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Asia Horse Week : une première édition couronnée de succès

Le 10 février 2018, l’Asia Horse Week s’est conclue sur une très bonne note à l’AsiaWorld-Expo de Hong Kong. Un grand nombre des acteurs majeurs de la filière équestre mondiale a salué l’initiative et a pu échangé sur le savoir et les connaissances qui ont été partagées lors de ces rencontres, les premières du genre dans la région.

« Nous voulons créer un rendez-vous annuel pour les acteurs de la filière équestre afin de partager les savoirs, les centre d’intérêts et les savoir-faire entre l’Asie et le reste du monde. C’est un événement où la culture équestre dans son ensemble, mais aussi toutes les professions liées au cheval et au sport sont représentées », expliquait Christophe Ameeuw, PDG d’EEM, Fondateur et Organisateur de l’Asia Horse Week et de la série des Longines Masters Paris – Hong Kong – New York.

Grâce à son partenaire fondateur, le Hong Kong Jockey Club, l’Asia Horse Week a été fortement soutenue dans la région asiatique, afin de promouvoir les échanges d’expertises, et également d’accroître les standards de l’industrie équestre en Asie, mais également dans le reste du monde.

Près de 200 experts de la filière ont participé aux conférences qui étaient retransmises et traduites en direct sur les réseaux sociaux et sur EEM.TV, avec également la présence de nombreux grands médias. Se tenant en même temps que le Longines Masters de Hong Kong, l’événement a déjà marqué sa place sur la carte des grands événements équestres internationaux sur lequel il faudra compter dans les années à venir.

 

Hong Kong, carrefour de l’Asie équestre et hippique

Le président de l’Asia Horse Week, Raphaël Le Masne de Chermont, a lancé le projet, précisant qu’il ne pouvait pas y avoir d’environnement plus approprié que Hong Kong pour cet événement, puisqu’il s’agit d’une des villes les plus actives du monde des courses hippiques, et qu’elle détient un véritable patrimoine équestre. « L’Asia Horse Week est appelée à devenir un rendez-vous incontournable du calendrier international. Ce sera un endroit d’apprentissage, de divertissement et de partages à propos des différents thèmes équestres », disait-il.

Le Dr. Simon Ip, président du Hong Kong Jockey Club, partageait le même sentiment, appelant l’événement un « forum idéal pour partager le savoir ». Il s’est dit confiant et persuadé qu’il initiera un dialogue équestre régulier et continu à travers le monde.

Vingt-cinq pays ont été représentés à travers dix-huit fédérations équestres et cavaliers et plus de soixante acteurs clés de la filière, se rassemblant pour partager des informations et discuter de sujets divers et variés autour du monde du cheval.

Les sessions exploraient la scène équestre chinoise et le rôle de Hong Kong dans le développement des sports équestres, en même temps l’Asia Horse Week proposait l’intervention de conférenciers internationaux qui ont abordé les questions de biosécurité, ont parlé du bien-être des chevaux, du transport équin, de l’équitation, et des étapes à franchir avant les Jeux olympiques de 2020 à Tokyo.

Lors de l’une des premières sessions, les systèmes d’apprentissage équestre britanniques et allemands ont été mis en lumière et partagés par la présidente de la British Horse Society, Lynn Petersen, qui a conclu sa conférence en faisant référence à la campagne « Two Hearts » de la Fédération Equestre Internationale, qui décrit l’esprit équestre comme le cœur du cheval et le cœur du cavalier fonctionnant en harmonie. Les qualités pour se prétendre un homme de cheval digne de ce nom et le bien être des chevaux ont été des thèmes récurrents lors de ce forum, répétés par la France, l’Allemagne, ou encore les Pays Bas.

 

La croissance par le sport

Le développement de la filière équestre chinoise a, bien évidemment, été mis en lumière. Cette croissance rapide confirme que la région sera un vecteur important de l’avenir des sports équestres. Ludger Beerbaum, cavalier allemand émérite et consultant pour l’équipe équestre de Hong Kong, a expliqué que la Chine devait mettre en place un meilleur circuit de compétition et rendre le sport plus accessible. En tant que figure équestre clé en Chine, avec deux participations aux Jeux olympiques, le cavalier Alex Hua Tian a déclaré qu’il souhaitant sensibiliser le pays aux sports équestres, mais que le processus ne devait pas être précipité, tout comme l’entrainement pour les Jeux. « Dans cette région, la croissance est si rapide et si forte que j’espère que les fédérations vont se concentrer davantage sur des stratégies à long terme et investir dans le futur, surtout en Chine », a-t-il commenté. Il a également détaillé son programme d’entrainement de base pour donner aux enfants chinois l’opportunité d’apprendre les valeurs équestres. D’autres acteurs de la filière se sont mis d’accord sur cette même vision, et ont apporté la leur sur la question du développement de la culture équestre en Chine. En tant que représentant de la FFE en Chine, Camille Martin explique qu’il ne s’agit pas de simplement copier et coller le système français en Chine, mais plutôt de l’adapter au marché chinois pour être sûr qu’il profite à l’ensemble de la filière.

Ce sujet de l’assimilation culturelle a été renforcé par Daisy Chi, qui a fondé le Beijing Asgard Equestrian Club en 2006. En tant que personne impliquée dans le développement de la filière équestre en Chine, elle expliquait comment, dans son centre équestre, elle a incorporé certains éléments de la culture équestre française. Une autre figure clé de la scène équestre chinoise, Gerald Ku, consultant pour l’Equuleus International Riding Club, partageait le même point de vue et a ajouté que chaque système a ses avantages, et qu’il ne s’agit pas forcément d’une compétition entre la Chine et le reste du monde, mais plutôt d’un effort collaboratif.

Le directeur du département de quarantaine du Hong Kong Jockey Club, Dr. Brian Stewart, a donné une conférence sur les procédures logistiques du transport de chevaux, avec une présentation du nouveau centre de formation de Conghua à Guangzhou qui ouvrira officiellement ses portes en août 2018. Dans le cadre de la Belt & Road Initiative, le Hong Kong SAR et les autorités de Chine continentale ont signé quatre mémorandums en décembre 2017 pour créer une zone de biosécurité spéciale dans le district de Conghua, qui est la seule zone reconnue internationalement pour être exempte de maladies équines en Chine continentale.

« Nous avions besoin de créer des systèmes, construire des liaisons avec les autorités gouvernementales, et faire des choses qui n’étaient pas possibles avant et qui le sont désormais », a commenté le Dr. Brian Stewart. En le définissant comme un terrain d’entraînement pour les zones de quarantaine, il a souligné l’importance de l’éducation et de la biosécurité. Il a ajouté que, même s’il n’y a pas encore de grande conscience de la biosécurité en Chine, ils devraient être en mesure de la développer. « Quand il y a un problème, il y a une solution », a-t-il résumé.

 

Facteurs de développement, les Jeux olympiques de 2020 seront en Asie…

De nombreux représentants de la filière équestre japonaise étaient présents pour ces rencontres : le conseiller de la Fédération équestre japonaise, le Dr Yasuhiko Haruta, est apparu sur scène avec le président de la Fédération équestre de Hong Kong, Michael Lee. Ce dernier a passé le relais au Japon et les a encouragés pour l’organisation des Jeux olympiques de 2020.

Le développement de la filière équestre asiatique a été fortement mise en lumière pendant ces quatre jours de conférence. Le seul juge international de la FEI en Asie, Kazuya Hirayama a abordé le sujet des standards dans le système de jugement en Asie. Un propriétaire de centre équestre, Kazu Iatani, a pris la scène par la suite pour parler du développement du secteur équestre au Japon. Le boom de la filière équestre asiatique était au centre des discussions, avec l’Inde, le Cambodge, Taïwan, la Thaïlande, l’Indonésie et la Malaisie qui ont offert un aperçu de leurs propres développements, progrès et innovations. Taïwan possède plus de 2000 chevaux dans le pays, la Thaïlande plus de 1500. La CSI SEA League World Cup a montré qu’elle était un événement très estimé en Asie. Les installations équestres pour les Jeux asiatiques de cette année à Jakarta ont également été présentées.

 

Une filière pesant un milliard et demi

La première édition de l’Asia Horse Week s’est terminée avec succès avec l’intervention du président de la FEI, Ingmar Devos, prenant la parole aux côtés de Michael Lee, de Raphaël Le Masne de Chermont et de Christophe Ameeuw. Ingmar Devos a mis en lumière le développement de la filière équestre en Asie, parlant d’une industrie florissante avec un niveau d’expertise élevé et des enthousiastes, une tendance à bien sûr encourager : « Les professionnels tournés vers l’étranger sont en train de focaliser leur attention sur cette région du globe avec la volonté de construire les fondations d’une véritable filière équestre. Ce à quoi la communauté équestre asiatique est sensible », a-t-il dit, pointant la Chine comme un exemple particulièrement impressionnant de cet essor. « Peu de gens réalisent que l’Asie représente la seconde population de chevaux la plus importante au monde. Le poids économique des sports équestres en Chine représente 1,5 milliards de dollars. » Il a conclu le débat affirmant que l’avenir des sports équestres ne saurait être que florissant sans l’Asie. « Le niveau d’expertise et la qualité des participants qui ont pris part à la première édition de l’Asia Horse Week montre un réel enthousiasme pour les sports équestres dans la région Asie Pacifique ».

« Ce rêve est devenu réalité, a terminé Christophe Ameew. Avec les résultats des compétitions d’aujourd’hui, où l’on retrouve un cavalier chinois sur le podium du Longines Masters de Hong Kong entouré des meilleurs cavaliers du monde confirme la tendance qui a été mise en avant ces derniers jours. Et ce n’est que le début de l’histoire… »

 

L’Asia Horse Week est prévue de revenir à Hong Kong du 14 au 17 février 2019. Une présence encore plus impressionnante d’intervenants internationaux et régionaux de la filière professionnelle équestre est programmée à Hong Kong l’année prochaine.

Longines Grand Prix de Hong Kong : Patrice Delaveau… chez lui à Hong Kong

L’air de Hong Kong réussit à Patrice Delaveau ! De retour en « cinq étoiles » après une petite parenthèse au plus niveau, le cavalier normand signe une rentrée gagnante en s’offrant avec Aquila*HDC la plus belle épreuve de l’étape asiatique des Longines Masters, le Longines Grand Prix de Hong Kong.

 

Patrice Delaveau et le Longines Masters de Hong Kong, c’est une histoire particulière. Lors de la première édition, en 2013, Patrice avait couru cinq des six épreuves en en remportant quatre, dont le Longines Grand Prix avec Lacrimoso*HDC, et se classant second de la cinquième. Depuis la saison dernière, le Normand, suite à la retraite des quatre principaux chevaux de son piquet international, s’était éloigné des CSI 5*, préférant peaufiner notamment Aquila*HDC à un niveau inférieur. « I love Hong Kong », jubilait-il après cette fabuleuse victoire. On le comprend : transformer un retour en Grand Prix à 1m60 par une victoire, ce n’est pas banal. Et quelle victoire ! Quel scénario où les trois cavaliers du podium se tiennent dans une fourchette de… quinze centièmes de secondes ! Parmi les trois, Daniel Deusser qui, pour quinze centièmes voit s’estomper tout rêve de Grand Slam indoor ! Si près, si loin… de ces 2,25 millions d’euros promis à celui qui réalisera l’exploit d’aligner les trois Longines Grand Prix dans l’ordre d’une seule et même saison à Paris, Hong Kong et New York. Patrice, lui, peut penser au bonus d’un million d’euros qu’il pourrait décrocher s’il poursuivait cette série gagnante à New York, en avril, puis à Paris, en décembre prochain pour le lancement de la Saison IV.

 

Mais pour le moment, Patrice Delaveau savoure ce retour gagnant avec un cheval qui le relance dans la course à l’équipe de France : « C’était grandiose aujourd’hui, mon cheval a été tout simplement fantastique ». Son challenger du jour était l’Autrichien d’origine allemande, Max Kühner, deuxième à sept centièmes avec Cielito Lindo 2, un cavalier de plus en plus « imposant » au top niveau.

 

Sur les vingt partants, douze cavaliers ont pu se hisser dans ce barrage. Michael Whitaker a été le plus lent des double sans-faute de ce tie-beak et ce n’est pas à son habitude, mais il venait à peine de se remettre du choc de la terrible chute de son frère aîné, John, sur le premier tour. Finalement, visiblement plus de peur que de mal.

 

Les Britanniques ont été plus heureux dans la première épreuve de cette ultime journée, le Masters One DBS qui voyait la victoire de Robert Smith en selle sur Cimano E devant l’élève de Ludger Beerbaum, Christian Kukuk et Cordess. Une victoire qui fait du bien : « Troisième le premier jour, je pensais que la chance n’était pas de mon côté. Mais quand j’ai vu le parcours de Kukuk, je pensais que je pouvais le battre et cette fois-ci, cette chance, je l’ai eue » !

 

Sublime édition de ce Longines Masters de Hong Kong donc, qui installe encore plus les sports équestres de haut niveau sur le continent asiatique. Succès étayé par celui de l’Asia Horse Week où les rencontres entre les acteurs des filières équestres des deux continents, Europe et Asie, ont été particulièrement enrichissantes. EEM, l’organisateur de ces évènements est assurément un acteur crucial du développement de l’industrie équestreasiatique.

 

Rendez-vous est maintenant donné à New York du 26 au 29 avril prochains pour le troisième opus de cette Saison III des Longines Masters.

Longines Speed Challenge : Philipp Weißhaupt plus rapide que les fusées françaises !

L’Allemand Philipp Weißhaupt est sans doute un garçon discret, mais sur les pistes de saut d’obstacles, il est redoutable. Il est tout aussi efficace en Grand Prix qu’en épreuves de vitesse comme vient de le prouver sa victoire samedi dans la plus prestigieuse épreuve de vitesse du circuit international, le Longines Speed Challenge lors du Longines Masters de Hong Kong, deuxième étape de la Saison III de la série.

 

Weißhaupt le plus vite

Et quelle victoire puisque sur son hongre de 12 ans, Chacon, il a battu les spécialistes français de la discipline Patrice Delaveau (Vestale de Mazure*HDC) et Kevin Staut (Ayadede Septon*HDC) ! Tout s’est joué en début d’épreuve où Patrice Delaveau partant en n°4 a « installé » le temps éclair de 63″57. Un chrono qui semblait imbattable jusqu’à l’arrivée en piste de Weißhaupt avec cet avantage d’avoir pu observer le parcours du Français : « Il a fallu que je déploie beaucoup d’énergie, mais Patrice m’a montré le chemin et m’a donné les clés pour le battre. Si j’étais passé avant lui, je ne crois pas que j’aurais pu gagner ce soir. C’était un magnifique parcours et j’ai obtenu tout ce que je voulais de mon cheval ; c’est vraiment un grand bonheur d’avoir remporté cette épreuve ici ». D’un rien ! Un petit dixième de seconde de mieux, 63″57, sans battre pour autant le record établi par le Français Julien Epaillard sur ce même parcours à Paris (60″99). Kevin Staut allait-il faire mieux que Philip Weißhaupt ? Muni de toutes les informations, passant en avant-dernier, le n°1 Français lança Ayade de Septon et HDC sans retenue pour le bonheur du public, mais la jument fit tomber une barre… qui ne changea rien au résultat : avec ou sans ces deux secondes de pénalité, Staut s’offrait la troisième marche du podium… juste un rang en dessous de son résultat de Paris sur ce même parcours montrant ainsi sa régularité sur l’épreuve de vitesse la plus rapide au monde.

 

Whitaker le plus haut

Plus tôt dans la journée, Michael Whitaker s’est montré l’homme le plus haut de Hong Kong en remportant l’épreuve de puissance Six Barres, la Maserati Masters Power. C’est la première fois qu’une épreuve de puissance était proposée en Asie et le public de l’AsiaWorld-Expo a adoré… d’autant que le Chinois Meng Quanwei terminait à la troisième place avec Clintorado, un cheval des Ecuries d’Ecaussinnes (Belgique) berceau de EEM, société fondatrice et organisatrice des Longines Masters. Le Chinois abandonnait au dernier barrage après avoir tout de même franchi 1m80 au troisième tour. Pour gagner, il fallait avoir sauté les 1m90 du dernier vertical de la combinaison. Exploit réalisé par le seul Michael Whitaker avec son fidèle étalon de 16 ans, Valentin R : « Il a vraiment très bien sauté aujourd’hui, il était assurément prêt pour ce type de défi, se réjouissait le Britannique. Ce n’était pourtant que sa deuxième épreuve du genre, mais je sentais qu’il en avait encore sous le capot et que nous aurions pu encore sauter plus haut ». Le Néerlandais Marc Houtzager en selle sur Sterrehof’s Edinus s’est glissé sur le podium entre le Britannique et le héros chinois de la journée : « les sports équestres sont en plein croissance en Chine, expliquait Meng. J’ai l’habitude d’évoluer sur les gros concours en Chine, mais c’est mon premier Longines Masters et ici, à Hong Kong, c’est une autre dimension ».

 

Le HKJC Junior Challenge (épreuve de style réservée aux juniors asiatiques), a été remporté par la jeune hongkongaise Oi Man Leung (21 ans) qui a montré la plus belle équitation d’obstacle avec Bamako Maurea devant Nathaniel Chan sur Lay Your Love On Z et Michelle Li on Fiona D’Ecaussinnes. L’épreuve a été jugée par Corinne Bracken, Performance Manager du Hong Kong Jockey Club et Ludger Beerbaum, le cavalier le plus médaillé de l’histoire du saut d’obstacles et qui se remet de sa blessure à l’épaule de Malines.

 

Finale en apothéose demain à l’AsiaWorld-Expo avec notamment le Longines Grand Prix avec un challenge supplémentaire pour le cavalier allemand Daniel Deusser, vainqueur vendredi du Master One Hong Kong Jockey Club Trophy avec Cornet d’Amour et surtout du Longines Grand Prix de Paris en décembre dernier avec ce même cheval. Une deuxième victoire à Hong Kong lui ouvrirait la voie vers un Grand Slam indoor et un super bonus de 2,25M€. Il lui faudra alors aller confirmer ces deux victoires en avril à New-York. Un exploit qui n’a rien d’impossible pour l’Allemand, mais il faudra déjà attendre le résultat de dimanche à Hong Kong : pas évident face à la plupart des meilleurs cavaliers du monde !

Première journée du Longines Masters de Hong Kong Daniel Deusser marque le terrain

Vainqueur du Longines Grand Prix de Paris, en donc en lice pour le Grand Slam Indoor, l’Allemand Daniel Deusser a affiché ses prétentions aujourd’hui dans l’épreuve principale à 1m50, le Hong Kong Jockey Club Trophy qu’il enlève avec son hongre de 15 ans, Cornet D’Amour.

 

Le ton est donné pour cette première journée : c’est bien le meilleur de notre sport qui est offert au public du Longines Masters de Hong Kong. Les dix barragistes, issus des vingt-deux partants, ont offert un grand spectacle sur cette épreuve proposée par le Partenaire Fondateur de l’étape asiatique de la série, le Hong Kong Jockey Club. C’est avec une avance de plus de deux secondes que le vainqueur de la Coupe du monde 2014 et ex-numéro un mondial s’est imposé face au Belge Jérôme Guéry « Pour être honnête, avouaitl’Allemand, j’ai eu beaucoup de chance sur ce barrage. Mon cheval n’était pas complètement serein, ni sur la première manche, ni sur le barrage. Mais c’est un bon cheval et il l’a prouvé malgré tout aujourd’hui ». Le Britannique Robert Smith et Ilton complètent le podium devant le Français Simon Delestre en selle sur Chadino.

 

Quant à Kevin Staut, il semblerait qu’il se soit préparé au défi du Longines Speed Challenge après sa seconde place à Paris. Avec Ayade de Septon HDC qu’il montera demain dans ce championnat du monde de vitesse sur trois continents, il signe aujourd’hui le plus rapide des 4 points et le deuxième meilleur temps de la journée.

 

La journée avait commencé avec la victoire de l’Italien Emanuele Gaudiano en selle sur son jeune Einstein (9 ans) dans le Masters One AsiaWorld-Expo, un barème A au chronomètre : « Einstein est un jeune cheval qui manque d’expérience, confiait-il. Il aura du mal à s’imposer dans les autres épreuves alors je l’ai vraiment beaucoup sollicité sur ce parcours. C’est la quatrième année que je viens ici, à Hong Kong et c’est vraiment un concours que j’apprécie et j’espère vraiment pouvoir monter à New York également ». Gaudiano battait la Suissesse Jane Richards Phillips et Izmir van de Baeyenne de 55 centièmes tandis que Gerco Schröder réussissait à Hong Kong un bon retour en CSI 5 étoiles en prenant la troisième place avec sa jument de 10 ans, Glock’s Debalia. Une épreuve où l’on notait l’excellent résultat du Chinois de Taipei, Hsieh Ping-yang, 5ème avec Just Energie.

Le moment ludique de la journée fut la Hong Kong Jockey Club Race of the Riders, un relai entre les jockeys vedettes de Hong Kong et les meilleurs cavaliers du saut d’obstacles mondial. Les premiers sur un parcours à 70 centimètres et les seconds sur un tour à 1,20 mètres. Ambiance garantie car ces jockeys sont de véritables stars ici. Une « course » enlevée par un duo local, le team Dash composé du jockey Vincent Ho et de la cavalière hongkongaise Clarissa Lyra. « Quand j’étais enfant, j’ai toujours rêvé d’être un cavalier de saut d’obstacles, révélait Vincent Ho après sa victoire. Et quand j’ai eu l’opportunité de participer à ce Longines Masters de Hong Kong, un 5 étoiles, c’était un rêve qui devenait réalité. Et gagner ce soir, c’est tout simplement fabuleux, notamment pour Hong Kong ».

Demain place à un des grands classiques des Longines Masters, le Longines Speed Challenge, l’épreuve la plus rapide au monde et pour laquelle l’excellent chef de piste néerlandais Louis Konickx reproduira exactement le parcours de et qu’il construira exactement de la même façon dans deux mois à New-York. Auparavant, le public hongkongais aura découvert l’épreuve des Six Barres avec la Maserati Masters Power, un spectacle sportif qui devrait assurément plaire. Et, comme aujourd’hui, la journée se terminera avec Fuego, le spectacle et le cheval de la divine Clémence Faivre qui a fait un tabac aujourd’hui à l’Asia World Expo.

1ère édition des Gallops of Morocco,  du 25 février au 4 mars 2018

Le top départ des Gallops of Morocco sera donné dans moins d’un mois ! Du 25 février au 4 mars, une centaine de cavaliers de tous horizons vont se lancer dans le désert marocain, dans la région du Drâa-Tafilalet, à travers les hautes dunes dorées encore sauvages de Merzouga, pour un raid-aventure qui ne ressemble à aucun autre.

Pendant une semaine, les participants vont vivre une expérience unique : découverte de paysages encore méconnus à couper le souffle, rencontres et partages avec des cavaliers de toutes disciplines et de toutes nationalités : à ce jour, quatorze pays seront représentés : Allemagne, Belgique, Espagne, France, Hollande, Irlande, Luxembourg, Malaisie, Maroc, Oman, Pologne, République Tchèque, Royaume-Uni et la Russie.

Cette aventure exceptionnelle n’aura été possible sans l’engagement fort de la Société Royale d’Encouragement du Cheval (SOREC) sponsor officiel des Gallops of Morocco. La SOREC contribue ainsi à l’essor du tourisme équestre au Maroc et à la promotion des races chevalines locales – le Barbe et l’Arabe-Barbe – qui seront mises à l’honneur lors de cette belle aventure. Cette démarche s’inscrit parfaitement dans le cadre de la Stratégie Nationale de la Filière Equine mise en œuvre depuis 2011 par la SOREC, sous l’égide du Ministère de l’Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts.        

D’autres organismes de la filière équine s’impliquent dans la réussite de ce projet, notamment l’Association Nationale Marocaine du Tourisme Équestre et la Fédération Royale Marocaine des Sports Équestres.

Deux équipes marocaines parrainées par la SOREC participeront ainsi à ce raid, qui n’est pas une course en soi, mais un parcours de régularité de 200 kilomètres divisé en six étapes de 25 à 40 kilomètres à couvrir dans une fourchette de temps idéale à ne pas dépasser ni dans un sens, ni dans l’autre. A côté de ces équipes marocaines officielles, d’autres pays ont déjà fait parvenir leurs engagements à commencer par celle du Sultanat d’Oman représentant la Cavalerie Royale. Naturellement, la France, qui avait constitué l’essentiel des participants en 2014, sera de la partie avec une dizaine d’équipes.

Nous aurons la chance de compter parmi les invités l’Association Polo Discovery qui sera représentée par trois ambassadeurs : Camille Cerf, Pauline Lefevre et Matthias Kach accompagnés de 4 enfants issus des quartiers populaires du Blanc Mesnil afin de leur faire découvrir les métiers des chevaux et l’aventure des Gallops. Cette association a pour ambition de faire la promotion du polo dans les cités, les grands ensembles et les banlieues. Le but est de favoriser l’intégration et l’accès à l’activité sportive équestre mais aussi de sensibiliser les jeunes à toutes les possibilités qu’offre la discipline.

Il sera possible de suivre le raid en direct grâce à l’application Gallops of Morocco, disponible sur la plateforme EKISM sur tous les smartphones et le système T-TRACK. Gallops of Morocco se digitalis cette année avec son application mobile disponible sur la plateforme EKISM, cette application permettra une interactivité avec les participants afin de les informer sur le programme, les étapes, et les éventuelles mesures de sécurité par la notification push instantanée sur les smartphones des utilisateurs. D’autre part le système T-TRACK intégré dans l’application assurera le volet sécuritaire et résultats en permettant une vision constante de l’emplacement des équipes. Cerise sur le gâteau cette application est gratuite et disponible pour tous ! 

L’esprit festif de la première édition ne sera pas oublié : les participants pourront profiter tous les soirs au bivouac d’une initiation à la culture marocaine, entre gastronomie et spectacles traditionnels. Pour le plus grand bonheur des cinéphiles, des projections sur grand écran des plus grands succès Hollywoodiens sont prévues.

La fête sera encore plus marquée le dernier soir sous les étoiles du désert. L’aventure s’achèvera au Kasbah hôtel XALUCA aux portes du désert. 

Une aventure humaine et des plus insolites autour du cheval barbe et arabe-barbe dans le désert magique de Merzouga, du 25 février au 4 mars 2018 !

Suivez l’intégralité du Longines Masters de Hong Kong et de la nouvelle Asia Horse Week en direct gratuitement sur EEM.TV

Après le succès de l’étape Parisienne et avant de s’envoler vers New-York, la prestigieuse série Longines Masters donnera le coup d’envoi son étape asiatique ce vendredi, pour trois jours de grand sport et d’émotions : du 9 au 11 février.

Comme pour Paris, EEM.TV, la chaine digitale de EEM, offrira plus de 40 heures de diffusion en direct. Il sera ainsi possible de suivre en live et gratuitement – l’intégralité du Longines Masters de Hong Kong. Les compétitions phares de la série sur trois continents seront donc disponibles, comme le Longines Speed Challenge, l’épreuve de puissance Masters Power présentée en Asie par Maserati, et bien sûr le Longines Grand Prix de Hong Kong, support du Grand Slam Indoor de son Super Bonus de 2,25M€. Daniel Deusser réalisera t’il l’exploit d’aligner les trois victoires à Paris, Hong Kong et New York lors de cette saison III ?

Aussi, découvrez ou redécouvrez les épreuves incontournables et aux couleurs de l’étape : la HKJC Race of the Riders, un relai à l’américaine entre les meilleurs cavaliers au monde et les meilleurs jockeys du continent asiatique et le HKJC Trophy, une épreuve disputée par les cavaliers du Masters One.

Les compétitions seront commentées en français par Philippe Lejeune Jr., en anglais par Gareth Jamkins et également en chinois (cantonais et mandarin en VOD).

EEM.TV diffusera également en live les sept plateaux « Masters Talks », depuis son studio déployé au coeur du Village Prestige autour du Paddock. Interviews, images, coulisses, vivez l’événement avec les meilleurs cavaliers et les acteurs clés du Longines Masters de Hong Kong.

 

Lancement de l’Asia Horse Week – un nouveau rendez-vous à suivre en live sur EEM.TV

Demain jeudi, la toute première édition de l’Asia Horse Week ouvrira ses portes dans le cadre du Longines Masters de Hong Kong.

Du 8 au 11 février, l’Asia Horse Week proposera des conférences avec plus de 60 personnalités majeures de l’industrie équestre mondiale, venant de 18 régions et pays différents, représentants des fédérations équestres nationales ou des centres équestres régionaux, et autant d’autres acteurs qui se réuniront autour de sujets clés au développement de la filière équestre en Asie, une région en plein essor.

Etape de la série Longines Masters sur trois continents et événement incontournable du calendrier du saut d’obstacle mondial depuis maintenant 6 années, le Longines Masters de Hong Kong représente un vecteur majeur de promotion et de soutien au développement des sports équestres en Asie. L’Asia Horse Week vient renforcer cette dynamique en proposant une série de séminaires et conférences « talks » basé sur l’échange de savoir et d’expérience, mais aussi des pop-up stores présentant le meilleur des produits de la filière équestre.

La septième pour l’Australien Boyd Exell

Même Boyd Exell lui-même ne se souvient plus exactement du nombre de finales de Coupe de monde qu’il a remportées. « Sept », lui souffle une journaliste. « Cela doit être ça », s’amuse-t-il. En Coupe du monde d’attelage, la question n’est pas de savoir qui va gagner, mais qui pourrait le battre.

Le Suisse Jérôme Voutaz l’a fait lors de l’étape qualificative de Leipzig. Et il a été tout près d’y arriver à Bordeaux. Mais le Champion australien a su garder la mainmise sur l’épreuve, notamment grâce à l’apport de deux chevaux plus expérimentés qu’il n’avait pas à Leipzig : « Le fait d’avoir été battu à Leipzig a été bénéfique car ces gars (désignant Voutaz et le Néerlandais Kood de Ronde, 3ème à Bordeaux) sont de plus en plus près. Vous avez vu ce qu’il s’est passé dans la seconde manche. Jérôme et Koos – tout comme moi – ont fait tomber une balle (l’équivalent de la barre de jumping, une balle posée sur les plots déterminant les portes que les attelages doivent franchir). Je ne pouvais plus me permettre de recommencer dans le barrage et j’ai dû me concentrer de plus belle car le sans-faute était obligatoire. Bref, les scores se resserrent et Jérôme était très très près ce soir. C’est la peur de perdre qui me motive. »

Le mérite du meneur valaisan n’en reste pas moins admirable. Au contraire de ses adversaires, ce mécanicien est un véritable amateur : « Je suis mécanicien à 100%. Alors comme d’autres vont jouer au tennis ou faire de la voile, moi je fais de l’attelage. Je m’entraine et entraine mes chevaux deux ou trois heures le soir, à la lueur des phares que j’ai installés sur ma voiture d’attelage. Le week-end, nous travaillons un peu en manège ». Une vraie passion, doublée de celle qu’il voue à ses chevaux, des Franche-Montagnes, sorte de petit cheval de Trait du Jura, à priori pas vraiment faits pour la compétition de haut niveau, mais qui conviennent très bien aux méthodes de travail du mécanicien : « ce sont des chevaux qui demandent moins de travail et qui pardonnent plus volontiers mes petites erreurs, ils sont plus faciles à travailler ». Peut-être manquent-ils d’un peu de sang pour ces épreuves de vitesse :

« Vous les avez vu sur la piste, vous trouvez » ? Jérôme Voutaz travaille avec un agriculteur voisin qui lui met onze Franche-Montagnes à disposition et désormais, la saison indoor s’achevant à Bordeaux, l’objectif est de préparer les prochains Jeux équestres mondiaux qui auront lieu à Tryon, aux États-Unis : « Ma philosophie, c’est de toujours faire du mieux que je pouvais, tout ce qu’il y a en plus, je le prends ». Exell, lui, ne pense qu’à la médaille, celle en or individuelle qu’il compte bien conserver à Tryon. « Dès que je serai rentré de Bordeaux, je m’y mets ».

Aujourd’hui, le Jumping International de Bordeaux a confirmé son statut de haut lieu de l’attelage : les spectateurs du jumping sont tous restés pour admirer et applaudir des as de la conduite à quatre chevaux.

Le Grand Prix Land Rover de Bordeaux pour le n°2 mondial

Éclatante conclusion du Jumping International de Bordeaux, le Grand Prix Land Rover a livré cette année un de ses plus beaux vainqueurs. Monté par le n°2 mondial, le Néerlandais Harrie Smolders, l’étalon alezan Emerald NOP est assurément l’un des plus élégants chevaux du circuit doté de plus d’un style absolument parfait, un vrai régal pour les yeux. Mais c’est surtout un très grand performer et cette victoire n’a absolument rien d’une surprise.

Emerald a largement contribué l’an dernier à l’accession de son cavalier à la deuxième place du classement mondial, la Longines Ranking List ; il avait notamment gagné le Grand Prix de Chantilly en 2017. L’année précédente, il avait terminé à la deuxième place de la finale de la Coupe du monde Longines FEI de Göteborg ce qui lui avait valu une sélection pour les Jeux olympiques de Rio. Alors Emerald et Harrie Smolders ne pouvaient pas décevoir les 7 500 spectateurs bordelais… même si ceux-ci, un peu chauvins quand même, auraient préféré voir gagner Simon Delestre et Gain Line, quelques temps en tête de l’épreuve avant d’être délogés par un premier Hollandais, Jur Vrieling en selle sur un cheval au nom des plus simples à prononcer : VDL Glasgow v. Merelsnest N.O ! En 33’62, Vrieling défiait son compatriote Harrie Smolders : « Mais j’avais eu le temps de suivre le barrage depuis le bord du terrain, révélait ce dernier et je savais exactement ce qu’il fallait faire pour gagner ». Emerald, qui revient au haut niveau après une période de repos, savait, lui aussi, ce qu’il fallait faire : « Il a de l’expérience, certes, mais surtout il est intelligent et par exemple, il sait reconnaître la patte d’Uliano Vezzani et devine d’avance le tracé ». Un cheval vraiment pas comme les autres qui signe son retour aux affaires par une victoire.

Les Français ont été globalement plus heureux qu’hier avec trois représentants parmi les 14 barragistes, mais le plus heureux d’entre eux était bien sûr Simon Delestre qui, après sa 2ème place ce matin dans le Prix France Info-France Bleu, menait Gain Line à la 3ème place de ce Grand Prix Land Rover : « Gain Line n’a pas encore beaucoup d’expérience à ce niveau. J’avais hésité à l’engager dans la Coupe du monde, mais j’ai finalement préféré le Grand Prix d’aujourd’hui et cela a bien porté ses fruits. Il est sur la bonne voie pour la suite des Grands Prix. A part l’étape Coupe du monde où je ne suis pas parvenu à gagner les derniers points pour la qualification pour la finale, ce fut un excellent weekend bordelais pour moi. »

Un excellent week-end pour l’organisation également pour le Jumping International de Bordeaux et son Salon du cheval qui ont enregistré pendant les quatre jours plus de 57 000 entrées, soit une hausse de 21% par rapport à l’an dernier. De quoi donner des ailes aux équipes de Congrès et Expositions de Bordeaux et concocter une édition 2019 encore plus prometteuse. Rendez-vous du 7 au 10 février l’année prochaine !

L’Espoir de Pieter Devos

En venant au Jumping International de Bordeaux, le Belge Pieter Devos avait deux espoirs : le premier était d’en repartir avec les points suffisants pour se qualifier pour la finale de l’AccorHotels Arena de Paris du 10 au 15 avril prochains. Le deuxième Espoir, il était dans son camion. C’est le nom de son cheval qui lui a permis de gagner l’un des plus beaux Grands Prix de sa carrière.

« Oui, effectivement, c’est l’une des trois plus importantes victoires pour moi », se réjouissait-il. D’autant plus importante qu’avec les 20 points alloués au vainqueur, Pieter Devos rejoint la liste des qualifiés définitifs pour Bercy. Cette victoire il est allé la chercher avec ses tripes : « C’est vrai que j’ai pris un maximum de risques. Le parcours du barrage était très délicat avec des virages compliqués à négocier, notamment celui du deuxième au troisième obstacle. Sur la dernière ligne, je n’aurais pas pu aller plus vite, mais plus je m’approchais du dernier vertical et plus j’avais le sentiment que l’obstacle s’éloignait », expliquait-il presque sans plaisanter. Cette dernière ligne était effectivement une folie : Espoir lancé à fond et son cavalier trouvant malgré tout la bonne foulée. « J’ai vu le barrage de Pieter, racontait Marcus Ehning, largement battu par le Belge, et j’ai compris que ça allait être compliqué. J’ai pourtant essayé, mais j’ai franchement échoué ». D’une seconde et demi ! L’Allemand montait un des chevaux préférés du public français, son étalon gris Cornado, désormais âgé de 15 ans, avec qui il avait déjà gagné à Bordeaux il y a quatre ans. Les spectateurs parisiens verront sans doute Cornado en avril à Bercy, « mais rien n’est décidé car en fait, j’ai qualifié quatre chevaux pour cette finale » ! Monsieur a l’embarras du choix !

Troisième de l’épreuve avec Cannavaro 9, l’Espagnol Manuel Fernandez Saro en restera là en Coupe du monde malgré les 30 points à son compteur : « Non, je n’irai pas à Göteborg chercher les derniers points, je préfère rentrer en Espagne sur le Sunshine Tour ». Bon, préférer le soleil d’Andalousie à l’hiver suédois, on ne lui en voudra pas !

Seul Français au barrage, Roger-Yves Bost, 7ème au final, a consolidé sa qualification pour Bercy. Ce n’était pas franchement utile et ce n’était certainement pas ce que le Champion olympique était venu chercher avec Sydney Une Prince à Bordeaux : « Non, je voulais gagner ! » On n’imaginait pas autre chose de la part de Bosty, mais « malheureusement j’ai perdu du temps après le double, j’ai voulu rattraper et j’ai fait une faute sur l’obstacle suivant. Mais bon, Pieter était quasiment imbattable ce soir » ! Pour les autres Français, Kevin Staut mis à part (il est solidement installé en tête du classement général), les choses vont se compliquer. Simon Delestre (8 points avec Teavanta II CZ) et le vainqueur de l’an dernier, Julien Epaillard (15 point avec Usual Suspect d’Auge) se rapprochent de la porte de sortie (17 et 19ème pour 18 qualifiés). Ils devront, s’ils souhaitent faire connaissance avec la nouvelle AccorHotels Arena de Bercy, aller faire le voyage à Göteborg. Epaillard a déjà dit qu’il y renoncerait. Quant à Pénélope Leprévost (8 points avec Vagabond de la Pomme), c’est définitivement terminé : elle ne peut plus se qualifier pour cette 40ème finale de la Coupe du monde Longines FEI.

Ce soir, le hall 3 du Parc des Expositions dde Bordeaux était à nouveau plein à craquer : « Et pourtant, nous avons encore augmenté la capacité de la salle en la portant à 7 500 spectateurs avec les loges. Je crois que c’est la plus grande de France ainsi et cette fois-ci, je ne sais pas comment on pourrait s’agrandir, se réjouissait Eric Lelong, Président de Congrès et Expositions de Bordeaux. Les cavaliers me disent apprécier ce public extraordinaire, mais je leur répondrai que si ces spectateurs sont si enthousiastes, c’est parce que nous avons la chance d’avoir ces cavaliers, les meilleurs du monde, tous les ans ici. Et tous les ans ils offrent un spectacle sportif exceptionnel ! »

Et le spectacle n’est pas terminé puisque l’on retrouvera tous ces champions demain pour le Grand Prix Land Rover (à 14h00). Une épreuve remportée l’an dernier par un certain… Pieter Devos.

Deuxième volet du spectacle dominical, la deuxième et dernière phase de la Finale de la Coupe du monde d’attelage (à 16h45), une compétition dont, cela va de soi, l’Australien Boyd Exell a pris le commandement samedi, au bout de la nuit bordelaise.

Salon des étalons de sport de Bordeaux : montée en puissance

Pour sa deuxième édition, le Salon des étalons de sport a gagné le cœur des éleveurs et amoureux du cheval. Présentations des étalons en main, montés, et même à l’obstacle dans la carrière Baloubet, possibilité de les voir au box et ainsi juger de leur comportement : vendredi et samedi, l’élevage était à l’honneur au Jumping International de Bordeaux.

 

Après un démarrage en douceur vendredi avec une majorité de professionnels venus découvrir le Salon des étalons de sport, samedi, ce dernier a fait l’unanimité auprès des visiteurs du Jumping. Profitant du cadre du Jumping International de Bordeaux, les étalonniers ont pu présenter leur travail et leurs étalons à un public plus large ce samedi. Des éleveurs, certes, mais aussi des amateurs et propriétaires à la recherche du bon croisement pour leurs juments, ou encore des passionnés et simples curieux venus admirer les superbes. « Cela permet de toucher une plus grande cible, des éleveurs amateurs qui souhaitent juste faire pouliner leur jument à la retraite aux professionnels de la région », explique Frédéric Neyrat, de Béligneux le Haras.

 

Côté plateau, les visiteurs du Salon des étalons de sport ont été servis, avec la présence d’étalons qui font l’unanimité sur la scène internationale. Les cracks de Patrice Delaveau Carinjo 9*HDC et Orient Express*HDC, l’ancien compagnon de route de Pénélope Leprévost Topinambour, ou encore Romanov, qui a brillé au plus haut niveau sous la selle de l’Irlandais Bertram Allen, ce sont tous ces étalons de renoms qui étaient présentés au public.

 

Les étalonniers ont profité de l’entracte entre le derby poney et l’épreuve du CSI5* à 1,45m dans l’après-midi pour présenter quelques-uns leurs meilleurs étalons de tous âges sur la piste internationale, du champion des 3 ans Selle Français Eldorado d’Elle au crack retraité Orient Express*HDC.