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L’Olympique Rozier frappe à El Jadida !

Philippe Rozier et les sports équestres marocains ont une longue histoire en commun – qui dure depuis plus de dix ans – et aujourd’hui, elle se concrétise une fois de plus par une victoire du Champion olympique dans ce premier Grand Prix 4* d’El Jadida.

Ce Grand Prix d’El Jadida fut un dénouement grandiose pour l’édition 2018 du Morocco Royal Tour, dont c’était la première année au niveau quatre étoiles. Uliano Vezzani, le chef de piste, disait récemment qu’il était parfaitement possible d’organiser des compétitions cinq étoiles sur la piste d’El Jadida, et il a ici construit un Grand Prix qui s’en rapprochait presque. Sur la première manche, quatre des trente-neufs cavaliers au départ sont sortis de piste sans incidents : Philippe Rozier fut le premier à signer un parcours parfait, suivi du Français Olivier Perreau, du Saoudien Abdullah Alsharbatly et du Brésilien Pedro Junquiera-Muylaert. Le temps, tout comme le tracé, ont joué des tours aux autres concurrents. Dans ce Grand Prix en deux manches, ils ont été dix à être autorisés à repartir dans la seconde : trois cavaliers à quatre points (Henk van de Pol, Pierre-Alain Mortier et Pius Schwizer), trois à un points (Alberto Marquez-Galobardes, Simon Delestre et Roberto Arioldi). Ce parcours au chronomètre a redistribué le classement, même si les cavaliers repartaient avec leur score de la première manche. Au final, seul le Champion olympique de Rio, Philippe Rozier, a su signer le double sans faute qui lui a offert cette si convoitée victoire.

Philippe Rozier, en plus d’être un cavalier émérite, a été pendant de nombreuses années l’entraineur et le sélectionneur de l’équipe nationale du Maroc. Il a emmené cette équipe jusqu’aux Jeux Equestres Mondiaux en 2014, et continue toujours aujourd’hui d’entrainer certains cavaliers marocains. « Sentimentalement, c’est une victoire importante pour moi », confie Philippe Rozier, ému. « C’est formidable, j’adore ces sensations et c’est pour ça que je me lève tous les matins même après trente-cinq ans de carrière. Cristallo A LM est vraiment un petit cheval formidable. Il a énormément de cœur et il fait tout pour vous faire plaisir. Il est vraiment arrivé au bon moment dans ma carrière, Rahotep de Toscane (son cheval des Jeux Olympiques – ndlr) a été blessé pendant presqu’un an, et Cristallo a pris la relève avec brio. J’ai eu une chance incroyable que la Laiterie de Montaigu me fasse confiance et me le confie. J’ai hâte que Rahotep revienne en compétition avec lui au début de l’année prochaine, ça va être incroyable. » Il revient sur ses parcours gagnants : « J’ai un très bon cheval, je n’avais plus qu’à bien monter ! Ici, c’est difficile, tout arrive assez vite et c’était le premier indoor de la saison. Mon cheval a quatorze ans, j’ai beaucoup d’expérience également, nous avions un avantage au départ de cette compétition. Sur la piste aujourd’hui, il y avait des difficultés un peu partout, comme c’est souvent le cas avec Uliano Vezzani. Il dessine vraiment ses parcours dans le respect des chevaux, mais il nous demande à nous, cavaliers, d’être très précis, sinon nous le payons immédiatement. Il nous force à monter juste. Au barrage, à la place où j’étais, j’ai préféré jouer le sans faute avant tout, sans trop jouer le chronomètre, quitte à me retrouver, au pire, à la troisième place, plutôt que de faire un quatre points en voulant aller vite et me retrouver dixième comme à Tétouan ou Rabat. »

Ce sont deux cavaliers ayant fait un point de temps dépassé en première manche qui complètent le podium, ayant tous les deux réalisés un parcours sans faute dans la deuxième : l’Italien Roberto Arioldi se retrouve en argent avec Dundee van het Marienshof, et le tricolore Simon Delestre en bronze, avec Ulane Belmaniere, qui réalisait ici son premier Grand Prix en indoor.

 

Le Grand Prix Mazagan du CSI1* pour Mohammed Azoum

Une fois de plus dans ce CSI d’El Jadida, le parcours de première manche fut compliqué pour de nombreux concurrents. Ils étaient trois à réaliser un parcours sans faute et à se qualifier pour le barrage : le Syrien Mohamad Mogheeth Al Shehab, et deux cavaliers marocains, Mohammed Azoum et Hicham Er-Radi. Dans la manche au chronomètre, seul Mohammed Azoum, et son selle français de douze ans, Soho du Plessis, ont réussi à boucler leur parcours sans pénalité, leur permettant ainsi de remporter l’épreuve. Ce cheval, né chez la famille Chenu en Normandie, était déjà classé à la cinquième place du Grand Prix du CSI1* de Rabat, et quatrième de l’épreuve à 1,30m de vendredi avec son tout récent cavalier.

« Ça fait deux semaines que je monte ce cheval. Il est arrivé le lundi juste avant l’étape de Rabat. C’est un très bon cheval, il a fait de beaux résultats sur des épreuves entre 1,30 et 1,40m avec le cavalier français Alexis Deroubaix. C’est un vrai cheval de concours ! Le parcours de la première manche était difficile, il fallait faire très attention à la sortie de triple et à la dernière ligne courbe en six foulées. Je me suis vraiment appliqué sur ce tour, et j’ai fait confiance à Soho, je sais qu’il est vraiment respectueux. Nous n’étions que trois au barrage. Au moment d’entrer en piste, Marcel Delestre m’a dit de tourner juste après le double. Sur le parcours, Soho a même tourné avant moi, j’ai cru que j’allais tomber ! » rit le cavalier marocain.

Les jeunes talents aux honneurs sur la piste d’El Jadida !

Les Winning Round du Morocco Royal Tour sont toujours un véritable moment de sport. Cette épreuve permet une redistribution totale des cartes, puisque tous les cavaliers qualifiés pour la seconde manche – qu’ils soient sans faute ou non dans la première – repartent avec un compteur vierge. Jérôme Guéry remportait la première à Tétouan, à Rabat, c’était au tour d’Emeric George, aujourd’hui, c’est un nouveau talent qui s’impose : le Suisse Elian Baumann.

La première manche de cette épreuve phare de la journée, d’une hauteur d’1,50m, était délicate. Seuls cinq cavaliers ont réussi l’exploit de déjouer les pièges de ce parcours et le terminer sans aucune pénalité : Pius Schwizer, Jessica Mendoza, Abdullah Alsharbatly, Elian Baumann, et Marco Kutscher. Originalité de la Winning Round, ce sont dix cavaliers qui ont pris le départ dans la seconde manche, les cinq cavaliers sans faute et les cinq avec quatre points ont été remis sur un pied d’égalité. L’Italien Roberto Tuchetto ouvrait le bal avec un sans-faute rapide en 42,15 secondes. Ses poursuivants ont tous joué le jeu du chronomètre, et la moitié d’entre eux ont commis des fautes pour le rattraper. Il a fallu attendre la Norvégienne Cecilie Hatteland, qui s’imposait dans une épreuve au chronomètre la semaine dernière à Rabat, pour dépasser le temps de l’Italien de deux centièmes.

Le Suisse Elian Baumann, que l’on a découvert lors de cette tournée marocaine, et notamment dans la Coupe des Nations de Rabat, a mis tout le monde d’accord en distançant la Norvégienne et l’Italien de plus d’une seconde. Il réalise un temps record de 41,06 secondes, en selle sur Campari Z, son hongre de onze ans. Âgé de trente ans, Elian a collaboré pendant neuf ans avec Pius Schwizer, jusqu’à ouvrir ses propres écuries il y a trois ans. Il a débuté au niveau quatre étoiles cet été, à Crans Montana, avant de poursuivre sa progression sur le Morocco Royal Tour.

« J’avais beaucoup de pression en passant à la fin. Je n’ai pas encore beaucoup d’expérience sur ce genre de compétitions internationales, j’étais déjà ravi de me qualifier pour la seconde manche ! Les distances de la première manche convenaient parfaitement à mon cheval. Il a beaucoup d’énergie, j’ai donc pu le laisser avancer. J’ai décidé de tout tenter en seconde manche. Il n’y avait pas vraiment d’options, tout le monde a dû emprunter à peu près le même tracé. En général mon cheval est très rapide, j’ai juste pris l’intérieur des courbes. Sur le dernier obstacle je me suis dit « allez on y va ! » et j’ai tout donné pour aller chercher la victoire. Demain je vais monter à nouveau Campari Z dans le Grand Prix, on va voir ce que cela va donner ! » sourit Elian Baumann.

 

Un God Save the Queen pour le Prix Qatar

Une véritable course contre la montre s’est jouée en ce début d’après-midi sur la piste d’El Jadida. Ce Prix Qatar à 1,40m était tout aussi délicat que la Winning Round et a connu le même nombre de parcours sans faute : cinq. La plus rapide était sans conteste la Britannique Jessica Mendoza. Déjà auteur de nombreux classements depuis le début du Morocco Royal Tour, elle s’est finalement imposée avec Horst van de Mispelaere en 58,60 secondes. Virginie Thonon, toujours en forme ici, s’offre la seconde place de l’épreuve, suivie par le Néerlandais Sander Geerink à la troisième place.

 

Le CSI1* reste entre les mains des cavaliers marocains

Les cavaliers marocains se sont une fois de plus illustrés sur le CSI1*. C’est Farid Amanzar qui remporte l’épreuve à 1,20m de ce matin. Sami Cherkaoui et Adam Rédouane complètent le podium. Dans l’épreuve à 1,30m, Hicham Chani s’offre la victoire, en selle sur son beau gris Canyon, devant son compatriote Mohammed Azoum et le Néerlandais Henk van de Pol.

Un CSI4*W qui débute sous les couleurs belges à El Jadida !

Hier, la première épreuve du CSI4*W d’El Jadida, troisième et dernière manche du Morocco Royal Tour, a été remportée par le cavalier Belge, Dominique Hendrickx. La seconde journée de compétition, quant à elle, a continué de mettre à l’honneur le plat pays sur les deux différents parcours dessinés par Uliano Vezzani. Dans le Prix du Ministère de l’Agriculture à 1,40m en deux phases, c’est Virginie Thonon, la tenante du titre du Grand Prix d’El Jadida 2017, qui s’empare de la victoire, alors que dans l’épreuve qualificative pour le Grand Prix, Jérôme Guéry rafle à la fois la première et la troisième place.

Cette grosse épreuve du jour, qui se courait sur un barème A à temps différé, fut une véritable course contre la montre. Jérôme Guéry a donné le tempo dès le début d’épreuve, prenant le départ en troisième position et bouclant son parcours dans un temps très rapide de 62,10 secondes, en selle sur son tout bon Celvin. Ce temps, aucun des meilleurs cavaliers du monde venus en découdre à El Jadida n’a réussi à le battre… jusqu’à ce que le champion Belge entre en piste avec son second cheval : Jelly Belly van het Eikenhof. Avec celle-ci, il réalise un chronomètre record de 61,45 secondes, et conservera sa pole position jusqu’à la fin de l’épreuve.

« Mon plan n’était pas forcément d’aller vite avec Celvin, puisqu’il va courir le Grand Prix dimanche. Je voulais vraiment faire un parcours en avant, et en prenant les options. C’est naturellement un cheval assez rapide, et j’estime que j’ai fait un meilleur parcours avec lui, puisque je ne recherchais pas la vitesse. Avec Jelly, l’objectif était clairement la victoire ! Je suis resté sur mon plan, même si j’étais déjà premier lorsque je suis à nouveau rentré en piste avec elle. J’avais le sentiment d’aller beaucoup plus vite avec Jelly, alors que la différence est assez minime entre les tours de mes deux chevaux. Je suis vraiment ravi de mes deux chevaux, l’objectif est rempli, et j’espère que le week-end va continuer comme ça », confie le cavalier Belge.

Le cavalier Allemand, Marcel Marshall, tout juste âgé de vingt-sept ans, a réussi l’exploit de rattraper le maestro Guéry, et de s’intercaler dans son doublé. Avec Crystal 17, sa jument baie de neuf ans avec laquelle il a déjà de nombreuses fois été aux honneurs depuis le début du circuit Marocain, il termine son parcours en 62,03 secondes. On le retrouve également à la cinquième place du classement, cette fois-ci avec Fenia van Klapscheut. L’Olympique Philippe Rozier sera le troisième cavalier à être appelé à la remise de prix. Avec son fidèle Cristallo A LM, il termine à la quatrième place de l’épreuve.

 

El Jadida a retrouvé sa reine

La première épreuve du CSI4*W de la journée a également fait retentir l’hymne Belge au sein du Parc des Expositions Mohammed VI, à El Jadida. Virginie Thonon a retrouvé la piste qui l’avait sacrée championne l’an passé, elle y avait remporté le Grand Prix l’année précédente. Avec Kamara du Chabus, elle s’impose parmi les double sans-faute, dans un temps record de 26,14 secondes. Elle est suivie par la Britannique Jessica Mendoza à le seconde place (26,38) et par le cavalier du Royaume d’Arabie Saoudite, Abdullah Alsharbatly (26,48).

 

Les cavaliers marocains s’emparent du CSI1*

Dans les deux épreuves du CSI1* de ce matin, les cavaliers marocains se sont offert la victoire chez eux. C’est Hassan Mernissi qui s’empare du Prix Accor à 1,20m, devant son compatriote Ali Al Ahrach et le cavalier en forme du jour, Jérôme Guéry. Dans le Prix ONMT à 1,30m, le podium est cent-pour-cent marocain, avec Sami Cherkaoui qui monte sur la plus haute marche du podium, suivi à la seconde place de Brahim Aadnan et Lina Tazi pour compléter ce podium.

Troisième édition de le Riders Masters Cup à Paris : le défi de deux puissances équestres

Après la victoire de la Belgique en finale du circuit des Coupes des Nations à Barcelone la semaine dernière, le circuit hivernal indoor dont le programme est essentiellement composé de rendez-vous individuels – Coupe du monde FEI Longines et Longines Masters – propose toutefois un grand événement par équipe : la Riders Masters Cup, ultime défi entre les deux puissances du saut d’obstacles mondial, l’Europe et les Etats-Unis. La troisième manche se jouera à Paris le 1er décembre, la quatrième à New-York le 27 avril 2019. L’Europe mène par deux victoires à zéro…

Que ce soit au cours de l’histoire de ce sport ou au cours de la saison passée, Europe et Etats-Unis se sont toujours partagé l’essentiel des titres majeurs par équipe : Jeux olympiques, Championnats du monde ou finale des Coupes des Nations. Si, cette année, les Etats-Unis ont triomphé lors du Championnat du monde de Tryon (USA), le Vieux Continent a immédiatement pris sa revanche à Barcelone avec un podium 100% européen (Belgique, France et Irlande).

 

L’esprit des grands challenges sportifs

La Riders Masters Cup, créée en 2016 par EEM et l’EEF (la fédération équestre européenne), sublime cette bataille incessante entre les deux puissances équestres. Lancée à Paris en décembre 2017, elle a pris d’entrée, une dimension de grand défi sportif intercontinental. À terme, la Riders Masters Cup devrait rejoindre dans l’esprit du public ces batailles d’anthologie entre continents telles l’America Cup en voile, la Ryder Cup en golf ou la Coupe Davis en tennis. Bien sûr, pour l’instant, la Riders Masters Cup écrit les premières lignes de son histoire, mais dès les deux premières éditions, l’épreuve a passionné les publics de Paris et de New-York.

 

Une vieille rivalité

Pourquoi cet engouement ?

D’abord, ces challenges entre Europe et Etats-Unis ont toujours enthousiasmé les aficionados de ce sport, notamment au cours des finales de la Coupe du monde même s’il s’agit là d’une compétition individuelle. Les deux continents s’arrachent à tour de rôle ce trophée détenu depuis deux ans par un cavalier des Etats-Unis : McLain Ward et Beezie Madden, protagonistes également de la dernière Riders Masters Cup. EEM et la EEF ont formalisé cette rivalité intercontinentale en une grande compétition par équipe indoor comblant ainsi un vide.

Ensuite, le format de la Riders Masters Cup a immédiatement séduit : il propose des duels clairs et immédiatement lisibles avec un score qui s’affiche en temps réel sur un tableau lumineux comme lors d’un match de basket ou de foot. Pour les spectateurs, il est ainsi facile de se prendre au jeu : ils deviennent supporters de leur camp, encouragent leurs cavaliers avec force voix et en agitant leurs drapeaux…#WaveYourFlag !

 

Duels et stratégies

Une fois les cavaliers connus, un tirage au sort, qui aura lieu cette année le 28 novembre à l’ambassade des Etats-Unis à Paris, désigne la composition des cinq premiers duels car ces dix cavaliers s’affronteront deux par deux. Dans la première manche (barème A au chrono), le compétiteur victorieux marquera 10 points pour son équipe, le vaincu, s’il a complété son parcours, marquera 5 points. À la mi-temps, à l’issue de la première manche, les chefs d’équipes recomposent les duels, celui de l’équipe provisoirement en tête bénéficiant du premier choix. La stratégie prend une part prépondérante ici car en fonction du résultat du premier tour, il est sans doute plus intéressant de mettre tel cavalier face à tel autre, peut-être prendre le risque de sacrifier une victoire pour en assurer deux autres, les cavaliers peuvent changer de chevaux etc. Cette fois-ci, en deuxième manche (barème C à 3 secondes la barre), les vainqueurs marquent 20 points, les vaincus 10.

 

Paris : la revanche des Riders USA ?

Lors des deux éditions précédentes, les chefs d’équipes avaient alignés les cavaliers les plus en vue sur chacun de leurs continents : le n°1 mondial Harrie Smolders, le Champion d’Europe en titre Peder Fredricson, les Champions olympiques Laura Kraut et Kevin Staut etc. Si, à Paris, les Riders Europe avaient rapidement pris l’avantage, à New-York, le suspens fut maintenu jusqu’au dernier duel. Toujours est-il que les Riders Europe mènent par deux victoires à zéro et les Riders USA auront assurément à cœur de rétablir un certain équilibre à Paris, le 1er décembre prochain, avec un résultat digne de leur statut de Champions du monde !

La Suisse conserve son titre dans la Coupe des Nations de Rabat

La Coupe des Nations était définitivement le point d’orgue de ce week-end de compétition à Dar Es Salam. Malgré le temps pluvieux, les spectateurs ont fait le déplacement pour encourager leurs favoris, et c’est face à des tribunes combles que la Suisse s’est imposée, pour la seconde fois, dans cette épreuve.

Huit équipes avaient fait le déplacement sur la tournée marocaine pour courir cette Coupe des Nations : les Pays-Bas, la Belgique, le Royaume-Uni, l’Italie, la Suisse, le Royaume d’Arabie Saoudite, la France, et, bien évidemment le Maroc. Si la première manche a pu mettre en difficulté certains équipes composées de cavaliers encore assez inexpérimentés tels que le Royaume-Uni ou les Pays-Bas, elle a également mis au coude à coude trois nations fortes : la France, la Belgique et la Suisse, qui terminaient respectivement avec 4, 0 et 4 points.

La seconde manche a tenu son lot de promesses et la victoire s’est jouée à peu de choses entre ces trois équipes. Du côté tricolore, Pierre-Alain Mortier a confirmé avec un nouveau parcours sans faute, Emeric George a rectifié le tir sur la rivière qui lui avait posé problème en début d’épreuve, Nicolas Dezeuses est resté régulier avec un second parcours à quatre points. Seul Olivier Perreau a baissé de pied dans la seconde partie de l’épreuve, passant d’un score vierge à huit points de pénalité. Les Belges, quant à eux, ont été légèrement moins brillants qu’en première manche, Dominique Hendrickx, Virginie Thonon et Stéphanie Andries commettant tous des fautes, alors que Jérôme Guery réalisait l’un des rares double sans faute de l’épreuve. Les Suisses ont, eux, étés magistraux avec trois parcours sans pénalité réalisés par Yannick Jorand, Elian Baumann et Pius Schwizer – seule la jeune Pauline Zoller a connu quelques difficultés sur ce second parcours – leur permettant de remporter cette Coupe des Nations avec seulement quatre points au total. La Belgique et la France terminent ex-eaquo à la seconde place avec huit points de pénalité. « Rabat est un concours magnifique, et nous sommes toujours très bien accueillis. J’ai pu composer une équipe mêlant des cavaliers encore jeunes qui acquièrent de l’expérience et d’autres plus aguerris. Les scores étaient serrés à l’issue de la première manche, et j’ai donc demandé à mes cavaliers de se concentrer sur leur équitation, et je souhaitais surtout qu’ils se fassent plaisir en piste. Nous avons pu compter sur Pius, qui est un véritable pilier de l’équipe suisse pour gérer la pression et signer le dernier parcours sans faute qu’il nous fallait pour la victoire ! », confie le chef de l’équipe Suisse, Andy Kistler.

Dans cette Coupe des Nations, les sélectionneurs des grandes nations du saut d’obstacles international avaient fait le déplacement. Ces derniers ont joué le jeu et permis à des couples en formation de se révéler dans les superbes installations de la Fédération Royale Marocaine des Sports Equestres.

 

Le Grand Prix du CSI1* pour Abdelkebir Ouaddar !

Le chouchou du public marocain s’est imposé dimanche matin dans le Grand Prix CSI1* aux couleurs du Ministère de l’Intérieur avec sa toute jeune Brooklyn de Hus, avec laquelle il s’était déjà imposé dans l’épreuve réservée aux chevaux de 7 ans à Chantilly l’été dernier. Avec un barrage parfait, dans un temps de 38,56 secondes, devant la Française Laura Klein, en selle sur Harley, et le Néerlandais Sebastien Kapel et son toute bonne Vanda Mclaren. « Je n’ai pas regardé le barrage de la cavalière française, j’ai joué le jeu parce que j’aime la vitesse, et ma jument a répondu présente ! Elle est exceptionnelle, respectueuse, guerrière, je suis persuadé que c’est une jument d’avenir », confie Abdelkebir Ouaddar.

Emeric George s’impose encore une fois à Rabat

Point d’orgue de cette journée de compétition à l’étape de Rabat du Morocco Royal Tour, l’épreuve du Winning Round a de nouveau sacré Emeric George sur la piste de Dar Es Salam après une deuxième manche palpitante.

Quatorze cavaliers ont bouclé le parcours initial à 1,45m de cette épreuve aux couleurs de Maroc Télécom sans aucune pénalité, leur permettant de s’élancer sur la seconde manche, dans laquelle se jouait la victoire. Ce parcours final a, quant à lui, tenu ses promesses et gardé le suspense jusqu’à la fin. Au fil des parcours, le chronomètre se resserrait. On aurait pu penser l’épreuve bouclée lorsque l’Allemand Marcel Marschall et son tout bon Crystal 17 sont descendus en dessous des 44 secondes. C’était sans compter sur le Suisse Pius Schwizer et le tricolore Emeric George, qui passaient parmi les trois derniers concurrents, ayant été les plus rapides sur la première manche. L’Helvète, en selle sur Cortney Cox, termine son parcours avec un temps de 43 secondes, sous les acclamations des supporters suisses qui ont fait le déplacement jusqu’à Rabat. Avant dernier à rentrer en piste, le Français, quant à lui, grisé par ses récentes performances, prend tous les risques sur son selle français Rocker d’Ysieux, et s’impose en 41,91 secondes. « Je ne gagne pas très souvent sur des épreuves de ce niveau, mais sur cette tournée du Maroc, ça se passe bien avec mes chevaux. C’est la raison pour laquelle je me permets de tenter plus de choses, de prendre plus de risques, alors que d’ordinaire je joue plutôt la carte de la prudence. J’ai aussi un peu de chance ! Je suis vraiment heureux d’avoir gagné avec Rocker, c’est un cheval qui m’a toujours énormément donné, même si aujourd’hui Chopin est devenu mon cheval de tête. Rocker mériterait aussi d’avoir cette place, il aurait pu sauter le Grand Prix d’hier, j’ai d’ailleurs hésité jusqu’au dernier moment avant de savoir lequel des deux j’allais monter. Cela me fait vraiment plaisir de gagner des grosses épreuves comme celle de ce soir avec Rocker. C’était vraiment un avantage de passer à la fin de cette deuxième manche, je savais exactement ce que mes adversaires avaient tenté : il y a un écran au paddock, donc nous pouvons suivre l’épreuve. Je savais que je n’avais aucune marge de manœuvre, j’ai tenté le tout pour le tout, et ça a fonctionné ! » Le cavalier français semble confiant pour la Coupe des Nations qui se tiendra ce dimanche après-midi : « Nous avons quatre très bons chevaux, ils sont très en forme. Je pense que ce serait la plus belle des victoires. J’aimerais vraiment que nous gagnions en équipe. Pour le moment, ce ne sont que des victoires individuelles. J’ai des coéquipiers en or qui partagent ces victoires avec moi, mais ce que je souhaite, c’est que nous en ayons une à célébrer tous ensemble.»

Cette journée comptait également une épreuve à 1,40m au chronomètre, dans laquelle a été sacré l’un des habitués du circuit marocain, mais surtout de ses podiums : Pius Schwizer. En selle sur son gris Grand Cooper, il a été le seul à passer sous la barre des 61 secondes pour terminer son parcours, dans un temps de 60,72 secondes. L’Italien Emanuele Gaudiano montait sur la seconde marche du podium de ce Prix ANCFCC, avec Quinn Van De Heffinck, avec un chronomètre de 61,19 secondes, devant son compatriote Roberto Turchetto, qui lui réalisait son parcours en 62,97 secondes.

Une victoire française dans le Grand Prix du CSIO de Rabat !

Le Morocco Royal Tour continue sa tournée sur le littoral marocain pour sa deuxième étape, Rabat, la capitale du pays. Dans les installations de la Fédération Royale Marocaine des sports équestre, à Dar Es Salam, ils étaient quarante-deux à prendre le départ de ce Grand Prix 4* en hommage à Feue la Princesse Lalla Amina. Le Français Emeric George s’est imposé dans cette épreuve si convoitée.

Parmi ces cavaliers venus de tous horizons pour s’affronter sur la piste de Rabat, seuls sept d’entre eux ont réussi à déjouer les pièges du chef de piste, Uliano Vezzani, et boucler cette première manche sans pénalité. Un parcours technique, demandant aux cavaliers d’être précis. Certains des meilleurs mondiaux ont connu des difficultés sur celui-ci, tels que le tricolore Simon Delestre ou l’Allemand Marco Kutscher qui ont tous deux écopé de quatre points.

Onze cavaliers ont été autorisés à repartir dans la seconde manche de ce Grand Prix : trois Suisses (Yannick Jorand, Pius Schwizer et Elian Baumann), trois Français (Olivier Perreau, Philippe Rozier et Emeric George), un Belge (Jérôme Guery), un Espagnol (Alberto Marquez-Galobardes), une Anglaise (Alison Barton), un Brésilien (Pedro Junquiera-Muylaert), et un Syrien (Mohamad Mogheeth Al Shehab). Toujours aussi technique, cette deuxième partie d’épreuve a également été fautive, les cavaliers jouant le jeu du chronomètre. Premier à signer le double sans-faute, le Français Emeric George, en selle sur Chopin des Hayettes, a notamment réalisé un chronomètre fantastique de 37,64 secondes… qui n’a pas été égalé par ses concurrents ! « Le parcours était délicat, comme ça l’est souvent avec Uliano Vezzani. Ici, les barres sont très légères, nous n’avions que peu le droit à l’erreur, il fallait être précis et choisir ses distances. Le parcours était à la fois sérieux sur la hauteur, mais aussi très technique. Au barrage, je pense que j’ai gagné du temps sur le demi-tour pour derrière le vertical numéro 2 aux couleurs du Qatar. Chopin a réussi à tourner très vite, il était très allant et j’ai pu monter tout le parcours en avançant et en prenant des risques. J’ai un avantage en ayant un petit cheval sur ces courbes serrées. Chopin est vraiment très en forme, je pense le monter à nouveau dans la Coupe des Nations dimanche, et je compte sur lui pour le CSI4*W d’El Jadida la semaine prochaine », confie-t-il.
Jérôme Guery, termine à la seconde place, avec un temps de 38,22 secondes. Sur la troisième marche du podium, nous retrouvons le Suisse Yannick Jorand en 42,24 secondes.

Les épreuves débuteront à 12h demain, et se clôtureront par la Winning Round du CSI4* en nocturne. La seconde épreuve phare du week-end, la Coupe des Nations, se courra dimanche dans les superbes installations de Rabat. Le tirage au sort de l’ordre de départ de cette dernière s’est déroulé à l’issue du Grand Prix, huit nations s’affronteront sur la piste. Le Maroc partira en cinquième position, la France en dernier.

L’extraordinaire exploit du Marocain Ghali Boukaa

Voilà ce que l’on appelle une belle histoire ! Le Morocco Royal Tour proposait son premier Grand Prix 4*, Ghali Boukaa, le cavalier marocain en forme du moment, participait (presque) à son premier Grand Prix 4*… et il le gagne !

Que de joie dimanche après-midi sur la magnifique piste équestre de la Garde Royale de Tétouan quand Remix, le cheval du pauvre Suisse Beat Grandjean a fait tomber une barre dans le barrage du Grand Prix : cela signifiait que le Marocain Ghali Boukaa remportait la prestigieuse épreuve. Sans attendre la fin du parcours du cavalier suisse, ses amis cavaliers et ses supporters se sont rués sur un Ghali en larmes pour le porter en triomphe. Et ensuite, quelle émotion quand le stade s’est mis à entonner l’hymne marocain pour saluer cette victoire : « Ce public m’a vraiment porté aujourd’hui, reconnaissait le héros du jour. C’est plus qu’extraordinaire : gagner chez moi, au Maroc, pour mon premier CSI 4*… enfin, j’avais déjà participé au ‘quatre étoiles’ de Bourg-en-Bresse où j’ai pu me qualifier pour le Championnat du monde, mais là, c’est différent. Je suis plus qu’heureux et je remercie Sa Majesté le Roi Mohammed VI qui soutient l’équitation au Maroc, Charif Moulay Abdellah Alaoui et la Fédération Royale Marocaine des Sports Équestres ainsi que notre entraîneur national, Marcel Delestre. C’était vraiment un parcours très très dur ». Et de fait, le chef de piste italien Uliano Vezzani avait proposé des difficultés plus proches d’un ‘5 étoiles’ avec des obstacles culminants à 1m60 si bien que parmi les dix finalistes, seuls huit cavaliers, sur quarante-quatre au départ, avaient pu réaliser un sans-faute. Et seulement trois d’entre eux ont pu doubler la mise. Le Champion du Maroc était de ceux-là, bien sûr, mais pour gagner, il a dû, avec son formidable Ugolino du Clos, se montrer plus rapide que les deux Anglaises Alison Barton (Roma IV) et Jessica Mendoza (Sam de Bacon).
Rendez-vous maintenant à Rabat à partir de jeudi prochain pour le CSIO du Maroc où l’on retrouvera ces champions.

Le Belge Jérôme Guery annonce la couleur !

Tant au niveau du « une étoile » que du « quatre étoiles », la tension monte : dimanche, se joueront les Grands Prix dans chacune des catégories. Si, dans le CSI 1*, les cavaliers marocains ont réaffirmé leur suprématie affichée vendredi, dans le CSI 4*, la domination européenne d’hier a été contestée samedi à Tétouan où Abdelkebir Ouaddar renouait avec la victoire à ce niveau 4*. Cependant le Prix du M.A.P.M.D.R.E.F, la principale épreuve de la journée avait un petit goût de revanche d’un certain… Belgique – France !

La suprématie marocaine dans le « une étoile » ne fait aucun doute : neuf des dix cavaliers de la première épreuve étaient marocains et ils signent un 8/10 dans la deuxième épreuve ! Dans ces conditions, le Grand Prix de demain matin pourra-t-il leur échapper ? Peut-être reviendra-t-il à Amine Lyazidi, vainqueur du Prix de la Place d’Armes en en début d’après-midi ou à Omar Lataoui qui avait remporté le Prix de la Fédération Royale Marocaine de Polo, plus tôt dans la mâtinée.

Ensuite, en fin d’après-midi, le plus emblématique des cavaliers marocains, Abdelkebir Ouaddar, complétait ce carton plein rouge et vert en décrochant une nette victoire dans le Prix de la Garde Royale, une épreuve au chrono à 1m40, avec Istanbul vh Oievarshof, battant de plus d’une seconde le pourtant très rapide italien Emanuele Gaudiano en selle sur la nom moins rapide Carlotta 232.
Mais l’épreuve la plus attendue de la journée allait donner lieu à une explication entre la cavalerie française et… un cavalier belge ! Pour cette manche gagnante, réservée au top 10 du premier tour, on retrouvait quatre cavaliers (dont une cavalière) français et un seul belge. Et quand Jérôme Guery est entré en piste, dernier à s’élancer, trois Français (George, Rozier et Delestre) étaient en tête dans la même seconde. Le Belge Guery allait tous les mettre d’accord, battant à lui seul le trio tricolore. Une petite revanche d’un certain Belgique – France du dernier mondial de foot ? « On peut dire ça, s’esclaffe Guery. Mais j’aurais préféré que les Diables Rouges gagnent la Coupe du monde et n’être que deuxième aujourd’hui. Mais bon, cela n’a rien à voir ! Je suis content d’être là, mon cheval a très bien sauté. J’avais cet avantage de partir en dernier en ayant vu ce qu’avaient fait les autres : je savais que je devais prendre un peu de risques pour aller chercher Emeric (George, le Français alors leader). Mon cheval, Celvin, a bien répondu. Mon objectif est de faire les deux grosses épreuves ici avec lui, on a vu qu’il est en forme et j’espère qu’il sera dans la même forme demain.C’est un cheval que j’ai depuis six mois, que j’ai vu bien évoluer de concours en concours ». La concurrence est prévenue : Jérôme Guery se sent parfaitement en confiance avec Celvin pour le Grand Prix de demain !

Un doublé signé Pius Schwizer et deux belles performances de Ghali Boukka

Les choses sérieuses ont commencé à Tétouan avec cette deuxième journée du Morocco Royal Tour dans les majestueuses installations de la Garde Royale dont les tribunes étaient généreusement remplies. Quatre épreuves au programme, deux « une étoile » qui ont nettement tourné à l’avantage des cavaliers marocains et deux « quatre étoiles », dominée par les cavaliers européens, mais où, à chaque fois, le Marocain Ghali Boukka a fait jeu (presque) égal avec les meilleurs cavaliers mondiaux.

Les Marocains ont donc joué les tous premiers rôle dans le CSI 1*, à commencer par Farid Amanzar, qui a dû batailler ferme parmi ses compatriotes dans le Prix de la Jumenterie, une épreuve au chronomètre où les quatre premiers terminent dans la même demi-seconde ! Le premier cavalier européen, la Belge Nathalie Willems, ne pointait qu’à la 13èmeplace et était la seule non Marocaine classée dans cette épreuve d’ouverture.

Du côté du CSI 4*, après le Prix des FAR remporté par le Français Nicolas Dezeuses (Ulloa du Trèfle) devant le Champion du Maroc Ghali Boukaa (Bianca II), c’est le Prix du Ministère de la Jeunesse et des Sports, qui était le moment fort de la journée. Une épreuve au chronomètre à 1m45 qui a vu une explication entre deux anciens numéros un mondiaux, le Suisse Pius Schwizer et le Français Simon Delestre. C’est ce dernier qui s’emparait le premier la tête de l’épreuve avec Filou Carlo Zimequest en 70″05. Mais quelques minutes plus tard, Schwizer lui ravissait cette pôle-position avec l’expérimenté Balou Rubin R en explosant le chronomètre avec près de trois secondes de mieux (67″08). Simon Delestre avait une deuxième carte à jouer avec Ulane Belmaniere : s’il a pu effectivement améliorer son premier chrono d’une seconde exactement, c’était encore nettement insuffisant, il manquait encore deux secondes. Et Pius Schwizer, complètement décontracté car il savait que l’épreuve était pratiquement gagnée, s’est même permis de classer son deuxième cheval, Grand Cooper, à la deuxième place (67″65), devant Delestre. « Mes deux chevaux ont bien sauté, se réjouissait le Suisse. Pour Grand Cooper, ce n’était qu’un petit tour de chauffe car c’est lui que je vais monter dans le Grand Prix dimanche. C’est toujours difficile de remporter une telle épreuve avec quatre-vingt chevaux au départ et les cavaliers sont chaque année meilleurs ici. Je suis allé très vite avec Balou ce qui m’a permis de me retrouver devant Simon (Delestre). Après, avec Grand Cooper, il n’y avait plus de pression ce qui m’a permis de monter complètement relâché et m’offrir cette seconde place en bonus». Derrière ce duo d’ex-numéros uns mondiaux, Ghali Boukaa a encore brillé en s’emparant de la 5èmeplace en 70 »54 avec Ugolino du Clos.

Cette première journée se concluait comme elle avait commencé, par une victoire marocaine en nocturne pour les « une étoile » et voyait la victoire de Othamne Taoui avec Diva et sept cavaliers marocains aux sept premières places !

Les 10 ans du « Masters » de Paris

Les Jeux équestres mondiaux et la prochaine finale mondiale des Coupes des nations de Barcelone, marquent la fin d’une magnifique saison en extérieur. Chevaux et cavaliers vont désormais retrouver le chemin des « palais » pour un circuit hivernal qui s’annonce riche en événements avec notamment la Saison IV des Longines Masters dont le coup d’envoi sera donné à Paris le 29 novembre prochain. Un événement qui fêtera les 10 ans de l’édition parisienne cette année.

Dix ans d’une compétition qui, à chaque édition, a apporté des innovations mettant en valeur cette discipline magique du saut d’obstacles ainsi que de grands moments d’émotion. Une histoire qui a commencé, en 2009, avec une victoire dans le Grand Prix du Champion du monde en titre alors, le Belge Jos Lansink : on ne pouvait imaginer plus beau vainqueur pour lancer la saga des Masters de Paris. Puis au fil des années, se sont succédés à ce palmarès des Champions en tout genre : Champions olympiques (Kevin Staut, Pénélope Leprévost, seule femme à avoir remporté un Grand Prix de la série des Masters), Champion d’Europe (Marco Kutscher en 2010 qui, 6 ans plus tard remportera un « petit chelem » en enlevant deux Grand Prix de Masters dans la même saison). Le vice-champion du monde en titre de 2014, le Français Patrice Delaveau, avait également gagné le Longines Grand Prix de Paris en 2015 et détient avec Marco Kutscher le plus grand nombre de victoires (3) sur la série des Longines Masters. Ce Grand Prix de Paris a également vu le triomphe de trois vainqueurs de la Coupe du monde dont l’Allemand Daniel Deusser, dernier gagnant à Paris où il battait le Français Simon Delestre, au grand dam, bien sûr, du public parisien. Plus près de nous encore dans l’actualité, le jeune Suisse Martin Fuchs, tout récent médaillé d’argent des Jeux équestres mondiaux de Tryon, avait remporté ce mythique Grand Prix parisien en 2014.

Dix ans d’un palmarès on ne peut plus prestigieux et qui s’enrichira assurément d’un autre grand nom le 2 décembre prochain à l’issue du Longines Grand Prix.

 

La créativité d’EEM
Au cours de cette première décennie, le fondateur d’EEM, Christophe Ameeuw, et créateur de la série des Masters, a inventé de nouveaux formats d’épreuves qui, d’entrée, ont passionné le public. Ce fut d’abord en 2010 le lancement du Longines Speed Challenge, une épreuve de vitesse complètement folle qui porte parfaitement bien son nom et dont la première édition avait été remportée par le prince de la vitesse, Roger-Yves Bost, pour la plus grande joie, on l’imagine, de spectateurs parisiens en feu ! L’an dernier, la victoire fut à nouveau française avec Julien Epaillard, porté par ce public fantastique. Le Longines Speed Challenge est l’épreuve phare du vendredi (30 novembre).

Autre création de Christophe Ameeuw, la Riders Masters Cup, un véritable championnat intercontinental entre les deux grandes puissances du saut d’obstacles, les États-Unis et l’Europe, comme l’a encore confirmé le récent podium du Championnat du monde de Tryon (Etats-Unis – Suède – Allemagne) au terme d’une bataille d’anthologie. La Riders Masters Cup propose une confrontation directe entre les « Riders USA » et les « Riders Europe » sous forme de duels où les scores, comme dans n’importe quelle rencontre de sport collectif, s’affichent en temps réel. Une épreuve intense, mais pensée pour le public, passionnante à suivre, avec un véritable scénario sportif à rebondissements ! À Paris, en décembre 2017, puis à New-York, en avril 2018, les « Riders Europe » ont, à chaque fois, dominé les « Riders USA », les Etats-Unis, mais après leur récent succès de Tryon, les Etats-Unis, auront à cœur de confirmer cette domination lors de cette épreuve par équipe appelée à rejoindre dans la légende ces grands défis sportifs intercontinentaux telles la Coupe Davis (tennis), l’América Cup (voile) ou la Ryder Cup (golf).

Ajouté à ces trois grands challenges sportifs de cette édition du dixième anniversaire du Longines Masters de Paris, tout un programme riche en épreuves de tous niveaux, les Masters One, Two & Three véritable carrefour entre champions d’hier, d’aujourd’hui et de demain (EEM tient à ce rôle « d’accélérateur » de jeunes talents) sur des parcours dessinés par le chef de piste allemand Frank Rothenberger, qui a été choisi cette année pour construire les parcours de la Saison IV. Sans oublier la fête, les fameux after propres aux Longines Masters, dès jeudi à partir de 23H00 dans le célèbre village prestige.

La billetterie est d’ores et déjà ouverte et il est recommandé de réserver dès maintenant ici.

A l’occasion de cet anniversaire, EEM va vous faire revivre le meilleur de ces dix éditions, l’occasion de découvrir ou revivre des instants sportifs incroyables. EEM vous donne rendez-vous tous les jeudis sur son site internet et ses réseaux sociaux pour visionner ces grands moments et tenter de gagner un séjour à New York pour le dénouement de la saison IV des Longines Masters !

Un plateau encore plus riche pour l’édition 2018 !

Le Morocco Royal Tour, la série marocaine « upgradée » cette année à quatre étoiles, n’aura jamais été si bien fréquenté. D’année en année, le plateau s’enrichit et pour cette édition, il est tout simplement exceptionnel avec des cavaliers olympiques, des médaillés dans tous les grands championnats et d’anciens numéros un mondiaux. Dix-sept nations seront représentées sur ce circuit : un record ! 

Le premier ancien numéro un mondial présent au MRT sera le médaillé de bronze du Championnat d’Europe 2015, un des cavaliers les plus en vue du circuit : Simon Delestre qui, cette année, a décidé de participer aux trois étapes du circuit. Cette équipe de France sera particulièrement compétitive cette année avec, aux côtés du cavalier Hermès, le retour du champion olympique par équipe Philippe Rozier ou encore l’arrivée du vice-champion du monde par équipe 2010, Olivier Guillon, impatient dit-il de découvrir cette prestigieuse série marocaine.

Autre nouveau venu de renom, l’Allemand Marco Kutscher, champion d’Europe 2005 et deux fois médaillé : aux Jeux olympiques (bronze individuel) en 2004 et au Championnat d’Europe (or par équipe en 2005 et 2011). C’est la première fois que l’Allemagne délègue des cavaliers sur le Morocco Royal Tour et l’ancien « jockey » de la Maison Beerbaum sera accompagné de Marcel Marschall, vainqueur d’un Grand Prix 4* en juillet à Samorin. Mais cette délégation allemande ne sera pas (encore) assez complète pour participer à la Coupe des Nations de Rabat, le 15 octobre, deuxième étape de ce circuit où pas moins de dix équipes prendront le départ !
Outre la France, l’Italie présentera une équipe de premier choix pour succéder à la Suisse, nation victorieuse l’an dernier : Natale Chiaudani sera notamment aux côtés de Emanuele Gaudiano (qui, on s’en souvient, avait remporté pas moins de quatre épreuves l’an dernier à Tétouan) pour constituer la base de cette squadra Azzurra.

La Belgique, autour du cavalier olympique Jérôme Guery constitue également un candidat solide, tout comme la Grande-Bretagne avec l’expérimenté Robert Smith, qui avait été 4èmeaux Jeux olympiques d’Athènes, Jessica Mendoza, qui malgré son jeune âge (22 ans), brillait régulièrement en cinq étoiles avant le départ de Spirit D avec qui elle avait été Championne d’Europe Jeunes Cavaliers en 2014. Cette équipe britannique comporte également un nom mythique : celui des Whitaker, avec Ellen, la nièce de John et Michael, médaille de bronze par équipe au Championnat d’Europe de Mannheim en 2007.

L’équipe de Suisse, vainqueur l’an dernier, sera construite à nouveau autour de l’un des cavaliers les plus fidèles au MRT, un autre ancien n°1 mondial, Pius Schwizer, médaillé olympique (bronze par équipe), champion d’Europe (or par équipe en 2009), deux fois sur un podium de Coupe du monde et encore champion de Suisse l’an dernier. Il sera épaulé par un autre fidèle du Morocco Royal Tour, Alain Jufer, qui vient notamment de participer à la Coupe des Nations du réputé CSIO 5* de Spruce Meadows.

De sérieux challengers pour l’équipe du Maroc dont la sélection n’est pas encore annoncée, mais où l’on retrouvera les stars de la discipline : Abdelkebir Ouadar, le seul cavalier marocain à avoir remporté un Grand Prix 5* ou encore le jeune Samy Colman qui avait fait retentir l’hymne marocain au très prestigieux CSIO5* de La Baule l’an dernier.

A propos du Morocco Royal Tour

Trois sites fabuleux, trois étapes de trois jours et désormais quatre étoiles pour la neuvième édition du circuit Morocco Royal Tour qui se déroulera entre le 4 et le 21 octobre 2018 ! Créé en 2010 sur « Hautes Instructions de Sa Majesté Le Roi Mohammed VI » et présidé par le Prince Moulay Abdellah Alaoui, le MRT grandit d’année en année, confirmant ainsi sa place de compétition majeure du calendrier équestre mondial, sous l’égide de la Fédération Équestre Internationale (FEI).

Le circuit démarre à Tétouan, du 4 au 7 octobre, dans les superbes installations de la Garde Royale. Un site magnifique avec des installations « en dur » : tribunes majestueuses et écuries superbes décorée dans la plus pure tradition marocaine

L’étape de Rabat, du 11 au 14 octobre, se tient dans les installations de la Fédération Royale Marocaine des Sports Équestres, irréprochables sur le plan technique avec des épreuves en nocturne dont le Grand Prix 4*. L’épreuve phare sera la Coupe des Nations, programmée cette année le dimanche après-midi

La dernière étape d’El Jadida, du 18 au 21 octobre, se court en indoor et propose un programme sportif analogue à celui de Tétouan. Il permet également de découvrir le Salon du Cheval marocain, assurément le plus important du continent

Un Néerlandais victorieux au pied de la Grande Muraille de Chine !

Pour la première fois de l’histoire, la Grande Muraille de Chine a été le témoin d’une compétition internationale de saut d’obstacles. C’est sur le site de Ju Yong Guan que le CSI3* du Longines China Tour de Pékin s’est déroulé, sacrant le cavalier néerlandais Vincent Vermeulen dans ce lieu historique après sa victoire dans le Grand Prix Longines. Les cavaliers asiatiques sont également à l’honneur, puisqu’un Hongkongais se retrouve sur la seconde marche du podium, Kenneth Cheng, ainsi qu’un cavalier chinois sur la troisième : Jirigala Erdeng.

Ce ne sont pas moins de onze épreuves internationales d’une dotation totale de 1,4 million de yuans (soit environ 175 000 euros) qui ont été organisées dans ce lieu emblématique de la culture chinois le week-end dernier. Le Longines China Tour prend une tournure de plus en plus internationale, puisque les meilleurs cavaliers chinois ont pu concourir contre des cavaliers venant de France (Olivier Guillon), du Royaume-Uni (Nigel Coupe), d’Irlande (Dermott Lennon), d’Ukraine (Ulrich Kirchhoff), des Pays-Bas (Aniek Poels et Vincent Vermeulen), et encore d’autres pays dont les sports équestres font partie de leur culture.

Un temps idéal et les meilleures conditions étaient réunis pour permettre aux trente-cinq cavaliers de prendre le départ du Grand Prix Longines, doté à 820 000 yuans (100 000 euros). Seuls huit d’entre eux ont réussi à réaliser le sans faute sur le parcours dessiné par Olaf Petersen, le chef de piste allemand. L’épreuve a réussi à conserver son suspens jusqu’à la fin : il a fallu attendre que le dernier barragiste rentre en piste pour enfin voir le parcours gagnant. Le Néerlandais Vincent Vermeulen a saisi sa chance, et, avec un parcours très fluide et très rapide, en selle sur Ceylon, il a bouclé son parcours avec près de deux secondes d’avance sur le cavalier de Hong Kong, Kenneth Cheng : 44,19 contre 46,16 secondes. A la troisième place, c’est la Chine que l’on retrouve avec Jirgala Erdeng et un chronomètre de 46,30 secondes.

Pour récompenser cette belle performance, le néerlandais s’est vu remettre une montre Longines par Juan-Carlos Capelli, qui, lors de la cérémonie d’ouverture de la compétition, avait déclaré : « Nous ne pouvions pas imaginer de meilleur endroit qu’ici ! »

L’étape de Pékin au pied de la Grande Muraille de Chine

Du 14 au 16 septembre, le Longines China Tour de Pékin se tiendra au pied de la Grande Muraille de Chine, sur le site historique de Ju Yong Guan. C’est la première fois de l’histoire qu’une compétition internationale d’équitation se déroulera devant ce monument historique et emblématique de la culture chinoise. Le site de Ju Yong Guan était considéré comme le point de départ de l’ancienne route de la soie.

Le Longines China Tour est organisé par le CEID (l’organisme du Développement international des sports équestres en Chine), sous la tutelle de la Chinese Equestrian Association et avec l’agrément de la Fédération Equestre Internationale, en tant que compétition internationale de saut d’obstacles de niveau trois étoiles. Pendant ces trois jours de compétition, les cavaliers venus de Chine et du monde entier se livreront bataille pour la victoire dans les différentes épreuves et une dotation de 1,4 million de RMB (l’équivalent de 182 000 euros). Le circuit du Longines China Tour a été créé en 2013. Seul circuit portant le nom du pays, ce dernier se développe d’année en année. Les cavaliers aux honneurs dans les différentes épreuves remporteront des points au classement FEI, mais aussi pour celui de la Ligue du CEID.

Ces cinq dernières années, le Longines China Equestrian Tour s’est énormément développé dans le pays. En plus d’être devenu le circuit de prédilection des meilleurs cavaliers chinois, il attire désormais des cavaliers du monde entier. En 2017, plus de trois mille couples avaient pris le départ sur le circuit, et les spectateurs étaient au moins 50 000 sur chacune des étapes.

Le Longines China Tour a vu son programme entièrement renouvelé pour cette édition 2018, notamment du à son changement de localisation pour un lieu prestigieux. Un small, un medium et un big tour sont au programme de la compétition : le Challengers Stake (1,00-1,15m), le Elites Stake (1,20-1,30m), le Champions Stake (1,30-1,40m). Une épreuve de puissance aura lieu le samedi soir, et les spectateurs pourront profiter du Grand Prix Longines à 1,50m le dimanche, ainsi que d’une épreuve spectacle Jump & Drive. Les meilleurs cavaliers chinois seront au rendez-vous, tout comme des français, allemands, néerlandais, italiens, irlandais… qu’ils soient jeunes cavaliers ou bien plus confirmés !

Si l’étape pékinoise de la compétition attire les meilleurs cavaliers, il y aura également beaucoup de choses à découvrir ce week-end. Autour de la piste de compétition, un village exposant divisé en différentes parties proposera des animations, une ‘Brand Area’, avec notamment une boutique Longines à son entrée, un parc pour enfant, un espace pour les partenaires et bien d’autres encore…

Unique organisateur, le CEID (qui est membre du groupe Fosun), et notamment sa directrice générale Jessica Zhang, considère que sa mission et de continuellement pousser les sports équestres chinois à se développer et ainsi devenir prospères. Le dépassement de soi, l’élégance, l’inspiration et le dynamisme sont les valeurs majeures des compétitions organisées par le CEID. Celui-ci encourage les spectateurs à venir de plus en plus nombreux sur ses manifestations, pour profiter de l’expérience, des compétitions, mais aussi de l’esprit si propre aux sports équestres.

En janvier 2018, Fosun est devenu l’actionnaire majoritaire du CEID et est officiellement entré dans l’industrie équestre. Fosun est implanté en Chine et se concentre sur le besoin des familles. La promotion des sports équestres démontre l’intérêt de Fosun dans le développement de ceux-ci.

Au mois d’août dernier, avec le soutien de Fosun, la Ligue Européenne du CEID s’est tenue aux Pays-Bas et en Belgique. Une vingtaine de cavaliers chinois ont concouru sur les pistes européennes, ce qui a ouvert un nouveau chapitre dans l’histoire des sports équestres chinois.

Le 14 septembre, avec le Longines China Equestrian Tour et pour la première fois à Ju Yong Guan, les cavaliers et chevaux du monde entier vont revenir aux racines de la Route la soie et vont faire ressurgir l’ancienne culture équestre avec un charme nouveau. Au pied de la Grande Muraille de Chine, cette expérience sportive et cet art de vivre vont aller de concert pour offrir une fabuleuse expérience à tous.

PALM BEACH SERIES ANNONCE SON PARTENARIAT AVEC EEM POUR LA SAISON 2019

Depuis ses débuts il y a maintenant quatre ans, le Palm Beach Masters Series s’est imposé comme l’une des compétitions internationales les plus prestigieuses. Etant l’un des sept concours qui accueillent une étape du circuit nord-américain de la Coupe du monde FEI Longines sur la côte est, le Palm Beach Masters Series s’est développé ces dernières années, passant d’une seule compétition du plus haut niveau à une série de plusieurs concours, soutenant le développement et le succès des compétitions internationales de saut d’obstacles, mais aussi de celles de hunter plus traditionnelles, ou encore des épreuves réservées à la relève de demain.

Le Palm Beach Masters Series est fier d’annoncer un partenariat avec EEM et son fondateur et CEO Christophe Ameeuw, à l’origine du circuit des Longines Masters, trois compétitions de niveau cinq étoiles à se tiennent à Paris, Hong Kong et New York.
Ces trois événements associent le meilleur du saut d’obstacles international, du divertissement et du lifestyle pour créer le Grand Slam Indoor que l’on retrouve sur trois continents, et qui récompense le cavalier qui réussit à rafler la victoire dans les trois différents Grand Prix Longines d’une même saison. En 2017, EEM a ajouté une nouvelle épreuve à ses événements de Paris et New York : la Riders Masters Cup. Présentée en collaboration avec la Fédération Equestre Européenne, ces épreuves opposent les deux grandes puissances des sports équestres : l’Europe et les Etats-Unis.

Le partenariat du Palm Beach Masters Series avec EEM lui permet de proposer une programmation inédite en 2019. Ces compétitions de haut niveau ne seraient pas possibles sans le soutien des sponsors. L’équipe du Palm Beach Masters Series tient à remercier chacun d’entre eux, et souhaite continuer à se développer grâce à leurs investissements afin d’offrir les meilleures conditions de compétition possible dans ce qui est aujourd’hui l’une des plus belles destinations du saut d’obstacles international.

 

 

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Kent Farrington et Gazelle conservent leur couronne !

Le rideau tombe sur la quatrième édition du Jumping International de Valence qui s’est achevée sur la plus belle note. Parmi tous les concurrents du plateau relevé, c’est l’ex numéro 1 mondial et tenant du titre en 2017, Kent Farrington,qui s’est imposé dans le difficile mais spectaculaire Grand PrixHubside du CSI5*.

« C’est un parcours digne des finales de la Coupe du Monde », disaient les cavaliers lors de la reconnaissance. En effet, Uliano Vezzani avait ici, au Haras des Grillons, dessiné l’un des parcoursles plus difficiles de la saison, en vue de préparer les chevaux et leurs cavaliers aux Jeux Equestres Mondiaux de Tryon (USA) qui auront lieu le mois prochain. Des quarante-sept cavaliers qui ont pris le départ dans ce Grand Prix Hubside, treize ont réussi à se qualifier pour le barrage, et pas des moindres : Philippe Rozier, Henrik von Eckermann, Shane Breen, Martin Fuchs, Janika Sprunger, Robert Whitaker, Eric Lamaze, Manuel Fernandez Saro, Fredrik Jönsson, Cian O’Connor, Kent Farrington, Max Kühner, ou encore Simon Delestre. Ils ont livré une véritable bataille dans cette seconde manche, et seuls quatre ont atteint le double sans faute.

Le plus rapide était incontestablement le vainqueur de l’édition2017, Kent Farrington. En selle sur sa fidèle Gazelle, il a pris tous les risques pour arracher la victoire et s’offrir son doublé, avec un chronomètre affichant 43,85 secondes. « L’avantage que j’ai,c’est que je connais très bien ma jument, cela fait des années que nous évoluons ensemble. Gazelle est très respectueuse, elle peut galoper très vite, et je peux arriver sur un vertical isolé à grande vitesse et elle s’arrangera toujours pour ne pas toucher la barre. C’est vraiment un concours génial, l’organisation est parfaite. Je suis bien décidé à revenir l’année prochaine, et pourquoi pas tenter la passe de trois ! ». Après avoir été éloigné des terrains de haut niveau au début de l’année, Kent Farrington est désormais remis sur pieds et a retrouvé toute sa superbe. Son secret ? « J’ai pris quelques mois de repos, puis je me suis entrainé, entrainé, et entrainé, c’est ce qui m’a permis de revenir aussi vite à mon meilleur niveau », confie-t-il.

C’est le Suédois Henrik von Henckermann et Toveks Mary Lou qui montent sur la seconde marche du podium avec un temps de 44,69 secondes. Le couple, déjà troisième lors de la Finale Coupe du Monde de Paris cette année, a prouvé une fois de plus sa bonne forme, et s’avérera un adversaire redoutable lors des Jeux Equestres Mondiaux pour les autres concurrents. Martin Fuchs et Clooney, quant à eux, terminent à la troisième place en 47,25 secondes.

Le meilleur Français de cette épreuve phare était Simon Delestre,montant Chesall Zimequest, avec lequel il avait remporté ce Grand Prix deux ans auparavant. Cette fois-ci, ils finissent tous deux à la sixième place, ayant écopé d’une petite barre lors du barrage.

Les jeunes talents étaient eux aussi à l’honneur avec le Grand Prix Haras des Grillons du CSIU25. Dans cette épreuve à 1,45m avec barrage, seuls trois couples ont réussi l’exploit de terminer la première manche sans pénalité : Inès Joly et Vitto de Cartherey, Romain Dreyfus et Tout Kom des des Camphoux, ainsi que Jack Whitaker et Queen Zlizabeth. Si le jeune français de vingt-quatre ans avait remporté les épreuves de cette catégorie jeudi et vendredi, il s’est aujourd’hui incliné face à son concurrent britannique, lui cédant la première place. Jack, le fils de la légende Michael Whitaker, s’est imposé à l’issue d’un barrage réalisé dans un temps record : 37,21 secondes. « J’ai préféré laisser ma jument tranquille hier. Avec ce jour de repos, elle était très fraîche aujourd’hui, et vraiment compétitive. C’est une vraie guerrière, je savais que je pouvais compter sur elle. C’est vraiment fantastique de gagner aujourd’hui ! ». A seulement quelques semaines de fêter ses dix-sept ans, Jack Whitaker inscrit à nouveau son nom dans les sports équestres, un mois après sa seconde place aux Championnats d’Europe. Un cavalier à suivre dans le futur, qui se fera certainement un nom au milieu de la dynastie Whitaker.

Le Jumping International de Valence est désormais inscrit dans la liste des concours les plus prisés de la planète et attire les plus grands cavaliers avec son organisation minutieuse. Rendez-vous pour la cinquième édition au mois d’août 2019.

Harold Boisset… l’Invincible !

Le Jumping International de Valence bat un nouveau record de fréquentation en ce samedi. Devant un public captivé et enthousiaste, les différentes épreuves des CSI2* et 5* ont tenu leurs promesses, mettant en lumière de sublimes performances sportives.

Harold Boisset est définitivement l’homme en forme de cette quatrième édition du Jumping International de Valence ! Dans le Grand Prix SFAM – GBG Assurances du CSI2*, il s’est emparé de sa quatrième victoire, cette fois-ci en selle sur Katinka vh Valenberghof, avec un barrage bouclé en seulement 37,42 secondes. Harold Boisset nous décrit cette athlète exceptionnelle :« C’est une jument de huit ans, elle est donc assez jeune pour ce niveau de compétition, mais elle est déjà très compétitive sur des épreuves à 1,35m. Elle était troisième du Championnat de France des jeunes chevaux de 7 ans à Fontainebleau l’an passé. En 2018, elle a couru seulement trois ou quatre 1,45m sur lesquels elle avait toujours fait un petit quatre points. Ce n’est pas le meilleur de sa carrière, mais aujourd’hui on a eu la chance nécessaire pour que les barres restent toutes sur les taquets ! C’est une jument qui, naturellement, est très rapide. Je l’ai un peu poussée sur ce barrage et elle a répondu présente ! Je pense que c’est une très bonne jument d’avenir et qu’elle va être capable de gagner de nombreuses épreuves à 1,45m et 1,50m. »

Le Montpellierain a ainsi damé le pion à Simon Lorrain, qui termine à la seconde position en 37,77 secondes, et l’Irlandais Denis Lynch, victorieux hier, troisième avec un chronomètre de 37,87 secondes.

L’épreuve préférée du public au Jumping International de Valence a été sans conteste la six barres du samedi soir. Si la semaine dernière, celle-ci s’était achevée sur un obstacle de 1,96m, cette fois-ci ils étaient six à franchir la barre à 1,95m. Le seul à avoir réussi l’exploit de franchir l’ultime obstacle à 2,05m est le gagnant de l’épreuve d’ouverture du CSI5* de jeudi : le Brésilien Pedro Junqueira Muylaert. Un saut à couper le souffle accompli avec son fidèle cheval gris Chief Tibri Z MFS devant un public totalement électrisé.

Le Prix Axeria, l’épreuve à 1,50m au chronomètre du CSI5*, s’est terminée sur une nouvelle victoire irlandaise : celle de Cian O’Connor, en selle sur Veneno. Le couple, déjà classé quatrième de l’épreuve d’ouverture du CSI5* du Jumping International de Valence, s’impose cette fois-ci dans un superbe chronomètre de 59,68 secondes, soit près de trois secondes d’avance sur ses poursuivants.

L’épreuve d’ouverture du CSI2* de ce vendredi matin, le Prix Hubside à 1,35m, était remportée par le colombien Nicolas Toro, alors que le Prix SFAM à 1,40m sacrait Thomas Lévêque.

Public et cavaliers ont rendez-vous demain pour la dernière journée de cette quatrième édition du Jumping International de Valence, avec notamment deux épreuves phares : le Grand Prix Haras des Grillons du CSIU25 à 11h30 et le Grand Prix Hubside du CSI5* à 15h30.

Denis Lynch le plus rapide !

Le niveau de la compétition ne cesse d’augmenter de jour en jour au Jumping International de Valence, comme l’a prouvée cette journée riche en émotions et adrénaline. Si la Belgique et l’Irlande sont au sommet, la relève de l’équipe de France paraît bien déterminée à s’imposer en son pays.

Le dénouement de cette journée, le Prix SFAM du CSI5*, a donné lieu à une superbe bataille pour le chronomètre le plus rapide. Aufinal, c’est l’Irlandais Denis Lynch qui s’est imposé sur son hongrede 11 ans, RMF Fairview. Il est le seul cavalier à avoir réussi à passer sous la barre des soixante secondes avec un excellent chronomètre de 58,83.

« C’est ma première victoire avec ce cheval que nous avons trouvé en Australie, je suis vraiment heureux de cette victoire. Je le monte en concours depuis le mois de mai, nous sommes donc un couple plutôt récent, mais c’est un cheval qui est très volontaire donc le courant passe bien. C’est une belle victoire pour moi, et pour Rushy Marsh qui est copropriétaire du cheval. » L’Américaine Jessica Springsteen a une fois de plus démontré qu’elle savait jouer la vitesse, puisqu’elle s’empare de la seconde place grâce à son temps de 60,62 secondes, associée à Fleur de l’Aube. Roger-Yves Bost, quant à lui, gravit la troisième marche du podium grâce à sa rapide Castleforbes Talitha, signant un parcours en 60,89 secondes.

La grosse épreuve de ce vendredi au Jumping International de Valence, le Prix MMA à 1,55m avec barrage, a vu de nouveau se dessiner un match France-Belgique, reproduisant le scénario exact du Prix Axeria CSI4* de samedi dernier. Les deux mêmes cavaliers, François Mathy Jr. et Simon Delestre, se sont battus au coude à coude pour remporter cette épreuve qualificative pour le Grand Prix et c’est le Belge qui a une fois de plus raflé la victoire au Lorrain. En selle sur Casanova de l’Herse, le cavalier du plat pays a bouclé son barrage en un temps de 36,10 secondes. Il devance ainsi les français Simon Delestre et Pénélope Leprévost.

Du côté du CSIU25, un jeune et talentueux cavalier se fait remarquer depuis hier : Romain Dreyfus. Celui-ci, déjà victorieux dans l’épreuve d’ouverture de cette catégorie jeudi, s’est également adjugé le Prix Haras des Grillons du vendredi à 1,45m. Avec sa jument Tout Kom des Camphoux, il faudra compter sur lui dans le Grand Prix réservé aux cavaliers de moins de vingt-cinqans dimanche !

Les tricolores ont été une fois de plus au rendez-vous lors des deux premières épreuves du CSI2* de la journée : Olivia Coulet s’octroie le Prix Hubside à 1,25m et le Prix France Bleu – Haras des Grillons à 1,35m repart avec Denys Troussier. C’est l’Italienne Gulia Martinengo Marquet qui s’est adjugée le Prix Hubside à 1,45m devant plus d’une centaine de concurrents.

Jamais deux sans trois… pour Harold Boisset !

Les tricolores ont démarré ce second week-end du Jumping International de Valence en fanfare ! Sur les six épreuves de la journée, cinq ont fait retentir la Marseillaise sur la piste du Haras des Grillons devant un public plus que ravi.

Les couples français ont particulièrement brillé aujourd’hui en remportant toutes les épreuves du CSI2* et celle du CSIU25. Le Prix Smartphone Recycle (1,20m) revient à Vincent Mourier, le Prix Le Dauphiné – Haras des Grillons (1,30m) à Olivier Perreau, le Prix GBG Assurances (1,40m) à Laurent Guillet et le Prix Haras des Grillons (1,40m), épreuve réservée aux moins de 25 ans, au jeune et prometteur Romain Dreyfus. Moment très attendu de cette compétition, l’épreuve d’ouverture CSI5*, le Prix Hubside 1,45m, a tenu le public en haleine faisant espérer une victoire française jusqu’à l’arrivée du Brésilien Pedro Junqueira Muylaert qui rafle la première place avec brio.

La grosse épreuve du jour, le Prix Mercedes-Benz à 1,50m, a donné lieu à une nouvelle victoire du Montpelliérain Harold Boisset, toujours en selle sur sa fidèle T’obetty du Domaine. Ces derniers ont été les plus rapides à boucler leur parcours dans cette épreuve au chronomètre, avec un temps de 66,65 secondes. « Ma jument est fantastique sur ce terrain, je pense qu’elle se plait ici ! Elle a une fois de plus très bien sauté. Mon objectif avec elle cette semaine, c’est le Grand Prix. Je pense que ça va être plus difficile, mais elle est tellement en forme en ce moment que je pense que nous avons une chance ».

La cavalière italienne Gulia Martinengo Marquet, avec Verdine SZ, monte sur la deuxième marche du podium avec un temps de 68,65 secondes. Jessica Springsteen, première à réaliser un parcours sans faute dans cette épreuve, s’empare de la troisièmeplace avec un chronomètre affichant 71,24 secondes. Ellemontait RMF Zecilie.

Le couple Harold Boisset et T’obetty du Domaine s’est clairement distingué depuis le début du Jumping, puisqu’il remportait déjà l’épreuve d’ouverture du CSI4* de la semaine dernière, ainsi que l’épreuve au chronomètre du dimanche. C’est un couple qui seconnaît parfaitement, Harold montant T’obetty depuis 2011, lorsqu’elle avait quatre ans. C’est ce dernier qui a débuté la jument selle français en compétition sur le circuit jeunes chevaux, et ils ont gravi ensemble tous les échelons jusqu’au CSI5* cette année. Une chose est sûre, nous retrouverons ce couple phare dans le Grand Prix Hubside du CSI5* ce dimanche et le public sera là pour les soutenir !

Un outsider aux commandes !

Cette journée fut le dénouement du premier week-end de compétition du Jumping International de Valence. Un concours à la mesure de l’excellent plateau de cavaliers qu’ont connu les CSI2* et CSI4* de cette semaine avec un Grand Prix Axeria- SFAM au niveau très relevé qui n’a connu qu’un seul parcours sans pénalité, celui du jeune Américain Spencer Smith.

Le cavalier d’outre-Atlantique, âgé de seulement vingt-et-un ans,a ouvert le bal dans cette difficile épreuve. Si son parcours au tracé fluide et sans pénalité aux obstacles et au chronomètre ont pu faire penser à ses concurrents et aux spectateurs que la tâche serait aisée, il sera le seul compétiteur de ce Grand Prix à réaliser l’exploit, en selle sur Théodore Manciais, un hongre selle français de 11 ans, sans avoir à passer par la case barrage pour confirmer sa performance. Le difficile parcours dessiné par Uliano Vezzani en a piégé plus d’un, et notamment les têtes d’affiche de la compétition telles que Cian O’Connor, Roger-Yves Bost, Carlos Lopez, Scott Brash, Olivier Robert ou encore Simon Delestre, qui ont tous écopé d’une faute ou plus.

« C’était la dernière ligne (avec les obstacles 11, 12 et 13 – ndlr) qui était la plus technique à aborder : l’oxer sur bidet était très regardant, et il fallait être très vigilant avec la palanque »,confie le vainqueur. L’élève d’Eric Lamaze est encore novice sur le niveau des CSI4*, mais avec les conseils de son coach, il franchit les étapes une à une : « Je pense que c’était une bonne chose de passer en numéro 1 dans ce Grand Prix, je ne suis pas parti en me disant que l’épreuve était plus difficile qu’une autre. Eric m’a conseillé de rester calme, relâché et de monter sereinement mon cheval. Et ça a fonctionné ! Je ne sais pas encore si je serai à nouveau présent le week-end prochain, cela va se décider dansles prochains jours. Nous restons en Europe jusqu’à cet hiver oùje rentrerai chez moi à Wellington, j’espère d’ici là pouvoir courir quelques beaux concours indoor, et j’adorerais participer aux épreuves du circuit Coupe du Monde. »

Deux autres concurrents ont également réussi à surmonter les obstacles sans faute, mais ont écopé respectivement d’un et deux points de pénalité de temps. L’Américaine Katherine Dinan et le tricolore Aldrick Cheronnet récupèrent donc la seconde et troisième place de ce Grand Prix.

Le cavalier français se confie : « Je suis assez content de mon cheval. Ce n’est pas mon cheval de tête, mais j’ai choisi de le monter un peu plus. En voyant que le parcours donnait lieu àbeaucoup de fautes, j’ai choisi de ne pas me soucier du temps et de soigner les courbes et les abords de mon parcours pourassurer le sans faute, quitte à prendre des pénalités de temps. Atlantys by Wisbecq a très bien sauté, et je suis ravi de cette troisième place ! »

Le Grand Prix Axeria-SFAM n’était pas la seule épreuve du CSI4* du jour : le prix MMA-SFAM, une épreuve en deux phases à 1,45m a permis à Harold Boisset et T’obetty du Domaine de terminer leur week-end comme ils l’ont commencé : avec une victoire de plus ! Le CSI2*, quant à lui, s’est achevé sur le Prix Hubside à 1,20m, remporté par le cavalier portugais Rodrigo Sampaio Peixoto.

Le Jumping International de Valence donne à nouveau rendez- vous aux cavaliers et spectateurs pour son deuxième week-end de compétition la semaine prochaine, du 23 au 26 août.