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Les Étoiles du Paris Eiffel Jumping avec la Région Ile-de-France : Les jeunes franciliens, potentiel cavaliers Paris 2024 à l’honneur

A l’occasion du Paris Eiffel Jumping, 10ème étape du circuit international du Longines Global Champions Tour, le Paris Eiffel Jumping et la Région Ile-de-France mettent en lumière les jeunes espoirs franciliens du saut d’obstacles, potentiels cavaliers des Jeux Olympiques de Paris 2024.

LES MEILLEURS JEUNES CAVALIERS FRANCILIENS

Les 8 meilleurs cavaliers âgé de 18 ans et moins, sélectionnés sur classement lors de trois épreuves qualificatives niveau PRO 2 (1.35m) auront la chance de fouler la piste du Paris Eiffel Jumping 2018, le 6 juillet prochain. Ces jeunes seront aux côtés des plus grands champions avec un rêve en tête : les Jeux Olympiques de Paris 2024. Une sélection encadrée par Olivier Bost, sélectionneur de l’équipe de France Juniors avec le soutien du Comité Régionale d’Équitation d’Ile-de-France.

DES ÉTAPES QUALIFICATIVES ET UNE FINALE FACE À LA TOUR EIFFEL

La sélection de ces champions de demain, se fera lors de trois grands concours au cœur de trois départements de la Région Ile-de-France :

– Étape 1 : Haras de Jardy (Marnes-la-Coquette, 92) – 23-25 mars

– Étape 2 : Barbizon (77) – 31 mars-1er avril

– Étape 3 : Mantes la Jolie (78) – 28 avril-1er mai

– Finale : Paris Eiffel Jumping, Champ de Mars, Paris (75) – 6 juillet

Les 8 meilleurs juniors sur l’ensemble des étapes se qualifieront pour la finale qui aura lieu le vendredi 6 juillet 2018, sur le Champ de Mars, avec la Tour Eiffel en toile de fond.

UN TEST INÉDIT AVANT LES CHAMPIONNATS D’EUROPE

Les Championnats d’Europe d’équitation des jeunes (moins de 21 ans) auront lieu du 9 au 15 juillet 2018 à Fontainebleau. Une compétition rassemblant les plus grands cavaliers de demain. La finale des étoiles du Paris Eiffel Jumping est donc un bon test avant cette échéance européenne.

LE SOUTIEN DE LA RÉGION ILE-DE-FRANCE

« Le Paris Eiffel Jumping est une belle opportunité pour la Région d’accueillir un évènement sportif international dans l’un des plus beaux écrins de l’Ile-de-France. Ce sera l’occasion pour les jeunes espoirs franciliens du saut d’obstacle de concourir sur la même piste que les meilleurs mondiaux, et leur permettre de se préparer de la meilleure des manières pour, je l’espère, participer aux Jeux Olympiques de Paris en 2024. » Valérie Pécresse, Présidente de la Région Île-de-France.

Riders Masters Cup	 : Philippe Guerdat dévoile la composition de son équipe Riders Europe.

Le match retour entre les Etats-Unis et l’Europe sera… monumental. Après Robert Ridland, le coach de l’équipe Riders USA, c’est au tour du sélectionneur européen, Philippe Guerdat, d’annoncer la composition de sa longue liste. La confrontation entre les deux grandes « puissances » du saut d’obstacles mondial promet d’être rude et palpitante.

La sélection de la Longue Liste #RidersEurope :

Deux champions olympiques par équipe (Kevin Staut et Philippe Rozier), un double vice-champion du monde et récent vainqueur du Longines Grand Prix de Hong Kong (Patrice Delaveau), le vice-champion olympique et champion d’Europe en titre (le Suédois Peder Fredricson), le vice-champion d’Europe et n°2 mondial (le Néerlandais Harrie Smolders), le vainqueur du Grand Prix d’Aix-la-Chapelle 2017 où il avait été médaille d’argent au championnat d’Europe 2015 (le Belge Grégory Wathelet), deux autres cavaliers olympiques belges dont le « U 25 » de choc Olivier Philippaerts avec Jérôme Guery et en deuxième U25, le grand espoir du saut d’obstacles français, Edward Levy : si cela ne ressemble pas à une « dream-team » ! Philippe Guerdat s’est assurément « servi » parmi les cavaliers les plus en forme du moment. Voilà qui devrait donner du fil à retordre au Chef d’Equipe américain et aux #RidersUSA qui seront pourtant menés par l’actuel détenteur de la Coupe du monde Longines FEI, McLain Ward. Le match retour, le 28 avril prochain, dans le cadre du Longines Masters de New York va être à la hauteur de la réputation de la ville de tous les possibles !

La Riders Masters Cup, cette toute nouvelle compétition par équipe créée par EEM, et présentée en partenariat avec la EEM (Fédération Équestre Européenne) et avec le soutien de Longines en tant que Partenaire Fondateur, a été lancée en décembre dernier à Paris (victoire de l’équipe #RidersEurope), mais tout laisse penser qu’elle deviendra au fil des années une compétition d’anthologie, dignes des plus grands défis sportifs du monde comme l’America Cup, en voile, la Coupe Davis en tennis et bien sûr, la Ryder Cup en golf. Un match en deux étapes par saison qui se joue alternativement dans les deux plus fameuses métropoles du monde, Paris et New-York !

La Riders Masters Cup est une épreuve en phase avec son temps, une compétition du XXIe siècle, rapide, lisible pour le grand public et intense. Une épreuve « interactive » avec le public qui intervient littéralement en 6ème homme, portant fièrement son drapeau. #WaveYourFlag

Duels et tactiques

D‘abord, les deux Chefs d’Equipe annonceront officiellement les cinq cavaliers définitivement sélectionnés, dont un «U 25» obligatoirement, le 26 avril à New York. Ensuite, le match se jouera le 28 avril en deux manches de cinq duels Europe – Etats-Unis : la première sur un barème A au chronomètre sur un parcours de type Grand Prix ; la seconde sur un barème C « accéléré » où chaque barre tombée sera pénalisée de 3 secondes (au lieu de 4 dans un barème C classique). L’ordre de départ et la composition des duels du la première manche seront tirés au sort.

Pour la seconde manche, la stratégie et les choix du chef d’équipe seront primordiaux. Tout d’abord, il leur sera possible de changer de chevaux, passer d’un cheval de Grand Prix, à un cheval plus taillé pour la vitesse. Ensuite, le coach de l’équipe perdante au premier tour, devra désigner son premier cavalier à partir. Celui de l’équipe en tête au provisoire aura l’avantage de choisir en premier son adversaire direct, puis, cette priorité s’alternera. Le coach de l’équipe en tête aura donc ce deuxième avantage de pouvoir choisir à trois reprises son cavalier opposant au choix de l’équipe adverse. Ces choix, ces tactiques, les Chefs d’Equipe devront les exposer et les défendre face au public. Cette fois-ci, chaque victoire rapportera deux points.

Une compétition innovante et à suspens qui sera encore plus intéressante au regard des deux sélections arrêtées par les Chefs d’Equipe. Un événement dans l’événement (le Longines Masters) qui, à lui seul, mérite le voyage à New York.

Riders Masters Cup : la Team USA annonce sa longue liste pour le match retour à New-York le 28 avril prochain !

L’heure de la revanche va bientôt sonner. Après la première étape à Paris en décembre dernier qui a donné l’avantage au continent européen, les Américains semblent bien décidés à garder le Trophée de la Riders Masters Cup chez eux. Pour affronter l’équipe européenne de Philippe Guerdat, Robert Ridland a révélé une longue liste, avec un formidable trio de champions olympiques aux commandes. L’affrontement peut commencer !

Des leaders redoutables avec le tenant de la Coupe du monde Longines FEI de saut d’obstacles, McLain Ward, n°3 mondial, Beezie Madden, toujours vice-championne du monde en titre Laura Kraut, la plus ancienne des trois champions olympiques (Pékin en 2008) auxquels vient s’ajouter, côté expérience, Lauren Hough.

Aux côtés de ces quatre cavaliers aguerris, de jeunes talents du saut d’obstacles mondial viendront apporter un nouvel élan à cette sélection : Kristen Vanderveen, qui vient de remporter une étape de la ligue nord-américaine de la Coupe du monde Longines FEI, Andrew Ramsay, Jessica Springteen ou encore Quentin Judge.

La sélection définitive retiendra quatre noms parmi cette liste auxquels s’ajoutera celui du cinquième cavalier, le « U25 » (âgé de moins de 25 ans) qui doit réglementairement compléter chacune des deux formations de la Riders Masters Cup. Un choix qui se fera entre Adrienne Sternlicht, Lucy Deslauriers, la fille du plus jeune vainqueur de Coupe du monde de l’histoire, Mario Deslauriers, ainsi que Jennifer Gates.

Qui seront les cinq élus définitifs ? Il faudra attendre le 26 avril, jour d’ouverture du Longines Masters de New York pour le savoir. Une chose est certaine, Robert Ridland n’a pas du tout envie de se laisser surprendre comme à Paris en décembre dernier et Philippe Guerdat, le sélectionneur européen, va devoir constituer un groupe solide.

Dès cette deuxième confrontation, c’est à un chocs de Titans qu’il faudra s’attendre entre les deux puissances du saut d’obstacles mondial : le deuxième chapitre d’un événement appelé à entrer dans la légende.

Le chef de l’équipe USA, Robert Ridland, dévoile sa longue liste pour le second round de la Riders Masters Cup qui se jouera lors du Longines Masters de New York, le 28 avril 2018.

#WaveYourFlag

Pour ne rien manquer des préparatifs du second round de la Riders Masters Cup, créée par EEM, en partenariat avec l’EEF (Fédération Equestre Européenne), et avec le soutien de Longines en tant que partenaire fondateur, connectez-vous sur www.RidersMastersCup.com et sa page Facebook et n’hésitez pas à partager votre passion pour cette légende naissante des sports équestres avec les hashtags #WaveYourFlag et #RidersMastersCup.

Quatrième édition du Rallye d’Aumale

Le Rallye d’Aumale donne rendez-vous le 8 avril prochain à tous les amateurs de voitures de collection, de chevaux et de nature au Polo Club de Chantilly avec un programme exceptionnel pour sa quatrième édition.

Deux cents équipages prendront le départ de ce rallye touristique qui se promet d’être riche en surprises. Un parcours original qui emmènera les concurrents, le temps d’une journée, sillonner les plus belles routes de la région de Chantilly à bord de leurs belles anciennes. Un tracé unique pour cette quatrième édition et un roadbook avec deux niveaux de difficulté sont prévus pour les concurrents selon leur niveau et leur expérience des rallyes.

Le village-départ, au cœur du Polo Club de Chantilly, sera en accès libre pour les visiteurs et riche en animations : exposition de voitures anciennes, restauration, présentations automobiles, village enfant, démonstration de tir à l’arc à cheval, tour de calèche en forêt de Chantilly… Le polo sera également à l’honneur à la vue du lieu où se tiendra le départ de la course. Un tournoi sera organisé à l’occasion du Rallye d’Aumale, et les jeunes et les moins jeunes pourront également bénéficier d’une initiation à ce sport.

Le Rallye d’Aumale est un événement solidaire, placé sous le signe de la générosité, en faveur de l’Institut Curie et l’Association « Amour d’enfants » qui recueillent des fonds pour la recherche contre le cancer des enfants.

Nature , entre nouveautés et traditions aux Grandes Ecuries de Chantilly

A partir du 1 er avril, le majestueux dôme des Grandes Ecuries de Chantilly accueillera le nouveau spectacle équestre Nature. Entre nouveautés et traditions, Sophie Bienaimé et ses écuyères mettent en scène une création en célébrant l’harmonie de l’homme avec l’animal et la nature.

Après les succès de Kavallisté et Métamorphoses, avec 49000 entrées au total pour ce dernier spectacle en 2016 et 2017, la Compagnie équestre des Grandes Ecuries du Domaine de Chantilly a choisi de confier à nouveau à Benoît Sarocchi, Ghjuvan Petru Pieve et Jean-Lou Descamps les compositions musicales de cette nouvelle création. Au fil des années, ce trio de musiciens et chanteurs a su s’adapter à l’ambiance toute particulière du dôme et a appris à travailler en compagnie de chevaux, créant les différents rythmes des morceaux sur la cadence de leurs allures. « On s’habitue aux murs, on s’habitue aux gens aussi. On s’habitue aux chevaux, mais surtout, les chevaux s’habituent à nous. Nous avons acquis des notions de spectacle équestre que nous n’avions pas au début. Lorsqu’une des cavalières nous dit : ‘ici je vais piaffer, ici je vais faire du pas espagnol’, maintenant nous savons quel rythme utiliser pour composer le morceau qui accompagnera son numéro », explique Benoit Sarocchi. Grâce à Jean-Lou Descamps, toujours à la recherche de nouveaux instruments pour créer des atmosphères vivantes et transmettre des émotions au public, nous pourrons retrouver dans Nature du violon classique, du violon électrique, du nyckelharpa (un instrument traditionnel suédois), une clarinette en roseaux… « Chaque fois que nous utilisons un instrument nouveau, nous composons spécialement pour celui-ci », indique-t-il.

L’acrobate-danseur Edouard Gameiro, déjà habitué des spectacles équestres puisqu’il a travaillé toute une saison par le passé avec Frédéric Pignon, une référence du spectacle équestre et du travail des chevaux en liberté, rejoindra l’équipe des Grandes Ecuries de Chantilly ce printemps pour ajouter sa touche artistique au spectacle Nature. « Le lieu est vraiment exceptionnel, l’équipe est géniale, et, à chaque fois, les spectacles sont vraiment très beaux. J’aime beaucoup le travail avec les chevaux et le rapport que l’on peut avoir avec eux ».

La Compagnie équestre des Grandes Ecuries de Chantilly s’enrichit cette saison de deux cavalières que l’on découvrira dans cette prochaine création équestre de Sophie Bienaimé. Venant compléter l’équipe des écuyères expérimentées déjà en place, Lisa Courtaud et Estelle Berland feront souffler un vent de fraicheur en apportant leur regard nouveau et une touche personnelle au spectacle. Nature sera composé de numéros inédits pour les écuyères, mais aussi pour leurs chevaux. Un grand nombre d’entre eux font partie des jeunes chevaux en formation depuis deux ou trois années, et certains feront leurs premiers pas en spectacle à l’occasion de cette création originale.

Informations Pratiques

Dates de représentation

Les représentations ont lieu le jeudi et le dimanche, ainsi que certains jours fériés.

Avril : les 1, 5, 8, 12, 15, 19, 22, 26, 29

Mai : les 1, 3, 6, 8, 10, 13, 17, 20, 24, 27, 31

Juin : les 3, 7, 10, 14, 21, 24, 28

Septembre : les 16, 20, 23, 27, 30

Octobre : les 4, 7, 11, 14, 18, 21, 25, 28

Novembre : les 1 et 4

Fin de l’aventure pour les Gallops of Morocco 2018 !

C’est dans l’émotion que se termine l’ édition 2018 des Gallops of Morocco . Une aventure humaine où des liens forts se sont créés  : tout d’abord entre l’homme et le cheval mais aussi entre les hommes .

Après une semaine de compétition acharnée entre les seize équipes , c’est celle des Ch’tis menés par Grégoire Verhaeghe, déjà présents lors des Gallops Of Oman , qui a remporté la première place suivie de très près de l’équipe féminine Quazane . L e polo club de Chantilly et Blue Ghallah se partagent la troisième place de ce podium 100% français  ! Une victoire amenée par des équipes organisées, communicatives, qui ont su préserver leur monture tout au long de ce raid malgré les conditions climatiques difficiles  entre tempête s de sable et grosses chaleurs !

Les participants garderont en mémoire cette expérience unique qui leur a permis de profiter de paysages à couper le souffle entre les dunes de Merzouga et l a ville d Erfoud , mais aussi de découvrir la race équine barbe et arabe barbe généreuse, attachante, robuste, prête à surmonter tous l es obstacles pour satisfaire le cavalier. Un contact entre l’ homme et le cheval privilégié et si puissant qu’une cavalière a même décidé d’acheter le cheval qu’ elle a monté tout le long de cette course, une belle preuve de reconnaissance  !

Les Gallops of Morocco , c’est avant tout du partage, des émotions et des rencontres , ce qui a permis à cette édition de rencontrer un succès auprès de tous les participants, qu’on soit accompagnant ou cavalier. Les soirées autour du feu d e camp, la soirée White ou le dîner de Gala avec Marbella Paris ont facilité le contact et ainsi la création de lien.

Cette édition marquée sous le signe de l’ouverture vers l’autre, les cinq enfants de l association Polo Discovery ont décidé de partager un moment avec des enfants d’une école qui se trouve dans un village non loin de la région de Merzouga . Une matinée d’initiation à quelques prises de judo dans une ambiance enfantine et pleine d’admiration. Des enfants heureux de partager leur savoir et faire découvrir leur passion aux autres  avec le sourire et de la bonne humeur !

Cette première édition Gallops Of Morocco n’aurait pas vu le jour sans l’investissement et le soutien de ses partenaires. En premier lieu la SOREC qui a permis de montrer une nouvelle image du Maroc grâce à la promotion du tourisme équestre et de la race barbe et barbe arabe . Ensuite, Joe Riding Company en charge de la sélection des chevaux, Amazpamp et Horseware avec des cadeaux pour cavaliers et chevaux, l’ application Ekism et T-TRACK ont assuré le volet sécuritaire et permis de suivre en direct l a course. Le groupe Xaluca , qui s’ est chargé du logement des participants a créé , grâce à son service de qualité , des bivouacs 5* en plein milieu du le désert du Sahara . L’ Association Nationale Marocaine du Tourisme Equestre , rattachée à la fédération Royale Marocaine des sports équestres marocaine et à l’ Office National Marocain du Tourisme , a répondu présente et a apporté ses connaissances du terrain et ses compétences. L’association Polo Discovery représentée par s es ambassadeurs Camille Cerf, Matthias Van K h ache et les cinq enfants du Blanc Mesnil sont venus à cette première édition des Gallops of Morocco avec des valeurs fortes comme le partage, l’échange et la bienveillance .

Cette édition des Gallops of Morocco a été un franc succès. Chaque participant repart avec des souvenirs inoubliables des deux cents kilomètres de paysages de rêve qu’ils ont traversé lors de cette aventure

Crédits photos  : © Christophe Bricot Gallops of Morocco

FEI WORLD CUP FINALS : TROIS FRANÇAIS QUALIFIÉS ! PEUT-ÊTRE UN QUATRIÈME, VOIRE UN CINQUIÈME

Ils seront donc trois… ou quatre… et peut-être même cinq ! Ce week-end, l’étape suédoise de la Coupe du monde Longines FEI de saut d’obstacles a sonné le gong terminal du circuit qualificatif en Europe de l’Ouest pour la grande finale qui se jouera à l’AccorHotels Arena du 11 au 15 avril 2018. Bonne(s) surprise(s) : alors que les Français Kevin Staut et Roger-Yves Bost étaient déjà qualifiés, le Lorrain Simon Delestre décroche lui aussi le sésame en terminant parmi les dix-huit premiers cavaliers européens au classement de la ligue ; le Normand Julien Epaillard est le premier en «liste d’attente» : un désistement parmi les cavaliers qualifiés, et ce ne seront plus trois mais bien quatre cavaliers tricolores que le public retrouvera sur la piste de l’AccorHotels Arena ! En Amérique du Nord, Eric Navet peut encore y croire.

A l’issue de quatre mois d’étapes qualificatives, le plateau de la Finale parisienne de la Coupe du monde Longines FEI de saut d’obstacles se dessine… et se colore de bleu-blanc-rouge. Avec trois cavaliers qualifiés, la France sera la nation, à égalité avec l’Allemagne, la mieux représentée de la ligue d’Europe de l’Ouest sur la piste de l’AccorHotels Arena. Depuis le lancement de la saison 2017-2018 à Oslo en octobre dernier, les Français n’ont eu de cesse de briller, le coeur tourné vers la finale parisienne, face à leur public. Premier qualifié, Kevin Staut a terminé deuxième de l’étape d’Oslo, troisième de celle de Zurich. Le Francilien Roger-Yves Bost a remporté l’étape madrilène et terminait cinquième en Belgique, à Malines. En novembre dernier, Simon Delestre remportait l’étape lyonnaise du circuit ; malgré tout, le Lorrain aura dû attendre la dernière étape qualificative, ce week-end à Göteborg, pour être assuré d’être parmi les dix huit premiers au classement général de la ligue d’Europe de l’Ouest après treize étapes. A la dix-neuvième place du classement final des cavaliers en Europe de l’Ouest, Julien Epaillard, vainqueur à Londres, devra compter sur le désistement d’un qualifié pour décrocher son ticket parisien. Le 26 février, la Fédération équestre internationale a envoyé les invitations aux cavaliers qualifiés : les confirmations de la participation des cavaliers… et les renoncements devraient être connus d’ici à la fin de la semaine.

Un cinquième ? Eric Navet, toujours en lice !

Le champion du monde 1990 et 2002, engagé sur le circuit qualificatif de la Coupe du monde Longines FEI de saut d’obstacles en Amérique du Nord, peut encore espérer faire son grand retour à l’AccorHotels Arena. Il ne lui reste cependant qu’une seule chance ! Avec six concours à son actif depuis le lancement de la saison 2017-2018, le Normand a encore droit à une compétition. S’il participe à l’étape d’Ocala, le 18 mars, Eric Navet n’aura d’autre choix que de briller pour remonter, dans le classement, de sa quatrième actuelle place, à la troisième, synonyme de qualification pour Paris.

A noter : des dix-huit cavaliers Ouest-européens qualifiés pour la Finale parisienne 2018, seul Michael Whitaker était déjà présent sur la piste de la dernière finale organisée à l’AccorHotels Arena en 1987, alors Palais omnisports de Paris-Bercy. Troisième ce week-end à Göteborg, le Britannique a commenté : « Je pense avoir couru environ vingt-cinq Finales dans ma vie. Il est peut-être temps, cette année, d’en remporter une. »

 

POUR ALLER PLUS LOIN

 

Les Français et la Coupe du Monde FEI de saut d’obstacles :

En 1987, la Finale parisienne de la Coupe du monde FEI de saut d’obstacles avait porté chance à la France et avait placé Philippe Rozier sur la deuxième marche du podium. Avant et après lui, d’autres se sont illustrés sur le circuit roi de l’indoor équestre international : Pierre Durand, Roger-Yves Bost, Bruno Broucqsault, Kevin Staut, Pénélope Leprevost… Les champions olympiques Pierre Durand et Jappeloup se sont montrés les plus réguliers et les plus combatifs sur cette épreuve avec trois podiums à eux seuls, passant deux fois tout près de l’exploit, mais battus à chaque fois par un cheval gris, Abdullah (Conrad Homfeld) en 1985 et le grand Milton (John Whitaker) en 1991. En quarante ans, le bilan reste toutefois à parfaire, avec huit podiums sur 120 médailles possibles. Un Français succédera t-il au Nordiste Broucqsault, vainqueur à Milan en 2004, sur Paris 2018 ?

Français sur les podiums de la Coupe du monde FEI de saut d’obstacles 1979-2017 :

. Pierre Durand, Jappeloup, 3e, 1985, Berlin
. Philippe Rozier, Jiva, 2e, 1987, Paris
. Pierre Durand, Jappeloup, 2e, 1988, Göteborg
. Pierre Durand, Jappeloup, 2e, 1990, Dortmund
. Roger-Yves Bost, Norton de Rhuys, 3e , 1991, Göteborg
. Bruno Broucqsault, Dileme de Cephe, 1er, 2004, Milan
. Kevin Staut, Silvana*HDC, 3e, 2013, Göteborg
. Pénélope Leprevost, Vagabond de la Pomme, 2e, 2016, Las Vegas

 

BILLETTERIE DES FINALES DE LA COUPE DU MONDE LONGINES FEI DE SAUT D’OBSTACLES ET DE LA COUPE DU MONDE FEI DE DRESSAGE

 

La billetterie est ouverte et propose des packages accessibles à tous avec des prix compris entre 10€ pour les épreuves préparatoires, et 175€ pour les meilleures places les jours de finales avec un tarif préférentiel pour les licenciés de la Fédération Française d’Équitation.

. Mercredi 11 avril : EPREUVE D’OUVERTURE
Cat. 2, 10 € ; cat.1, 15 € ; cat. Or, 20 €*

. Jeudi 12 avril : LONGINES FEI WORLD CUPTM JUMPING FINAL I
Cat. 2, 20 € ; cat.1, 40 € ; cat. Or, 60 €*

. Vendredi 13 avril : FEI WORLD CUPTM DRESSAGE FINAL GRAND PRIX & LONGINES FEI WORLD CUPTM JUMPING FINAL II
Cat. 2, 40 € ; cat.1, 60 € ; cat. Or, 90 €*

. Samedi 14 avril : FEI WORLD CUPTM DRESSAGE FINAL GRAND PRIX FREESTYLE & GRAND PRIX CSI
Cat. 2, 40 € ; cat.1, 80 € ; cat. Or, 120 €*

. Dimanche 15 avril : LONGINES FEI WORLD CUPTM JUMPING FINAL III
Cat. 2, 80 € ; cat.1, 120 € ; cat. Or, 175 €*

* Dans la limite des places disponibles.

 

PACKS ALL INCLUSIVE

 

. Du mercredi 11 au dimanche 15 avril
Cat. 2, 150 € ; cat.1, 250 € ; cat. Or, 370 €*

* Dans la limite des places disponibles.

 

FEI World Cup Finals : Sur la piste, entre les épreuves, l’Elite de l’équitation à la française

Du 11 au 15 avril 2018, l’élite des sports équestres a rendez-vous à l’AccorHotels Arena de Paris à l’occasion des Finales Coupes du monde FEI de saut d’obstacles et de dressage. Tous les champions seront là, pour le dénouement d’un circuit prioritaire dans l’agenda hivernal des plus grands. Entre les épreuves, l’organisateur de l’événement, GL events Equestrian Sport, a réservé au public mondial de Paris un programme faisant la part belle à l’équitation de tradition française. Sur la piste de l’AccorHotels Arena, deux institutions « made in France », reconnues bien au-delà des frontières tricolores, assurent le show : la Garde républicaine et le Cadre Noir de Saumur.

A cheval… et en musique !

« Prestige », c’est le nom du concert équestre qui accompagnera les Finales Coupes du monde Longines FEI de saut d’obstacles et FEI de dressage, en clôture des épreuves que courront les meilleurs cavaliers de la planète. Jeudi 12, vendredi 13 et samedi 14 avril au soir, la piste de l’AccorHotels Arena accueille les cavaliers de la Garde républicaine et les écuyers du Cadre Noir de Saumur, accompagnés, tout au long de leurs prestations équestres, par l’Orchestre symphonique de la Garde et le Chœur de l’armée française. Réunion de deux honorables maisons qui portent à travers le monde les valeurs de l’équitation à la française, « Prestige » présente au public international accueilli à l’occasion de ces Finales, des prestations qui font rayonner l’image de la France, comme les tandems de la Garde républicaine, ou encore les sauts d’école du Cadre Noir de Saumur.

Guest stars de ce concert équestre où règnent en maîtres l’harmonie et la délicatesse de l’équitation à la française, le voltigeur français Nicolas Andréani, champion du monde 2012, et la cavalière Alizée Froment apportent leur touche de sensibilité et de poésie à un art équestre tellement riche, multiple, pluridisciplinaire.

L’après-midi, la Garde républicaine et ses différentes formations se produiront à l’occasion d’intermèdes entre les épreuves, d’une vingtaine de minutes chacune. A cette occasion, le carousel mixte motos / chevaux éblouira à n’en pas douter le public international de l’AccorHotels Arena de Paris.

La billetterie est ouverte et propose des packages accessibles à tous avec des prix compris entre 10€ pour les épreuves préparatoires, et 175€ pour les meilleures places les jours de finales avec un tarif préférentiel pour les licenciés de la Fédération Française d’Équitation.

 

POUR ALLER PLUS LOIN

 

L’équitation de tradition française, qu’est-ce que c’est ?

L’équitation de tradition française est inscrite sur la liste du Patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO depuis 2011. Elle se caractérise, d’une part, par la recherche d’une relation harmonieuse entre le cavalier et sa monture et, d’autre part, par une manière de faire : un style. Elle se propose de rendre au cheval monté la grâce et les mouvements qu’il a naturellement en liberté. La valeur de cette équitation, qu’elle soit académique, artistique ou sportive, se trouve moins dans l’aspect spectaculaire des mouvements que dans la parfaite légèreté de l’exécution. Le cheval est léger lorsqu’il obéit aux plus discrètes indications de son cavalier, avec liant et harmonie. Bien plus qu’une pratique équestre, l’équitation de tradition française peut aussi se voir comme une école de conduite de soi, de respect d’autrui. Impulsion, grâce, légèreté, audace, finesse et sobriété sont les marques qui font le style de l’équitation de tradition française. Le Cadre Noir de Saumur est le représentant le plus connu de l’équitation de tradition française.

 

A propos de la Garde républicaine à cheval et de sa fanfare de cavalerie

La fanfare de cavalerie de la Garde républicaine assure la pérennité des fanfares montées et fait revivre dans le cœur des Français le panache et le souvenir des prestigieux régiments de l’armée française. Par le pittoresque de son uniforme traditionnel, la somptuosité des flammes de trompettes et des tabliers des timbales, le brillant de ses cuivres éclatants, la fanfare de cavalerie demeure une formation très sollicitée tant en France qu’à l’étranger. Son répertoire comporte de très nombreuses marches régimentaires évoquant les artilleurs, les cuirassiers, les dragons, les hussards, les chasseurs, les spahis, les chasseurs d’Afrique et bien sûr, différentes marches de la Garde, composées par les trompettes-major successifs. Cette formation musicale est bien connue des Parisiens qui peuvent l’applaudir lors des grandes cérémonies de l’État : escortes présidentielles et de souverains étrangers. Les ébrouements de chevaux, les claquements cadencés sur la pierre de la rue, les cliquetis d’armes qui s’entrechoquent, et ce sont tous les cavaliers d’autrefois, chevaliers, mousquetaires, dragons du roi, cuirassiers de l’Empire qui revivent un instant. En chevaux gris pour ses timbaliers, en chevaux alezans pour ses trompettes, elle possède le privilège de maintenir la tradition et la réputation de la cavalerie de la Garde républicaine. A l’occasion de concerts symphoniques, la fanfare se joint à l’orchestre de la Garde et assure la partie « trompette de cavalerie » de certaines marches classiques.

 

A propos du Cadre Noir de Saumur

Le Cadre Noir de Saumur regroupe l’ensemble des écuyers de l’Ecole supérieure du cheval et de l’équitation située à Saumur. Véritables experts dans une ou plusieurs disciplines, les écuyers ont pour mission principale de transmettre un savoir technique et théorique dans une ou plusieurs disciplines. Ils doivent également dresser et maintenir en état performant les chevaux qu’ils présentent dans la Reprise de Manège ou dans celle des « Sauteurs », ainsi que dans les compétitions nationales et internationales où ils représentent l’école. Ils ont également pour mission de préparer les chevaux qui leur sont confiés pour la formation des élèves.

Asia Horse Week : une première édition couronnée de succès

Le 10 février 2018, l’Asia Horse Week s’est conclue sur une très bonne note à l’AsiaWorld-Expo de Hong Kong. Un grand nombre des acteurs majeurs de la filière équestre mondiale a salué l’initiative et a pu échangé sur le savoir et les connaissances qui ont été partagées lors de ces rencontres, les premières du genre dans la région.

« Nous voulons créer un rendez-vous annuel pour les acteurs de la filière équestre afin de partager les savoirs, les centre d’intérêts et les savoir-faire entre l’Asie et le reste du monde. C’est un événement où la culture équestre dans son ensemble, mais aussi toutes les professions liées au cheval et au sport sont représentées », expliquait Christophe Ameeuw, PDG d’EEM, Fondateur et Organisateur de l’Asia Horse Week et de la série des Longines Masters Paris – Hong Kong – New York.

Grâce à son partenaire fondateur, le Hong Kong Jockey Club, l’Asia Horse Week a été fortement soutenue dans la région asiatique, afin de promouvoir les échanges d’expertises, et également d’accroître les standards de l’industrie équestre en Asie, mais également dans le reste du monde.

Près de 200 experts de la filière ont participé aux conférences qui étaient retransmises et traduites en direct sur les réseaux sociaux et sur EEM.TV, avec également la présence de nombreux grands médias. Se tenant en même temps que le Longines Masters de Hong Kong, l’événement a déjà marqué sa place sur la carte des grands événements équestres internationaux sur lequel il faudra compter dans les années à venir.

 

Hong Kong, carrefour de l’Asie équestre et hippique

Le président de l’Asia Horse Week, Raphaël Le Masne de Chermont, a lancé le projet, précisant qu’il ne pouvait pas y avoir d’environnement plus approprié que Hong Kong pour cet événement, puisqu’il s’agit d’une des villes les plus actives du monde des courses hippiques, et qu’elle détient un véritable patrimoine équestre. « L’Asia Horse Week est appelée à devenir un rendez-vous incontournable du calendrier international. Ce sera un endroit d’apprentissage, de divertissement et de partages à propos des différents thèmes équestres », disait-il.

Le Dr. Simon Ip, président du Hong Kong Jockey Club, partageait le même sentiment, appelant l’événement un « forum idéal pour partager le savoir ». Il s’est dit confiant et persuadé qu’il initiera un dialogue équestre régulier et continu à travers le monde.

Vingt-cinq pays ont été représentés à travers dix-huit fédérations équestres et cavaliers et plus de soixante acteurs clés de la filière, se rassemblant pour partager des informations et discuter de sujets divers et variés autour du monde du cheval.

Les sessions exploraient la scène équestre chinoise et le rôle de Hong Kong dans le développement des sports équestres, en même temps l’Asia Horse Week proposait l’intervention de conférenciers internationaux qui ont abordé les questions de biosécurité, ont parlé du bien-être des chevaux, du transport équin, de l’équitation, et des étapes à franchir avant les Jeux olympiques de 2020 à Tokyo.

Lors de l’une des premières sessions, les systèmes d’apprentissage équestre britanniques et allemands ont été mis en lumière et partagés par la présidente de la British Horse Society, Lynn Petersen, qui a conclu sa conférence en faisant référence à la campagne « Two Hearts » de la Fédération Equestre Internationale, qui décrit l’esprit équestre comme le cœur du cheval et le cœur du cavalier fonctionnant en harmonie. Les qualités pour se prétendre un homme de cheval digne de ce nom et le bien être des chevaux ont été des thèmes récurrents lors de ce forum, répétés par la France, l’Allemagne, ou encore les Pays Bas.

 

La croissance par le sport

Le développement de la filière équestre chinoise a, bien évidemment, été mis en lumière. Cette croissance rapide confirme que la région sera un vecteur important de l’avenir des sports équestres. Ludger Beerbaum, cavalier allemand émérite et consultant pour l’équipe équestre de Hong Kong, a expliqué que la Chine devait mettre en place un meilleur circuit de compétition et rendre le sport plus accessible. En tant que figure équestre clé en Chine, avec deux participations aux Jeux olympiques, le cavalier Alex Hua Tian a déclaré qu’il souhaitant sensibiliser le pays aux sports équestres, mais que le processus ne devait pas être précipité, tout comme l’entrainement pour les Jeux. « Dans cette région, la croissance est si rapide et si forte que j’espère que les fédérations vont se concentrer davantage sur des stratégies à long terme et investir dans le futur, surtout en Chine », a-t-il commenté. Il a également détaillé son programme d’entrainement de base pour donner aux enfants chinois l’opportunité d’apprendre les valeurs équestres. D’autres acteurs de la filière se sont mis d’accord sur cette même vision, et ont apporté la leur sur la question du développement de la culture équestre en Chine. En tant que représentant de la FFE en Chine, Camille Martin explique qu’il ne s’agit pas de simplement copier et coller le système français en Chine, mais plutôt de l’adapter au marché chinois pour être sûr qu’il profite à l’ensemble de la filière.

Ce sujet de l’assimilation culturelle a été renforcé par Daisy Chi, qui a fondé le Beijing Asgard Equestrian Club en 2006. En tant que personne impliquée dans le développement de la filière équestre en Chine, elle expliquait comment, dans son centre équestre, elle a incorporé certains éléments de la culture équestre française. Une autre figure clé de la scène équestre chinoise, Gerald Ku, consultant pour l’Equuleus International Riding Club, partageait le même point de vue et a ajouté que chaque système a ses avantages, et qu’il ne s’agit pas forcément d’une compétition entre la Chine et le reste du monde, mais plutôt d’un effort collaboratif.

Le directeur du département de quarantaine du Hong Kong Jockey Club, Dr. Brian Stewart, a donné une conférence sur les procédures logistiques du transport de chevaux, avec une présentation du nouveau centre de formation de Conghua à Guangzhou qui ouvrira officiellement ses portes en août 2018. Dans le cadre de la Belt & Road Initiative, le Hong Kong SAR et les autorités de Chine continentale ont signé quatre mémorandums en décembre 2017 pour créer une zone de biosécurité spéciale dans le district de Conghua, qui est la seule zone reconnue internationalement pour être exempte de maladies équines en Chine continentale.

« Nous avions besoin de créer des systèmes, construire des liaisons avec les autorités gouvernementales, et faire des choses qui n’étaient pas possibles avant et qui le sont désormais », a commenté le Dr. Brian Stewart. En le définissant comme un terrain d’entraînement pour les zones de quarantaine, il a souligné l’importance de l’éducation et de la biosécurité. Il a ajouté que, même s’il n’y a pas encore de grande conscience de la biosécurité en Chine, ils devraient être en mesure de la développer. « Quand il y a un problème, il y a une solution », a-t-il résumé.

 

Facteurs de développement, les Jeux olympiques de 2020 seront en Asie…

De nombreux représentants de la filière équestre japonaise étaient présents pour ces rencontres : le conseiller de la Fédération équestre japonaise, le Dr Yasuhiko Haruta, est apparu sur scène avec le président de la Fédération équestre de Hong Kong, Michael Lee. Ce dernier a passé le relais au Japon et les a encouragés pour l’organisation des Jeux olympiques de 2020.

Le développement de la filière équestre asiatique a été fortement mise en lumière pendant ces quatre jours de conférence. Le seul juge international de la FEI en Asie, Kazuya Hirayama a abordé le sujet des standards dans le système de jugement en Asie. Un propriétaire de centre équestre, Kazu Iatani, a pris la scène par la suite pour parler du développement du secteur équestre au Japon. Le boom de la filière équestre asiatique était au centre des discussions, avec l’Inde, le Cambodge, Taïwan, la Thaïlande, l’Indonésie et la Malaisie qui ont offert un aperçu de leurs propres développements, progrès et innovations. Taïwan possède plus de 2000 chevaux dans le pays, la Thaïlande plus de 1500. La CSI SEA League World Cup a montré qu’elle était un événement très estimé en Asie. Les installations équestres pour les Jeux asiatiques de cette année à Jakarta ont également été présentées.

 

Une filière pesant un milliard et demi

La première édition de l’Asia Horse Week s’est terminée avec succès avec l’intervention du président de la FEI, Ingmar Devos, prenant la parole aux côtés de Michael Lee, de Raphaël Le Masne de Chermont et de Christophe Ameeuw. Ingmar Devos a mis en lumière le développement de la filière équestre en Asie, parlant d’une industrie florissante avec un niveau d’expertise élevé et des enthousiastes, une tendance à bien sûr encourager : « Les professionnels tournés vers l’étranger sont en train de focaliser leur attention sur cette région du globe avec la volonté de construire les fondations d’une véritable filière équestre. Ce à quoi la communauté équestre asiatique est sensible », a-t-il dit, pointant la Chine comme un exemple particulièrement impressionnant de cet essor. « Peu de gens réalisent que l’Asie représente la seconde population de chevaux la plus importante au monde. Le poids économique des sports équestres en Chine représente 1,5 milliards de dollars. » Il a conclu le débat affirmant que l’avenir des sports équestres ne saurait être que florissant sans l’Asie. « Le niveau d’expertise et la qualité des participants qui ont pris part à la première édition de l’Asia Horse Week montre un réel enthousiasme pour les sports équestres dans la région Asie Pacifique ».

« Ce rêve est devenu réalité, a terminé Christophe Ameew. Avec les résultats des compétitions d’aujourd’hui, où l’on retrouve un cavalier chinois sur le podium du Longines Masters de Hong Kong entouré des meilleurs cavaliers du monde confirme la tendance qui a été mise en avant ces derniers jours. Et ce n’est que le début de l’histoire… »

 

L’Asia Horse Week est prévue de revenir à Hong Kong du 14 au 17 février 2019. Une présence encore plus impressionnante d’intervenants internationaux et régionaux de la filière professionnelle équestre est programmée à Hong Kong l’année prochaine.

Longines Grand Prix de Hong Kong : Patrice Delaveau… chez lui à Hong Kong

L’air de Hong Kong réussit à Patrice Delaveau ! De retour en « cinq étoiles » après une petite parenthèse au plus niveau, le cavalier normand signe une rentrée gagnante en s’offrant avec Aquila*HDC la plus belle épreuve de l’étape asiatique des Longines Masters, le Longines Grand Prix de Hong Kong.

 

Patrice Delaveau et le Longines Masters de Hong Kong, c’est une histoire particulière. Lors de la première édition, en 2013, Patrice avait couru cinq des six épreuves en en remportant quatre, dont le Longines Grand Prix avec Lacrimoso*HDC, et se classant second de la cinquième. Depuis la saison dernière, le Normand, suite à la retraite des quatre principaux chevaux de son piquet international, s’était éloigné des CSI 5*, préférant peaufiner notamment Aquila*HDC à un niveau inférieur. « I love Hong Kong », jubilait-il après cette fabuleuse victoire. On le comprend : transformer un retour en Grand Prix à 1m60 par une victoire, ce n’est pas banal. Et quelle victoire ! Quel scénario où les trois cavaliers du podium se tiennent dans une fourchette de… quinze centièmes de secondes ! Parmi les trois, Daniel Deusser qui, pour quinze centièmes voit s’estomper tout rêve de Grand Slam indoor ! Si près, si loin… de ces 2,25 millions d’euros promis à celui qui réalisera l’exploit d’aligner les trois Longines Grand Prix dans l’ordre d’une seule et même saison à Paris, Hong Kong et New York. Patrice, lui, peut penser au bonus d’un million d’euros qu’il pourrait décrocher s’il poursuivait cette série gagnante à New York, en avril, puis à Paris, en décembre prochain pour le lancement de la Saison IV.

 

Mais pour le moment, Patrice Delaveau savoure ce retour gagnant avec un cheval qui le relance dans la course à l’équipe de France : « C’était grandiose aujourd’hui, mon cheval a été tout simplement fantastique ». Son challenger du jour était l’Autrichien d’origine allemande, Max Kühner, deuxième à sept centièmes avec Cielito Lindo 2, un cavalier de plus en plus « imposant » au top niveau.

 

Sur les vingt partants, douze cavaliers ont pu se hisser dans ce barrage. Michael Whitaker a été le plus lent des double sans-faute de ce tie-beak et ce n’est pas à son habitude, mais il venait à peine de se remettre du choc de la terrible chute de son frère aîné, John, sur le premier tour. Finalement, visiblement plus de peur que de mal.

 

Les Britanniques ont été plus heureux dans la première épreuve de cette ultime journée, le Masters One DBS qui voyait la victoire de Robert Smith en selle sur Cimano E devant l’élève de Ludger Beerbaum, Christian Kukuk et Cordess. Une victoire qui fait du bien : « Troisième le premier jour, je pensais que la chance n’était pas de mon côté. Mais quand j’ai vu le parcours de Kukuk, je pensais que je pouvais le battre et cette fois-ci, cette chance, je l’ai eue » !

 

Sublime édition de ce Longines Masters de Hong Kong donc, qui installe encore plus les sports équestres de haut niveau sur le continent asiatique. Succès étayé par celui de l’Asia Horse Week où les rencontres entre les acteurs des filières équestres des deux continents, Europe et Asie, ont été particulièrement enrichissantes. EEM, l’organisateur de ces évènements est assurément un acteur crucial du développement de l’industrie équestreasiatique.

 

Rendez-vous est maintenant donné à New York du 26 au 29 avril prochains pour le troisième opus de cette Saison III des Longines Masters.