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Magistral Denis Lynch
C’est un époustouflant final que cette septième édition du Longines Masters de Hong Kong a livré à un public de plus en plus passionné et de plus en plus imposant. Le palmarès, déjà fort prestigieux, du Longines Grand Prix de Hong Kong s’est enrichi d’un nouveau nom illustre. Celui de l’Irlandais Denis Lynch qui signait là la plus belle des ses sept victoires en Grands Prix internationaux, la première avec Chablis, qui se voyait remettre le Trophée par Mme Carrie Lam, Chef de l’exécutif de Hong Kong.
Ses pairs et les experts avaient, pour beaucoup, prononcé son nom quand il s’agissait de se livrer au petit jeu des pronostics. Il en avait eu vent, mais il en faut plus pour perturber l’Irlandais : « La pression ? C’est pour les pneus ! Il reste que cette victoire est exceptionnelle, c’est définitivement l’une de mes plus belles, et je suis heureux d’avoir ce cheval très compétitif. C’était un parcours difficile aujourd’hui, mais Frank Rothenberger a fait du bon boulot en ne laissant filtrer que deux double sans-faute ». Le Longines Grand Prix se dispute en effet en deux manches et tout peut être remis en question dans la seconde. Mais à Hong Kong, la logique et la justice ont eu le dernier mot : ce sont les trois seuls sans-faute de la très difficile première manche, que l’on retrouvait sur ce podium très courtisé. Le Suisse Pius Schwizer, premier à avoir signer un sans-faute avec About A Dream et le Français Simon Delestre, avec Uccello de Will, ont donc rejoint l’Irlandais. Point commun entre ces trois cavaliers : ils montaient tous un cheval relativement jeune et récemment arrivés dans leurs écuries : « Cela fait trois mois qu’Uccello est arrivé chez moi, confirmait le Français. Quand j’ai vu la rapidité du parcours de Denis, je savais que je n’avais aucune chance de le battre. Alors j’ai choisi l’option d’un parcours sans faute plutôt que rapide ». Avec également un jeune cheval, le Suisse Pius Schwizer, lui, a pris ce risque, ce qu’il a payé d’une faute qui, heureusement, ne l’a pas écarté du trio de tête : « Cette faute, c’est aussi un manque de chance ou peut-être un manque d’expérience de mon cheval. En tout cas, avec lui, je vois l’avenir en rose. Je tiens à souligner que ce Longines Masters de Hong Kong est un concours exceptionnel qui ne peut que grandir encore, toutes mes félicitations à Christophe Ameeuw ». Un avis partagé par ses deux collègues… Simon Delestre : « Cela fait sept fois que je viens et chaque année, je vois cet événement progresser. Le public devient connaisseur au fil des éditions » ; Denis Lynch : « Je vois ce concours grandir d’année en année et je remarque que le public nous soutient de plus en plus ».
Exponentielle croissanceDes compliments qui allaient bien sûr droit au cœur du créateur des Longines Masters : « C’est vrai que l’on voit la différence entre la première et la septième édition. Cette année, toutes les sessions ont fait carton plein, le nombre d’exposants a doublé. Et rien ne peut arrêter cette croissance car le potentiel de l’AsiaWorld Expo est sans limite. S’il le faut, le Longines Masters pourra s’étaler sur les halls voisins, alors oui, c’est sûr, l’événement grandira encore ! » Christophe Ameeuw se réjouissait particulièrement de l’apport de ce Longines Masters de Hong Kong à l’équitation asiatique : « La bonne nouvelle, ce sont les progrès des cavaliers asiatiques. Ils étaient sept cette année et il y a eu cette magnifique victoire de la Chinoise Yunjing Ella Wang dans le Masters Power Maserati Trophy, le beau classement de la Japonaise Hikari Yoshizawa dans le Longines Grand Prix aujourd’hui et les belles prestations des jeunes dans les épreuves « Hong Kong Jockey Club Asian Junior » avec une première victoire Hongkongaise à domicile signée Vincent Zi-Xiang Capol. Il faut remercier ici les meilleurs cavaliers du monde comme Denis, Simon et Pius qui viennent jusqu’ici pour créer cette émulation parmi ces cavaliers asiatiques. Et ils savent qu’ils sont les bienvenus dans deux mois à New-York ». Rendez-vous est donc donné à New York – Long Island du 25 au 28 avril 2019, au NYCB LIVE, siège du Colisée de Nassau. La fabuleuse saga des Longines Masters ne s’arrête jamais !
Bertram Allen : plus haut, plus vite !
Aujourd’hui, au Longines Masters de Hong Kong, il était question de vitesse et de hauteur. L’emblématique Longines Speed Challenge a vu la victoire d’un abonné : après Los Angeles en 2015 et déjà Hong Kong en 2016 avec Quiet Easy 4, l’Irlandais Bertram Allen enregistre une troisième victoire dans « l’épreuve la plus rapide du monde », cette fois ci avec son hongre de 10 ans, Christy JNR. Le Masters Power Maserati Trophy qui ouvrait la journée s’est terminé à 1,92m de hauteur désignant quatre vainqueurs dont, déjà, Bertram Allen.
Le Masters Power Maserati Trophy n’aura donc pas franchi la barre symbolique des deux mètres. Quatre couples, trois cavalières et un cavalier, avaient pourtant passé toutes les étapes précédentes pour pouvoir relever le défi. Parmi ceux-ci, la Chinoise Ella Wang Yunjing est passée tout près de l’exploit avec Aken Utopia. Elle se partage toutefois la victoire avec l’Espagnole Pilar Lucrecia Cordon (Trix Trax), l’Anglaise Laura Renwick (Top Dollar Viet) et… Bertram Allen (Izzy by Picobello).

Six cavaliers avaient réussi à franchir la barre à 1,92 m de ce Masters Power Maserati Trophy, mais le Français Patrice Delaveau et l’Irlandais Denis Lynch ont préféré renoncer de tenter l’aventure à 2,02m. Si bien que Bertram Allen s’est retrouvé seul face à trois femmes bien courageuses ! Tous les quatre ont échoué à cette hauteur, mais celle qui fut le plus près de réussir fut la jeune Chinoise basée en Allemagne : « Malheureusement mon cheval a perdu son fer sur l’avant-dernier obstacle ce qui l’a clairement gêné. Mais c’est une grande journée pour moi. C’est la première fois que je montais une épreuve des Six Barres et j’étais un peu inquiète, mais mon cheval a tout fait pour moi ». Et c’est vrai que jusqu’alors, Aken Utopia semblait parfaitement à l’aise. Sera-t-il prêt pour le Grand Prix : « Je ne pense pas faire le Grand Prix, c’est encore trop tôt pour moi. C’est mon premier indoor 5* », et donc le premier Longines Masters pour cette jeune Chinoise de 21 ans : « C’est un concours formidable, le décor est prodigieux, la piste est excellente. C’est vraiment quelque chose d’extraordinaire d’être ici pour moi. Cet événement tire l’équitation chinoise vers le haut. Quand le concours a démarré, il y a sept ans, il n’y avait pas de cavalier chinois et aujourd’hui, nous sommes là » !
Longines Speed Challenge : Bertram Allen sans la moindre discussion

L’Irlandais avait pourtant une « meute » de Français à ses trousses : les cinq Tricolores au départ terminent tous parmi les sept premiers. Joli tir groupé, mais insuffisant pour inquiéter Bertram Allen : « Oui, les Français m’ont un peu ennuyé ce soir, mais visiblement, j’avais assez de marge pour les garder à distance… (rires) » Car avec ou sans faute, Bertram et Christy JNR ont été clairement les plus rapides ce soir à l’AsiaWorld Expo, devant une salle pleine et un public asiatique qui s’est laissé complètement emporté par le jeu à en croire les bruyantes réactions. L’Irlandais rejoint ainsi Kevin Staut dans le club très fermé des triple-vainqueurs du Longines speed challenge : « Il y a quelques années, j’avais la chance d’avoir Quite Easy qui était taillé sur mesure pour gagner cette épreuve. L’an dernier, je n’avais plus de cheval capable d’aller aussi vite, maintenant, avec Christy, j’ai un cheval très compétitif. Ce soir, devant ce public fantastique, tout s’est déroulé comme prévu et je crois que cela aurait été compliqué d’aller encore plus vite » Bertram Allen bouclait son tour en 60.47, à Paris, sur le même parcours, le Français Kevin Staut, avait gagné en 62.29. Ce soir, avec la même Ayade de Septon*HDC, il signe un chrono presque identique (62.94), mais avec une faute comprise, soit 2 secondes de pénalité. Il se classe troisième ce soir et c’est le quatrième podium de la jument dans cette épreuve. Le Français Patrice Delaveaus’intercale avec Vestale de Mazure*HDC ; son plan était simple (« foncer »), mais insuffisant pour détrôner l’Irlandais qui, parti en n°8, a passé le plus clair de sa soirée bien enfoncé dans le fauteuil de leader !

Les cavaliers asiatiques ont fait bonne figure une fois de plus, notamment la cavalière de Taipei, Isheau Wong, qui, avec sa jument Jussica T, boucle son tour avec une seule petite faute ce qui constitue une belle performance sur un parcours dont on oublie qu’il culmine à 1,50m !

Les jeunes pousses asiatiques ont eu l’occasion de se mettre également en évidence plus tôt dans l’après-midi dans le Hong Kong Jockey Junior Challenge que remportait l’Indonésien Muhammad Akbar Kurniawan signant le seul sans faute de l’épreuve avec son jeune étalon gris de 8 ans, Easyphighter Dei Folletti. Une chance inouïe pour ces jeunes cavaliers asiatiques de pouvoir se confronter ainsi dans le cadre d’un Longines Masters sur des parcours signés Frank Rothenberger. On les retrouvera demain à 10H00 pour leur épreuve phare, le Hong Kong Jockey Club Asian Junior Grand Prix… en attendant le Longines Grand Prix (15h00) qui désignera le successeur de Patrice Delaveau… Lui-même ? Possible, car il est vrai que le Longines Masters de Hong Kong est un concours qui lui sourit particulièrement.

Longines Masters de Hong Kong :  Les chevaux ont bien atterri à Hong Kong

C’est un avion-cargo un peu particulier qui s’est envolé de Liège dimanche matin à bord d’un Boeing 770 affrété d’Etihad et qui devait rejoindre l’aéroport de Hong Kong lundi dans la journée. A bord soixante-deux chevaux et quelques tonnes de matériel. La grande caravane de la Série des Longines Masters rejoint l’Asie.

Parmi ces soixante-deux chevaux, beaucoup de grandes stars du circuit international de saut d’obstacles comme Ayade De Septon *HDC avec laquelle le champion français Kevin Staut tentera le doublé dans le Longines Speed Challenge après leur victoire de Paris ou encore Basta, l’étalon avec qui la Hongkongaise Jacqueline Lai, meilleure chance asiatique de ce Longines Masters, avait été sélectionnée aux Jeux équestres mondiaux de Tryon.

Les chevaux artistes de Frédéric Pignon, les Ibériques Phoebus De Barral et Talento De Courenne seront dans le même avion pour présenter au public de l’AsiaWorld-Expo un moment de magie équestre que seul ce dresseur français, accompagné de sa femme Magali Delgado, est capable de proposer.

Dans cet avion ont été également embarqués les sept chevaux du Ecuries d’Ecaussines pour la flamboyante HKJC Race of the Riders et l’Asian Junior Challenge.Le gros des infrastructures, les mêmes qu’à Paris, est arrivé il y a quelques semaines déjà par cargo maritimepour que soit achevé à temps le montage des magnifiques installations qui sont la marque de fabrique de cette série des Longines Masters, soit quelques tonnes de matériel comme mille ballots de copeaux pour la litière des chevaux, cent-cinquante balles de foin et même une tonne deux de sable pour finir la composition des sols

 

Edwina Alexander forfait

La cavalière australienne, qui était en course pour le Grand Slam Indoor of Showjumping, a dû malheureusement déclarer forfait pour cet acte II de la Saison IV. Vinchester, le cheval de Grand Prix qu’elle préparait pour cette échéance vient de connaître une petite baisse de forme et la cavalière a jugé qu’il ne serait pas assez en forme pour relever ce défi du grand chelem. Ce sont là les aléas des cavaliers de haut niveau. La qualité du plateau du Longines Masters de Hong Kong reste toutefois très élevée avec trois anciens numéros un mondiaux, des champions et médaillés olympiques ou mondiaux et autres cracks européens. 

Le Longines Masters de Hong Kong en quelques chiffres

Nombre de chevaux : 62

Nombre de cavaliers : 32

Ballots de foin : 150

Ballots de copeaux : 1000

Tonne de sable de piste : 1200

Nombre de personnel : 740

Nombre de volontaires : 128

Nuitées d’hotel : 1238

Lumières : 1000

Caméras & photographes : 150

 

Asia Horse Week, deuxième !

La deuxième édition de l’Asia Horse Week, du 14 au 16 février, se tiendra en ouverture du Longines Masters de Hong Kong 2019. Deux journées d’échanges, de conférences, riches en réflexions sur différents thèmes complètement dans l’air du temps : l’élevage, le bien-être équin, le sport et l’éducation du cheval.

Cette année, la FEI (Fédération Equestre Internationale), s’associe à cet événement unique en Asie pour présenter son séminaire « Clean Sport ». Une occasion parfaite de familiariser et sensibiliser les professionnels de l’industrie et la communauté équestre asiatiques aux enjeux éthiques, réglementaires et aux meilleurs pratiques possibles afin de promouvoir des sports équestres sains et responsables.

Cet Asia Horse Week répond à cet incessant désir de Christophe Ameeuw et de ses équipes d’EEM, de développer la filière équestre en Asie-Pacifique. Cet événement d’exception est réalisé, en partenariat avec le Hong Kong Jockey Club et avec le soutien du Hong Kong Tourism board et du Wall Street Journal.

Les conférences seront animées par des intervenants de renom, tels qu’Ingmar Devos, le Président de la FEI, le Dr. Yasuhiko Haruta, conseiller de la Fédération équestre japonaise pour les Jeux Olympiques de Tokyo, le Professeur Cesare Galli, fondateur et directeur d’Avantea, le Dr. Anthony W K Chow SBS JP, nouveau Président du Hong Kong Jockey Club, ou encore Alex Hua Tian, le cavalier olympique de concours complet.

Cette seconde édition de l’Asia Horse Week se conclura par la première vente aux enchères d’embryons de génétique haut de gamme, composée des plus grands performers internationaux : The Auction, un partenariat entre EEM et la prestigieuse agence de ventes aux enchères équine, Arqana.

Un programme exceptionnel et des intervenants de marque à découvrir sur : https://r-b.media/AHW2019

Le catalogue de The Auction est en ligne sur : http://www.theauction.online

 

L’émotion de Félicie Bertrand !

En ce week-end du sport au féminin, la victoire de Félicie Bertrand en selle sur sa jument de 13 ans Sultane des Ibis ne pouvait pas être plus féminine. La jeune femme de 36 ans, qui a explosé l’an dernier au niveau international, remporte au Jumping International de Bordeaux, un fief habituellement masculin, son premier Grand Prix 5*. 

Une première victoire de ce calibre, c’est un grand moment dans la vie d’un cavalier. Et que cette victoire ait été décrochée dans son propre pays, devant l’un des meilleurs publics du circuit, donne à cet exploit une dimension encore plus particulière. Alors, on peut comprendre que c’est en pleurs que Félicie Bertrand répondait à sa première grande interview : « Je vais me réveiller et me rendre compte que ce n’est pas vrai. Je sais que Sultane des Ibis est naturellement rapide, je sais que je dois la laisser faire, que je n’ai pas besoin de prendre plus de risques. C’est une jument incroyable, tellement attachante, tellement petite, précieuse, tellement… pffffff, on ne s’imagine pas qu’elle puisse sauter des trucs comme ça. C’est incroyable cette envie de tellement donner … elle est magique ». Des propos et des larmes qui amènent un grand vent de fraîcheur sur le saut d’obstacles et qui fait du bien à tout le monde et surtout au staff de l’équipe de France, soulagé par cette première et unique victoire tricolore dans ce concours emblématique.

Félicie Bertrand est issue du sérail, petite-fille d’éleveur (la famille Lécuyer) et fille de cavalier et directeur de centre équestre (Gilles Bertrand), elle s’est établie en Normandie, près de Deauville, où plusieurs propriétaires lui confiaient leurs chevaux. En général de jeunes chevaux à valoriser, c’est à dire à travailler, entrainer pour les mener vers le haut niveau, moment où ces chevaux étaient vendus. Parmi eux Geneviève Megret qui confiait alors ses chevaux de tête à Pénélope Leprévost. Puis, quand ces deux dernières se sont séparées, Félicie a pris du grade se voyant confier cette prestigieuse cavalerie. Enfin pas seulement car, à petit pas, depuis septembre 2017, avec son « amie » Sultane des Ibis, une jument qu’elle a elle-même fait progresser, elle était déjà en train de gravir tous les échelons vers les cinq étoiles : équipe de France en 5*, médaille d’or individuelle aux Jeux Méditerranéens et une dixième place, un peu annonciatrice de cette victoire bordelaise, au Longines Grand Prix de Paris en décembre dernier. Une progression fulgurante !

Aujourd’hui, dans ce Grand Prix Land Rover de Bordeaux, elle bat des cavaliers nommés Bertram Allen (deuxième à 29 centièmes avec GK Casper), Simon Delestre (très beau troisième avec Chesall Zimequest) ou encore la légende Ludger Beerbaum (cinquième avec Cool Feeling). Et l’histoire de Félicie ne risque pas de s’arrêter ici puisque le soutien de la famille Megret est total : « C’est une histoire de famille », souligne sa propriétaire. « Nous comptons aller loin, tous ensemble avec Félicie. C’est une affaire d’équipe et de plaisirs partagés ».

Et ce n’était pas la seule bonne nouvelle pour la cavalerie française : deux autres cavaliers faisaient partie des neuf barragistes du jour. Guillaume Foutrier prend la quatrième place avec Valdocco Des Caps et Nicolas Dezeuses la sixième avec Ulloa du Trefle. Tout est bien qui finit bien comme dirait Ludger Beerbaum, affidé des locutions françaises populaires lorsqu’il utilise la langue de Molière ! Une superbe conclusion pour ce week-end de sport de haut niveau au Jumping International de Bordeaux. Rendez-vous l’année prochaine du 6 au 9 février !

Au tour de Daniel Deusser

C’est à une rude bataille pour les derniers billets pour Göteborg que s’est livrée la quinzaine de cavaliers du milieu du classement de la ligue ouest-européenne de la Coupe du monde samedi soir au Jumping International de Bordeaux.  Mais finalement, pas grand-chose n’a bougé : les « déjà-qualifiés » ont surtout consolidé leurs positions. On retiendra alors et surtout une nouvelle victoire allemande à Bordeaux : cette année, ce fut au tour de Daniel Deusser, le vainqueur de la finale 2014, de remporter cette étape pour la première fois de sa carrière. 

Pour qu’un Grand Prix de ce type, avec de tels enjeux, livre à la fois un verdict des plus justes pour les cavaliers et un spectacle inoubliable pour le public, il faut un décor parfait. Et celui dessiné par le chef de piste français, et même bordelais, fut un modèle du genre. Et pourtant, Jean-François Morand, dont c’était le premier parcours de Coupe du monde, a eu des sueurs froides, car les sans-faute ont eu du mal à tomber !  Ils seront six finalement, dont trois Belges, un Allemand, un Espagnol et une Finlandaise. De Français, que nenni : seuls Emeric George (Chopin des Hayettes) et Simon Delestre (Hermès Ryan) ont sauvé les meubles en apparaissant au classement (douzième et neuvième) avec chacun une faute : « C’est vraiment dommage, car Ryan était à 100% de ses capacités et ce parcours aurait dû me laisser complètement satisfait si cette faute n’était pas venue tout gâcher », regrettait ce dernier.

Ce barrage, dont les Bleus étaient donc privés, devait consacrer le seul des quatre cavaliers allemands qualifiés, Daniel Deusser, déjà leader du classement général : « Mais c’est toujours bon de gagner et ici à Bordeaux, dans cette ambiance, c’est encore plus fort. J’ai déjà remporté le Grand Prix du dimanche ici, mais c’est la première fois en Coupe du monde. Si ma place de leader s’en trouve confortée, ce n’est pas très important d’un point de vue sportif puisqu’à la finale, nous repartons tous à zéro. En revanche, cela montre combien cette saison fut bonne et cela me donne une grande confiance pour cette finale à venir que je compte disputer avec ce même Tobago Z ».

Deuxième de ce barrage avec son immense Iron Man van de Padenbore, le Belge Grégory Whatelet n’ira pas à Göteborg car il marque ses premiers et seuls points à Bordeaux : « C’est un choix délibéré car il s’agissait de gérer mes chevaux. J’ai mis Corée au repos, elle a beaucoup donné cette saison, tandis qu’Iron Man van de Padenbore revient de blessure. Il s’était fracturé un os dans son box il y a un an à Mexico, nous avons pu le soigner et il n’a refait son premier concours qu’en décembre dernier à Paris. C’est un cheval qui peut paraître un peu corpulent, certes, mais c’est un cheval plus sensible et rapide qu’on ne peut le penser ».

Grâce à sa troisième place avec le cheval français Rokfeller de Pleville Bois Margot, l’Espagnol Eduardo Alvarez Aznar est le seul cavalier de la soirée à avoir finalement accroché sa qualification pour la finale en se hissant de la vingt-et-unième à la quinzième place du classement général : « C’est une bonne journée pour moi sur ce parcours particulièrement difficile où l’on n’a vu que six sans-faute. » L’Espagnol s’était classé sixième de la dernière finale de Paris, en avril dernier, l’objectif est évidemment d’améliorer encore cet excellent résultat.

Bien que bredouilles aujourd’hui, les Français Olivier Robert (qui nous a fait une belle frayeur dans le double qu’il a traversé avec Vangog du Mas Garnier) et Kevin Staut (8 points avec For Joy van’t Zorgvliet*HDC) se maintiennent dans la liste des dix-huit qualifiés européens.

Pas de Français à la fête, mais le fameux public bordelais ne s’est pas montré moins enthousiaste pour autant : « Sept mille cinq cent spectateurs qu’il convient de féliciter tant ils se montrent sportifs et fair- play », soulignait Eric Delong, président de CEB. Un public à la hauteur de cette magnifique finale européenne.

La journée du patron

Après une nuit sous le signe de l’élevage et du spectacle qui a fait carton plein jeudi, la première journée 100% sport n’a pas été une moindre réussite. Depuis hier, le hall 3 du Parc des Expositions de Bordeaux ne désemplit pas. Très peu de sièges sont restés vacants : 6000 spectateurs par session ! Aujourd’hui, ils étaient principalement là pour suivre deux grands moments de sport : l’épreuve préparatoire à la Coupe du monde de samedi soir remportée par le Belge Pieter Devos et le désormais classique Devoucoux Indoor Derby qui a vu défiler quelques grands noms du concours complet mondial dont leur « maître » à tous, l’inégalable Michael Jung. Plus tôt, dans la journée, l’Allemand avait déjà remporté l’épreuve d’ouverture… de saut d’obstacles et se classant même dans la seconde. Il termine sa journée en grand patron du sport équestre mondial en signant un doublé après sa victoire de 2018.

Ce cross indoor est devenu l’une des épreuves les plus populaires du Jumping International de Bordeaux, attendue par tous les fans de concours complet du Sud-Ouest, et d’ailleurs, venus manifester leur bruyant enthousiasme face à cette épreuve sans répit se déroulant sur un bon kilomètre entre le hall d’exposition et la piste principale. Le début du débat fut franco-français : Gwendolen Fer, puis Rodolphe Scherer et enfin Maxime Livio se sont relayés au commandement… et Michael Jung est arrivé. Sans se presser en apparence, mais dans une fluidité extraordinaire, toujours dans le même rythme, soutenu mais pas fou, des trajectoires entre les obstacles au couteau, jamais un centimètre de trop avec une intervention quasi-invisible de la main. Du travail propre et de la joie dans le clan Jung, père et fils. Pourtant, le champion olympique français, Karim Florent Laghouag ne s’est pas avoué vaincu pour autant et s’est montré l’adversaire le plus à la hauteur du champion allemand ce soir. Il signe le chrono le plus proche du temps idéal… mais avec une faute enregistrée en sortie du paddock. Magnifique baroud d’honneur, mais que faire contre ce magicien qui marque à jamais l’histoire des sports équestres ?

Bordeaux est devenu le terrain de jeu préféré de l’Allemand en hiver : « C’est vraiment un super concours. Mes chevaux s’y sentent bien. Je suis heureux de la prestation de ma jument Corazon et un grand merci à ma propriétaire, Maria Stein, pour sa confiance mais aussi à ce public incroyable, c’est vraiment fantastique de monter ici. Mais cette année, la victoire a été plus serrée et j’ai eu un peu de chance aussi, mais cela fait partie du jeu, mais si j’avais fini à la seconde ou la troisième, je me serais réjoui tout autant car ce parcours avec ma jument a été un grand moment de bonheur ».

 

Happy birthday Pieter !

Quelle plus belle manière de célébrer son anniversaire ? Pour Pieter Devos, c’est visiblement de s’offrir soi-même son propre cadeau… comme une victoire au Jumping International de Bordeaux. Il faut dire que nous sommes là dans un lieu qui sourit toujours au cavalier belge. Après une victoire il y a deux ans dans le Grand Prix Land Rover du dimanche, une l’année dernière dans le Grand Prix Coupe du monde, Pieter Devos s’impose vendredi soir dans le Prix FFE Generali Trophée Nouvelle Aquitaine. « On peut dire que j’ai maintenant gagné les trois grosses épreuves du Jumping International de Bordeaux », se réjouissait-il.

« Pour une fois, j’ai joué le chrono sur la grosse épreuve du vendredi. Je ne monterai pas Apart dans le Grand Prix Coupe du monde de demain, et, puisque je souhaite courir la finale du circuit avec lui, je voulais le monter avec de la vitesse sur tout un parcours avant cette échéance. » Avec un parcours impeccable en 58,15 secondes, Pieter Devos et Apart ont effectivement montré qu’ils pouvaient être les plus rapides. A sa suite, le Néerlandais Maikel van der Vleuten et Dana Blue prennent la seconde place en 58,33 secondes, et le meilleur tricolore de l’épreuve Simon Delestre complète ce podium. Il réalisait un chronomètre de 61,94 secondes en selle sur Chesall Zimequest.

Et lors de son entrée en piste pour la remise des prix, le Belge n’a pu s’empêcher de verser une petite larme : il faut que 6000 personnes entonnant un « Joyeux anniversaire Pieter », ça secoue son homme, même le plus imperturbable des cavaliers !

Un Grand Prix Coupe du monde qui promet d’être chaud !

L’ultime étape de la Ligue d’Europe de l’Ouest de la Coupe du monde Longines FEI de saut d’obstacles sera assurément une véritable finale européenne, spécialement pour treize des quarante engagés qui, proches de la qualification, joueront gros au Jumping International de Bordeaux du 7 au 10 février. 

Parmi ces quarante engagés, sept débarqueront à Bordeaux avec leur qualification d’ores et déjà en poche. Leur unique souci sera d’inscrire leur nom au glorieux palmarès de ce Grand Prix Coupe du monde. Il pourra également être question – affaire de prestige – de ravir le leadership du classement européen, tenu par l’Allemand Daniel Deusser avec 79 points. Pour cela, le n°1 mondial, le Suisse Steve Guerdat devra terminer sur le podium alors que le Belge Pieter Devos (victorieux l’an dernier) et Kevin Staut (victorieux en 2012 et 2016) devront se classer à l’une des deux premières places… à condition que Daniel Deusser fasse chou blanc ou presque (un classement au-delà de la treizième place exactement) à Bordeaux ! Voilà un premier petit suspens.

Pour le Suédois Henrik von Eckermann, l’Autrichien Max Kühner et normalement Olivier Robert, le résultat de Bordeaux ne devrait pas changer leur vie : ils iront, si tout va bien, à la finale mondiale de Göteborg du 3 au 7 avril prochain. Mais un petit doute persiste et marquer un minimum de points pourrait s’avérer utile.

C’est entre la seizième et la vingt-huitième place du classement actuel de la ligue européenne que cela devient très chaud. Parmi ces treize cavaliers en ballotage, neuf sont à Bordeaux, les quatre autres sont donc éliminés. Pour l’instant virtuellement qualifiés (16-18ème place), l’Allemand Ludger Beerbaum, la Suédoise Irma Karlsson et le Belge François Mathy Jr. sont clairement menacés par l’Allemand Marcus Ehning (à qui une simple 8ème place suffirait), Eduardo Alvarez Aznar (une 5ème), les Irlandais Denis Lynch (une 3ème), Bertram Allen et le Suisse Pius Schwizer (une 2ème place) ainsi que les Néerlandais Eric van der Vleuten (une 2ème place également) et même son fils Maikel (en cas de victoire seulement, il est 32ème avec 21 points) pourraient déloger le trio si aucun ne venait à marquer des points à Bordeaux. 

De plus – les absents ayant toujours tort – le Champion d’Europe suédois Peder Fredricson et le Belge Olivier Philippaerts, normalement qualifiés avec 40 et 41 points, pourraient quand même se voire évincés de la liste des élus si les trois cavaliers en ballotage favorable marquaient un minimum de points (entre 3 et 7, synonyme de 14ème et 11ème place) et qu’au moins deux autres parmi les sept prétendants remplissent le contrat expliqué plus haut. Et si trois y parvenaient, la qualification du Français Olivier Robert pourrait même se voir mise en péril. Inutile de vous dire que cela va être la guerre entre ces onze cavaliers : Robert, Beerbaum, Karlsson, Mathy, Ehning, Alvarez Aznar, Lynch, Schwizer, Allen et les van der Vleuten !

Même pour l’Italien Emanuele Gaudiano, l’Allemand Christian Kukuk et la Suisse Nadja Peter Steiner, l’exploit est encore mathématiquement possible, mais il ne dépendrait que de leur seule victoire… et de grosses contreperformances de neuf parmi les onze cavaliers précités.

Pour les dix-neuf autres cavaliers du plateau, qu’ils aient des points ou non, la Coupe du monde, c’est terminé. Pour eux, une victoire à Bordeaux sera avant tout une question de prestige ou de pub. C’est pour cela que l’on trouve dans cette dernière liste des cavaliers de renom tels les ex-n°1 mondiaux Simon Delestre et l’Anglais Scott Brash (seul cavalier à avoir décroché le grand chelem de saut d’obstacles) ou encore les Belges Grégory Wathelet et Jérôme Guery. Pour les Français Félicie Bertrand, Edward Levy, Nicolas Dezeuses, Guillaume Foutrier, Aldrick Cheronnet mais également pour les champions olympiques Pénélope Leprévost et Philippe Rozier, ainsi que Julien Epaillard, il s’agira de se mettre en avant ou de se rappeler au bon souvenir du nouveau sélectionneur national Thierry Pomel en cette année de Championnat d’Europe, qualificatif pour les Jeux olympiques de Tokyo. Bref, il va y avoir de l’action, pour le moins, dans ce Grand Prix Coupe du monde Longines FEI du Jumping International de Bordeaux !

Extraordinaire plateau pour la septième édition du Longines Masters de Hong Kong

À Hong Kong, Edwina Tops-Alexander sera tout près de son Australie natale. Cette proximité l’inspirera-t-elle pour décrocher une deuxième victoire consécutive sur cette Saison IV de la Série des Longines Masters ? Il est clair que la cavalière rêve de marquer l’histoire de cette série et du Grand Slam indoor of Showjumping. Mais la tâche ne sera pas aisée car l’AsiaWorld-Expo va accueillir cette année un plateau exceptionnel !

Vainqueur à Paris avec California, Edwina Tops-Alexander comptera cette fois-ci sur Vinchester pour lever cette deuxième manche du grand chelem : « Je suis vraiment impatiente de revenir à Hong Kong. C’est formidable de porter ainsi le sport de haut-niveau en Asie et de ce fait stimuler l’intérêt pour le saut d’obstacles, tant auprès des cavaliers que des spectateurs. L’Asie a de fortes attaches avec le cheval et le saut d’obstacles étant un sport de dimension universelle, c’est fantastique de pouvoir concourir dans cette partie du monde. La dernière fois que j’ai concouru à Hong Kong, j’étais enceinte et j’ai pu cependant me classer dans le Grand Prix et donc cette année, je devrais bien être capable de monter sur le podium » !

L’Australienne ne sera pas la seule parmi les anciens vainqueurs de l’un des vingt Longines Grands Prix qui se sont disputés aux Masters depuis 2010 : le champion olympique Kevin Staut (2013 à Paris où il remporte en décembre dernier le Longines Speed Challenge) et le vice-champion du monde 2014 Patrice Delaveau (trois victoires, dont deux à Hong Kong où il est tenant du titre) reviennent sur cette étape asiatique de la Série avec de grosses ambitions. D’ailleurs, Hong Kong est un peu le jardin privé de Patrice Delaveau qui, en 2013, avait remporté quatre des cinq épreuves auxquelles il avait participé, se classant deuxième de la cinquième et il est le seul cavalier à avoir remporté le Longines Grand Prix deux fois au même endroit ! Un rare exploit dans l’histoire de ce sport.

Troisième à Paris, l’Irlandais Denis Lynch sera à Hong Kong en compagnie de son compatriote, le jeune Bertram Allen (24 ans) qui, pour sa part, y a remporté le Longines Speed Challenge en 2016. Avec Kevin Staut, deux autres anciens numéros un mondiaux seront également à Hong Kong : le Suisse Pius Schwizer, qui signe un retour remarqué au plus haut niveau (deuxième, dimanche dernier, du Grand Prix Coupe du monde Longines d’Amsterdam) et le Français Simon Delestre, également ancien vice-champion du monde. Le Néerlandais Gerco Schröder, champion du monde 2014 et vice-champion olympique 2012, sera également de la partie. Le Belge François Mathy Jr. est également en forme actuellement : il vient de se classer deuxième du Grand Prix Longines Coupe du monde de Leipzig et sera à Hong Kong en compagnie de ses compatriotes Olivier Philippaerts, Jérôme Guery et les jeunes Maxime Harmegnies et Pieter Clemens.

Le continent africain sera même représenté par un cavalier qui avait particulièrement brillé en 2018 en remportant les prestigieux Grand Prix 5* de Paris-Eiffel et de Calgary : l’Egyptien Sameh El Dahan.

 

A la découverte des talents asiatiques

Avec le HKJC (Hong Kong Jockey Club) et la HKEF (Hong Kong Equestrian Federation), EEM cette année met à l’honneur les cavaliers de la région asiatique, en route pour Tokyo 2020.

On y retrouvera bien évidemment pour la quatrième fois Jacqueline Lai, l’une des cavalières de Hong Kong les plus expérimentées, médaillée d’argent en individuel aux China National Games en 2013. Ce sera également l’occasion pour le public de découvrir Raena Leung, également locale de l’étape, qui, après avoir passé plusieurs mois à concourir en Europe retournera pour l’occasion à Hong Kong performer sur ses terres. Ces Hongkongaises ne seront donc pas les seules asiatiques à prendre le départ dans « leur » Longines Masters puisque le Japon sera également représenté par Hikari Yoshizawa, la Chine par You Zhang, Ella Wang, ou encore Zhang Xingji, la Corée par Manjun Kwon, et Taiwan par Isheau Wong.

Avec cette richesse asiatique de ce plateau, EEM poursuit son ambition initiée en 2013 de développer la filière équestre et le sport de haut niveau en Asie.

La Saison IV des Longines Masters se poursuit à Hong Kong

La Saison IV de la série des Longines Masters continue sur sa lancée : après Paris en décembre dernier, elle posera ses bagages à Hong Kong du 15 au 17 février. Pour sa septième édition, le Longines Masters de Hong Kong réunira à nouveau le meilleur des sports équestres et du lifestyle sous le toit de l’AsiaWorld-Expo, et sera également le théâtre de la deuxième édition de l’Asia Horse Week.

Etape désormais incontournable du circuit international de saut d’obstacles, le Longines Masters de Hong Kong accueillera une fois de plus les meilleurs cavaliers et chevaux au monde et pour la première fois mettra à l’honneur les cavaliers asiatiques.

Parmi les temps forts du week-end, il ne faudra pas manquer, dès le vendredi, la soirée à l’honneur du Hong Kong Jockey Club, Partenaire Fondateur historique du Longines Masters de Hong Kong depuis sa création. Ce dernier présentera à nouveau cette année la fameuse HKJC Race of the Riders dans laquelle les meilleurs cavaliers au monde et meilleurs jockeys de Hong Kong s’affronteront sur un parcours en équipe et dans une ambiance enflammée. A la suite, les cavaliers 5* du Masters One se donneront rendez-vous dans le HKJC Trophy, une épreuve en deux manches gagnantes à 1,50m. Suivra le HKJC Asian Challenge, une première pour les Longines Masters et pour l’Asie, qui récompensera les 3 cavaliers asiatiques les plus performants du HKJC Trophy.

Le samedi en journée, la Masters Power MASERATI sera présentée au public asiatique pour une véritable démonstration de puissance avec des couples chevaux et cavaliers prêts à atteindre des sommets. En soirée, le public assistera à la seconde des trois étapes du Longines Speed Challenge, véritable Championnat du monde de vitesse sur trois continents, où l’on retrouvera le même parcours, dessiné par le chef de piste Frank Rothenberger, qu’à Paris, sur lequel s’était imposé Kevin Staut en 62,29 secondes. Enfin, le week-end se clôturera avec le Master One DBS Trophy, une épreuve à 1,45m au barème A au chronomètre, et bien sûr avec l’épreuve reine : le Longines Grand Prix de Hong Kong.

Gagnante du Longines Grand Prix de Paris, Edwina Tops-Alexander est désormais en lice pour remporter le Grand Slam Indoor, avec à la clé un bonus de 2 250 000€ si elle parvenait à s’emparer de la victoire dans les Grands Prix de Hong Kong et New York au cours de cette même saison IV. Très en forme pendant toute cette saison indoor, la cavalière australienne sera une adversaire redoutable sur la piste asiatique.

Toujours avec l’ambition de promouvoir les sports équestres à l’international et de les développer spécifiquement en Asie, EEM propose cette année avec son Partenaire Fondateur le Hong Kong Jockey Club de nouvelles épreuves destinées aux jeunes cavaliers asiatiques :
le « HKJC Asian Junior Challenge ». Ce challenge réservé aux cavaliers asiatiques de moins de dix-huit ans offre l’opportunité unique à la jeune génération de concourir dans les conditions du haut niveau et d’accéder à « l’expérience » Longines Masters.

En plus du sport de très haut niveau, le public asiatique pourra profiter du Village Prestige que EEM bâtit et exporte à Paris, Hong Kong et New-York. L’occasion immanquable de découvrir les boutiques éphémères des marques partenaires prestigieuses comme Longines, Maserati, Baccarat, Robert Mark Safaris, ou encore Kingsland, Hermès Sellier – le meilleur du savoir-faire équestre – des expositions d’art contemporain –, de rencontrer les meilleurs cavaliers lors de séances de dédicaces, et sans oublier de clôturer des journées riches en émotions par les traditionnelles « afterparties », avec concerts et DJ Sets, qui font la réputation des Longines Masters sur les trois continents. Après une prestation fabuleuse à Paris, Henri PFR sera également présent sur l’étape asiatique.

De la sellerie haut de gamme avec Butet, CWD ou Ikonik, aux équipementiers tels que Horse Pilot, Harcour ou Lamicell, côté exposants, les plus grandes marques seront représentées. La Belgique et la France seront même à l’honneur : chacune sera présente dans un pavillon à ses couleurs où les visiteurs pourront retrouver les entreprises équestres emblématiques des deux pays sur ce village exposant.

Pour la septième édition du Longines Masters de Hong Kong, EEM fait appel à Frédéric Pignon et Magali Delgado pour proposer au public asiatique un spectacle équestre hors du commun. Accompagnés de leurs chevaux ibériques, ils présenteront à la fois des numéros montés et en liberté, montrant ainsi toute l’harmonie et la complicité qu’ils partagent avec eux. Frédéric et Magali créent un spectacle alliant encore le cheval, la musique, la danse et le multimédia. A travers ce projet, ils souhaitent inviter le public à un nouveau voyage empreint de poésie, de sensibilité, d’énergie et d’humour. Un rêve dans lequel les chevaux expriment librement leurs talents et deviennent des artistes à part entière.

L’Asia Horse Week tiendra sa deuxième édition dans le cadre du Longines Masters de Hong Kong en 2019. De nombreuses conférences sont au programme pour débattre de différents thèmes comme l’élevage, le sport, l’éducation du cheval et son bien-être. L’Asia Horse Week sera également le théâtre du séminaire Clean Sport de la FEI, mais aussi de la toute première vente aux enchères d’embryons de The Auction, la nouvelle collaboration entre EEM et ARQANA.

Chaque étape des Longines Masters est l’un des rendez-vous les plus prisés des sports équestres dans le monde, et Hong Kong ne faillit pas à cette réputation. Tous les ingrédients : le sport, l’art de vivre et le show, propres aux Longines Masters, y sont réunis pour poursuivre cette quatrième saison en beauté.

Le n°1 mondial et une forte « Kavallerie » allemande pour Bordeaux, finale européenne de la Coupe du monde Longines FEI 

Si deux Français sont d’ores et déjà qualifiés pour la finale de la Coupe du monde de saut d’obstacles Longines FEI (Göteborg, du 3 au 7 avril), pour les autres Tricolores, ce sera très compliqué de remonter parmi les 18 meilleurs cavaliers de la Ligue Européenne. Encore assez loin dans ce classement, ils devront affronter une forte délégation allemande ainsi que le n°1 mondial au Jumping International de Bordeaux du 7 au 10 février.

S’il est également déjà qualifié pour la finale, Steve Guerdat ne veut pour rien au monde manquer l’étape de Bordeaux : « Il faudrait beaucoup de circonstances défavorables pour que je ne vienne pas. Et ce n’est pas une qualification déjà en poche qui m’en empêchera. C’est vraiment un concours auquel je tiens à participer tous les ans. J’adore particulièrement le fait que l’épreuve Coupe du monde se dispute le samedi soir, c’est vraiment une ambiance à part, la salle est toujours pleine, les spectateurs sont derrière nous ». Le Champion olympique de 2012 n’a pas encore gagné le Grand Prix Coupe du monde de Bordeaux, mais avec la forme qu’il affiche depuis la fin de l’année dernière et avec une Albführen’s Bianca particulièrement performante, c’est un candidat parfait à la succession du Belge Pieter Devos. Ce dernier, également déjà qualifié pour la finale, revient cette année sur les terres de sa première victoire en Coupe du monde, avec de solides chevaux comme Apart (vainqueur à Stuttgart) ou Claire Z.

Ludger Beerbaum, à 56 ans, court lui aussi, depuis le siècle dernier, après une première victoire en terre aquitaine ! Les plus anciens se souviennent encore de ses duels perdus et sans merci avec son compatriote Franke Sloothaak à la fin des années 90. Cette année, le plus médaillé des cavaliers de la planète revient avec cette ambition d’inscrire son nom à ce prestigieux palmarès. Le doyen allemand sera à la tête d’une impressionnante équipe d’outre-Rhin avec son élève Christian Kukuk, le n°6 mondial Daniel Deusser, le multi-vainqueur à Bordeaux et n°3 mondial Marcus Ehning, et… le champion olympique de concours complet, Michael Jung, qui ne participera cependant pas à la qualification de la Coupe du monde. Deusser est déjà largement qualifié pour la finale, Beerbaum doit consolider sa quatorzième place et Ehning doit remonter de trois rangs à Bordeaux : il lui manque les points d’une cinquième place largement à sa portée sur un concours qu’il affectionne particulièrement devant un public qui lui est toujours acquis : il sera presque à domicile !

Pour d’autres cavaliers, l’enjeu sera de taille sur cette finale européenne : l’Irlandais Denis Lynch, les Belges François Mathy Jr. (deuxième dimanche dernier à Leipzig) et Niels Bruynseels, l’Irlandais Bertram Allen, le champion du monde néerlandais Maikel van der Vleuten et d’autres encore devront fournir un dernier effort à Bordeaux pour tenter de s’installer dans la liste des dix-huit élus européens pour Göteborg. Il n’y aura pas de place pour tout le monde !

Des Français qui penseront déjà aux Jeux de Tokyo

D’autres stars du circuit n’auront plus rien à perdre ou à gagner : c’est le cas des ex-n° 1 mondiaux, le Suisse Pius Schwizer, le Britannique Scott Brash et le Français Simon Delestre (ces deux derniers n’ont marqué aucun point cette saison !) et même du Suédois Henrik von Eckermann, pourtant sur le podium des deux dernières finales !

Ce sera aussi le cas des Champions olympiques français Pénélope Leprévost et Philippe Rozier. D’ailleurs, du côté des Bleus, les dés sont jetés : seuls Kevin Staut, qui s’est rapidement qualifié en début de saison, et Olivier Robert, brillant dimanche dernier à Leipzig, iront à Göteborg. Pas d’enjeu tricolore donc lors de cette finale européenne. On observera alors de près les jeunes pousses du saut d’obstacles français, Félicie Bertrand et Edward Levy, en cette année transitoire de Championnat d’Europe, mais cruciale au regard de la qualification olympique.

Devoucoux Indoor Derby : bataille d’anciens vainqueurs

On retrouvera l’Allemand Michael Jung dans sa discipline de prédilection : il sera bien sûr le favori dans la course à sa succession dans le Devoucoux Indoor Derby. Il ne sera pas le seul champion olympique de l’épreuve puisqu’on y retrouvera les Français Karim Florent Laghouag (triple vainqueur à Bordeaux) et Mathieu Lemoine. Ce ne seront évidemment pas les seuls cavaliers de l’équipe de France de concours complet au départ de cette folle et populaire épreuve du Jumping International de Bordeaux. Un cross indoor qui, côté étrangers, accueillera également l’Anglais Alexander Bragg (vainqueur de cette même épreuve à Paris en décembre), le Néerlandais Tim Lips, le Brésilien Ruy Fonseca et l’Espagnol Alberto Hermoso Ferras. Ambiance garantie pour cette bataille entre dix-sept parmi les meilleurs complétistes du monde.

Attelage : Exell pour un neuvième titre ?

L’ambiance sera également de mise pour la finale de la Coupe du monde FEI d’attelage. Six finalistes et un invité français au départ, six meneurs qui tenteront de déstabiliser l’indestructible Australien Boyd Exell : les père et fils Hollandais Ijsbrand et Bram Chardon ainsi que Koos de Ronde, le Suisse Jérôme Voutaz et le Belge Glenn Geerts (nouveau venu dans cette finale). Le sixième, Benjamin Aillaud, invité tricolore de cette finale française, ne pourra pas vraiment participer à la course au titre n’étant pas réellement qualifié, mais le public attendra une bonne performance du Tarbais qui avait fait le show à Malines en décembre dernier, éjecté de son attelage et sauvé par son groom. Du spectacle, mais à Bordeaux, on attend une performance plus… conventionnelle du meneur français. Une place sur le podium ?

Quelle que soit la discipline, tous les grands champions seront fidèles au rendez-vous emblématique du Jumping International de Bordeaux. Numéros un mondiaux, champions olympiques, champions du monde feront de cet événement une des plus grandes rencontres sportives internationales du calendrier français : des enjeux immédiats (les finales des Coupes du monde) et des desseins à long termes (les Jeux olympiques de Tokyo) … du vrai et grand sport !

Longines Grand Prix de Paris : Edwina The First !

La deuxième reine du Longines Masters est Australienne. Si Edwina Tops Alexander n’est « que » la seconde femme, après Pénélope Leprévost en 2011, à remporter le Longines Grand Prix de Paris – et même de l’ensemble des Grands Prix de la série des Longines Masters – elle est la première Australienne et première non-européenne à triompher dans l’épreuve parisienne. Edwina The First, queen of Paris !

Aux Longines Masters, les choses se passent différemment. Par exemple, cette présentation des quarante-trois cavaliers qui allaient participer à ce Grand Prix du 10ème anniversaire : une « brochette » unique et bigarrée absolument impressionnante. Les acteurs du Longines Grand Prix étaient alignés sur la gigantesque scène comme au théâtre. Et la pièce qu’ils allaient jouer allait s’avérer particulièrement prenante et riche en émotions. Le metteur en scène, Frank Rothenberger, avait proposé une première manche plutôt difficile, « mais un vrai beau parcours, bien dessiné, du grand travail » assurait l’Australienne. Ce parcours allait livrer son lot de bonnes surprises et notamment la révélation et la mise en avant des cavaliers de la génération montante comme l’Américain Spencer Smith (Theodore Manciais), le Français Edward Levy (Sirius Black), tous deux sans faute, mais également Félicie Bertrand malgré ce petit quatre points de Sultane des Ibis. Cinquième, sixième et dixième places au final pour cette jeune génération : Christophe Ameeuw le répète, l’un des desseins de ses événements est de booster la carrière des jeunes talents. Mission accomplie sur ce Longines Grand Prix de Paris ! Autre bonne surprise – mais en est-ce encore une ? – le sans-faute de Thierry Rozier et Venezia d’Ecaussines (quatrième et meilleur Français au final). Comme quoi, un Rozier peut en cacher un autre !
 
Il y eût également quelques mauvaises surprises comme l’absence des têtes d’affiche françaises au barrage, Kevin Staut, Patrice Delaveau, Pénélope Leprévost ou Simon, Delestre, mais également celle de l’Américain McLain Ward, malgré une somptueuse Clinta, auteur d’une petite maladresse de ses antérieurs sur un oxer. Finie l’aventure du Grand Slam indoor of Showjumping pour le Newyorkais !
En revanche, elle commence pour l’Australienne Edwina Alexander, la plus rapide des trois sans-faute avec California, même si elle a craint un instant ne pas être assez rapide pour battre l’Italien Alberto Zorzi et Contanga, qui finalement allaient s’incliner pour 36 centièmes : « Je pensais que cela pourrait être juste pour battre Alberto Zorzi qui passait après, avouait Edwina. J’aurais pris plus de risques s’il y avait eu plus de concurrents encore à venir derrière ». Dans ce match, l’Irlandais Denis Lynch s’est senti un peu hors-jeu, à près de trois secondes derrière les deux premiers : « Ce n’était pas une tactique, j’ai vraiment essayé d’aller vite, mais The Sinner m’a échappé. Je ne pouvais pas vraiment faire autre chose que tenter de le recomposer pour finir proprement. Avec mes cinquante secondes (47.03 exactement, ndlr), je savais que je ne risquais pas de gagner, mais je suis ravi de mon cheval et de sa progression. Je suis vraiment heureux de terminer dans les trois meilleurs, particulièrement ici, à Paris, devant ce public
 
Bref un dénouement en apothéose pour cette édition du dixième anniversaire : « Cela fait dix ans que je viens à Paris et j’ai vu ce Longines Masters s’améliorer sans cesse au fil des années. C’est devenu un événement tendance et lifestyle, et c’est vraiment un endroit où tout le monde veut venir à cette période de l’année. L’ambiance est réellement incroyable. Je sais qu’il y a de nombreuses personnes qui travaillent en coulisse et je leur tire mon chapeau, avec également une mention spéciale pour le public, les cavaliers, les chevaux et les sponsors. Le public, particulièrement, que l’on sent derrière nous, quelle que soit la nationalité du cavalier ! » Un hommage signé Edwina Alexander qui n’était pas pour déplaire à Christophe Ameeuw qui, de son côté, soulignait : « Nous venons donc de terminer la dixième édition du Longines Masters de Paris. De nombreux cavaliers nous sont fidèles depuis la première édition. C’est un véritable moment d’émotions pour nous, pendant toute la semaine nous avons vécu beaucoup de grands moments qui nous laisserons encore de nombreux souvenirs. Cela n’a pas toujours été facile, mais l’émotion, la beauté du sport et la passion nous font avancer. La beauté de ce Longines Masters de Paris, c’est son public, mais aussi la qualité de ses partenaires, ainsi que ce plateau de cavaliers incroyables. Nous cherchons à nous améliorer à chaque édition. Ce que vous avez vu aujourd’hui, c’est le résultat de dix éditions, et c’est un grand cru. Cela a été un véritable challenge, et nous l’avons remporté malgré des hauts et des bas. Cette passion est extraordinaire, elle arrive à créer cette atmosphère et rien ne peut la perturber ». 
 
Un discours plein de bonnes vitamines pour attaquer la deuxième décennie de cette magique saga des Longines Masters de Paris. Et pour patienter, rendez-vous à Hong Kong du 15 au 17 2019 février pour la seconde étape de la Saison IV des Longines Masters.

Riders Masters Cup : Et un, et deux, et trois-zéro !

Au terme d’un match plus serré que le score ne le laisse supposer et dans une ambiance juste incroyable avec une mise en scène digne du superbowl, les Riders Europe ont remporté leur troisième Riders Masters Cup en trois éditions. Quel spectacle !
 
Discours d’introduction par un ancien champion olympique de légende, Pierre Durand, parrain de cette Riders Masters Cup, une grandiose présentation des équipes, un hymne chanté par un impressionnant ténor pour les USA, gratté à la guitare électrique style Jimmy Hendrix pour l’Europe, une salle surchauffée – olas et clappings islandais – tous les ingrédients d’un décor de grand événement sportif étaient là. Restait à savoir ce que le sport en lui-même allait nous proposer…  et le sport n’a pas déçu.
 
Domination des Riders Europe en première mi-temps avec quatre victoires, mais les Riders USA ont pu conserver une petite chance grâce à la victoire de Jessica Springsteen sur le plus jeune des Riders Europe, Harry Charles (45-30).
 
La composition des duels allait être modifiée pour la seconde manche : une sorte de poker menteur entre les deux chefs d’équipe, Robert Ridland et Philippe Guerdat (« Les Américains ont essayé de nous embrouiller en changeant au dernier moment l’ordre de départ que nous avions décidé au début », révélait l’entraineur des Riders Europe !). Le coach européen avait pourtant le premier choix et décida d’opposer, dans le premier duel, le Champion du monde 2014, Maikel van der Vleuten, à la Championne du monde 2018, Laura Kraut. Avance de 16 petites centièmes de seconde pour cette dernière permettant à son équipe de remonter à 50 points contre 55 pour l’Europe. Le deuxième duel, celui des « U25 », allait même donner l’avantage aux Etats-Unis (70-65) après la victoire de Lucas Porter sur Harry Charles, battu de 10 centièmes ! Les choses semblaient alors se compliquer pour les Riders Europe. Mais Eduardo Alvarez Aznar et Edward Lewy (pour à nouveau 16 centièmes sur Jessica Springsteen) devaient donner un avantage décisif aux Bleus d’Europe (105 à 90). Il suffisait seulement à Daniel Deusser de boucler son parcours sans pénalité pour donner cette troisième victoire consécutive aux Riders Europe. Une formalité : « C’était fun », déclarait le coach européen visiblement réjoui, « car cela s’est un peu tendu après notre deuxième duel perdu pour un dixième de seconde ; ils sont alors repassés devant nous. Ils se sont bien battus. Mais cela s’est bien terminé et c’était touchant de voir notre « U25 », Harry Charles tellement déçu parce qu’il avait perdu ses deux duels. Je lui ai expliqué qu’ainsi va le sport et que c’est de cette façon que l’on avance. C’est en tout cas très formateur pour ces jeunes lancés dans le grand bain d’une compétition par équipe ».  
 
Avant cette troisième rencontre, Guerdat avait annoncé ‘jamais deux sans trois’. Ça, c’est fait ! Rendez-vous donc pour la quatrième édition à New-York le 27 avril prochain.

LONGINES SPEED CHALLENGE : Un triplé français dans une salle en feu

Première « épreuve-événement » de cette dixième édition du Longines Masters, le Longines Speed Challenge, a été à la hauteur de sa réputation. Le public parisien également : c’est dans un brouhaha d’encouragements indescriptibles et une nuée de drapeaux tricolores que Kevin Staut remporte pour la troisième fois* l’épreuve la plus rapide du monde !

Les vingt-huit cavaliers au départ découvraient le parcours de la Saison IV que leur proposait le chef d’équipe allemand, Frank Rothenberger. Un tracé qu’ils retrouveront à Hong-Kong, en février, puis à New York en avril. Un parcours difficile qui a enflammé spectateurs et cavaliers et cavaliers-spectateurs qui, bien que ne prenant pas part à l’épreuve, adorent la suivre depuis les tribunes. Le Longines Speed Challenge est un véritable championnat du monde de vitesse où les fautes aux obstacles sont très peu pénalisées en secondes : deux au lieu de quatre habituellement. Ce qui donne une chance à celui qui aurait été négligeant, laissant trainer par exemple un petit postérieur en route, de se rattraper par la vitesse. D’ailleurs, c’est avec une barre que Julien Epaillard l’avait remporté l’an dernier avec Cristallo A LM et ce soir, il est passé tout près du doublé malgré – encore une fois – une faute de Safari d’Auge dans le second double. « Le parcours m’a paru très très long, soufflait Epaillard. Il s’agissait de garder les forces de mon cheval jusqu’au bout, mais le public m’a donné des ailes ».

Et puis, plus l’épreuve avançait, plus le Normand s’enfonçait confortablement dans le fauteuil de peluches du leader et ne laissait transparaitre aucune inquiétude, même au passage de Simon Delestre et Chadino qui empruntaient les mêmes trajectoires, mais avec deux seconde de plus ; le Lorrain devait se contenter du siège du challenger. Et puis le public se mit à scander des « Kevin, Kevin » annonçant le Champion olympique qui n’était pas encore en piste et qui durèrent tout au long de son parcours. « J’entendais ces ‘Kevin’ quand j’étais dans le couloir et avant de me lancer, mais une fois devant le premier obstacle, j’étais complétement focalisé sur mon tracé. Ma stratégie, arrêtée avec Philippe Guerdat était d’être prudent sur le début, puis j’ai senti que Ayade de Septon*HDC était vraiment avec moi. Elle est montée en puissance tout au long du parcours et s’est montrée généreuse jusqu’au bout, je me suis alors permis de prendre des risques » … pour battre le tenant du titre d’une poignée de dixièmes, vingt-trois exactement, grâce surtout à un parcours parfait pour le plus grand bonheur de ce public incroyable : « L’ambiance en entrant dans cette arène est exceptionnelle, même si je l’entendais moins en parcours où j’étais concentré, mais je sentais ce public qui nous poussait », ajoute Kevin Staut. Une autre dimension du sport où ce public joue le rôle d’un « troisième homme », une ambiance dont les trois cavaliers français ont su pleinement profiter ce soir !

*La première à Hong Kong en 2014, puis à Paris en 2016

Un duo de gagnants dans le Prix Hubside

La première journée de compétition du Longines Masters de Paris s’est achevée sur une épreuve au concept particulier, le Prix Hubside. Les cavaliers du Masters One (CSI5) et les cavaliers du Masters Two (CSI2) se retrouvaient sur le même parcours, mais avec un classement distinct pour les deux catégories. Le jeune Américain Spencer Smith crée à nouveau la surprise sur un terrain français en s’imposant sur le CSI5, alors que c’était la Luxembourgeoise Charlotte Bettendorf qui s’emparait de la partie 2.

Le Prix Hubside était l’épreuve phare de ce jeudi sur un parcours à 1,45m dessiné par Franck Rothenberger. Cent-neuf cavaliers, autant du Masters One que du Masters Two, se sont retrouvés sur la piste mythique du Parc des Expositions de Villepinte pour courir cette compétition contre la montre.
C’est en selle sur une jument appartenant à son entraineur Eric Lamaze, Happiness, que Spencer Smith s’est emparé de la victoire. Cela devient une habitude pour le jeune cavalier de vingt-deux ans de s’imposer devant les meilleurs cavaliers au monde lorsqu’il concourt en France. Auteur d’un parcours sans accroc, il a été le plus rapide et signe un chronomètre de 53,09 secondes. « J’adore venir en France, je crois que cela me porte chance ! Je montais une très bonne jument, je l’ai laissée s’exprimer et faire son job. C’est encore rare pour moi d’avoir des victoires à ce niveau-là. Tous mes chevaux sont en très bonne forme, la compétition s’annonce de la meilleure des façons », confie le cavalier américain. L’Irlandais Billy Twomey et son étalon Ardcolum Duke montent sur la deuxième marche du podium grâce à son temps de 53,76 secondes. Pour compléter celui-ci, ce n’est autre que la cavalière tricolore très en forme depuis le début de cette saison 2018, Félicie Bertrand, qui termine à la troisième place avec Urano de Cartigny en 56,88 secondes.
Côté Masters Two, le Luxembourg était à l’honneur grâce à Charlotte Bettendorf. Avec sa jument Raia d’Helby, qui était déjà victorieuse le week-end dernier d’une épreuve à Kronenberg, elle boucle le parcours sans aucune pénalité, et dans un temps digne d’un cavalier du Masters One : 55,77 secondes. « D’ordinaire, je préfère passer au début des épreuves, mais dans celle-ci, je passais toute dernière de la centaine de partants. D’un côté, c’était un avantage de passer à la fin, j’ai pu voir toutes les options des cavaliers, et remarquer que pour ma catégorie, je n’avais pas forcément besoin de mettre le turbo. Ma jument était vraiment parfaite, je pense avoir gagné beaucoup de temps sur mon option pour aller sur l’obstacle n°4. C’est une jument très régulière en compétition, elle a été blessée cette année et revient à son plus haut niveau depuis un mois, je suis très confiante pour le reste du week-end », ajoute la Charlotte. Le Français Jacques Hemlinger s’empare de la seconde place avec Tonic des Mets, dans un temps de 57,51 secondes. A la troisième place, nous retrouvons la Britannique Louise Saywell et Golden Wave OL, qui terminaient leur parcours avec un chronomètre de 58,99 secondes.

Insolite : Le Cheval à 2 Pattes débarque au Longines Masters de Paris
Après la dernière épreuve, le public s’est plongé dans l’univers loufoque, humoristique et très sérieux à la fois du Cheval à 2 Pattes ! Après un concours de hennissement, les équipes des « Mulets à 2 Pattes » et des « Sardines » ont séduit le public du Longines Masters de Paris avec des carrousels en musique. Tous les invités de la Rider’s Night se sont pris au jeu pour découvrir cette activité ludique !


La première manche s’est jouée à l’Ambassade des États-Unis

C’est dans le somptueux cadre de l’hôtel Talleyrand que les chefs d’équipes de la Riders Masters Cup ont dévoilé mercredi soir à la presse la composition de leurs équipes qui s’affronteront samedi prochain à partir de 20h30 à Paris-Villepinte. Une présentation suivie du tirage au sort des cinq premiers duels : cela s’annonce passionnant ! Cette troisième édition mettra en avant la jeune génération avec non pas deux cavaliers « U25 », mais quatre !

Après avoir été accueilli par Henry Wooster, chef de mission de l’ambassade des Etats-Unis., Christophe Ameeuw, CEO de EEM World et créateur de la Riders Masters Cup, a présenté les deux chefs d’équipe, Robert Ridland, pour les Riders USA et le Suisse Philippe Guerdat pour les Riders Europe. Ces derniers ont alors annoncé les noms des dix protagonistes qui s’affronteront lors de cette troisième édition de la Riders Masters Cup.

Lors de la première manche, les cinq Riders Europe affronteront les cinq Riders USA dans les cinq premiers duels (barème A au chrono) ainsi déterminés par le tirage au sort :
1- Taylor Alexander (USA) vs Eduardo Alvarez Aznar (Europe)
2- McLain Ward (USA) vs Edward Levy (Europe)
3- Jessica Springsteen (USA) vs Harry Charles (Europe)
4- Laura Kraut (USA) vs Maikel Van der Vleuten (Europe)
5- Lucas Porter (USA) vs Daniel Deusser (Europe)

Le cavalier victorieux marquera 10 points pour son équipe, le vaincu, s’il a complété son parcours, marquera 5 points. À la mi-temps, à l’issue de la première manche, les chefs d’équipes recomposeront les duels, le premier choix étant donné à celui de l’équipe provisoirement en tête. La stratégie prend une part prépondérante ici car en fonction du résultat du premier tour, il est sans doute plus intéressant de mettre tel cavalier face à tel autre, peut-être prendre le risque de sacrifier une victoire pour en assurer deux autres, les cavaliers peuvent changer de chevaux etc. Cette fois-ci, en deuxième manche (barème C à 3 secondes la barre), les vainqueurs marquent 20 points, les vaincus 10.

Un choc entre les deux grandes puissances du saut d’obstacles mondial, dix batailles pour une première victoire pour les Riders USA ou un triplé pour les Riders Europe.

Dix Champions olympiques pour les 10 ans du Longines Masters de Paris… et une pluie de jeunes talents

Dans quatre jours sera donné le coup d’envoi de l’édition du dixième anniversaire du Longines Masters de Paris. Un événement qui, depuis 2009 et la victoire du Champion du monde en titre de l’époque (le Belge Jos Lansink), a vu défiler tous les plus grands cavaliers de la décennie. Le crû 2018 n’échappera pas à la règle avec, entre autres, la participation de neuf champions olympiques dans les épreuves Masters One !

Dix médaillés d’or olympiques de cette dernière décennie, c’est un record dans un même plateau. Le Longines Masters de Paris va accueillir ceux qui écrivent la légende de notre sport : nos champions olympiques de Rio, Kevin Staut, Roger-Yves Bost, Philippe Rozier et Pénélope Leprévost, les champions par équipes de Pékin (2008), les Américains McLain Ward et Laura Kraut, les champions des Jeux de Londres, le Suisse Steve Guerdat (inoubliable individuel) et les Britanniques Ben Maher et Scott Brash (par équipe), et, last but not least, le seul Canadien médaillé d’or aux Jeux olympiques, Eric Lamaze. Dix médaillés, mais onze médailles d’or si on prend en compte le premier titre olympique de McLain Ward à Athènes en 2004 et qui a été encore médaillé d’argent aux Jeux de Rio en 2016. Et si l’on considère l’ensemble des médaillés de tous métaux, il faut ajouter les Allemands Christian Ahlmann et Daniel Deusser (deux titres en Coupe du monde également), l’Américaine Lucy Davis, le Suisse Pius Schwizer et le Néerlandais Maikel van der Vleuten (également Champion du monde en 2014). Bref quinze médaillés olympiques (mais dix-huit médailles !), soit plus du tiers de l’ensemble des cavaliers engagés pour ces noces d’étain des Longines Masters avec le public parisien ! En plus de Kevin Staut, Pénélope Leprévost, McLain Ward et des deux cavaliers allemands, avec le français Patrice Delaveau et le Belge Grégory Wathelet ; ce sont sept anciens vainqueur d’un Grand Prix de Masters qui seront au départ. Quant à Julien Epaillard, vainqueur du Longines Speed Challenge 2017, il sera également à Paris pour défendre son titre. Et ce ne sont pas les seules stars que ce fabuleux public découvrira à partir de jeudi !

La classe « jeunes »
Il découvrira surtout les jeunes talents de ce magnifique sport, des cavaliers qui ont percé cette année sur le circuit international, en partie grâce à EEM, l’organisateur de la série des Longines Masters qui a, par exemple, invité le jeune Français Edward Lewy (24 ans), à Paris l’an dernier, puis à New- York en avril. Le concept, notamment celui de la Riders Masters Cup, oblige les sélectionneurs à introduire un cavalier âgé de moins de 25 ans dans leurs équipes, le fameux « U25 ». C’est le cas d’Edward Levy, présélectionné à côté du Britannique Harry Charles (19 ans) qui n’est autre que le fils du champion olympique par équipe de 2012 Peter Charles (« C’est mon modèle, avoir un tel père me motive »).
Toujours grâce à la Riders Masters Cup, le jeune Américain Spencer Smith (22 ans) découvrira le niveau ‘cinq étoiles’, mais avec un solide bagage : cet élève d’Eric Lamaze a notamment remporté en août dernier le Grand Prix 4* de Valence. 
Plus tout à fait une « U25 », la Française Félicie Bertrand (31 ans), a littéralement explosé au haut niveau cette saison en remportant notamment la médaille d’or aux Jeux Méditerranéens (et l’argent par équipe), elle a fait ses premiers pas en CSIO 5* et participera à son premier Longines Masters avec les chevaux de l’écurie Megret que montait auparavant Pénélope Leprévost, Sultane des Ibis et Chacco Rouge. Un sacré plongeon dans le grand bain ! 
Egalement un « rookie », ou presque – il a participé à son premier ‘cinq étoiles’ une semaine après le Longines Masters de Paris l’an dernier, le Normand Alexis Deroubaix a été sélectionné pour sa première saison à ce niveau dans l’équipe tricolore pour les Jeux Equestres Mondiaux de Tryon en septembre dernier. Il en est revenu avec le meilleur classement de l’équipe de France grâce à une brillante 9ème place individuelle avec son fabuleux cheval Timon d’Aure qu’il pilote à merveille ! Un favori pour le Longines Grand Prix du dimanche. 
Jessica Springsteen, du haut de ses 27 ans, fait également partie de cette jeune génération, ceci dit, la fille du boss a désormais déjà une bonne expérience du haut niveau puisqu’elle a remporté quelques Coupes des Nations avec l’équipe des Etats-Unis.

Toujours plus jeunes : le « rider’s lab »
Les épreuves Masters Two et Masters Three regorgent encore plus de jeunes cavaliers. Parfois de bien plus jeunes. Ces épreuves, dont Christophe Ameeuw et EEM ouvrent grand les portes à ces jeunes talents, permettent à ces derniers d’évoluer dans le contexte d’une compétition ‘six étoiles’, sur des parcours construits par le même chef de piste : l’Allemand Frank Rothenberger, une des stars mondiales de cet art du design de parcours. Camille Condé-Ferreira est un peu la chef de file de cette génération « riders’ lab », elle qui a su si bien réussir cette transition de la classe poney (où elle a été championne d’Europe) à celle de « grands chevaux » avec des résultats cette année en concours internationaux deux et trois étoiles ! Cette jeune classe sera confrontée à des cavaliers plus expérimentés comme la Belge Gudrun Pattet, habituée des cinq étoiles qui vient de remporter le Grand Prix Coupe du monde d’Helsinki le mois dernier. Dans cette division, on retrouvera également Guillaume Canet qui a promis qu’il essaiera à Paris de battre son propre record de saut en hauteur (1,80m) en participant à la Lido Masters Power où les cavaliers du Masters One tenteront de battre le record parisien de 2,00m !
En Masters Three, c’est assurément les trois enfants de Nicolas Canteloup, Anouk, Jeanne et Nicholas, qui seront sous le feu des projecteurs, opposés notamment à la fille du créateur des Longines Masters, Louise Ameeuw… La transmission, une des valeurs phares des Longines Masters !

LES RIDERS USA MENÉS PAR MCLAIN WARD

Deux Champions du monde sacrés lors des derniers Jeux équestres de Tryon, une cavalière médaillée d’argent aux derniers Jeux de Rio, le vainqueur du Grand Prix 4* de Valence et des rookies talentueux, la short-list de Robert Ridland pour la troisième édition de la Riders Masters Cup a de solides arguments pour donner la réplique aux Riders Europe !

McLain Ward sera le leader incontesté des Riders USA et viendra à Paris avec une motivation particulièrement nourrie : « J’entre toujours en piste en pensant que je vais gagner, et cela s’applique à la Riders Masters Cup ! Cela ne fonctionne pas à tous les coups, mais c’est toujours mon intention. C’est une compétition de ‘faces à faces’ et il faut avant tout remporter son duel. Je vous promets que je ferai ma part et qu’ensuite, j’irai encourager mes coéquipiers pour qu’ils fassent la leur » ! Le ton est donné et le n°5 mondial sera solidement épaulé par sa partenaire de la médaille d’or de Tryon, Laura Kraut,  mais aussi Lucy Davis, membre de l’équipe médaillée d’argent des Jeux olympiques de Rio (avec McLain),Jessica Springsteen gagnante notamment de la Coupe de la Reine cet été à Barcelone, et, côté des U 25 possibles, le jeune Spencer Smith (22 ans), l’élève du Champion olympique Eric Lamaze et qui a déjà eu l’occasion de briller en France puisqu’il avait remporté l’été dernier le Grand Prix du CSI4* de Valence. Sur le banc des remplaçants, Ridland a fait appel à trois jeunes cavaliers : Taylor Alexander (24 ans),Wilton Porter (24 ans, qui vient de remporter une épreuve à 1,50 m au CSI 4* de Samorin) et Lucas Porter (21 ans et gagnant en CSI 3*).

Robert Ridland fait donc confiance à la jeunesse (Jessica Springsteen n’a que 27 ans) pour tenter de ravir le Trophée que les Riders Europe détiennent depuis la création de la Riders Masters Cup. McLain Ward prend cette épreuve très au sérieux car il sait qu’il participe là à un défi qui va prendre de l’importance au fil des années et que le public apprécie : « Je pense même que c’est déjà une grande compétition. Il suffit de regarder la qualité des cavaliers qui y participent ! Les Européens y dépêchent leurs meilleurs cavaliers. De notre côté, c’est un peu plus compliqué puisque nous ne disposerons pas d’un très grand nombre de cavaliers américains, mais les meilleurs d’entre nous seront là. C’est cela qui donne à cette épreuve une si grande importance ». Premier rendez-vous, mercredi 28 novembre à l’Ambassade des Etats-Unis pour la nomination des cinq sélectionnés définitifs de chaque équipe et le tirage au sort des cinq premiers duels, puis, le 1er décembre sur la piste pour cette palpitante compétition.

CHRISTOPHE AMEEUW S’ASSOCIE AVEC ARQANA POUR LANCER « THE AUCTION »

Fondateur et CEO des Ecuries d’Ecaussinnes et de EEM, acteur majeur de scène équestre internationale, Christophe Ameeuw a choisi de s’associer avec ARQANA, l’agence de ventes aux enchères de chevaux de course numéro un en France et parmi les leaders en Europe, pour créer un programme innovant de ventes de chevaux de sport.

Intitulé The Auction, ce programme se déclinera en deux événements pour l’année 2019.

Acte 1, The Embryo Collection

« La collection des embryons »

Pour la première fois en Asie, le 15 février 2019 dans le cadre de la Asia Horse Week et des Longines Masters de Hong Kong, une vingtaine d’embryons emblématiques des plus grands noms du Show Jumping seront mis aux enchères. La vente aura lieu en duplex avec Deauville ainsi que par internet. Les inscriptions pour cette vente sont en cours et le catalogue sera dévoilé début décembre.

Acte 2, The Winter Collection

« La collection d’hiver »

Le 11 décembre 2019, après l’étape parisienne des Longines Masters, une sélection de yearlings et de performers d’exception sera proposée à la vente à Paris lors d’un événement unique.

 

Christophe Ameeuw, Fondateur des Ecuries d’Ecaussinnes et de EEM, a commenté :

« Notre ambition commune avec The Auction est de faire évoluer le commerce de chevaux de sport dans la même direction que celle qu’a suivie ARQANA dans le secteur des chevaux de course, et avant elle son partenaire Artcurial dans le domaine de l’art. Le marché des chevaux de jumping a besoin de davantage de transparence, de professionnalisme, d’internationalisation et de modernisation. Ensemble, nous souhaitons mettre en oeuvre une approche pédagogique pour accompagner les vendeurs vers le marché public et ouvrir l’investissement dans l’univers du cheval de sport à une nouvelle clientèle, française et internationale. »

Eric Hoyeau, Président d’ARQANA, a déclaré :

« Les univers des courses et des sports équestres semblent parfois imperméables l’un à l’autre et pourtant des affinités évidentes existent, tant du point de vue du spectacle que de l’expérience propriétaire ou du commerce. La Normandie, et Deauville en particulier, se trouvent au carrefour des disciplines équestres et hippiques, et depuis quelques années les plus grandes écuries de jumping choisissent de venir s’y établir. A travers The Auction, nous sommes ravis de mettre le savoir-faire et l’expérience d’ARQANA au service du développement du marché du cheval de sport. Cette réalisation est le reflet d’une volonté commune d’innover dans un environnement globalisé. »

Le chef d’équipe Philippe Guerdat annonce la short-list des Riders Europe pour la troisième édition de la Riders Masters Cup

Philippe Guerdat, le chef d’équipe des Riders Europe vient de dévoiler sa sélection pour la troisième édition de la Riders Masters Cup qui se jouera à Paris le 1er décembre prochain. Une sacrée équipe où six nations sont représentées !

C’est sans doute la première fois que Philippe Guerdat se voit devoir sélectionner son propre fils. C’est pour cela qu’il a toujours refusé de prendre en charge la direction de l’équipe de Suisse, mais cette fois-ci le coach de l’équipe de France ne pouvait faire autrement. Steve Guerdat, champion olympique individuel en 2012 vient de décrocher une nouvelle médaille personnelle aux Jeux équestres mondiaux de Tryon et pointe à la seconde place du classement mondial Longines FEI. Incontournable ! Il n’est pas le seul champion olympique de cette short-list des Riders Europe où l’on retrouve deux médaillés d’or (par équipe) : le Français Kevin Staut (Rio 2016) et le Britannique Ben Maher (Londres 2012). Au sein de cette équipe, on note également la sélection d’un Champion du monde par équipe (Caen 2014), le Néerlandais Maikel van der Vleuten et de deux vainqueurs de Coupe du monde, les solides allemands Daniel Deusser et Christian Ahlmann. Cinq de ces six cavaliers ont été à un moment de leur carrière n°1 mondial ! Deux autres cavaliers en forme actuellement complètent cette liste du côté des seniors : l’Italien Lorenzo de Luca et l’Espagnol Eduardo Alvarez Aznar. Philippe Guerdat devra choisir quatre noms parmi ces huit.
Il devra également, pour compléter son équipe, sélectionner un cinquième cavalier, un « U 25 », entre le Britannique Harry Charles, le fils du champion olympique de 2012, Peter Charles et le jeune français Edward Levy.
On le voit, une décision compliquée pour le chef d’équipe des Riders Europe, qu’il devra avoir prise pour le 28 novembre, pour le tirage au sort des duels de cette palpitante compétition. Un tirage qui se fera dans le prestigieux cadre de l’Hôtel de Talleyrand, appartenant à l’Ambassade des Etats-Unis à partir de 18h30 !

 

Quatre questions à Edward Levy :

Que pensez-vous de ce nouveau format de compétition ?
C’est un format très intéressant. Nous avons vu que les deux premières éditions se sont très bien déroulées, avec une belle compétitivité des deux équipes. Je suis ravi de faire à nouveau partie de la short-list de Philippe Guerdat pour cette épreuve et j’espère être de la partie à Paris.

Représenter l’Europe, qu’est-ce que cela signifie pour vous ?
C’est toujours très gratifiant, nous nous sentons toujours très honorés de faire partie de ces cavaliers qui vont représenter soit leur pays et maintenant leur continent. J’espère surtout que je vais être à la hauteur !

Quel est le couple que vous redoutez le plus dans l’équipe américaine ?
Ce n’est pas un couple que l’on craint dans l’équipe américaine, quel que soit le cheval que ces cavaliers montent, ils sont très compétitifs et très bons. Leurs jeunes cavaliers sont également très talentueux et sautent déjà les Grand Prix, la concurrence risque d’être rude même en U25.

Comment est Philippe Guerdat en tant que capitaine d’équipe ? Qu’apporte-t-il de plus ?
Philippe est un meneur d’hommes incroyable. Il arrive à cerner ce qu’on a besoin d’entendre à quel moment de la compétition. Il compose selon le caractère de chacun des cavaliers, si l’on a besoin d’être boosté ou rassuré.

Incontournable Jumping International de Bordeaux

L’histoire continue : autour de la prestigieuse Coupe du monde FEI Longines de saut d’obstacles, le Jumping International de Bordeaux poursuit son incessante évolution alliant tradition, excellence sportive et dernières technologies de la filière équestre au travers de son Salon du Cheval. Sans oublier l’art équestre, une nouvelle fois sublimé par un grand spectacle. Cette année, il réunira les académies de Jerez, Lisbonne et Saumur avec les Hasta Luego autour du thème du cheval ibérique. Sport, salon et spectacle : ces trois composantes font du Jumping International de Bordeaux un rendez-vous incontournable au Parc des Expositions de Bordeaux, du 7 au 10 février.

Le meilleur des sports équestres
L’ADN du Jumping International de Bordeaux reste résolument le sport de haut niveau avec une étape emblématique du circuit de la Coupe du monde FEI Longines, la dernière en Europe avant la finale. Depuis 1978, cette épreuve livre chaque année un scénario riche en émotions grâce aux meilleurs cavaliers de la planète, particulièrement fidèles au Jumping. Ils ont constitué en 41 ans un palmarès qui résume à lui seul l’histoire du saut d’obstacles mondial ! L’étape bordelaise de la Coupe du monde a toujours été très courue : elle constitue un des objectifs majeurs de la saison pour les sportifs et représente stratégiquement un tournant important dans la course à la qualification pour la finale (du 3 au 7 avril 2019 à Göteborg, en Suède).
Une épreuve qui sera à nouveau en 2019 le point d’orgue d’un programme sportif riche en épreuves de haut niveau avec notamment le retour de la très populaire finale de la Coupe du monde FEI d’attelage et le Devoucoux indoor derby, deux compétitions attirant à Bordeaux les meilleurs meneurs et les meilleurs cavaliers de concours complet du monde. Pendant quatre jours, la piste ne désemplit pas et parfois les stars laissent la place aux amateurs (Championnat Antarès), mais également aux jeunes cavaliers avec les épreuves Super As Poney Elite ou aux jeunes étalons de 7 et 8 ans avec les Bordeaux Young Sires Masters.

Un Salon du cheval, carrefour des pros et des amateurs
Le Salon du Cheval de Bordeaux grandit encore cette année avec une augmentation de 16% de sa surface ! Une offre encore plus élargie alliant les nouvelles technologies liées à la pratique de l’équitation et au bien-être du cheval, la sellerie traditionnelle (quoique de plus en plus empreinte d’high-tech elle aussi) mais également des produits autour des accessoires de mode et du lifestyle. Ce Salon du Cheval fera découvrir à un large public, amateurs – cavaliers de compétition ou cavaliers du dimanche -, une riche palette des disciplines équestres. Une programmation de plus de trente heures d’animations sur deux carrières où ils retrouveront entre autres des démonstrations de pony-games, de voltige et d’équifeel. Les équitants, cavaliers amateurs ou professionnels, propriétaires de chevaux de sport ou de loisir, tout comme les spécialistes d’autres secteurs pourront s’informer et échanger avec les experts au cours du tout nouveau Forum Santé équine.
Autre temps fort pour les professionnels, le Salon des Etalons de Sport de Bordeaux, le vendredi 8 et le samedi 9 aux côtés du Salon du Cheval, permet aux éleveurs du Sud-Ouest, voire de la France entière, d’aller à la rencontre des grands haras français. Ils peuvent assister à la présentation des reproducteurs qui font la réputation de ces établissements prestigieux et de l’élevage français, mais aussi effectuer leur choix de croisements sur un catalogue non pas virtuel, mais bien vivant.

Spectacle : une « Nuit ibérique »
Avec ses allures naturellement relevées, un passage presque naturel, sa présence en piste, le cheval ibérique, qu’il soit Lusitanien ou Pura raza español, est celui le plus utilisé en représentation. On les retrouve dans les plus grandes écuries de spectacle, chez Bartabas, à l’Académie de Versailles, aux Grandes écuries de Chantilly (dont la Compagnie équestre avait ravi le public bordelais il y a deux ans avec ‘Métamorphoses’), chez les Hasta Luego, chez Alizée Froment, Frédéric Pignon, Mario Lurashi et même au Cadre Noir de Saumur. Cette année, il sera la star du spectacle intitulé Nuit ibérique, jeudi soir, à travers les deux grandes académies équestres qui le magnifient le mieux et dont elles sont un peu les ‘conservateurs’ : l’Ecole Royale Andalouse d’Art Équestre de Jerez (que l’on avait admirée à Bordeaux il y a quatre ans) et l’École Portugaise d’Art équestre de Lisbonne. Une mise en scène grandiose où l’on retrouvera également les chevaux ibériques du Cadre Noir de Saumur ainsi que ceux de la troupe des Hasta Luego. Une rencontre unique entre les trois grandes académies d’art équestre et une famille d’artistes.

Sport, Salon, Spectacle… trois bonnes raisons pour venir au Jumping International de Bordeaux… et y rester au moins quatre jours !