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Longines Grand Prix de Paris : Edwina The First !

La deuxième reine du Longines Masters est Australienne. Si Edwina Tops Alexander n’est « que » la seconde femme, après Pénélope Leprévost en 2011, à remporter le Longines Grand Prix de Paris – et même de l’ensemble des Grands Prix de la série des Longines Masters – elle est la première Australienne et première non-européenne à triompher dans l’épreuve parisienne. Edwina The First, queen of Paris !

Aux Longines Masters, les choses se passent différemment. Par exemple, cette présentation des quarante-trois cavaliers qui allaient participer à ce Grand Prix du 10ème anniversaire : une « brochette » unique et bigarrée absolument impressionnante. Les acteurs du Longines Grand Prix étaient alignés sur la gigantesque scène comme au théâtre. Et la pièce qu’ils allaient jouer allait s’avérer particulièrement prenante et riche en émotions. Le metteur en scène, Frank Rothenberger, avait proposé une première manche plutôt difficile, « mais un vrai beau parcours, bien dessiné, du grand travail » assurait l’Australienne. Ce parcours allait livrer son lot de bonnes surprises et notamment la révélation et la mise en avant des cavaliers de la génération montante comme l’Américain Spencer Smith (Theodore Manciais), le Français Edward Levy (Sirius Black), tous deux sans faute, mais également Félicie Bertrand malgré ce petit quatre points de Sultane des Ibis. Cinquième, sixième et dixième places au final pour cette jeune génération : Christophe Ameeuw le répète, l’un des desseins de ses événements est de booster la carrière des jeunes talents. Mission accomplie sur ce Longines Grand Prix de Paris ! Autre bonne surprise – mais en est-ce encore une ? – le sans-faute de Thierry Rozier et Venezia d’Ecaussines (quatrième et meilleur Français au final). Comme quoi, un Rozier peut en cacher un autre !
 
Il y eût également quelques mauvaises surprises comme l’absence des têtes d’affiche françaises au barrage, Kevin Staut, Patrice Delaveau, Pénélope Leprévost ou Simon, Delestre, mais également celle de l’Américain McLain Ward, malgré une somptueuse Clinta, auteur d’une petite maladresse de ses antérieurs sur un oxer. Finie l’aventure du Grand Slam indoor of Showjumping pour le Newyorkais !
En revanche, elle commence pour l’Australienne Edwina Alexander, la plus rapide des trois sans-faute avec California, même si elle a craint un instant ne pas être assez rapide pour battre l’Italien Alberto Zorzi et Contanga, qui finalement allaient s’incliner pour 36 centièmes : « Je pensais que cela pourrait être juste pour battre Alberto Zorzi qui passait après, avouait Edwina. J’aurais pris plus de risques s’il y avait eu plus de concurrents encore à venir derrière ». Dans ce match, l’Irlandais Denis Lynch s’est senti un peu hors-jeu, à près de trois secondes derrière les deux premiers : « Ce n’était pas une tactique, j’ai vraiment essayé d’aller vite, mais The Sinner m’a échappé. Je ne pouvais pas vraiment faire autre chose que tenter de le recomposer pour finir proprement. Avec mes cinquante secondes (47.03 exactement, ndlr), je savais que je ne risquais pas de gagner, mais je suis ravi de mon cheval et de sa progression. Je suis vraiment heureux de terminer dans les trois meilleurs, particulièrement ici, à Paris, devant ce public
 
Bref un dénouement en apothéose pour cette édition du dixième anniversaire : « Cela fait dix ans que je viens à Paris et j’ai vu ce Longines Masters s’améliorer sans cesse au fil des années. C’est devenu un événement tendance et lifestyle, et c’est vraiment un endroit où tout le monde veut venir à cette période de l’année. L’ambiance est réellement incroyable. Je sais qu’il y a de nombreuses personnes qui travaillent en coulisse et je leur tire mon chapeau, avec également une mention spéciale pour le public, les cavaliers, les chevaux et les sponsors. Le public, particulièrement, que l’on sent derrière nous, quelle que soit la nationalité du cavalier ! » Un hommage signé Edwina Alexander qui n’était pas pour déplaire à Christophe Ameeuw qui, de son côté, soulignait : « Nous venons donc de terminer la dixième édition du Longines Masters de Paris. De nombreux cavaliers nous sont fidèles depuis la première édition. C’est un véritable moment d’émotions pour nous, pendant toute la semaine nous avons vécu beaucoup de grands moments qui nous laisserons encore de nombreux souvenirs. Cela n’a pas toujours été facile, mais l’émotion, la beauté du sport et la passion nous font avancer. La beauté de ce Longines Masters de Paris, c’est son public, mais aussi la qualité de ses partenaires, ainsi que ce plateau de cavaliers incroyables. Nous cherchons à nous améliorer à chaque édition. Ce que vous avez vu aujourd’hui, c’est le résultat de dix éditions, et c’est un grand cru. Cela a été un véritable challenge, et nous l’avons remporté malgré des hauts et des bas. Cette passion est extraordinaire, elle arrive à créer cette atmosphère et rien ne peut la perturber ». 
 
Un discours plein de bonnes vitamines pour attaquer la deuxième décennie de cette magique saga des Longines Masters de Paris. Et pour patienter, rendez-vous à Hong Kong du 15 au 17 2019 février pour la seconde étape de la Saison IV des Longines Masters.

Riders Masters Cup : Et un, et deux, et trois-zéro !

Au terme d’un match plus serré que le score ne le laisse supposer et dans une ambiance juste incroyable avec une mise en scène digne du superbowl, les Riders Europe ont remporté leur troisième Riders Masters Cup en trois éditions. Quel spectacle !
 
Discours d’introduction par un ancien champion olympique de légende, Pierre Durand, parrain de cette Riders Masters Cup, une grandiose présentation des équipes, un hymne chanté par un impressionnant ténor pour les USA, gratté à la guitare électrique style Jimmy Hendrix pour l’Europe, une salle surchauffée – olas et clappings islandais – tous les ingrédients d’un décor de grand événement sportif étaient là. Restait à savoir ce que le sport en lui-même allait nous proposer…  et le sport n’a pas déçu.
 
Domination des Riders Europe en première mi-temps avec quatre victoires, mais les Riders USA ont pu conserver une petite chance grâce à la victoire de Jessica Springsteen sur le plus jeune des Riders Europe, Harry Charles (45-30).
 
La composition des duels allait être modifiée pour la seconde manche : une sorte de poker menteur entre les deux chefs d’équipe, Robert Ridland et Philippe Guerdat (« Les Américains ont essayé de nous embrouiller en changeant au dernier moment l’ordre de départ que nous avions décidé au début », révélait l’entraineur des Riders Europe !). Le coach européen avait pourtant le premier choix et décida d’opposer, dans le premier duel, le Champion du monde 2014, Maikel van der Vleuten, à la Championne du monde 2018, Laura Kraut. Avance de 16 petites centièmes de seconde pour cette dernière permettant à son équipe de remonter à 50 points contre 55 pour l’Europe. Le deuxième duel, celui des « U25 », allait même donner l’avantage aux Etats-Unis (70-65) après la victoire de Lucas Porter sur Harry Charles, battu de 10 centièmes ! Les choses semblaient alors se compliquer pour les Riders Europe. Mais Eduardo Alvarez Aznar et Edward Lewy (pour à nouveau 16 centièmes sur Jessica Springsteen) devaient donner un avantage décisif aux Bleus d’Europe (105 à 90). Il suffisait seulement à Daniel Deusser de boucler son parcours sans pénalité pour donner cette troisième victoire consécutive aux Riders Europe. Une formalité : « C’était fun », déclarait le coach européen visiblement réjoui, « car cela s’est un peu tendu après notre deuxième duel perdu pour un dixième de seconde ; ils sont alors repassés devant nous. Ils se sont bien battus. Mais cela s’est bien terminé et c’était touchant de voir notre « U25 », Harry Charles tellement déçu parce qu’il avait perdu ses deux duels. Je lui ai expliqué qu’ainsi va le sport et que c’est de cette façon que l’on avance. C’est en tout cas très formateur pour ces jeunes lancés dans le grand bain d’une compétition par équipe ».  
 
Avant cette troisième rencontre, Guerdat avait annoncé ‘jamais deux sans trois’. Ça, c’est fait ! Rendez-vous donc pour la quatrième édition à New-York le 27 avril prochain.

LONGINES SPEED CHALLENGE : Un triplé français dans une salle en feu

Première « épreuve-événement » de cette dixième édition du Longines Masters, le Longines Speed Challenge, a été à la hauteur de sa réputation. Le public parisien également : c’est dans un brouhaha d’encouragements indescriptibles et une nuée de drapeaux tricolores que Kevin Staut remporte pour la troisième fois* l’épreuve la plus rapide du monde !

Les vingt-huit cavaliers au départ découvraient le parcours de la Saison IV que leur proposait le chef d’équipe allemand, Frank Rothenberger. Un tracé qu’ils retrouveront à Hong-Kong, en février, puis à New York en avril. Un parcours difficile qui a enflammé spectateurs et cavaliers et cavaliers-spectateurs qui, bien que ne prenant pas part à l’épreuve, adorent la suivre depuis les tribunes. Le Longines Speed Challenge est un véritable championnat du monde de vitesse où les fautes aux obstacles sont très peu pénalisées en secondes : deux au lieu de quatre habituellement. Ce qui donne une chance à celui qui aurait été négligeant, laissant trainer par exemple un petit postérieur en route, de se rattraper par la vitesse. D’ailleurs, c’est avec une barre que Julien Epaillard l’avait remporté l’an dernier avec Cristallo A LM et ce soir, il est passé tout près du doublé malgré – encore une fois – une faute de Safari d’Auge dans le second double. « Le parcours m’a paru très très long, soufflait Epaillard. Il s’agissait de garder les forces de mon cheval jusqu’au bout, mais le public m’a donné des ailes ».

Et puis, plus l’épreuve avançait, plus le Normand s’enfonçait confortablement dans le fauteuil de peluches du leader et ne laissait transparaitre aucune inquiétude, même au passage de Simon Delestre et Chadino qui empruntaient les mêmes trajectoires, mais avec deux seconde de plus ; le Lorrain devait se contenter du siège du challenger. Et puis le public se mit à scander des « Kevin, Kevin » annonçant le Champion olympique qui n’était pas encore en piste et qui durèrent tout au long de son parcours. « J’entendais ces ‘Kevin’ quand j’étais dans le couloir et avant de me lancer, mais une fois devant le premier obstacle, j’étais complétement focalisé sur mon tracé. Ma stratégie, arrêtée avec Philippe Guerdat était d’être prudent sur le début, puis j’ai senti que Ayade de Septon*HDC était vraiment avec moi. Elle est montée en puissance tout au long du parcours et s’est montrée généreuse jusqu’au bout, je me suis alors permis de prendre des risques » … pour battre le tenant du titre d’une poignée de dixièmes, vingt-trois exactement, grâce surtout à un parcours parfait pour le plus grand bonheur de ce public incroyable : « L’ambiance en entrant dans cette arène est exceptionnelle, même si je l’entendais moins en parcours où j’étais concentré, mais je sentais ce public qui nous poussait », ajoute Kevin Staut. Une autre dimension du sport où ce public joue le rôle d’un « troisième homme », une ambiance dont les trois cavaliers français ont su pleinement profiter ce soir !

*La première à Hong Kong en 2014, puis à Paris en 2016

Un duo de gagnants dans le Prix Hubside

La première journée de compétition du Longines Masters de Paris s’est achevée sur une épreuve au concept particulier, le Prix Hubside. Les cavaliers du Masters One (CSI5) et les cavaliers du Masters Two (CSI2) se retrouvaient sur le même parcours, mais avec un classement distinct pour les deux catégories. Le jeune Américain Spencer Smith crée à nouveau la surprise sur un terrain français en s’imposant sur le CSI5, alors que c’était la Luxembourgeoise Charlotte Bettendorf qui s’emparait de la partie 2.

Le Prix Hubside était l’épreuve phare de ce jeudi sur un parcours à 1,45m dessiné par Franck Rothenberger. Cent-neuf cavaliers, autant du Masters One que du Masters Two, se sont retrouvés sur la piste mythique du Parc des Expositions de Villepinte pour courir cette compétition contre la montre.
C’est en selle sur une jument appartenant à son entraineur Eric Lamaze, Happiness, que Spencer Smith s’est emparé de la victoire. Cela devient une habitude pour le jeune cavalier de vingt-deux ans de s’imposer devant les meilleurs cavaliers au monde lorsqu’il concourt en France. Auteur d’un parcours sans accroc, il a été le plus rapide et signe un chronomètre de 53,09 secondes. « J’adore venir en France, je crois que cela me porte chance ! Je montais une très bonne jument, je l’ai laissée s’exprimer et faire son job. C’est encore rare pour moi d’avoir des victoires à ce niveau-là. Tous mes chevaux sont en très bonne forme, la compétition s’annonce de la meilleure des façons », confie le cavalier américain. L’Irlandais Billy Twomey et son étalon Ardcolum Duke montent sur la deuxième marche du podium grâce à son temps de 53,76 secondes. Pour compléter celui-ci, ce n’est autre que la cavalière tricolore très en forme depuis le début de cette saison 2018, Félicie Bertrand, qui termine à la troisième place avec Urano de Cartigny en 56,88 secondes.
Côté Masters Two, le Luxembourg était à l’honneur grâce à Charlotte Bettendorf. Avec sa jument Raia d’Helby, qui était déjà victorieuse le week-end dernier d’une épreuve à Kronenberg, elle boucle le parcours sans aucune pénalité, et dans un temps digne d’un cavalier du Masters One : 55,77 secondes. « D’ordinaire, je préfère passer au début des épreuves, mais dans celle-ci, je passais toute dernière de la centaine de partants. D’un côté, c’était un avantage de passer à la fin, j’ai pu voir toutes les options des cavaliers, et remarquer que pour ma catégorie, je n’avais pas forcément besoin de mettre le turbo. Ma jument était vraiment parfaite, je pense avoir gagné beaucoup de temps sur mon option pour aller sur l’obstacle n°4. C’est une jument très régulière en compétition, elle a été blessée cette année et revient à son plus haut niveau depuis un mois, je suis très confiante pour le reste du week-end », ajoute la Charlotte. Le Français Jacques Hemlinger s’empare de la seconde place avec Tonic des Mets, dans un temps de 57,51 secondes. A la troisième place, nous retrouvons la Britannique Louise Saywell et Golden Wave OL, qui terminaient leur parcours avec un chronomètre de 58,99 secondes.

Insolite : Le Cheval à 2 Pattes débarque au Longines Masters de Paris
Après la dernière épreuve, le public s’est plongé dans l’univers loufoque, humoristique et très sérieux à la fois du Cheval à 2 Pattes ! Après un concours de hennissement, les équipes des « Mulets à 2 Pattes » et des « Sardines » ont séduit le public du Longines Masters de Paris avec des carrousels en musique. Tous les invités de la Rider’s Night se sont pris au jeu pour découvrir cette activité ludique !


La première manche s’est jouée à l’Ambassade des États-Unis

C’est dans le somptueux cadre de l’hôtel Talleyrand que les chefs d’équipes de la Riders Masters Cup ont dévoilé mercredi soir à la presse la composition de leurs équipes qui s’affronteront samedi prochain à partir de 20h30 à Paris-Villepinte. Une présentation suivie du tirage au sort des cinq premiers duels : cela s’annonce passionnant ! Cette troisième édition mettra en avant la jeune génération avec non pas deux cavaliers « U25 », mais quatre !

Après avoir été accueilli par Henry Wooster, chef de mission de l’ambassade des Etats-Unis., Christophe Ameeuw, CEO de EEM World et créateur de la Riders Masters Cup, a présenté les deux chefs d’équipe, Robert Ridland, pour les Riders USA et le Suisse Philippe Guerdat pour les Riders Europe. Ces derniers ont alors annoncé les noms des dix protagonistes qui s’affronteront lors de cette troisième édition de la Riders Masters Cup.

Lors de la première manche, les cinq Riders Europe affronteront les cinq Riders USA dans les cinq premiers duels (barème A au chrono) ainsi déterminés par le tirage au sort :
1- Taylor Alexander (USA) vs Eduardo Alvarez Aznar (Europe)
2- McLain Ward (USA) vs Edward Levy (Europe)
3- Jessica Springsteen (USA) vs Harry Charles (Europe)
4- Laura Kraut (USA) vs Maikel Van der Vleuten (Europe)
5- Lucas Porter (USA) vs Daniel Deusser (Europe)

Le cavalier victorieux marquera 10 points pour son équipe, le vaincu, s’il a complété son parcours, marquera 5 points. À la mi-temps, à l’issue de la première manche, les chefs d’équipes recomposeront les duels, le premier choix étant donné à celui de l’équipe provisoirement en tête. La stratégie prend une part prépondérante ici car en fonction du résultat du premier tour, il est sans doute plus intéressant de mettre tel cavalier face à tel autre, peut-être prendre le risque de sacrifier une victoire pour en assurer deux autres, les cavaliers peuvent changer de chevaux etc. Cette fois-ci, en deuxième manche (barème C à 3 secondes la barre), les vainqueurs marquent 20 points, les vaincus 10.

Un choc entre les deux grandes puissances du saut d’obstacles mondial, dix batailles pour une première victoire pour les Riders USA ou un triplé pour les Riders Europe.

Dix Champions olympiques pour les 10 ans du Longines Masters de Paris… et une pluie de jeunes talents

Dans quatre jours sera donné le coup d’envoi de l’édition du dixième anniversaire du Longines Masters de Paris. Un événement qui, depuis 2009 et la victoire du Champion du monde en titre de l’époque (le Belge Jos Lansink), a vu défiler tous les plus grands cavaliers de la décennie. Le crû 2018 n’échappera pas à la règle avec, entre autres, la participation de neuf champions olympiques dans les épreuves Masters One !

Dix médaillés d’or olympiques de cette dernière décennie, c’est un record dans un même plateau. Le Longines Masters de Paris va accueillir ceux qui écrivent la légende de notre sport : nos champions olympiques de Rio, Kevin Staut, Roger-Yves Bost, Philippe Rozier et Pénélope Leprévost, les champions par équipes de Pékin (2008), les Américains McLain Ward et Laura Kraut, les champions des Jeux de Londres, le Suisse Steve Guerdat (inoubliable individuel) et les Britanniques Ben Maher et Scott Brash (par équipe), et, last but not least, le seul Canadien médaillé d’or aux Jeux olympiques, Eric Lamaze. Dix médaillés, mais onze médailles d’or si on prend en compte le premier titre olympique de McLain Ward à Athènes en 2004 et qui a été encore médaillé d’argent aux Jeux de Rio en 2016. Et si l’on considère l’ensemble des médaillés de tous métaux, il faut ajouter les Allemands Christian Ahlmann et Daniel Deusser (deux titres en Coupe du monde également), l’Américaine Lucy Davis, le Suisse Pius Schwizer et le Néerlandais Maikel van der Vleuten (également Champion du monde en 2014). Bref quinze médaillés olympiques (mais dix-huit médailles !), soit plus du tiers de l’ensemble des cavaliers engagés pour ces noces d’étain des Longines Masters avec le public parisien ! En plus de Kevin Staut, Pénélope Leprévost, McLain Ward et des deux cavaliers allemands, avec le français Patrice Delaveau et le Belge Grégory Wathelet ; ce sont sept anciens vainqueur d’un Grand Prix de Masters qui seront au départ. Quant à Julien Epaillard, vainqueur du Longines Speed Challenge 2017, il sera également à Paris pour défendre son titre. Et ce ne sont pas les seules stars que ce fabuleux public découvrira à partir de jeudi !

La classe « jeunes »
Il découvrira surtout les jeunes talents de ce magnifique sport, des cavaliers qui ont percé cette année sur le circuit international, en partie grâce à EEM, l’organisateur de la série des Longines Masters qui a, par exemple, invité le jeune Français Edward Lewy (24 ans), à Paris l’an dernier, puis à New- York en avril. Le concept, notamment celui de la Riders Masters Cup, oblige les sélectionneurs à introduire un cavalier âgé de moins de 25 ans dans leurs équipes, le fameux « U25 ». C’est le cas d’Edward Levy, présélectionné à côté du Britannique Harry Charles (19 ans) qui n’est autre que le fils du champion olympique par équipe de 2012 Peter Charles (« C’est mon modèle, avoir un tel père me motive »).
Toujours grâce à la Riders Masters Cup, le jeune Américain Spencer Smith (22 ans) découvrira le niveau ‘cinq étoiles’, mais avec un solide bagage : cet élève d’Eric Lamaze a notamment remporté en août dernier le Grand Prix 4* de Valence. 
Plus tout à fait une « U25 », la Française Félicie Bertrand (31 ans), a littéralement explosé au haut niveau cette saison en remportant notamment la médaille d’or aux Jeux Méditerranéens (et l’argent par équipe), elle a fait ses premiers pas en CSIO 5* et participera à son premier Longines Masters avec les chevaux de l’écurie Megret que montait auparavant Pénélope Leprévost, Sultane des Ibis et Chacco Rouge. Un sacré plongeon dans le grand bain ! 
Egalement un « rookie », ou presque – il a participé à son premier ‘cinq étoiles’ une semaine après le Longines Masters de Paris l’an dernier, le Normand Alexis Deroubaix a été sélectionné pour sa première saison à ce niveau dans l’équipe tricolore pour les Jeux Equestres Mondiaux de Tryon en septembre dernier. Il en est revenu avec le meilleur classement de l’équipe de France grâce à une brillante 9ème place individuelle avec son fabuleux cheval Timon d’Aure qu’il pilote à merveille ! Un favori pour le Longines Grand Prix du dimanche. 
Jessica Springsteen, du haut de ses 27 ans, fait également partie de cette jeune génération, ceci dit, la fille du boss a désormais déjà une bonne expérience du haut niveau puisqu’elle a remporté quelques Coupes des Nations avec l’équipe des Etats-Unis.

Toujours plus jeunes : le « rider’s lab »
Les épreuves Masters Two et Masters Three regorgent encore plus de jeunes cavaliers. Parfois de bien plus jeunes. Ces épreuves, dont Christophe Ameeuw et EEM ouvrent grand les portes à ces jeunes talents, permettent à ces derniers d’évoluer dans le contexte d’une compétition ‘six étoiles’, sur des parcours construits par le même chef de piste : l’Allemand Frank Rothenberger, une des stars mondiales de cet art du design de parcours. Camille Condé-Ferreira est un peu la chef de file de cette génération « riders’ lab », elle qui a su si bien réussir cette transition de la classe poney (où elle a été championne d’Europe) à celle de « grands chevaux » avec des résultats cette année en concours internationaux deux et trois étoiles ! Cette jeune classe sera confrontée à des cavaliers plus expérimentés comme la Belge Gudrun Pattet, habituée des cinq étoiles qui vient de remporter le Grand Prix Coupe du monde d’Helsinki le mois dernier. Dans cette division, on retrouvera également Guillaume Canet qui a promis qu’il essaiera à Paris de battre son propre record de saut en hauteur (1,80m) en participant à la Lido Masters Power où les cavaliers du Masters One tenteront de battre le record parisien de 2,00m !
En Masters Three, c’est assurément les trois enfants de Nicolas Canteloup, Anouk, Jeanne et Nicholas, qui seront sous le feu des projecteurs, opposés notamment à la fille du créateur des Longines Masters, Louise Ameeuw… La transmission, une des valeurs phares des Longines Masters !

LES RIDERS USA MENÉS PAR MCLAIN WARD

Deux Champions du monde sacrés lors des derniers Jeux équestres de Tryon, une cavalière médaillée d’argent aux derniers Jeux de Rio, le vainqueur du Grand Prix 4* de Valence et des rookies talentueux, la short-list de Robert Ridland pour la troisième édition de la Riders Masters Cup a de solides arguments pour donner la réplique aux Riders Europe !

McLain Ward sera le leader incontesté des Riders USA et viendra à Paris avec une motivation particulièrement nourrie : « J’entre toujours en piste en pensant que je vais gagner, et cela s’applique à la Riders Masters Cup ! Cela ne fonctionne pas à tous les coups, mais c’est toujours mon intention. C’est une compétition de ‘faces à faces’ et il faut avant tout remporter son duel. Je vous promets que je ferai ma part et qu’ensuite, j’irai encourager mes coéquipiers pour qu’ils fassent la leur » ! Le ton est donné et le n°5 mondial sera solidement épaulé par sa partenaire de la médaille d’or de Tryon, Laura Kraut,  mais aussi Lucy Davis, membre de l’équipe médaillée d’argent des Jeux olympiques de Rio (avec McLain),Jessica Springsteen gagnante notamment de la Coupe de la Reine cet été à Barcelone, et, côté des U 25 possibles, le jeune Spencer Smith (22 ans), l’élève du Champion olympique Eric Lamaze et qui a déjà eu l’occasion de briller en France puisqu’il avait remporté l’été dernier le Grand Prix du CSI4* de Valence. Sur le banc des remplaçants, Ridland a fait appel à trois jeunes cavaliers : Taylor Alexander (24 ans),Wilton Porter (24 ans, qui vient de remporter une épreuve à 1,50 m au CSI 4* de Samorin) et Lucas Porter (21 ans et gagnant en CSI 3*).

Robert Ridland fait donc confiance à la jeunesse (Jessica Springsteen n’a que 27 ans) pour tenter de ravir le Trophée que les Riders Europe détiennent depuis la création de la Riders Masters Cup. McLain Ward prend cette épreuve très au sérieux car il sait qu’il participe là à un défi qui va prendre de l’importance au fil des années et que le public apprécie : « Je pense même que c’est déjà une grande compétition. Il suffit de regarder la qualité des cavaliers qui y participent ! Les Européens y dépêchent leurs meilleurs cavaliers. De notre côté, c’est un peu plus compliqué puisque nous ne disposerons pas d’un très grand nombre de cavaliers américains, mais les meilleurs d’entre nous seront là. C’est cela qui donne à cette épreuve une si grande importance ». Premier rendez-vous, mercredi 28 novembre à l’Ambassade des Etats-Unis pour la nomination des cinq sélectionnés définitifs de chaque équipe et le tirage au sort des cinq premiers duels, puis, le 1er décembre sur la piste pour cette palpitante compétition.

CHRISTOPHE AMEEUW S’ASSOCIE AVEC ARQANA POUR LANCER « THE AUCTION »

Fondateur et CEO des Ecuries d’Ecaussinnes et de EEM, acteur majeur de scène équestre internationale, Christophe Ameeuw a choisi de s’associer avec ARQANA, l’agence de ventes aux enchères de chevaux de course numéro un en France et parmi les leaders en Europe, pour créer un programme innovant de ventes de chevaux de sport.

Intitulé The Auction, ce programme se déclinera en deux événements pour l’année 2019.

Acte 1, The Embryo Collection

« La collection des embryons »

Pour la première fois en Asie, le 15 février 2019 dans le cadre de la Asia Horse Week et des Longines Masters de Hong Kong, une vingtaine d’embryons emblématiques des plus grands noms du Show Jumping seront mis aux enchères. La vente aura lieu en duplex avec Deauville ainsi que par internet. Les inscriptions pour cette vente sont en cours et le catalogue sera dévoilé début décembre.

Acte 2, The Winter Collection

« La collection d’hiver »

Le 11 décembre 2019, après l’étape parisienne des Longines Masters, une sélection de yearlings et de performers d’exception sera proposée à la vente à Paris lors d’un événement unique.

 

Christophe Ameeuw, Fondateur des Ecuries d’Ecaussinnes et de EEM, a commenté :

« Notre ambition commune avec The Auction est de faire évoluer le commerce de chevaux de sport dans la même direction que celle qu’a suivie ARQANA dans le secteur des chevaux de course, et avant elle son partenaire Artcurial dans le domaine de l’art. Le marché des chevaux de jumping a besoin de davantage de transparence, de professionnalisme, d’internationalisation et de modernisation. Ensemble, nous souhaitons mettre en oeuvre une approche pédagogique pour accompagner les vendeurs vers le marché public et ouvrir l’investissement dans l’univers du cheval de sport à une nouvelle clientèle, française et internationale. »

Eric Hoyeau, Président d’ARQANA, a déclaré :

« Les univers des courses et des sports équestres semblent parfois imperméables l’un à l’autre et pourtant des affinités évidentes existent, tant du point de vue du spectacle que de l’expérience propriétaire ou du commerce. La Normandie, et Deauville en particulier, se trouvent au carrefour des disciplines équestres et hippiques, et depuis quelques années les plus grandes écuries de jumping choisissent de venir s’y établir. A travers The Auction, nous sommes ravis de mettre le savoir-faire et l’expérience d’ARQANA au service du développement du marché du cheval de sport. Cette réalisation est le reflet d’une volonté commune d’innover dans un environnement globalisé. »

Le chef d’équipe Philippe Guerdat annonce la short-list des Riders Europe pour la troisième édition de la Riders Masters Cup

Philippe Guerdat, le chef d’équipe des Riders Europe vient de dévoiler sa sélection pour la troisième édition de la Riders Masters Cup qui se jouera à Paris le 1er décembre prochain. Une sacrée équipe où six nations sont représentées !

C’est sans doute la première fois que Philippe Guerdat se voit devoir sélectionner son propre fils. C’est pour cela qu’il a toujours refusé de prendre en charge la direction de l’équipe de Suisse, mais cette fois-ci le coach de l’équipe de France ne pouvait faire autrement. Steve Guerdat, champion olympique individuel en 2012 vient de décrocher une nouvelle médaille personnelle aux Jeux équestres mondiaux de Tryon et pointe à la seconde place du classement mondial Longines FEI. Incontournable ! Il n’est pas le seul champion olympique de cette short-list des Riders Europe où l’on retrouve deux médaillés d’or (par équipe) : le Français Kevin Staut (Rio 2016) et le Britannique Ben Maher (Londres 2012). Au sein de cette équipe, on note également la sélection d’un Champion du monde par équipe (Caen 2014), le Néerlandais Maikel van der Vleuten et de deux vainqueurs de Coupe du monde, les solides allemands Daniel Deusser et Christian Ahlmann. Cinq de ces six cavaliers ont été à un moment de leur carrière n°1 mondial ! Deux autres cavaliers en forme actuellement complètent cette liste du côté des seniors : l’Italien Lorenzo de Luca et l’Espagnol Eduardo Alvarez Aznar. Philippe Guerdat devra choisir quatre noms parmi ces huit.
Il devra également, pour compléter son équipe, sélectionner un cinquième cavalier, un « U 25 », entre le Britannique Harry Charles, le fils du champion olympique de 2012, Peter Charles et le jeune français Edward Levy.
On le voit, une décision compliquée pour le chef d’équipe des Riders Europe, qu’il devra avoir prise pour le 28 novembre, pour le tirage au sort des duels de cette palpitante compétition. Un tirage qui se fera dans le prestigieux cadre de l’Hôtel de Talleyrand, appartenant à l’Ambassade des Etats-Unis à partir de 18h30 !

 

Quatre questions à Edward Levy :

Que pensez-vous de ce nouveau format de compétition ?
C’est un format très intéressant. Nous avons vu que les deux premières éditions se sont très bien déroulées, avec une belle compétitivité des deux équipes. Je suis ravi de faire à nouveau partie de la short-list de Philippe Guerdat pour cette épreuve et j’espère être de la partie à Paris.

Représenter l’Europe, qu’est-ce que cela signifie pour vous ?
C’est toujours très gratifiant, nous nous sentons toujours très honorés de faire partie de ces cavaliers qui vont représenter soit leur pays et maintenant leur continent. J’espère surtout que je vais être à la hauteur !

Quel est le couple que vous redoutez le plus dans l’équipe américaine ?
Ce n’est pas un couple que l’on craint dans l’équipe américaine, quel que soit le cheval que ces cavaliers montent, ils sont très compétitifs et très bons. Leurs jeunes cavaliers sont également très talentueux et sautent déjà les Grand Prix, la concurrence risque d’être rude même en U25.

Comment est Philippe Guerdat en tant que capitaine d’équipe ? Qu’apporte-t-il de plus ?
Philippe est un meneur d’hommes incroyable. Il arrive à cerner ce qu’on a besoin d’entendre à quel moment de la compétition. Il compose selon le caractère de chacun des cavaliers, si l’on a besoin d’être boosté ou rassuré.

Incontournable Jumping International de Bordeaux

L’histoire continue : autour de la prestigieuse Coupe du monde FEI Longines de saut d’obstacles, le Jumping International de Bordeaux poursuit son incessante évolution alliant tradition, excellence sportive et dernières technologies de la filière équestre au travers de son Salon du Cheval. Sans oublier l’art équestre, une nouvelle fois sublimé par un grand spectacle. Cette année, il réunira les académies de Jerez, Lisbonne et Saumur avec les Hasta Luego autour du thème du cheval ibérique. Sport, salon et spectacle : ces trois composantes font du Jumping International de Bordeaux un rendez-vous incontournable au Parc des Expositions de Bordeaux, du 7 au 10 février.

Le meilleur des sports équestres
L’ADN du Jumping International de Bordeaux reste résolument le sport de haut niveau avec une étape emblématique du circuit de la Coupe du monde FEI Longines, la dernière en Europe avant la finale. Depuis 1978, cette épreuve livre chaque année un scénario riche en émotions grâce aux meilleurs cavaliers de la planète, particulièrement fidèles au Jumping. Ils ont constitué en 41 ans un palmarès qui résume à lui seul l’histoire du saut d’obstacles mondial ! L’étape bordelaise de la Coupe du monde a toujours été très courue : elle constitue un des objectifs majeurs de la saison pour les sportifs et représente stratégiquement un tournant important dans la course à la qualification pour la finale (du 3 au 7 avril 2019 à Göteborg, en Suède).
Une épreuve qui sera à nouveau en 2019 le point d’orgue d’un programme sportif riche en épreuves de haut niveau avec notamment le retour de la très populaire finale de la Coupe du monde FEI d’attelage et le Devoucoux indoor derby, deux compétitions attirant à Bordeaux les meilleurs meneurs et les meilleurs cavaliers de concours complet du monde. Pendant quatre jours, la piste ne désemplit pas et parfois les stars laissent la place aux amateurs (Championnat Antarès), mais également aux jeunes cavaliers avec les épreuves Super As Poney Elite ou aux jeunes étalons de 7 et 8 ans avec les Bordeaux Young Sires Masters.

Un Salon du cheval, carrefour des pros et des amateurs
Le Salon du Cheval de Bordeaux grandit encore cette année avec une augmentation de 16% de sa surface ! Une offre encore plus élargie alliant les nouvelles technologies liées à la pratique de l’équitation et au bien-être du cheval, la sellerie traditionnelle (quoique de plus en plus empreinte d’high-tech elle aussi) mais également des produits autour des accessoires de mode et du lifestyle. Ce Salon du Cheval fera découvrir à un large public, amateurs – cavaliers de compétition ou cavaliers du dimanche -, une riche palette des disciplines équestres. Une programmation de plus de trente heures d’animations sur deux carrières où ils retrouveront entre autres des démonstrations de pony-games, de voltige et d’équifeel. Les équitants, cavaliers amateurs ou professionnels, propriétaires de chevaux de sport ou de loisir, tout comme les spécialistes d’autres secteurs pourront s’informer et échanger avec les experts au cours du tout nouveau Forum Santé équine.
Autre temps fort pour les professionnels, le Salon des Etalons de Sport de Bordeaux, le vendredi 8 et le samedi 9 aux côtés du Salon du Cheval, permet aux éleveurs du Sud-Ouest, voire de la France entière, d’aller à la rencontre des grands haras français. Ils peuvent assister à la présentation des reproducteurs qui font la réputation de ces établissements prestigieux et de l’élevage français, mais aussi effectuer leur choix de croisements sur un catalogue non pas virtuel, mais bien vivant.

Spectacle : une « Nuit ibérique »
Avec ses allures naturellement relevées, un passage presque naturel, sa présence en piste, le cheval ibérique, qu’il soit Lusitanien ou Pura raza español, est celui le plus utilisé en représentation. On les retrouve dans les plus grandes écuries de spectacle, chez Bartabas, à l’Académie de Versailles, aux Grandes écuries de Chantilly (dont la Compagnie équestre avait ravi le public bordelais il y a deux ans avec ‘Métamorphoses’), chez les Hasta Luego, chez Alizée Froment, Frédéric Pignon, Mario Lurashi et même au Cadre Noir de Saumur. Cette année, il sera la star du spectacle intitulé Nuit ibérique, jeudi soir, à travers les deux grandes académies équestres qui le magnifient le mieux et dont elles sont un peu les ‘conservateurs’ : l’Ecole Royale Andalouse d’Art Équestre de Jerez (que l’on avait admirée à Bordeaux il y a quatre ans) et l’École Portugaise d’Art équestre de Lisbonne. Une mise en scène grandiose où l’on retrouvera également les chevaux ibériques du Cadre Noir de Saumur ainsi que ceux de la troupe des Hasta Luego. Une rencontre unique entre les trois grandes académies d’art équestre et une famille d’artistes.

Sport, Salon, Spectacle… trois bonnes raisons pour venir au Jumping International de Bordeaux… et y rester au moins quatre jours !