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Julien Reynes, l’homme du Jour

Fin officielle de la saison de polo en extérieur avec les Championnats de France dont les finales des deux catégories les plus élevées se sont jouées dimanche dernier au Polo de Paris et voyaient les victoires de Jivaro (Chantilly) en Championnat (6/8) et de La Grange Martin (Gif-sur-Yvette) en Coupe de France (2/4).

Ces finales étaient le dénouement de deux semaines de compétitions rassemblant 21 équipes (12 dans le Championnat et 9 dans la Coupe) et qui se sont réparties dans les Clubs de Chantilly et de la Mariana (Saint- Arnoult en Yvelines).

La finale du Championnat de France opposait un père et son fils : Alexandre et Sam Sztarkman, au sein des équipes Land Rover et Jivaro. Le capitaine de Jivaro, Christophe Allemandou ouvrait la marque d’un match qui est resté indécis jusqu’à la fin de la seconde période (2/2). C’est à nouveau Christophe Allemandou qui dégelait le compteur après ce deuxième chukker sans aucun goal ; Land Rover et Alexandre Sztarkman sont restés sans réponse après deux goals magnifiques inscrits par son fils (5/2). Une différence qui n ‘avait pourtant encore rien de définitif à l’abord de l’ultime période, mais le jeu se ferma encore un peu plus et seul l’Argentin Jota Chavane, unique scorer de son équipe, put inscrire un ultime goal pour l’honneur ; le duel des générations aura donc tourné en faveur du plus jeune !

 

Coupe de France : le show Julien Reynes

« Il n’y avait rien à faire face à un tel Julien Reynes », reconnaissait sportivement le capitaine de Banassa, Victor Decrion. « Il était partout, il a montré une adresse hors du commun avec le maillet et la balle et a inscrit les six goals de son équipe, tous des golazos » … Golazo, en argentin, désigne un but spectaculaire et c’est vrai que ceux de Julien Reynes l’étaient particulièrement (pas une seule pénalité parmi ces six buts). Après une première période à égalité où Adrien Le Gallo, le pilier de Banassa, répondait au premier goal de Reynes, le reste de la rencontre fut à sens unique. Car si le back de La Grange Martin a été le seul réalisateur de son équipe, il le doit aussi à l’énorme travail de ses coéquipiers, Kilian Ledée, Thomas Rolland et au capitaine Jean-Luc Auclair, qui, en défense, n’ont pas laissé un seul instant de répit à leurs adversaires. Tous ces cavaliers ont été formés dans ce Centre équestre de Gif sur Yvette, situé en vallée de Chevreuse à 25 kilomètres de Paris, où sont enseignées par Jean-Luc Auclair et son équipe, toutes les disciplines équestres.

Ces Championnats de France vont définitivement se conclure cette semaine avec les deux catégories inférieures, le Challenge de France (-1/+1) à Chantilly et à La Mariana, ainsi que le Trophée de France (-4/-2) au terrain fédéral de Couranges.

Championnat de France :

Progression Jivaro : 2/2 – 2/2 – 5/2 – 6/3

Jivaro : Christophe Allemandou (H0, 2 goals), Sam Sztarkman (H0, 2 goals), Édouard Pan (H4, 1 goal) et Ernesto Trotz (H4, 1 goal)

Land Rover : Alexandre Sztarkman (H1), Justine Caux (H-1), Jota Chavanne (H5, 3 goals) et Clément Gosset (H3)

MVP : Sam Sztarkman

BBP : Irenita Flama, élevage McDonough (Argentine), jument baie-brune de 11 ans par Lunático et montée par Rulo Trotz

 

Coupe de France :

Progression La Grange Martin : 1/1 – 3/1 – 5/1 – 6/2

La Grange Martin : Jean-Luc Auclair (H0), Kilan Ledée (H-1), Thomas Rolland (H1) et Julien Reynes (H3, 6 goals)

Banassa : Victor Decrion (H0), Lucie Venot (H0), Pearl Venot (H0) et Adrien Le Gallo (H3, 2 goals dont une pénalité)

MVP : Julien Reynes

Sainte-Mesme après une rude bataille

L’équipe française Sainte-Mesme inscrit pour la deuxième fois son nom au prestigieux palmarès de l’Open de France Paprec et prive In The Wings de le Triple-Couronne française au terme d’un match complètement fou qui aura emballé les quelques 2000 spectateurs venus profiter de cette magnifique journée de polo. Chez les femmes, c’est l’équipe menée par la n°1 Britannique Nina Clarkin, DS Automobile, qui soulevait le trophée à l’issue de ce qui fut assurément le plus compétitif Open de France féminin en sept éditions.

Les matchs entre Sainte-Mesme et In The Wings sont devenu le clasico français. C’est Robert Strom qui l’affirme et il n’a pas tort. Les deux équipes s’affrontent régulièrement, notamment dans cet Open de France comme ce fut le cas en 2009, première finale remportée par Sainte-Mesme. Au cours des matchs de poule, les deux équipes se sont à nouveau confrontées et là encore, In The Wings a dû s’incliner d’un petit goal au terme d’un match spectaculaire : « Cette fois-ci, le match a été un peu plus âtre, moins ouvert », concédait le jeune capitaine de Sainte-Mesme, Robert Strom, au passage, l’un des tous meilleurs joueurs français avec son 5 de handicap. « Une finale est toujours plus accroché, c’était un peu plus violent, un polo un peu plus fermé. In The Wings est l’une des toutes grandes équipes en France et quand nous les rencontrons, cela donne toujours lieu à de très bons matchs. Santiago Cernadas et Pelayo Berazadi ont fait un très grand match. Nous savions que l’équipe en face était très compétitive, les joueurs avaient gagné ensemble à Deauville tandis que de notre côté nous n’avions pas encore joué ensemble. Mais nous nous connaissions bien, nous nous entendons parfaitement en dehors du terrain et j’étais convaincu que cette équipe allait bien fonctionner ». De fait, Robert Strom et les siens ont pris In The Wings à la gorge, entrant parfaitement dans une première partie de match qu’ils ont complètement dominée. Mais en troisième période, Santiago Cernadas assénait involontairement un coup de maillet sur la main du pilier adverse, Pancho Bensadon. Ce n’était pas vraiment un mauvais geste, puisqu’il n’était pas ciblé, mais le joueur était exclu deux minutes ce qui permettait à In The Wings de revenir à la marque. La fin de match a donné à une rude bataille où Sainte-Mesme reprenait l’avantage au terme de cette lutte livrée par Pancho et Rufino Bensadon qui multipliaient les coups de boutoir que repoussaient inlassablement les joueurs de Sainte-Mesme sur la défensive. Et une fois de plus, le « clasico » s’est conclu par le plus petit écart : 10 à 9. « Une victoire très importante pour nous, se réjouissait Robert Strom, car cela faisait un peu trop longtemps que nous n’avions plus remporté ce tournoi. Depuis 2009, année de cette première victoire, nous avions rejoué qu’une seule finale, en 2014, perdue en période supplémentaire. Nous commencions à nous impatienter » !

Meilleur Cheval de la finale : Venuziana, jument argentine de 8 ans, montée par Pancho Bensadon et élevée par Javier Tanoira

In The Wings : Rufino Bensadon (ARG, H4), Alfonso Pieres (ARG, H4), Pancho Bensadon ARG, H8) et André Fabre, (FRA, H0)
Sainte Mesme : Robert Strom (FRA H5), Santiago Cernadas (ARG, H6), Pelayo Berazadi (ESP, H5) et Rafael Cabezas (ESP, H0)

 

Open féminin : Nina Clarkin, digne de sa réputation.

Jamais un tournoi féminin n’aura été aussi relevé : huit équipes, les toutes meilleures joueuses du monde, une finale tout aussi disputée que celles des hommes remportée (9-7) par la seule handicap 10 chez les femmes, la Britannique Nina Clarkin : « Un polo parfait, toujours dans le mouvement en avant et surtout elle ne commet jamais de faute », commentait la n°1 mondiale, Lia Salvo, éliminée par celle-ci en demi-finale. Ce match était également un duel plus privé entre les deux meilleures joueuses Britanniques, Nina Clarkin pour DS Automobile et Hazel Jackson pour Engels &Völkers Why Not : ces ladies n’ont pas déçu, se retrouvant régulièrement dans des confrontations directes, sans concession « C’est la première fois que je joue à Chantilly, déclarait la Britannique qui a été logiquement nommée meilleure joueuse de la finale. Les terrains étaient fantastiques, ce fut une belle expérience. C’était formidable d’avoir les trois meilleures joueuses du monde réunies dans le même tournoi et c’était un très gros niveau de polo. Cette finale fut vraiment rude, mais un grand match avec beaucoup de courses d’un bout à l’autre du terrain avec beaucoup de goals. Les filles de Engels &Völkers -Why Not ont vraiment joué très fort, mais nous avons finalement réussi à reprendre le commandement en fin de seconde période et nous n’avons plus rien lâché ». Un vrai spectacle qu’a découvert un beau public : quelques 2000 personnes s’étaient rassemblées autour du terrain d’honneur en ce dimanche ensoleillé. Et derrière une fête sportive réussie, il y a une équipe : et celle autour de Benoît et Philippe Perrier, les maîtres d’œuvre de ces deux Opens particulièrement compétitifs a brillamment réussi son coup.

Meilleur cheval de la finale : Basil, 11 ans, élevé et monté par Nina Clarkin

Engels &Völkers Why Not : Hana Grill Zavaletta (AUS, H4), Hazel Jackson (GBR, H8), Lea Siboni (FRA, H2) et Sabrina Bradley (GBR, H2)

Ds Automobiles : Lucy Coddington(GBR, H5), Susanne Rosenkranz (ALL, H1), Angela Robb (GBR, H0) et Nina Clarkin (GBR, H10)

Deux finales de choc dimanche : In The Wings pour l’histoire ?

Deux équipes françaises en finale hommes, le duel des deux meilleures joueuses anglaises chez les dames, tel est le verdict des demi-finales qui se sont jouées aujourd’hui au Polo Club de Chantilly. Au terme de trois semaines de grand polo, les finales de dimanche s’annoncent brillantes.

Si l’équipe de l’ouest parisien, Sainte-Mesme qui a fait un parcours sans-faute au cours de son Open en remportant trois matchs, était déjà qualifiée pour la finale de dimanche, l’équipe cantilienne d’André Fabre, In The Wings, devait encore décrocher son billet dans un match qui l’opposait à une autre formation française, Kazak. Concentrée et hyper-motivée par la perspective d’une deuxième victoire en Open de France et d’une première Triple-Couronne (après ses deux victoires à Deauville en août), In The Wings n’a pas fait dans les détails en prenant son adversaire à la gorge dès le début du match et ne lui laissant pas la moindre chance de revenir au score : au coup de cloche final, le tableau affichait un score sans appel de 13 à 5 !
Sainte-Mesme et In The Wings avaient déjà joué une première manche mercredi, lors de la phase éliminatoire, et ce premier match qui s’est décidé en période supplémentaire et remporté d’un goal en or des premiers laisse augurer d’une grande finale dimanche à 15H00 : aucune des deux équipes peut se prétendre favorite !

Open féminin : deux équipes très internationales (six nations sur le terrain)

Deux demi-finales acharnées et un polo féminin d’une incroyable qualité, qui n’avait rien à envier à certains matchs d’hommes, voilà à quoi les quelques spectateurs ont pu assister vendredi-après midi au Polo Club de Chantilly ! Le premier match qui opposait Icon Global à DS Automobiles était surtout un duel sans concession entre les deux meilleures joueuses du monde, l’Anglaise Nina Clarkin et l’Argentine Lia Salvo. La première rentrait des pénalités meurtrières des 60 yards entre deux actions d’une vitesse epoustouflante, la seconde faisait tourner ses adversaires en bourrique avec ses dribles et ses changements incessants de direction. Mais ce match, où aucune des équipes ne lâchait rien, a connu un tournant quand Nina Clarkin arrêtait une pénalité de 40 yards pourtant très bien frappée par Lia Salvo, à trois mètres au dessus des poteaux ! « C’est ce qui a tué le match », clamaient de concert, mais chacune de leur côté, les deux joueuses. Les Anglaises ont pris alors confiance alors que les deux équipes allaient revenir à égalité pour s’offrir le voyage en finale (7-4).
La seconde partie entre Engels & Völkers et Shu Uemura fut encore plus indécise. La n°3 mondiale, Hazel Jackson a trouvé en face d’elle une opposition à laquelle elle ne s’attendait pas vraiment. Menée par leur brillante capitaine Heloise Wilson Smith, Shu Uemura a tenu tête jusqu’au bout du match où Hazel Jackson arrachait une pénalité sur place dans les 30 dernières secondes et décrochait le droit d’aller affronter son aînée : Nina Clarkin et Hazel Jackson vont donc pouvoir régler leurs comptes anglais en terre française dimanche à 12H00 !

 

 

Open de France Paprec

Finale hommes à 15H00

In The Wings : Rufino Bensadon (ARG, H4), Alfonso Pieres (ARG, H4), Pancho Bensado ARG, H8) et André Fabre, (FRA, H0)

Sainte Mesme : Robert Strom (FRA H5), Santiago Cernadas (ARG, H6), Pelayo Berazadi (ESP, H5) et Rafael Cabezas (ESP, H0)

 

Finale dames à 12H00

Engels &Völkers Why Not : Hana Grill Zavaletta (AUS, H4), Hazel Jackson (GBR, H8), Lea Siboni (FRA, H2) et Sabrina Bradley (GBR, H2)

Ds Automobiles : Lucy Coddington(GBR, H5), Susanne Rosenkranz (ALL, H1), Angela Robb (GBR, H0) et Nina Clarkin (GBR, H10)

 

Jour de finales : une véritable Garden Party

Le jour de finales au Polo Club du Domaine de Chantilly, la manifestation sportive devient une véritable garden-party avec DJ (DJ Vanetty en première partie puis présence exceptionnelle de Michael Canitrot), des animations pour les petits et les grands : balade à poney, jeu de croquet, initiation au golf et bien sûr au polo sur des chevaux de bois. Ce jour-là, les espaces pique-niques seront aménagés avec des ballots de paille et des food-trucks attendront ceux qui n’auraient pas tout prévu côté intendance. Le tout, avec un accès gratuit.

Résumé de la journée :
11h30: Ouverture du Village
12h: Finale du 7ème Open de France Féminin
13h: Déjeuner Open de France
15h: Finale du 18ème Open de France Masculin Paprec

Les as du polo féminin débarquent à Chantilly !

Jamais un tournoi féminin n’aura atteint un tel niveau en Europe. L’Open de France dont le coup d’envoi sera donné mardi rassemble huit équipes – du jamais vu en France – avec notamment les trois meilleures joueuses du monde ! Des matchs tous les jours jusqu’à la finale de dimanche. En même temps, l’Open de France Paprec masculin suit son cours. Deux équipes semblent se détacher dans un tournoi extrêmement compétitif !

Le plus masculin des sports équestres connaît un développement spectaculaire… du côté des femmes. De plus en plus de joueuses à travers la planète ce qui se traduit par une multiplication de tournois d’un niveau de plus en plus élevé ce qui a conduit par exemple l’an dernier à la naissance du premier Open d’Argentine féminin. Trois des finalistes de cette compétition de référence seront à Chantilly cette semaine pour batailler pour le titre de l’Open de France féminin dont le niveau sera incroyablement relevé cette année. Un phénomène ! Lia Salvo, Argentine et n°1 mondiale, vainqueur de l’Abierto (mixte) du Jockey Club de Buenos Aires, les Britanniques Nina Clarkin, n°2 mondiale et vainqueur de l’Open d’Argentine et ancienne gagnante du British Open en mixte et Hazel Jackson, n°3 mondiale et finaliste de l’Open d’Argentine 2017 seront donc les têtes d’affiche de l’Open de France qui réunit cette année le nombre inédit de huit équipes avec pas moins de neuf nations et quatre continents représentés. Les matchs débuteront mardi à 15H00.

 

Open masculin : deux équipes toujours invaincues.

Sera-ce l’affiche de la finale ? Toujours est-il qu’après 10 jours de compétitions, deux équipes restent toujours invaincues dans l’Open de France masculin : In The Wings et Sainte-Mesme. Deux formations françaises qui s’affronteront mercredi prochain pour la première place du classement, et donc un billet pour la finale, de ce tournoi dont la première phase se joue comme un championnat. Kazak, qui ne compte qu’une seule défaite, mais avec un match en moins, reste un candidat à la finale. Mais il faudra attendre les matchs de mardi, mercredi et vendredi pour connaître définitivement ces finalistes.

Deux équipes de Chantilly face à un défi

Dans cet Open de France, l’équipe cantilienne d’André Fabre ne sera non seulement en quête d’un premier titre à ce niveau de 16 goals dans l’Open de France, mais visera également la Triple-Couronne, le trophée qui récompense les trois victoires dans les Coupes d’Argent et d’Or de Deauville et l’Open de France de Chantilly. Un défi difficile qu’avait relevé l’an dernier l’équipe argentine de Cibao La Pampa : In The Wings a déjà fait les deux tiers de ce chemin, reste à aller jusqu’au bout à Chantilly ! L’équipe cantilienne pourra compter sur ce duo infernal argentin composé d’un père et de son fils, Pancho et Rufino Bensadon (16 ans) qui ont fait la joie du public deauvillais.
Côté femmes, c’est une équipe de juniors qu’il faudra suivre avec R&B Presse Polo, composée de quatre jeunes joueuses entièrement formées au Polo Club du Domaine de Chantilly et dont la moyenne d’âge dépasse à peine les 17 ans. Un véritable défi également pour ces jeunes filles qui, sans la moindre professionnelle en leur rang, iront affronter les trois meilleures joueuses du monde, mais également des professionnelles anglaises, allemandes et irlandaises ainsi que l’équipe de France senior qui prépare à cette occasion prochain Championnat d’Europe qui se jouera à la fin du mois à Rome.

Jour de finales : une véritable Garden Party

Le jour de finales au Polo Club du Domaine de Chantilly, la manifestation sportive devient une véritable garden-party avec DJ (DJ Vanetty en première partie puis présence exceptionnelle de Michael Canitrot), des animations pour les petits et les grands : balade à poney, jeu de croquet, initiation au golf et bien sûr au polo sur des chevaux de bois. Ce jour-là, les espaces pique-niques seront aménagés avec des ballots de paille et des food-trucks attendront ceux qui n’auraient pas tout prévu côté intendance. Le tout, avec un accès gratuit.

 

Résumé de la journée :

11h30: Ouverture du Village

12h: Finale du 7ème Open de France Féminin

13h: Déjeuner Open de France

15h: Finale du 18ème Open de France Masculin Paprec

Le temps des juniors ?

De jeunes phénomènes du polo argentin chez les hommes, les trois premières mondiales chez les femmes : c’est un plateau exceptionnel que proposent les deux Opens de France, hommes et femmes, cette année à Chantilly.

Côté masculin, les spectateurs qui se rendront à la ferme d’Apremont pour assister (gratuitement) à ces matchs, découvriront notamment un futur espoir du polo argentin, un junior pétri de talent qui atteindra assurément bientôt le grade suprême du polo : un 10 de handicap. Ce junior se nomme Rufino Bensadon. Une fois de plus, il vient de faire sensation à Deauville avec son jeu spectaculaire, son adresse hors du commun, une frappe sûre (c’est lui qui, du haut de ses 16 ans et demi, tire les pénalités de son équipe) et une tête froide. Lui-aussi un talent et un mental de futur handicap 10. Cet énorme potentiel est porté par son père, Pancho Bensadon (handicap 8) et la complicité entre les deux, celle irremplaçable d’un père avec son fils, en fait l’atout de l’équipe d’André Fabre, In The Wings, qui vise à Chantilly la Triple-Couronne après les victoires en Coupe d’Argent et Coupe d’Or à Deauville.

Land Rover, autre finaliste à Deauville, alignera les trois mêmes professionnels autour de son capitaine Alexandre Sztarkman : les Argentins Jota Chavanne et Martin Joaquin ainsi que le handicap 6 français Pierre Henri Ngoumou. L’équipe allemande de Daniel Crasemann, Barralina, est également engagée à Chantilly avec notamment le handicap 6 argentin, Adrian Laplacette. Deux autres équipes françaises complètent cette magnifique affiche, qui, sur huit joueurs, présenteront cinq Français dont les handicaps 5 Robert Strom (Sainte-Mesme), Clément Delfosse et Patrick Paillol (Kazak).

 

Côté femmes : de grosses pointures et des jeunes joueuses

Le plateau féminin est également impressionnant avec les trois plus grandes professionnelles du circuit, toutes trois finalistes ou vainqueur de l’Open d’Argentine dames en décembre dernier, bref, les trois premières mondiales : l’Argentine Lia Salvo n°1 et H9, les Britanniques Nina Clarkin n°2 et H10 et Hazel Jackson, n°3 et H9 au sein de trois équipes, Icon Global (Thaïlande), Engels & Völkers (Rép. Tchèque) et DS Automobile (Grande-Bretagne), que l’on peut considérer comme favorites. Une autre équipe anglaise (Shu Uemura), une allemande (Hungaria) et deux françaises disputeront également cet Open féminin. Les huit joueuses des deux équipes tricolores sont toutes issues du Club de Chantilly : Vernet Paris, qui devrait constituer l’équipe de France qui disputera le Championnat d’Europe fin septembre à Rome et R&B Presse, l’équipe la plus jeune avec 17 ans de moyenne d’âge, quatre jeunes filles qui se sont lancé le défi de troubler l’ordre établi !

Deux tournois très internationaux avec cinq nations représentées (en termes d’équipes et de joueurs, c’est même plus), qui s’annoncent très compétitifs pour deux titres très convoités. Un spectacle gratuit à suivre à partir du 1er septembre sur le bord des huit magnifiques terrain de la Ferme d’Apremont. La compétition débutera par la revanche de la finale de la Coupe d’Or de Deauville en match d’ouverture : In the Wings contre Land Rover, ce samedi à 17h.

André Fabre, sur la route de l’exploit !

Cinquième victoire en Coupe d’Or, deuxième doublé Or et Argent et désormais les deux tiers du chemin bouclés pour la Triple-Couronne française : André Fabre n’est pas seulement l’entraîneur de chevaux de courses le plus brillant de la planète, mais c’est également un grand capitaine de polo.

Cette édition 2018 de la Barrière Deauville Polo Cup s’est achevée par un match à la hauteur d’une saison particulièrement réussie tant sur le plan sportif que sur celui de l’ambiance.  Un mois de tournois flamboyant, avec des matchs d’une intensité exceptionnelle : avant cette finale mémorable de la Coupe d’Or, on se souviendra des demi-finales extrêmement serrées vendredi ou, hier, de cette finale de la Coupe de Bronze, gagnée d’un seul petit goal (7-6) par cette belle équipe de La Concepción, du nom de cette magnifique Estancia de Diego Braun ; ce dernier ayant été le meilleur marqueur du tournoi avec 27 goals ! Sans oublier le tournoi féminin, plus tôt dans le mois, remporté par l’équipe de la n°1 mondial, Lia Salvo, Brok Café, 44 ans après la victoire de son père, Hector Salvo, en Coupe d’Or.

Mais cette année, le vainqueur de la Coupe d’Or se nomme In The Wings, au terme d’un match âpre où les jeunes se sont particulièrement mis en valeur. Rufino Bensadon, bien sûr, énorme du haut de ses 17 ans dont la complicité avec son père, Pancho, est sans doute le principal atout de cette équipe. Du côté Land Rover, ce tournoi et cette finale auront été le premier grand moment de la carrière prometteuse du junior français Sam Sztarkman (16 ans), qui aura pris une part importante dans la réussite de son équipe même si cela n’a pas complètement fonctionné en finale.

« Mais c’est avant tout une victoire d’équipe, tient à souligner Pancho Bensadon. Nous avons bien démarré le match, mais nous avons eu un coup de mou en quatrième période, mais en fin de ce chukker, nous avons retrouvé notre jeu, nous avons même joué de façon incroyable jusqu’à la victoire finale. C’est une vraie victoire d’équipe, tout le monde a joué son rôle à commencer par André qui a stoppé Jota Chavanne l’empêchant de marquer un goal et il a très bien défendu sur Sam Sztarkman qui est pourtant un jeune joueur bourré de talent. Alfonsito a livré un grand match également et quant à Rufino… On le connaît maintenant. Et quand je parle d’équipe, j’inclus également nos chevaux qui ont été exceptionnels ». Et c’est d’ailleurs une jument de Pancho, Venuziana, élevée par Javier Tanoira qui a été sacrée meilleur cheval de la finale.

Mais rien n’est jamais vraiment achevé, car la Triple-Couronne va se poursuivre dès la semaine prochaine avec l’Open de France de Chantilly où l’on retrouvera les deux finalistes de Deauville et quatre autres équipes avec notamment en leurs rangs deux autres grands espoirs du polo argentin, les frères Jeta et Barto Castagnola dont la confrontation avec Rufino Bensadon devrait être particulièrement intéressante. Mais pour l’instant, Pancho ne veut pas penser à cette proche échéance : « D’abord, nous allons savourer et fêter cette victoire comme il se doit et on pensera ensuite à l’Open de France», prévient Pancho.

Cette Coupe d’Or sera en effet célébrée comme le veut la tradition, tout au long de la nuit avec notamment un passage à l’incontournable Brok Café où elle sera remplie d’un gigantesque Mojito. Car si Deauville est résolument inscrite au patrimoine du polo mondial, c’est évidemment pour la qualité sportive de ses tournois, mais également  pour cette ambiance particulièrement conviviale qui rend ce mois d’août si bref. Un « tout » à mettre au crédit d’une équipe organisatrice particulièrement sympathique menée avec efficacité par son président Jean-Édouard Mazery.

 

Rufino Bensadon, meilleur joueur de la finale (à gauche).

Progression In The Wings : 1-1,5 / 3-1,5 / 5-3,5 /9-6,5 et 11-7,5

In The Wings : Rufino Bensadon (ARG, H4, 6 goals dont 3 pénalités), Alfonso Pieres Jr (ARG, H4, 3 goals), Pancho Bensadon (ARG, H8, 2 goals) et André Fabre (FRA, H0)

Land Rover : Sam Sztarkman (FRA, H0), Martin Joaquin (ARG, H4), Jota Chavanne (ARG, H5, 2 goals) et Pierre Henri Ngoumou (FRA, H6, 5 goals dont 2 pénalités)

Meilleur Cheval de la finale : Venuziana, jument argentine de 8 ans, montée par Pancho Bensadon et élevée par Javier Tanoira

Meilleurs joueurs de la finale : André Fabre et Rufino Bensadon

Meilleur marqueur du tournoi : Juan-Gris Zavaleta, 25 goals (ARG, H7, Los Lobos)

Cedric Schweri et Banque Eric Sturdza conservent leur titre

Quelle finale ! Sans doute la plus belle en vingt-trois éditions de la Hublot Polo Gold Cup de Gstaad. D’une incroyable intensité au point que le public (2000 spectateurs à nouveau) s’est complètement pris au jeu et l’a exprimé avec force voix. Si Cedric Schweri et ses coéquipiers de Banque Eric Sturdza ont pu soulever le trophée pour la seconde année consécutive, ce fut au prix d’une dure bataille.

Une guerre de tranchées même, où Clinique La Prairie a attaqué très fort d’entrée au point où l’on pouvait se demander si le matchn’allait pas être à sens unique : « Nous n’avons pas vraiment bien joué ce début de rencontre, concède l’heureux capitaine de Banque Eric Sturdza. En face, ils sont tout de suite rentrés dans le match et se sont montrés très très forts et c’est vrai que cela commençait à sentir un peu le roussi pour nous. Mais notre équipe est comme une bonne horloge suisse, il faut du temps pour la régler, mais une fois qu’elle est en marche, elle tourne avec une belle régularité». Bref, au score, cela s’est traduit par un sévère 4-1 en premièrepériode avec notamment deux goals inscrits par celui qui allait être sacré meilleur marqueur du tournoi, l’Argentin Agustin Canale (15 goals au final, 5 de moyenne par match). Les choses se sont ensuite équilibrées en deuxième période, où Banque Eric Sturdza revenait à 7-5. « Nous nous sommes alors mis à accélérer notre jeu », explique Cedric Schweri . Notamment grâce à un MarceloPascual, auteur de foudroyantes accélérations, organisant avecbrio le jeu de son équipe et inscrivant les deux goals remettant les deux équipes à égalité. Il ne restait plus qu’au Brésilien JoaoNovaes de conclure en transformant une pénalité de 30 yardsqui donnait son second titre à Banque Eric Sturdza : « Deux titres consécutifs en cinq finales, c’est vrai que c’est formidable, mais je vous promets que je vais revenir pour un troisième ! Ces victoires sont les plus belles car c’est à la maison » !

Cette finale, qui restera gravée dans les annales de la Hublot Polo Gold Cup de Gstaad, avait été précédée du match pour la troisième place remporté largement par Gstaad Palace, 8 -4, dont quatre goals inscrits par le seul Pedro Fernandez Llorente alors qu’en face, seul Julio Novillo Astrada réussissait à marquer : mais, au contraire de la finale, il s’agissait plutôt d’un match amical… L’amitié est d’ailleurs la marque de fabrique de ce tournoi mené de main de maître depuis maintenant treize ans par Pierre Génécand qui a réussi d’en faire à la fois un immense événement, soutenu par des sponsors de renoms – notamment Hublot, le Gstaad Palace, Clinique La Prairie, la Banque Eric Sturdza et Ferrai, entre autres – tout en sachant garder un esprit complètement convivial et rassemblant un beau public.

On attend déjà avec impatience les dates du 15 au 18 août 2019 !

 

23ème Hublot Polo Gold Cup de Gstaad

Progression Banque Eric Sturdza : 1/4 – 3/5 – 6/5 et 8/7

Meilleur joueur de la finale : Hugo Barabucci (Clinique la Prairie), ARG, H5

Meilleur marqueur de la finale : Marcelo Pascual (Banque Eric Sturdza), ARG, H5 – 6 goals

Meilleur marqueur du tournoi : Agustin Canale (Clinique la Prairie), ARG, H6 – 15 goals

Meilleur cheval de la finale : Besamento, pur-sang de 9 ans née au Brésil et appartenant à sonjoueur Joao Novaes

Cedric Schweri et Banque Eric Sturdza défendront leur titre !

Quelles demi-finales ! Du style de celles que l’on adore : indécises jusqu’au bout. Et si finalement, ce sont bien les deux équipes favorites au terme de la première journée qui joueront la grande finale demain à 15H00, les choses furent loin d’être simples pour Clinique La Prairie et Banque Eric Sturdza.

Dans les deux matchs, à une minute et demi de la fin, il étaitimpossible de savoir qui allait l’emporter. Un suspense parfait pour les 2000 spectateurs qui s’étaient accumulés au bord des 275 mètres de la longueur du terrain sous un soleil qui était un peu l’invité surprise de ce bel après-midi, contredisant toutes les prévisions météo.

Dans la première demi-finale, Hublot abordait le match avecun goal et demi d’avance en raison de son handicap plus faible. Nico Lopez Fuentes inscrivait le premier goal de la rencontre pour Banque Sturdza et à vrai dire l’équipe de Cedric Schweri ne connut pas trop de souci jusqu’au troisième chukker. Mais c’était sans compter sur le sursaut deHublot et l’énergie de Julio Novillo Astrada qui inscrivait trois goals permettant à son équipe de revenir à 1 goal et demi à quelques minutes de la fin. Mais Marcelo Pascual annihilait les derniers espoirs des Hublot : « Le match était très serré, reconnaissait le handicap 5 argentin, même plus serré encore que le score le laisse paraître. Ils sont revenus très fort en fin de match et heureusement que nous avons pu reprendre le contrôle au bon moment ». L’avantage de cette équipe était peut-être dû au fait qu’elle compte trois professionnels dans ses rangs alors qu’en face, ils n’étaient que deux : « Sans doute, concède-t-il, mais surtout, aujourd’hui, nous avons pu construire un bon jeu d’équipe car nous nous connaissons mieux. Nous avons joué ensemble », et atteint la finale ensemble pour un match qui s’annonce des plus indécis face à Clinique La Prairie.

Progression Banque Eric Sturdza : 2/2 1⁄2 – 4/2 1⁄2 – 7/3 1⁄2 – 9/6 1⁄2

Faris Al Yabhouni et Clinique La Prairie : Une première finale pour une première participation

Cette dernière aura eu encore plus de mal à décrocherson billet pour la finale face à Gstaad Palace, la bataillefut encore plus rude, notamment dans les deux dernierschukker. C’est Hugo Barabucci, le back de Clinique La Prairie qui ouvrait le score dans une première période ou Gstaad Palace faisait jeu égal. Si Clinique La Prairie réalisait un petit break en deuxième période, jamais Gstaad Palace ne lâcha l’affaire, prenant même l’avantage au troisième chukker. A 90 secondes de la fin du match, tout était encore possible pour ces derniers qui, sur une pénalité de 30 yards de Pedro Llorente, prenaient une nouvelle fois l’avantage à 5 1⁄2 à 5 ! Une minute et demi au cours de laquelle Agustin Canale transformait lui-aussi une 30 yards et où le capitaine Faris AlYabhouni inscrivait son deuxième goal de la rencontre dansl’ultime seconde. Pour sa première participation à la Hublot Gold Cup de Gstaad, le capitaine des Emirats Arabes Unis goûtera aux joies de la finale suisse. Mais non sans sueurs froides comme l’explique sont back et polo manager, Hugo Barabucci : « A la vérité, Gstaad Palace est une équipefantastique et très bien organisée et on l’avait remarqué dès le premier jour. Nous sommes heureux d’avoir pu gagner ce match. Honnêtement, nous nous attendions à un match difficile : cela a donné lieu à cette belle rencontre qui n’aurait pu être possible sans la qualité de notre adversaire ». Si, au final, Clinique La Prairie a eu le dernier mot, le joueur argentin l’accorde surtout… à la chance : « Oui, nous avons été un peu plus chanceux qu’eux, c’est le jeu et nous sommes contents de pouvoir jouer cette finale demain. Là encore, cela va être encore un match très dur mais ce que ce nous voulons avant tout, c’est d’offrir du beau jeu pour ce fantastique public de Gstaad ».

Un public qui sera donc gâté à nouveau demain avec deux matchs prometteurs puisqu’avant la grande finale entre Clinique La Prairie et Banque Eric Sturdza (15H00), Gstaad Palace et Hublot en découdront à partir de 13H30 dans la finale subsidiaire pour la troisième place.

Clinique La Prairie et Banque Eric Sturdza : deux vainqueurs mais rien n’est joué …

Deux matchs et deux physionomies complètement différentes pour l’ouverture sous le soleil de la Hublot Polo Gold Cup de Gstaad. Dans la première rencontre, le capitaine de Clinique La Prairie, Faris Al Yabhouni, des Emirats Arabes Unis, n’a pas eu trop à souffrir pour remporter son match tandis que Cedric Schweri et les siens de BanqueEric Sturdza ont dû se livrer à une bataille un peu plus compliquée pour tracer leur chemin vers la finale.

Faris Al Yabhouni découvrait Gstaad : « C’est un très bel endroit : le décor est somptueux, les gens qui nous accueillent très sympathiques, tout est parfait. C’est bien sûr formidable d’avoir gagné ce premier match d’autant que l’équipe ne se connaissait pas encore et que nous ne connaissions pas bien nos chevaux que nous sommes allés emprunter à Saint-Tropez. Les deux premiers chukkers étaient assez serrés, mais ensuite, nous avons commencé à bien nous entendre, les deux dernières périodes ont été plus faciles et nous avons réussi à nous détacher ». Pour conclure avec une nette victoire sur cette équipe Hublot, menée par le capitaine suisse Matteo Beffa : 13 à 6 1⁄2.

C’est cette dernière équipe que le tenant du titre, Cedric Schweri, retrouvera en demi-finale samedi prochain, mais son match du jour fut quelque peu compliqué : « Effectivement, cela a joué très «dur» pour un premier match, confirme le capitaine deBanque Eric Sturdza. Le problème est que c’était la première fois que nous jouions ensemble et il s’agissait de nous trouverentre nous. Quand l’équipe se connaît, c’est plus simple ». Cedric a apporté une jolie pierre à cet édifice qui s’est construit au fil des périodes en inscrivant un golazo (un joli goal en argentin) en deuxième chukker au terme d’une belle galopadeindividuelle : « Cela fait toujours plaisir. En général, nous les patrons sommes là pour défendre, mais marquer un goal fait dubien ». Une réalisation importante quand on sait que l’équipe ne l’emporte au final que d’un demi-goal : « Mais cette victoire nous rend confiants pour la suite de cette Hublot Gold Cup, je pense que nous irons en finale, et après… » !

Mais auparavant, il faudra passer le stade des demi-finales qui s’annoncent ouvertes et qui se joueront samedi à 13H30 et 15H00. En attendant, les équipes défileront demain dans les rues de Gstaad, une sympathique tradition qui rapprochele polo du public.

 

Progression Clinique La Prairie : (0/1,5) – 3/3,5 – 6/4,5 – 9/5,5 et 13/6,5

Progression Banque Eric Sturdza : (0/0,5) 1/1,5 – 2/2,5 – 4/3,5 et 5/4,5

Meilleur joueur de la journée : Agustin Canale (ARG, h6) – 8 goals

In The Wings et Brok Café, premiers vainqueurs à Deauville

La Barrière Polo Cup de Deauville a livré ses deux premiers vainqueurs: celles de la Ladies Polo Cup et ceux de la Coupe d’Argent. Deux finales d’une folle intensité, d’une grande qualité équestre (des chevaux fabuleux) et de jeu (un grand spectacle sportif). Et cette fête du polo est loin d’être terminée puisque dès demain seront lancées les Coupes d’Or et de Bronze.

Lors de cette « finale dame », tous les regards étaient braqués sur la jeune joueuse professionnelle de 30 ans, Lía Salvo, handicap 9 et n°1 mondiale chez les femmes au dernier classement World Polo Tour. Salvo n’est pas un nom inconnu à Deauville car en 1974, le père et formateur de Lía, Hector Salvo, avait remporté la mythique Coupe d’Or avec les Cabaneros aux côtés notamment du h10 Hector Merlos. Mais un match de polo ne se gagne pas seule et si Lía a pu soulever le trophée féminin samedi dernier, c’est grâce à l’équipe qu’elle a pu construire autour d’elle au fil des rencontres, motivant et élevant le niveau de jeu de ses coéquipières amateurs : Margaux Perruchot et Marguerite Percheron, très présentes sur le terrain ainsi que la jeune Adèle Renauldon, décisive en défense ce qui ne l’a pas empêché d’ouvrir le score. Il y a eu quelques sueurs froides quand, à 4-2 en quatrième période, les joueuses adverses de l’équipe Charlo ont pu bénéficier d’une pénalité que la n°1 française, Caroline Anier ne réussissait pas à transformer. Le soulagement était encore plus définitif quand Marguerite Percheron inscrivait un cinquième goal pour Brok Café.

Cette victoire est également celle d’un élevage argentin, celui de Jorge Musso, à General Levalle, dans la province de Cordoba : huit des seize chevaux de l’équipe provenaient de là et ont tous été formés par Dario, le fils de Jorge Musso, handicap 6, ancien vainqueur de la Coupe d’Or et qui jouera à partir de cette semaine la Coupe de Bronze. Trois des quatre joueuses montaient ainsi des chevaux de cet élevage. Mais, la « couverture » du meilleur cheval devait récompenser ce jour-là un pur-sang, un « réformé » des courses reconverti dans une autre discipline. Une démarche encouragée et organisée par l’Association « Au-delà des pistes » dont la présidente, Elizabeth Doumen, remettait la couverture à Catharos, une alezane de 10 ans par Limnos qu’Adèle Renauldon avait achetée à une joueuse de… horse-ball. Une double reconversion réussie.

 

Coupe d’Argent: un ado infernal!

Ce que les spectateurs retiendront de cette finale 2018 de la Coupe d’Argent, dimanche après-midi, c’est l’énorme prestation du jeune Argentin Rufino Bensadon, 17 ans à la fin de l’année, auteur notamment d’un golazo extraordinaire, à une vitesse folle, lui devant et tous derrière ! Sur le terrain, il bénéficie de l’irremplaçable complicité père-fils avec Pancho, h8 aujourd’hui, mais un ancien h9 et demi-finaliste de l’Open d’Argentine : « Rufino va passer 5 en septembre et moi 7, nous allons bientôt nous croiser », plaisante le père qui est en train de tout mettre en place pour que son fils atteigne le « 10 » que son talent mérite. Pourtant, en face il y avait du lourd avec notamment le duo « Open d’Argentine », Fran Elizalde – Tito Guinazu, 15 de handicap à eux deux. La différence au score finale était infime, 7-6, mais c’est clairement le « petit » Rufino qui l’a faite permettant à son capitaine, André Fabre, de remporter le trophée pour la cinquième fois, record de cette Coupe d’Argent.  

Pas de cavalier sans grand cheval, mais également, pas de grand cheval sans grand cavalier ! Et c’est (presque évidemment) une jument argentine, l’impressionnante grise Lucerita, montée par… Rufino Bensadon qui remportait la couverture du meilleur cheval de la finale. Cette fantastique jument, est née d’un pur-sang et d’une mère jument de polo dans La Pampa. Repérée par le jouer français Corenthin Mahé, elle est arrivée en France il y a trois ans où Pancho Bensadon l’a rachetée. Lucerita aime particulièrement Deauville et les bains de mer où elle adore se rouler !

 

Et maintenant: la légendaire Coupe d’Or!

André Fabre et In The Wings vont pouvoir envisager de s’attaquer à la Triple-Couronne française, une trilogie qui se termine avec l’Open de France de Chantilly le 16 septembre. Avant cela, il va falloir passer par une deuxième victoire dans la Coupe d’Or qui débutera mercredi : rien de moins évident. Une épreuve encore plus compétitive avec six équipes au départ : on retrouvera notamment Talandracas, mais également la formation du président du Deauville Polo Club, Jean-Édouard Mazery, Barrière (avec Tito Guinazu et le spectaculaire Tete Storni). Le public deauvillais s’attachera forcément à la formation 100% française de Nicolas Desjouis, Outsiders, avec les frères Clément et Mathieu Delfosse aux côtés de Patrick Paillol.

La Coupe de Bronze, d’un niveau inférieur, qui se jouera en même temps, se promet d’être également une belle compétition avec cinq équipes au départ, mêlant de grands pros argentins comme Dario Musso ou Diego Braun aux meilleurs Français comme le handicap 5 Patrick Paillol ou le jeune joueur de l’équipe de France qui participera au prochain Champion d’Europe en septembre, en Italie, Louis Jarrige.

Du polo tous les jours, de un à deux matchs à partir de demain jusqu’aux finales du 25 août (Coupe de Bronze) et du 26 août (Coupe d’Or), avec l’entrée gratuite en semaine, 10 € le week-end et 20 € pour chacune de ces deux finales.