi, Judy Ann a donné le jour à notre petite fille, Ella Maria, et elle n’était pas très contente de me voir partir en concours. J’ai quand même décidé d’aller à Paris et elle m’a dit ‘tu as intérêt alors à faire un bon résultat ‘. Il fallait donc gagner, surtout avec ce cheval, Take A Chance On Me Z, qui est important pour nous. Son père est mon cheval de cœur, Taloubet Z, avec qui j’ai gagné tant de Grand Prix et la Coupe du monde, et sa mère, Abba Z, est une jument que Judy Ann (Melchior – ndlr) montait en Grand Prix. C’est un étalon du haras Zangersheide qui a fait la monte et que je viens de récupérer. Il était un peu tardif, mais maintenant, il très facile entre les barres, très concentré. On le verra encore à Chantilly la semaine prochaine » !
Pour le plus grand bonheur de ce fabuleux public parisien, Kevin Staut accrochait la troisième marche du podium avec son puissant cheval, Calevo 2, que lui a confié le propriétaire polonais, Dariusz Slupczynski : « Je ne le monte que depuis trois-quatre mois et il a un peu d’expérience. Je suis particulièrement fier de faire un podium pour notre première sortie dans un Grand Prix du Global, surtout au cœur de Paris, dans une telle atmosphère » !
Et c’était-là l’autre bonne raison de se réjouir pour Virginie Couperie Eiffel : « Tous nos efforts, visent à faire venir à ce Longines Paris Eiffel Jumping des gens qui ne connaissent pas forcément notre sport et de les voir rester à la remise des prix pour acclamer debout ces champions me donnent le sentiment d’avoir atteint un objectif ».

 

La force de la jeunesse

L’épreuve des six barres est définitivement l’une des épreuves les plus impressionnantes sur les compétitions de saut d’obstacles. Technique, puissance, maîtrise, précision… tout y est, et autant pour le cavalier que pour le cheval !

Dans cette épreuve présentée par Renault, les jeunes cavaliers affrontaient leurs aînés dans cette démonstration de saut en hauteur et, à la fin, c’est le Danois Emil Hallundbaek, tout juste âgé de 21 ans, qui s’est imposé avec son Holsteiner de 10 ans, Cool Hand Luke 3. Ils étaient deux couples à franchir cet ultime obstacle à 1,95m sans le toucher, mais malheureusement pour le champion olympique Philippe Rozier, la barre du précédent obstacle de cette ligne est tombée. Une surprise pour le jeune danois, qui ne courrait que la deuxième épreuve de puissance de sa vie. « C’est la deuxième fois de ma vie que je participe à une épreuve des six barres, et c’était la toute première de Cool Hand Luke. Je l’ai un peu fait sauter à la maison mardi, et il était parfait, ce qui m’a donné envie de participer à cette épreuve ! C’est la première fois que je franchis un obstacle à une telle hauteur, je ne m’attendais pas du tout à cette victoire, même si je pensais mon cheval totalement capable de sauter aussi haut », précise Emil Hallundbaek.

Victoire d’un « vieux » couple belgo-australien !

Une magnifique première journée au Longines Paris Eiffel Jumping : un soleil resplendissant, des tribunes pleines, un village grouillant de monde autour des stands et du paddock d’échauffement… Des chevaux peu gênés par la chaleur, transpirant à peine – après tout, il s’agit d’athlètes de haut-niveau extrêmement bien préparés physiquement par leurs cavaliers – et qui ont offert un magnifique spectacle sportif.

D’autant plus magnifique qu’il commençait, au niveau cinq étoiles (Prix Le Figaro, 1,45m), par une victoire française signée du jeune Edward Levy et sa fidèle jument Starlette de la Roque qui battait une des stars du circuit international, la Suédoise Malin Baryard-Johnsson et H&M Seconde Chance de 26 centièmes.

Mais l’épreuve phare du jour était la première manche de la Global Champions League, une épreuve par équipe qui sillonne le monde à travers vingt étapes sur trois continents et dont la finale se jouera à Prague, à l’O2 Arena, du 21 au 24 novembre prochains. Sur la piste, les équipes sont composées de deux cavaliers puisés dans un réservoir de six. Chacune des équipes représente une des villes étapes du circuit, et comme au football, il y a un mercato avec des transferts de cavaliers d’un team à l’autre. Ainsi, à mi- saison, le Suédois Henrik von Eckermann vient de rejoindre l’équipe des Scandinavian Vikingsreprésentant Stockholm. L’équipe qui jouait à domicile vendredi au Champ de Mars, les Paris Panthers, était composée d’un Egyptien très en forme en ce moment, Nayel Nassar, et du non moins efficace Belge Gregory Wathelet.

Mais vendredi, pour remporter cette première manche, il fallait deux cavaliers sans-faute et l’Egyptien a failli ! Trois équipes ont pu aligner ce double sans-faute : les Prague Lions, les Miami Celtics et les Saint-Tropez Pirates, plus rapides que tout le monde avec l’Australienne Edwina Tops-Alexander et le Belge Pieter Devos : « C’était une épreuve bien construite (par le Français Gregory Bodo, Ndlr), complimentait Devos, pas trop grosse, ne demandant pas de trop gros efforts. Un parcours qui était assez technique, assez délicat avec des fautes un peu partout. C’est vrai qu’il faisait chaud, mais le chef de piste a tenu compte de ce facteur, l’épreuve n’a pas épuisé les chevaux ». Cette victoire provisoire (car il y aura une seconde manche demain), Pieter Devos la doit également à la complicité qu’il a nouée avec sa coéquipière australienne au fil de la saison : « C’est notre deuxième saison ensemble et nous avons déjà fait de bons résultats avec Edwina, on se connaît et c’est important car, après tout, il s’agit d’une épreuve par équipe, on se parle, on se conseille. Elle a commencé par un sans-faute et cela met toujours un peu de pression, je n’avais pas le droit à l’erreur. Mais j’ai été toujours très régulier tout au long de la saison ». Une victoire en Global Champions League est également une histoire de stratégie : demain, les cavaliers peuvent changer de chevaux : « Edwina remontera la même jument, Veronese Teamjoy tandis que vais faire confiance à Espoir, car compte tenu de la chaleur, je vais garder Claire Z fraiche pour le Grand Prix ».

Les deux manches de la Global Champions League servent également de support pout la qualification pour le Grand Prix individuel Longines Global Champions Tour de demain soir et la victoire individuelle sur cette épreuve est revenue à un Irlandais très en forme en ce moment, Darragh Kenny en selle sur Christos. Une première « qualif » où les Français se sont montrés très discrets. Le réveil sera de rigueur demain pour la seconde manche à 15h40).

Le jeune français Edward Levy en ouverture !

La compétition parisienne vient de débuter sous les meilleurs auspices : un grand soleil, un incroyable plateau de cavaliers et un public déjà présent. Et quel dénouement pour l’épreuve d’ouverture du CSI5* ! 

Sur les cinquante-neuf cavaliers au départ du Prix Le Figaro à 1,45m, c’est le jeune Français Edward Lévy qui a fait sonner la Marseillaise lors de la remise des prix, associé à sa fidèle Starlette de la Roque. « A l’entrée en piste, mon plan était de jouer cette épreuve. Starlette est une jument qui peut rentrer tout de suite dans la compétition. Elle aime s’exprimer, c’est en la montant dans le mouvement en avant qu’elle est le mieux. Je sais que je peux lui demander d’aller vite aujourd’hui, tout en sachant que demain elle va pouvoir être calme dans une épreuve à barrage. Maintenant que je la connais très bien, cela fait six ou sept saisons, je sais que je peux lui faire confiance et comment faire pour le mieux avec elle. J’ai pu prendre le temps avec Starlette, le temps qu’elle prenne confiance en elle et en sa force, et aujourd’hui elle est capable de faire les plus beaux concours et d’y être performante ».

Avec un chronomètre de 28,24 secondes, le couple tricolore s’impose ainsi devant la Suédoise Malin Baryard-Johnsson et H&M Seconde Chance, qui ont pourtant gardé la tête pendant une grande partie de l’épreuve avec son temps de 28,50 secondes. Le Belge Wilm Vermeir et King Kong d’Avifauna complètent le podium, bouclant ce parcours en 28,73 secondes.

Cavaliers, grooms, vétérinaires et sélectionneurs  se réunissent pour le bien-être du cheval au LGCT-LPEJ

En cette veille d’ouverture des épreuves du Longines Paris Eiffel Jumping, les laboratoires Audevard se sont associés à l’événement pour proposer une conférence autour du bien-être du cheval pour la deuxième année consécutive.

Différents thèmes ont été abordés lors de cette table ronde. Dans un premier temps, les intervenants se sont exprimés sur la façon d’assurer le bien-être du cheval lors des compétitions. L’ensemble des conférenciers a trouvé un consensus autour du fait que c’était par la préparation physique et mentale du cheval pour l’échéance que passait ce ‘welfare’. Pour Pierre Durand, champion olympique de saut d’obstacles en 1988 à Séoul, comme Thierry Pommel, sélectionneur de l’équipe de France de saut d’obstacles, il est important pour les cavaliers de se fixer un ou deux objectifs majeurs par saison, et préparer au mieux leurs chevaux pour qu’ils atteignent ces échéances au meilleur de leur forme. Pour le Dr. Xavier Goupil, cela passe avant tout par l’observation du cheval, lors de sa préparation, mais aussi pendant la compétition. Il souligne également le fait qu’il est essentiel d’adapter la préparation et la récupération du cheval à la discipline que l’on pratique.

Les cavaliers ajoutaient également qu’un cheval de sport doit prendre du plaisir à pratiquer sa discipline, sans quoi il ne peut pas être performant. Pour Gwendolen Fer, cavalière internationale de concours complet, « on demande des choses qui ne sont pas naturelles à nos chevaux, s’ils n’y prenaient pas de plaisir, ils ne le feraient pas ! », et Thierry Pommel acquiesçait : « Les meilleurs chevaux que j’ai pu monter, ceux sont ceux qui se faisaient plaisir en piste, et qui, en plus, avaient envie de me faire plaisir. » Mais la relation entre le cheval et son cavalier en est une à double sens. Comme le soulignait Philippe Rozier, « la réussite d’un cavalier, c’est la complicité et les soins qu’il apporte à son cheval ». Et dans cette relation, les intervenants ont insisté sur deux mots : confiance et bienveillance. Il s’est dégagé de la conversation que les cavaliers ont une responsabilité envers le cheval, que ce soit au niveau de la technique en piste ou des conditions de vie de celui-ci.

Et si le bien-être et la préparation physique du cheval ont été au cœur de l’attention pendant près de deux heures de conférence, la préparation mentale du cavalier a également été abordée, notamment par Maxime Chataigner, expert préparateur mental de la FFE. Souvent, précisait-il, « les cavaliers professionnels, en plus d’être sportifs de haut niveau, sont des entrepreneurs de la filière équestre. Ils ont la pression de la performance sportive, mais doivent également gérer celle de la gestion de leur entreprise, en plus de la bonne forme de leur piquet de chevaux. »

Le Morocco Royal Tour présent au Longines Paris Eiffel Jumping

Le Morocco Royal Tour (MRT) sera présent du 4 au 7 juillet à la sixième édition du Longines Paris Eiffel Jumping, une étape du prestigieux circuit Longines Global Champions Tour et de la Global Champions League.

Des membres du comité d’organisation du MRT feront le déplacement au Champ de Mars où se dérouleront les épreuves de ce Paris  Eiffel et où un stand sera érigé pour accueillir cavaliers et journalistes désirant s’informer sur les différentes modalités du déroulement de notre Tour. En effet, le MRT s’impose aujourd’hui comme une étape incontournable dans les circuits internationaux du Jumping de haut niveau. Il réunit à chacune de ses éditions des cavaliers de renommé.

Créée en 2010 sur Hautes Instructions de Sa Majesté Le Roi Mohammed VI et présidée par le Prince Moulay Abdellah Alaoui, la prestigieuse série des trois CSI(O) quatre étoiles se déroulera cette année du 3 au 20 octobre 2019 dans les villes de Tétouan, Rabat et El Jadida. Elle célèbrera à cette occasion son dixième anniversaire, faisant de cette nouvelle édition un temps fort exceptionnel et un rendez-vous à ne pas manquer.

L’enjeu cette année sera de taille. La Coupe des Nations qui aura lieu le dimanche 13 octobre 2019 à Rabat, sera qualificative pour les Jeux Olympiques de Tokyo 2020 pour le groupe F olympique. Quant aux trois Grands Prix, ils seront également qualificatifs pour la Coupe du Monde FEI Longines pour le groupe 7 dont la finale se disputera en avril 2020 à Las Vegas.

Le circuit démarrera à Tétouan, du 3 au 6 octobre, dans les superbes installations de la Garde Royale. Un site magnifique : tribunes et écuries superbes décorées dans la plus pure tradition marocaine.
L’étape de Rabat, du 10 au 13 octobre, se tiendra dans les installations de la FRMSE avec des épreuves en nocturne dont le Grand Prix 4*.
La dernière étape d’El Jadida, du 17 au 20 octobre, se déroulera en indoor et proposera un programme sportif analogue à celui de Tétouan. Il permettra de découvrir le Salon du Cheval, la plus importante manifestation dédiée au monde équin en Afrique.

Le gratin des cavaliers internationaux se donne rendez-vous à Chantilly

Le Jumping International de Chantilly, dernière étape française du Longines Global Champions Tour, est définitivement le rendez-vous à ne pas manquer, que ce soit pour les passionnés de sports équestres ou pour les cavaliers si l’on en croit le plateau attendu au cœur de l’hippodrome du 11 au 14 juillet. Dans la ville du cheval, ce sont dix-sept nations qui seront représentées. Un véritable petit Championnat d’Europe avant l’heure, à la vue des délégations envoyées par la plupart des grandes nations européennes de saut d’obstacles. 

La France sera de la partie, bien entendu, avec une forte délégation : les quatre cavaliers en or olympiques de Rio, Roger-Yves Bost, Pénélope Leprévost, Philippe Rozier et Kevin Staut, ainsi que Simon Delestre, Julien Epaillard, Alexis Deroubaix, et Nicolas Delmotte. Chacun d’entre eux aura à cœur de briller sur la mythique arène Meautry de Chantilly, face aux Grandes Écuries, devant leur public. Mais si les Français viendront en force, ils ne sont pas les seuls ! Les cavaliers de la Mannschaftne seront certainement pas venus pour faire de la figuration. Il est certain que l’on pourra compter sur Christian Ahlmann, Ludger Beerbaum, Marcus Ehning, Marco Kutcher ou encore Christian Kukuk : du très lourd ! Côté belge, même constat, avec une délégation composée de Pieter Devos, Jérôme Guery, Nicola Philippaerts (vainqueur de l’édition 2018 du Grand Prix LGCT de Chantilly), Gregory Whatelet, Wilm Vermeir et Christophe Vanderhasselt, la bataille sera rude avec ces cavaliers très en forme sur le circuit du Longines Global Champions Tour. Scott Brash, Ben Maher, Harry Charles et Emily Moffitreprésenteront le Royaume-Uni, tandis que chez leurs voisins irlandais, ce sont Michael Duffy, Michael G Duffy, Darragh Kenny, Marc Mcauley, Shane Sweetnam et Jenny Rankin qui feront le déplacement. Les Néerlandais, viendront un peu moins en force, mais avec de la qualité : Gerco Schröder et Leopold Van Asten, qui seront accompagnés de Kim Emmen. On pourra compter sur les Suisses Pius Schwizer et Jane Richard Philips, alors que Alberto Zorzi sera le seul représentant des couleurs italiennes, tout comme Eduardo Alvarez Aznar pour l’Espagne, Athina Onassis pour la Grèce, mais aussi Luis Sabino Gonçalves pour le Portugal.

Mais les Européens ne seront pas les seuls à envoyer leurs champions au Jumping International de Chantilly ! Les Etats-Unis, eux aussi, viendront en nombre avec la Championne olympique de 2008 et actuelle championne du monde par équipe Laura Kraut, l’ex numéro 1 mondial Kent Farrington, Georgina Bloomberg, Margie Goldstein-Engle, Lauren Hough et le jeune et très prometteur Spencer Smith. Mais l’Amérique ne se résume pas au nord de son continent, et les frères colombiens René et Carlos Lopez, ainsi que le Brésilien Yuri Mansur ne seront pas à négliger lors de ce week-end de compétition. L’amazone australienne Edwina Tops-Alexander sera, elle, la seule représentante du continent océanien.

Il ne fait aucun doute que, comme chaque année, du grand sport est à prévoir au Jumping International de Chantilly, qui fête son dixième anniversaire dans le circuit du Longines Global Champions Tour. Pendant quatre jours, tous ces cavaliers se livreront bataille sur l’arène Meautry, et l’on pourra retrouver certains d’entre eux dans le CSIYH (compétition réservée aux jeunes chevaux, toujours intéressante pour repérer les cracks de demain) qui aura lieu sur l’Amphithéâtre de verdure, face au Château de Chantilly. Les cavaliers des CSI1* et CSI2* s’affronteront également sur ces deux pistes du 11 au 14 juillet.

Au Jumping International de Chantilly, l’accès au site et aux tribunes sont gratuits, ce qui exceptionnel pour admirer autant de champions. Les spectateurs peuvent également profiter de l’immense village d’exposants.

Le bien-être au cœur des préoccupations

Pour la deuxième année consécutive, le LGCT-LPEJ et les Laboratoires Audevard s’associent pour mettre en avant le bien-être du Cheval de sport et ce dans le cadre de l’une des plus prestigieuses compétitions au monde. Jeudi 4 juillet, les experts, les cavaliers, le public et la presse se donnent rendez-vous de 14H00 à 17H00 pour une conférence ouverte à tous.

Comment assurer le bien-être des chevaux pendant une compétition ? Quel rôle peut jouer la préparation physique et mentale du couple cheval-cavalier pour performer le Jour J ? Quelles bonnes pratiques mettre en place pour entretenir le moral des chevaux et préserver leur santé avec les exigences du sport ? Comment minimiser le stress en compétition ?  Ce sont des questions que tous les cavaliers de compétition se sont posées un jour. Allier le bien-être du Cheval à la performance sportive, tel est l’objectif de nombreux acteurs de la filière des sports équestres.

Lors de la conférence organisée par les Laboratoires Audevard et le LGCT-LPEJ, un large panel de professionnels et d’experts : cavaliers, vétérinaires, grooms, sportifs de haut niveau de toutes disciplines confondues, tentera d’apporter des réponses à ces questionnements.

Cette conférence, animée par le Dr. Thierry Bedossa, vétérinaire et président du refuge AVA qui vient en aide aux animaux âgés de toutes espèces, accueillera notamment Pierre Durand, médaille d’or olympique de saut d’obstacles en 1988, champion d’Europe de CSO 1987, Thierry Pomel, vice-champion du monde de saut d’obstacles en 1998, actuel sélectionneur de l’équipe de France de CSO, le Dr. Xavier Goupil, vétérinaire responsable de la clinique de l’IFCE et de l’équipe de France de CCE, ou encore Maxime Chataignier, expert préparateur mental pour la FFE, ancien athlète de haut niveau (3 sélections aux JO, champion d’Europe, du monde et n°1 mondial de Short Track). Grooms et cavaliers CSI 5* se joindront à la discussion, à l’image de Philipe Rozier, champion olympique par équipe à Rio en 2016, qui nous fera l’honneur de témoigner du bien-être de ses binômes quadrupèdes.

Le rendez-vous est donné à tous les passionnés d’équitation, de sports équestres de haut niveau, ou encore d’animaux pour une conférence qui promet d’être complète et animée.

Longines Masters de Lausanne : Women Power

Après la Française Pénélope Leprévost en 2011 et l’Australienne Edwina Tops Alexander en 2018, toutes deux à Paris, la Belge Gudrun Patteet devient la troisième femme à remporter un Longines Grand Prix de la série des Longines Masters. L’air ou la magnifique vue du Lac Léman a d’ailleurs semble-t-il inspiré les femmes, puis la deuxième place est revenue à l’Italienne Giulia Martinengo Marquet.

Elles n’étaient pourtant que les deux seules cavalières parmi les sept cavaliers qualifiés pour le barrage à pouvoir prétendre à ce Longines Grand Prix de Lausanne. Mais ces derniers n’ont pu que constater la suprématie féminine cet après-midi, place Bellerive, dans ce décor bucolique qui a tant plu aux différents acteurs de cette première édition du Longines Masters de Lausanne. Tous les cavaliers rêvent d’y revenir… Les spectateurs également se sont laissés charmer par ce décor singulier : ils ont été 18 000 visiteurs uniques sur les 4 jours de l’évènement, dont 2 500 VIP, à profiter de ce spectacle époustouflant, seul sport individuel se disputant à deux. Une histoire de couple, et celui formé par Gudrun Patteet et Sea Coast Pebbles Z est très spécial.

D’abord, sur la piste, on voit un cheval très tonique, se déplaçant avec énergie et c’est cela qui a fait la différence aujourd’hui selon Eric Navet, l’ancien triple champion du monde français, de passage en Suisse, qui observait discrètement ce barrage. Gudrun confirmait l’énergie particulière de son hongre de 13 ans : « Si j’ai gagné aujourd’hui, c’est parce que c’est un cheval très rapide naturellement, j’ai gagné du temps un peu partout sur le parcours, j’ai tourné court et son dynamisme a fait le reste. C’était d’ailleurs un parcours très bien construit (signé du Français Grégoire Bodo – ndlr), en première manche, il y avait des petites fautes un peu partout. Et visiblement le barrage convenait à Pebble. C’est un cheval que je monte depuis qu’il a 8 ans, il en a 13. Il est exceptionnel, mais il est un peu spécial, au-delà qu’il harpe du postérieur droit. C’est un cheval très gentil aux écuries, très calme, mais dès que l’on monte dessus, il est très chaud, alors je lui ai organisé un mode de vie sur mesure. Il n’est jamais au box, mais passe sa vie dehors, dans un petit pré avec un abri où il rentre et il sort à sa guise. Je dois toujours lui inventer un travail différent, des sorties en forêt etc. En concours, je ne le monte jamais en dressage. On le longe et je monte dessus pour passer quelques barres et partir en piste » ! Pour gagner…

Les femmes ont une relation plus sensible avec leurs chevaux, presque sentimentale. « L’aviatrice » Italienne (elle monte dans le cadre d’un programme de haut niveau sous l’uniforme de l’armée de l’air), Giulia Martinengo Marquet est toujours fière de faire un résultat avec Elzas : « Je ne suis absolument pas frustrée d’être deuxième de ce Longines Grand Prix car je suis fière de mon cheval qui a déjà été magnifique. Avec mon mari, nous formons et valorisons nous-mêmes de jeunes chevaux et Elzas est issu de ce programme. Autre raison de ne pas avoir de regret, c’est que Lausanne est un concours formidable et c’est déjà merveilleux d’être ici et cette deuxième place me comble ». Ce que confirmait le premier homme du classement, le Belge Nicola Philippaerts, troisième à 1,85 secondes de sa compatriote avec Katanga v/h Dingeshof : « Je suis très heureux d’avoir pu monter ici. C’était le premier Grand Prix 5* de la jument et elle s’est très bien comportée ».

Un autre Belge était également heureux ce soir, celui qui a amené ce beau concept des Longines Masters sur les rives du Léman, créant un décor unique, donnant l’impression féerique que la piste se trouvait sur un ponton : « A chaque étape des Longines Masters, mon souci prioritaire est de mettre le sport en avant», rappelait Christophe Ameeuw, président et fondateur d’EEM « et ce décor, l’un des plus beaux au monde, nous l’a permis. Aujourd’hui, je suis particulièrement heureux de voir deux femmes et un homme sur ce podium, ce qui rappelle que l’équitation est le seul sport olympique qui se dispute à égalité entre les deux sexes. C’était notre première ici et je tiens à remercier notre partenaire-titre, Longines, la FEI, la Ville de Lausanne et le Canton de Vaud qui ont permis de la réaliser avec succès. Je tiens à remercier aussi tous nos autres partenaires et exposants qui nous accompagnent sur les trois continents. La plus belle réponse ce soir au défi que nous nous sommes lancé vient du public et de son enthousiasme ». La réponse qu’il fallait pour comprendre que le Longines Masters de Lausanne a de très beaux jours devant lui. Cette première édition à peine achevée, on attend déjà avec une certaine impatience le retour au bord du lac.

Le trio Suisse

Les cavaliers suisses ont connu des fortunes diverses dans ce Longines Grand Prix de Lausanne. Ils étaient trois au barrage où l’on notait un retour sympathique en 5*, celui du vétéran Walter Gabathuler (65 ans), le cavalier qui avait fait les beaux jours de l’équipe suisse entre 1975 et 1983, année où il faisait partie de la première équipe à avoir décroché un titre de champion d’Europe. Le bonheur qu’il a exprimé à chacun de ses deux parcours sans-faute avec Silver Surfer faisait plaisir à voir. Il se classe entre ses deux compatriotes, Paul Estermann, quatrième avec Lord Pepsi et Niklaus Rutschi, sixième avec Cardano CH. Steve Guerdat n’a pas été très heureux en première manche avec l’inexpérimenté Janus VB, avec lequel il a préféré abandonner, tandis que le jeune prodige helvète, Bryan Balsiger et AK’s Courage sortaient de piste avec deux barres au compteur. L’ancien vainqueur de Coupe du monde, Beat Mändli (Dsarie) et Yannick Jorand (Cipetto) ont fait mieux avec une seule barre à terre.

C’est sur cette sublime carte postale de Lausanne que s’achève cette très belle Saison IV qui laissera tant de beaux souvenirs visuels et sportifs. Rendez-vous du 5 au 8 décembre à Paris pour la Saison V de ce palpitant circuit qui réservera surprises et nouveautés et en tout cas de grands moments de sport et d’émotions comme seuls les Longines Masters savent en procurer.

Longines Speed Challenge de Lausanne  Victoire italienne : Emanuele Gaudiano et Carlotta, enfin…

On ne compte plus les victoires du couple constitué de la belle Carlotta et de son cavalier italien Emanuele Gaudiano en épreuves de vitesse. Ils ont gagné sur tous les continents. Il allait de soi qu’ils accrocheraient un jour à leur palmarès le Longines Speed Challenge, l’épreuve la plus rapide au monde. Après plusieurs tentatives infructueuses, c’est celui du Longines Masters de Lausanne qui leur aura souri !

Mais pour s’offrir cette épreuve prestigieuse, il leur aura fallu puiser dans leur talent pour la vitesse, surtout après avoir fait tomber au passage une palanque en fin de parcours, faute qui a ajouté deux secondes à leur compteur et qu’il a fallu rattraper : « C’est la première fois que je remporte le Longines Speed Challenge, jusqu’ici, ma meilleure place dans cette épreuve avait été quatrième. J’essayais à chacune de mes participations, et c’est enfin arrivé ! C’est une épreuve importante, gagner après avoir fait tomber une barre n’a rien d’évident. En général, on sait que lorsque Carlotta est sans faute, elle gagne, mais cette fois-ci, elle a même réussi à gagner avec une faute ! Carlotta a couru deux épreuves ici, au Longines Masters de Lausanne, et elle les a remportées toutes les deux. Elle est vraiment rapide, les épreuves de vitesse, c’est son domaine. Peut-être que ce n’est pas la jument qui fait les plus gros sauts, mais c’est aussi comme cela qu’elle gagne du temps, et elle est assez respectueuse. Elle est vraiment incroyable, je pense qu’elle se sent bien ici et qu’on reviendra l’année prochaine ! Demain, je monterai Chalou dans le Longines Grand Prix. » Ce Chalou au geste si spectaculaire que le public lausannois découvrira demain, à partir de 15h45.

Gaudiano détrônait (au sens propre puisque lors des épreuves importantes des Longines Masters, les trois premiers cavaliers au provisoire trônent sur la scène dans trois fauteuils imposants), le vainqueur de la veille, le Champion olympique Philippe Rozier et Cristallo A LM qui, lui, avait été pourtant sans faute. Et le Français allait devoir descendre encore d’un siège après le passage de Steve Guerdat, qui a dû également courir après le temps suite à une faute qu’Evita ne put éviter. Les efforts de la jument et du n°1 mondial Suisse n’ont pas été suffisants, mais n’ont pas été vains non plus puisque le couple accrochait la seconde place. Pour le plus grand bonheur d’un dense public qui avait garni ce soir tribunes et bords de pistes.

Un spectacle qui a ravi également Matthieu Baumgartner, vice-président Marketing du partenaire-titre : « C’était une magnifique épreuve, du très beau sport dans un cadre exceptionnel dans lequel cette compétition a été magnifiquement intégrée, avec cette vue sur le lac et les montagnes au loin. J’ai pris beaucoup de plaisir comme visiblement tous ces spectateurs. On sentait que la tribune était parcourue de frissons tout au long de ce Longines Speed Challenge et on espère une longue vie à ce Longines Masters de Lausanne ». Visiblement, les Longines Masters ont séduit Lausanne !

Le Suisse Bryan Balsiger en maître au Longines Masters de Lausanne

Le difficile Masters One – Prix du Canton de Vaud n’a connu que six sans-faute sur son parcours initial, et parmi ces six barragistes, trois sont membres du Riders Lab. Ce concept proposé par EEM est l’opportunité pour de jeunes cavaliers prometteurs, âgés de moins de 25 ans, de pouvoir concourir sur la série internationale des Longines Masters. Et à la fin, c’est Bryan Balsiger qui remporte ce barrage en main de maître, en selle sur Dubai du Bois Pinchet.

Depuis le début du Longines Masters de Lausanne, Bryan Balsiger enchaîne les performances face au Lac Léman et aux meilleurs cavaliers du monde. Cinquième dans l’épreuve d’ouverture du Masters One jeudi avec Ak’s Courage, quatrième dans le Trophée de la Ville de Lausanne hier une nouvelle fois avec sa jument grise, Bryan a aujourd’hui accroché une belle victoire dans le Prix du Canton de Vaud avec Dubai du Bois Pinchet. « Cette victoire aujourd’hui représente beaucoup pour moi. Entre la victoire dans la Coupe des Nations de La Baule, un classement à St Gall il y a deux semaines, et maintenant cette victoire à Lausanne, je ne réalise pas encore tout ce qu’il m’arrive. C’est vraiment magnifique », se réjouissait le jeune Neuchâtelois qui ira représenter la Suisse au réputé CHIO d’Aix-la-Chapelle le mois prochain. « Je n’ai pas emmené Clouzot de Lassus, qui est mon cheval de tête, ici à Lausanne, je compte sur Ak’s Courage et Dubai du Bois Pinchet ce week-end, et, jusqu’ici, elles ont très bien fait leur travail ! Courage enchaîne les belles performances depuis jeudi, et courra encore le Grand Prix demain. Avec Dubai, on doit encore un peu apprendre à se connaître, ce sont nos premières épreuves à ce niveau-là. Je la monte depuis le début de l’année, je n’ai donc pas encore trouvé tous les boutons, mais elle est très rapide et a d’excellentes qualités à l’obstacle. Je pense avoir de très belles années à venir avec mon piquet de chevaux. Je rêve d’aller un jour aux Jeux Olympiques, et pour cela, il faut travailler étape par étape, et je prendrais le temps qu’il faut pour y arriver. »

L’opportunité de concourir sur la série des Longines Masters, Bryan voit cela comme un véritable tremplin pour les jeunes cavaliers. « Je pense qu’un concept comme le Riders Lab est important pour tous les jeunes cavaliers comme moi. Cela nous permet d’avoir la chance de monter sur de magnifiques concours, comme ici à Lausanne, c’est quelque chose de fantastique. Ce Longines Masters de Lausanne est un concours exceptionnel. J’ai de plus la chance que cela se situe tout près de chez moi. Mes juments sont en super forme et pour le moment on a obtenu de très beaux classements », conclut-il. On le voit, ce concept du Riders Lab porte ses fruits et les jeunes cavaliers les plus talentueux savent profiter de cette chance pour faire la place au plus haut niveau international. Et Bryan Balsiger devrait continuer à faire parler de lui d’ici à la fin de ce Longines Masters de Lausanne.

Un God Save the Queen pour la Masters Power de Lausanne

S’il n’y a que deux cavalières britanniques engagées sur le Longines Masters de Lausanne, une d’entre elle s’est bel et bien démarquée dans ce spectaculaire exercice de saut en hauteur : la Masters Power.

Laura Renwick a donc été la seule cavalière à avoir franchi 2,01m sans pénalité. Les cavaliers britanniques sont souvent très à l’aise sur les épreuves de puissance, et Laura a montré toute l’étendue de son expérience et de la force de son Top Dollar VI face au Lac Léman.

« Je suis ravie ! J’étais assez confiante, j’ai fait plusieurs épreuves des six barres avec ce cheval, et je sais que mon cheval est très puissant. J’espérais être performante dans cette épreuve, et c’est mission accomplie ! Top Dollar peut être un peu difficile à monter, mais dans une ligne, il connait son travail. Je ne l’ai pas trop préparé à la maison pour cette épreuve, c’est le genre de cheval qui, moins il en fait, mieux il est : il préfère garder son énergie pour la piste. Je savais qu’il était capable de sauter plus de deux mètres, et il nous l’a bien démontré aujourd’hui ! » Et comment !

Trophée de la Ville de Lausanne Une si belle histoire de famille

En 1976, à Bromont, Marcel Rozier remportait la médaille d’or des Jeux olympiques de Montréal. Quarante ans plus tard exactement, son fils Philippe décrochait à son tour une médaille du même métal à Rio. Vendredi soir, au Longines Masters de Lausanne, devant les hauts représentants des institutions sportives et de la Ville de Lausanne, dont Grégoire Junod, Syndic de la Ville, Thomas Bach, Président du CIO et Ingmar de Vos Président de la FEI, les deux fils de Marcel, Philippe et Thierry réalisaient un fabuleux et rare doublé. Les Rozier et l’olympisme, c’est décidément une belle histoire d’amour.

Un duel assez inédit entre les deux frères où l’ainé a finalement eu le dessus : « C’est une victoire très spéciale pour moi, car Rahotep de Toscane revient d’un an et demi compliqué suite à une blessure, c’est le premier cinq étoiles auquel il participe depuis 2017. De plus, nous sommes le dernier couple victorieux des Jeux Olympiques de Rio de 2016 à toujours concourir ensemble, c’est très important pour moi. L’histoire est belle, le scénario est parfait. C’est la première fois que nous nous retrouvons tous les deux, Thierry et moi, sur les plus hautes marches d’un podium de cinq étoiles, voire même d’un concours international tout court ! Je suis très content de partager ce podium avec lui ! » Thierry n’était pas moins heureux, évidemment : « Je suis ravi. Philippe a gagné du temps sur le milieu du barrage, dans la courbe très serrée entre le vertical et l’oxer. Ça se joue à très peu, et je suis vraiment ravi pour lui, c’est un très beau retour pour Rahotep et lui. Je suis très content de partager le podium avec Philippe, on préfère bien évidemment garder ça en famille, en plus sur les deux plus belles marches ! (rires) Vénézia d’Écaussines(élevée par Christophe Ameeuw le président et fondateur de ces Longines Masters – Ndlr) va très bien, je fais très attention à la garder en bonne condition car c’est ma seule jument de tête. Je n’étais pas sûr de courir le barrage, et puis, finalement, je me suis laissé tenter, c’était une bonne idée de l’avoir fait, elle a très bien sauté ! » Et la conclusion ne pouvait pas être plus belle.

Thomas Bach a savouré ce spectacle offert par les deux frères Rozier : « C’était du beau sport, dans une belle atmosphère que la pluie n’a pas gâchée. J’ai pris du plaisir devant un événement sportif extraordinaire avec cette vue magique sur le Lac Léman. Cette victoire d’un Champion olympique dans cette ville est quelque chose de fortement symbolique et d’ailleurs le sujet de conversation que j’ai eu avec Philippe lors de la remise des prix était Tokyo où l’on s’est donné rendez-vous dans treize mois espère-t-il ».

Cette épreuve portait le nom de la Ville de Lausanne où se tient cette première édition du Longines Masters suisse, Grégoire Junod découvrait ce soir les sports équestres : « C’était un très beau spectacle, une belle organisation et une bonne ambiance, c’était magnifique. C’est une discipline que je ne connaissais pas et j’étais ravi de découvrir cela ce soir, c’est très beau. On comprend que c’est une histoire de complicité entre un homme et un cheval et c’est très impressionnant ».

Après une telle soirée, le cheval et les sports équestres ont donc marqué un point important face à un tel parterre et pour ceux qui se demandent encore si l’équitation aura toujours sa place dans le programme olympique, le président Thomas Bach s’est montré particulièrement rassurant : « Ce soir beaucoup de membres du CIO étaient présents et ils ont apprécié ce sport équestre, et je dois dire que la FEI, sous la présidence de mon ami, le président Ingmar De Vos,  a fait de grands progrès pour moderniser les sports équestres. Vous pouvez vous détendre et vous réjouir : il y aura bien toujours des épreuves équestres dans cinq ans à Paris… dans un autre lieu magnifique, il me semble » !

Premiers podiums au Longines Masters de Lausanne

Cadre enchanteur, site spectaculaire, lieu magique… les cavaliers ne tarissent pas d’éloges pour décrire le décor du premier Longines Masters de Lausanne. Celle qui restera à jamais la toute première cavalière victorieuse du Longines Masters vaudois, l’Américaine Caroline Ratignan (Masters Three – 1,15m) n’en revenait pas : « L’endroit est incroyable, nous sommes entre le lac et les montagnes, le paysage est époustouflant ». 

C’était d’ailleurs la toute première fois que la cavalière américaine faisait le grand saut par-dessus l’Atlantique et qu’elle découvrait la compétition sur le sol européen : « C’est vraiment fou d’avoir fait tout ce chemin depuis les Etats-Unis pour venir à Lausanne, et en plus de prendre la première et la seconde place de cette épreuve d’ouverture. Ma mère m’a encouragée à faire ce voyage, ce que je ne regrette pas le moins du monde ». Voilà qui donne en tout cas une première impression plus que positive de la compétition de haut niveau en Europe pour Caroline ! Et ensuite, deux autres cavalières américaines ont triomphé aujourd’hui place Bellerive : la toute jeune Ella Bikoff qui, du haut de ses 14 ans, remportait le Masters Three à 1,20m et l’internationale Katie Dinan dans le Masters Two à 1,30m. Dans la seconde épreuve du Masters Two, à 1,40m, une autre femme encore s’imposait, une Espagnole cette fois-ci, Patricia Segura, qui elle aussi, s’extasiait sur le cadre : « Je vis en Suisse et c’est donc magique pour moi, déjà de concourir ici dans ce paysage sublime, mais encore plus de gagner ! C’est somptueux ! »

L’unique épreuve du Masters One de la journée rassemblait les quatre-vingt-six chevaux engagés ce week-end par les cavaliers « cinq étoiles ». Parmi eux, vingt-et-un réalisaient le parcours sans faute, sur cette piste qui pouvait impressionner certains chevaux par sa configuration. C’est un abonné des podiums internationaux qui s’est emparé de la victoire de la première épreuve du Masters One à 1,45m, Emanuele Gaudiano. « Carlotta est vraiment une jument très rapide, elle a remporté plus de soixante épreuves internationales ! C’est une piste très particulière, très belle avec le lac Léman juste à côté, mais cela ne l’a pas fait sourciller, elle a très bien sauté. Elle a vraiment un mental de gagnant, elle est chaude, pleine de sang, c’est une battante. » L’Italien fut redoutable avec son chronomètre de 55,30 secondes, battant de près de deux secondes le jeune français Edward Levy, en selle sur sa fidèle Starlette de la Roque. Une autre cavalière américaine, Kirsten Vanderveen, complète le podium avec Bull Run’s Faustino de Tili, dans un temps de 57,47 secondes. Le meilleur résultat suisse est signé du plus jeune d’entre eux, Bryan Balsiger, cinquième avec AK’s Courage : avec Edward Levy, ce sont ainsi deux prodiges du ‘‘Riders Lab’’ (les cavaliers âgés de moins de 25 ans invités à cet événement) que l’on retrouve dans le Top 5 de l’épreuve principale de la journée.

Ajouté à cet enthousiasme pour le lieu exprimé avec emphase par les cavaliers, la sensation de bien-être est partout palpable sur ce site : des stands aux écuries, de l’espace culturel jusqu’au bord de la piste de compétition où quelques baigneurs n’ont pas hésité à sortir de l’eau pour admirer les chevaux, tout étonnés de voir ce spectacle si près d’eux. Au-delà du décor naturel, on retrouve l’empreinte unique des Longines Masters et la signature de EEM pour mettre en exergue ce magnifique sport et offrir à tous une expérience inoubliable. Un moment d’exception qui sera chaque jour de plus en plus en plus fort avec demain, le Trophée de la Ville de Lausanne sous les yeux des membres du Comité olympique et de leur président Thomas Bach. Pour le public, ce spectacle inhabituel sur les rives du lac Léman est gratuit.

Les temps forts des prochains jours :
• La soirée « Sport & Fête de la Musique » de vendredi soir : après les Masters One Ville de Lausanne, la démonstration de voltige par la compagnie Noroc et le spectacle équestre de Santi Serra, place à l’Afterparty avec Henri PFR. Ambiance garantie !

• De nombreuses séances de dédicaces des meilleurs cavaliers mondiaux auront lieu du vendredi au dimanche au sein de la boutique officielle des Longines Masters.

• La Masters Power de samedi, sensationnelle épreuve de saut en hauteur dans laquelle les cavaliers tenteront de franchir des obstacles toujours plus hauts… Jusqu’à dépasser les 2 mètres ? Tout est possible dans cette épreuve à grand spectacle. La reconnaissance de cette épreuve est ouverte au public, le moment parfait pour découvrir la piste et d’évaluer les difficultés de cette compétition.

• Samedi soir, la session est placée sous le signe de la vitesse avec l’incontournable Longines Speed Challenge, dont la victoire s’offrira au plus rapide. Un rendez-vous palpitant plébiscité par le public.

• Le point d’orgue de la compétition sera, bien sûr, le Longines Grand Prix de Lausanne de dimanche. Tous les athlètes rêvent d’inscrire leur nom au palmarès de cette épreuve courue en deux manches et dotée de 300 000 euros, qui exige une entente parfaite entre l’athlète et son cheval.

Les meilleurs cavaliers du monde et la jeune génération se donnent rendez-vous au Longines Masters de Lausanne !

Après Paris, Hong Kong et New York, la Série des Longines Masters – prestigieux circuit de saut d’obstacles 5* – le plus haut niveau mondial, prend ses quartiers d’été du 20 au 23 juin prochain, sur les superbes rives du Lac Léman.

Découvrez dès à présent le programme de ce nouveau rendez-vous incontournable du calendrier réunissant le meilleur du sport, spectacles équestres, musique, art, gastronomie, shopping et activités pour toute la famille !

En cette veille d’évènement, 250 des meilleurs chevaux de saut d’obstacles venus du monde entier, sont attendus Place Bellerive pour cette première édition du Longines Masters de Lausanne. Le coup d’envoi sera donné demain à 9 heures, sur la piste au panorama idyllique. Au programme, quatre jours de compétitions spectaculaires et une multitude d’activités qui séduiront aussi bien les connaisseurs des sports équestres que les curieux, qui pourront profiter de l’accès libre au Village Prestige.

Un programme sportif à couper le souffle

La Séries des Longines Masters est un concept unique réunissant : épreuves sportives, gastronomie, shopping, spectacles et activités pour toute la famille !
Les temps forts des prochains jours :
• « Sport & Fête de la Musique » vendredi soir : l’épreuve phare de la soirée le Trophée de la Ville de Lausanne sera suivi d’une démonstration de voltige et d’un spectacle équestre de l’artiste espagnol Santi Serra.  Pour finir place à au célèbre DJ Henri PFR pour une fête de la musique en bord de piste
• Saut en hauteur avec la Masters Power de samedi. Sensationnelle épreuve dans laquelle les cavaliers tenteront de franchir des obstacles toujours plus hauts… Jusqu’à dépasser les 2 mètres ? Tout est possible dans cette épreuve à grand spectacle, pour laquelle la reconnaissance de la piste est ouverte au public.
• Samedi soir, la session est placée sous le signe de la vitesse avec l’emblématique Longines Speed Challenge, dont la victoire s’offrira au plus rapide. Un rendez-vous palpitant plébiscité par le public.
• Le point d’orgue de la compétition sera le Longines Grand Prix de Lausanne de dimanche. Tous les athlètes rêvent d’inscrire leur nom au palmarès de cette épreuve courue sur une manche et un barrage et dotée de 300 000 euros, qui exige une entente parfaite entre l’athlète et son cheval.

Village Prestige, entre saveurs et culture

Dans un cadre enchanteur, les boutiques éphémères se sont installées. Opatra London fait partie des nombreux exposants qui vous accueillent tout au long de cet événement. Les sculptures de Catherine Thiry, les DJs et live bands animeront le Village Prestige et garantiront à chacun de profiter d’instants privilégiés. Les plus jeunes visiteurs ne seront pas en reste avec le Kids Corner et ses animations ludiques tout au long du week-end.
L’étape Suisse des Longines Masters sera l’occasion de souligner une fois encore la volonté des organisateurs de cette série d’allier culture équestre et art de vivre. Un choix qui sonne comme une évidence dans cette région où la passion du sport va de pair avec celle de l’hospitalité : sur les bords du Lac Léman, les vignobles sont rois tandis que l’offre gastronomique n’a rien à envier aux capitales européennes.

Une fête de la musique inoubliable

Après avoir enflammé toutes les after-parties de la saison IV des Longines Masters de Paris, New York et Hong Kong, Henri PFR, DJ officiel de Tomorrowland, sera évidemment présent pour « mettre le feu » à Lausanne, et ce pour une date incontournable : celle de la fête de la musique le vendredi 21 juin prochain. Prodige Belge et invité de marque, Henri PFR vous fera vivre une soirée des plus festives dans le Village Prestige, gratuit et ouvert à tous !

21 nations représentées

Ce sont plus d’une centaine de cavaliers qui sont prêts à en découdre dans les trois catégories des Longines Masters de Lausanne. L’actuel numéro un mondial et récent vainqueur de la finale de la Coupe du monde Longines FEI, le Jurassien Steve Guerdat fera partie des sportifs engagés. De nombreux autres champions de la discipline comme le Suédois Henrik von Eckermann, la Française Pénélope Leprévost, l’Italien Emanuele Gaudiano ou encore l’Américain Quentin Judge nous promettent du grand sport !

La jeune génération à l’honneur 

Une large place sera également réservée aux stars de demain grâce au « Riders Lab ». Véritable moteur sur la scène équestre internationale, le souhait d’EEM est de mettre en avant le saut d’obstacles, mais aussi de participer à la création de nouvelles icônes pour la jeune génération de passionnés d’équitation. EEM a donc créé son « Riders Lab » pour soutenir, former et permettre aux meilleurs des jeunes cavaliers de concourir sur les plus belles compétitions.A Lausanne, une sélection de jeunes talents a été invitée à participer au Longines Masters aux côtés des meilleurs cavaliers et chevaux de la planète. Le Suisse Bryan Balsinger, les Français Edward Levy, Alexandra Paillot et Agathe Vacher, l’Italien Filippo Marco Bologni, les Belges Pieter Clemens et Arnaud Doem, l’Allemand Marcel Marschall, le néerlandais Jurre Van Bommel et enfin la Japonaise Hikari Yoshizawa porteront tous l’étendard de ce « Riders Lab » sur le Masters One.

Dès demain, les choses sérieuses commencent : cinq épreuves permettront aux athlètes et à leurs montures de se familiariser avec la belle piste en sable lausannoise.

Longines Masters et Fédération équestre suisse, même combat : promouvoir la relève…

Charles Trolliet est président de la Fédération Suisse des Sports Équestre depuis 2009. Un homme heureux somme toute puisque sous son mandat, la Suisse a accumulé huit titres ou médailles dans les quatre grands championnats internationaux. Même si cinq, dont quatre en or, sont dues au seul Steve Guerdat à titre individuel ! Mais cet ancien vétérinaire équin et sa fédération ne sont pas du genre à se reposer sur ces lauriers : détecter et promouvoir les jeunes talents est un souci permanent à la FSSE. Cela tombe bien, EEM et notamment son Riders Lab vont offrir l’opportunité aux jeunes talents suisses de se mettre en avant dans le prodigieux cadre du Longines Masters de Lausanne à partir de jeudi !

Un nouveau concours s’installe à Lausanne, une étape de la prestigieuse série des Longines Masters : que signifie l’arrivée d’un tel événement dans le calendrier international suisse pour votre Fédération ?
Charles Trolliet : Nous sommes très heureux d’avoir de très grands événements sportifs, notamment de saut d’obstacles, en Suisse. Certains font partie de notre patrimoine équestre ; nous avons malheureusement perdu Zurich après trente ans d’existence, mais nous avons quand même Genève et Bâle côté indoor, et en extérieur Saint-Gall, Ascona, Crans Montana… Comme je suis un enfant de Lausanne, je suis content à double-titre de voir un nouveau concours de cette importance dans ma ville.

Le concept des Longines Masters propose beaucoup d’originalités, parmi celles-ci, ouvrir sa piste aux jeunes talents : avez-vous déjà repéré, parmi les jeunes cavaliers suisses, les futurs successeurs de Steve Guerdat et Pius Schwizer ? Les verrons-nous à Lausanne ? 
Charles Trolliet : EEM encourage les jeunes cavaliers et nous a ouvert ses portes et nous allons saisir cette opportunité. Cependant, nous n’avons pas envie de mettre ni Steve, ni Pius à la retraite pour l’instant ! Mais effectivement, nous avons une très belle jeune génération avec des cavaliers comme Bryan Balsinger, qui fait déjà partie de notre élite (qui participera aux Masters One dans le cadre du Riders Lab – ndlr), Yannick Jorand ou Mathilde Cruchet que l’on verra également, entre autres, à Lausanne cette semaine.

Comment expliquez-vous les immenses et réguliers succès du saut d’obstacles suisse, rarement en dehors des podiums, quel que soit le championnat – J.O., JEM, Championnat d’Europe ou Coupe du monde – la Suisse étant une petite nation sur le plan géographique et démographique et n’étant pas non plus un grand pays d’élevage, comparé à la France, l’Irlande et l’Europe du nord ?
Charles Trolliet : C’est un peu gênant de répondre à ce beau constat, mais je suis évidemment heureux de prendre acte ces succès. Nous avons une belle tradition équestre en Suisse. Longtemps, notre dressage a été sur le devant de la scène et actuellement nous œuvrons à recoller au peloton de tête, mais c’est un long travail. Et depuis un certain temps maintenant, nous accumulons effectivement de très bons résultats en saut d’obstacles, sans doute aussi parce que nous avons la chance d’avoir bon nombre de propriétaires enclins à laisser leurs très bons chevaux à la disposition de nos cavaliers. Et même si nous ne sommes pas un grand pays d’élevage, il y a une forte tradition équestre dans notre pays, il y a beaucoup d’événements sportifs, tous niveaux confondus, qui sont organisés de façon pérenne en Suisse. Il y a un fort attrait pour le l’équitation et le saut d’obstacles en particulier. Si, au point de vue population cavalière et d’activité équestre, par rapport à la France, nous avons un ratio d’environ un à dix, nous sommes plus proche d’un ratio de un à un en terme de résultats en saut d’obstacles. Nous en sommes très satisfaits, mais cela ne doit pas empêcher que nous devons rester très actifs et vigilants en matière de détection de jeunes talents, de les faire évoluer : un travail que gère parfaitement le chef d’équipe élite Andy Kistler qui essaye toujours d’intégrer autant que possible des cavaliers de relève dans des équipes de Coupes des Nations pour renforcer leur expérience. L’exemple le plus récent et assez emblématique est la sélection du U25 Bryan Balsinger dans l’équipe suisse qui sera envoyée au CHIO d’Aix-la-Chapelle, trois semaines après Lausanne.

LE FLEURON DES CAVALIERS MONDIAUX SE LIVRERA BATAILLE FACE A LA DAME DE FER !

Participer à une compétition au pied de la Tour Eiffel est le rêve de nombreux cavaliers à travers le monde. Le Longines Paris Eiffel Jumping, prestigieuse étape du circuit du Longines Global Champions Tour et de la Global Champions League rassemblera une cinquantaine de cavaliers venant de dix-neuf nations différentes du 5 au 7 juillet 2019.

Dans ce cadre emblématique, du Champ de Mars, les cavaliers français auront à cœur de donner le meilleur d’eux-mêmes devant leur public. L’équipe médaillée d’or aux Jeux olympiques de Rio 2016 sera présente : Kevin Staut, Roger-Yves Bost, Pénélope Leprévost et Philippe Rozier, mais également Julien Epaillard, vainqueur du Longines Global Champions Tour Grand Prix de Paris en 2017, Simon Delestre, Olivier Robert, le jeune Edward Levy, qui s’impose de plus en plus sur le circuit international, ou encore Sadri Fegaier faisant ses armes à ce niveau de compétition.

L’Europe sera magnifiquement représentée lors de cette étape parisienne. Les Belges seront en force, avec notamment deux cavaliers qui sont sur le podium du classement du Longines Global Champions Tour : Pieter Devos à la seconde place (vainqueur de l’étape de Miami) et Niels Bruynseels (victorieux de l’étape de Cannes). Ils seront accompagnés par Olivier Philippaerts, Céline Schoonbroodt et Cindy Van Der Straten. Leurs voisins néerlandais ne seront pas en reste avec la présence des vice-champions olympiques par équipe de Londres Marc Houtzager et Maikel Van Der Vleuten. D’Outre-Rhin, Daniel Deusser, actuellement en tête du classement du circuit, viendra en découdre, alors qu’Outre-Manche, Scott Brash, Michael Whitaker et Emily Moffit représenteront le Royaume-Uni et Cian O’Connor, Darragh Kenny, Shane Breen, Michael Duffy et Michael G Duffy l’Irlande. Côté scandinave : Henrik Von Eckermann (vice-champion du monde et d’Europe par équipe en titre), Malin Baryard-Johnsson (vice-championne du monde par équipe en titre et vice-championne olympique par équipe à Athènes) et Peder Fredricson (vainqueur de l’étape de Stockholm, champion d’Europe en titre et vice-champion olympique à Rio en individuel) seront accompagnés par la jeune Evelina Tovek, âgée de seulement vingt-cinq ans. Alberto Zorzi et Emmanuele Gaudiano défendront le drapeau italien. Martin Fuchs, le vice-champion du monde individuel en titre, sera le seul représentant Suisse, tout comme Athina Onassis pour la Grèce.

Les Européens ne seront pas les seuls à défendre leurs couleurs sur le LGCT-LPEJ, les amazones américaines Laura Kraut, Margie Goldstein-Engle, Georgina Bloomberg et Jessica Springsteentraverseront l’Atlantique pour rejoindre la ville lumière.  La fidèle australienne, Edwina Tops-Alexandersera au rendez-vous, tout comme le Qatari Bassem Mohammed. Les Egyptiens seront également du voyage : si Sameh El Dahan ne viendra pas remettre son titre en jeu cette année, ses compatriotes Abdel Said et Nayel Nassar comptent bien réitérer son exploit de l’an passé dans le Grand Prix !