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CHRISTOPHE AMEEUW S’ASSOCIE AVEC ARQANA POUR LANCER « THE AUCTION »

Fondateur et CEO des Ecuries d’Ecaussinnes et de EEM, acteur majeur de scène équestre internationale, Christophe Ameeuw a choisi de s’associer avec ARQANA, l’agence de ventes aux enchères de chevaux de course numéro un en France et parmi les leaders en Europe, pour créer un programme innovant de ventes de chevaux de sport.

Intitulé The Auction, ce programme se déclinera en deux événements pour l’année 2019.

Acte 1, The Embryo Collection

« La collection des embryons »

Pour la première fois en Asie, le 15 février 2019 dans le cadre de la Asia Horse Week et des Longines Masters de Hong Kong, une vingtaine d’embryons emblématiques des plus grands noms du Show Jumping seront mis aux enchères. La vente aura lieu en duplex avec Deauville ainsi que par internet. Les inscriptions pour cette vente sont en cours et le catalogue sera dévoilé début décembre.

Acte 2, The Winter Collection

« La collection d’hiver »

Le 11 décembre 2019, après l’étape parisienne des Longines Masters, une sélection de yearlings et de performers d’exception sera proposée à la vente à Paris lors d’un événement unique.

 

Christophe Ameeuw, Fondateur des Ecuries d’Ecaussinnes et de EEM, a commenté :

« Notre ambition commune avec The Auction est de faire évoluer le commerce de chevaux de sport dans la même direction que celle qu’a suivie ARQANA dans le secteur des chevaux de course, et avant elle son partenaire Artcurial dans le domaine de l’art. Le marché des chevaux de jumping a besoin de davantage de transparence, de professionnalisme, d’internationalisation et de modernisation. Ensemble, nous souhaitons mettre en oeuvre une approche pédagogique pour accompagner les vendeurs vers le marché public et ouvrir l’investissement dans l’univers du cheval de sport à une nouvelle clientèle, française et internationale. »

Eric Hoyeau, Président d’ARQANA, a déclaré :

« Les univers des courses et des sports équestres semblent parfois imperméables l’un à l’autre et pourtant des affinités évidentes existent, tant du point de vue du spectacle que de l’expérience propriétaire ou du commerce. La Normandie, et Deauville en particulier, se trouvent au carrefour des disciplines équestres et hippiques, et depuis quelques années les plus grandes écuries de jumping choisissent de venir s’y établir. A travers The Auction, nous sommes ravis de mettre le savoir-faire et l’expérience d’ARQANA au service du développement du marché du cheval de sport. Cette réalisation est le reflet d’une volonté commune d’innover dans un environnement globalisé. »

Le chef d’équipe Philippe Guerdat annonce la short-list des Riders Europe pour la troisième édition de la Riders Masters Cup

Philippe Guerdat, le chef d’équipe des Riders Europe vient de dévoiler sa sélection pour la troisième édition de la Riders Masters Cup qui se jouera à Paris le 1er décembre prochain. Une sacrée équipe où six nations sont représentées !

C’est sans doute la première fois que Philippe Guerdat se voit devoir sélectionner son propre fils. C’est pour cela qu’il a toujours refusé de prendre en charge la direction de l’équipe de Suisse, mais cette fois-ci le coach de l’équipe de France ne pouvait faire autrement. Steve Guerdat, champion olympique individuel en 2012 vient de décrocher une nouvelle médaille personnelle aux Jeux équestres mondiaux de Tryon et pointe à la seconde place du classement mondial Longines FEI. Incontournable ! Il n’est pas le seul champion olympique de cette short-list des Riders Europe où l’on retrouve deux médaillés d’or (par équipe) : le Français Kevin Staut (Rio 2016) et le Britannique Ben Maher (Londres 2012). Au sein de cette équipe, on note également la sélection d’un Champion du monde par équipe (Caen 2014), le Néerlandais Maikel van der Vleuten et de deux vainqueurs de Coupe du monde, les solides allemands Daniel Deusser et Christian Ahlmann. Cinq de ces six cavaliers ont été à un moment de leur carrière n°1 mondial ! Deux autres cavaliers en forme actuellement complètent cette liste du côté des seniors : l’Italien Lorenzo de Luca et l’Espagnol Eduardo Alvarez Aznar. Philippe Guerdat devra choisir quatre noms parmi ces huit.
Il devra également, pour compléter son équipe, sélectionner un cinquième cavalier, un « U 25 », entre le Britannique Harry Charles, le fils du champion olympique de 2012, Peter Charles et le jeune français Edward Levy.
On le voit, une décision compliquée pour le chef d’équipe des Riders Europe, qu’il devra avoir prise pour le 28 novembre, pour le tirage au sort des duels de cette palpitante compétition. Un tirage qui se fera dans le prestigieux cadre de l’Hôtel de Talleyrand, appartenant à l’Ambassade des Etats-Unis à partir de 18h30 !

 

Quatre questions à Edward Levy :

Que pensez-vous de ce nouveau format de compétition ?
C’est un format très intéressant. Nous avons vu que les deux premières éditions se sont très bien déroulées, avec une belle compétitivité des deux équipes. Je suis ravi de faire à nouveau partie de la short-list de Philippe Guerdat pour cette épreuve et j’espère être de la partie à Paris.

Représenter l’Europe, qu’est-ce que cela signifie pour vous ?
C’est toujours très gratifiant, nous nous sentons toujours très honorés de faire partie de ces cavaliers qui vont représenter soit leur pays et maintenant leur continent. J’espère surtout que je vais être à la hauteur !

Quel est le couple que vous redoutez le plus dans l’équipe américaine ?
Ce n’est pas un couple que l’on craint dans l’équipe américaine, quel que soit le cheval que ces cavaliers montent, ils sont très compétitifs et très bons. Leurs jeunes cavaliers sont également très talentueux et sautent déjà les Grand Prix, la concurrence risque d’être rude même en U25.

Comment est Philippe Guerdat en tant que capitaine d’équipe ? Qu’apporte-t-il de plus ?
Philippe est un meneur d’hommes incroyable. Il arrive à cerner ce qu’on a besoin d’entendre à quel moment de la compétition. Il compose selon le caractère de chacun des cavaliers, si l’on a besoin d’être boosté ou rassuré.

Incontournable Jumping International de Bordeaux

L’histoire continue : autour de la prestigieuse Coupe du monde FEI Longines de saut d’obstacles, le Jumping International de Bordeaux poursuit son incessante évolution alliant tradition, excellence sportive et dernières technologies de la filière équestre au travers de son Salon du Cheval. Sans oublier l’art équestre, une nouvelle fois sublimé par un grand spectacle. Cette année, il réunira les académies de Jerez, Lisbonne et Saumur avec les Hasta Luego autour du thème du cheval ibérique. Sport, salon et spectacle : ces trois composantes font du Jumping International de Bordeaux un rendez-vous incontournable au Parc des Expositions de Bordeaux, du 7 au 10 février.

Le meilleur des sports équestres
L’ADN du Jumping International de Bordeaux reste résolument le sport de haut niveau avec une étape emblématique du circuit de la Coupe du monde FEI Longines, la dernière en Europe avant la finale. Depuis 1978, cette épreuve livre chaque année un scénario riche en émotions grâce aux meilleurs cavaliers de la planète, particulièrement fidèles au Jumping. Ils ont constitué en 41 ans un palmarès qui résume à lui seul l’histoire du saut d’obstacles mondial ! L’étape bordelaise de la Coupe du monde a toujours été très courue : elle constitue un des objectifs majeurs de la saison pour les sportifs et représente stratégiquement un tournant important dans la course à la qualification pour la finale (du 3 au 7 avril 2019 à Göteborg, en Suède).
Une épreuve qui sera à nouveau en 2019 le point d’orgue d’un programme sportif riche en épreuves de haut niveau avec notamment le retour de la très populaire finale de la Coupe du monde FEI d’attelage et le Devoucoux indoor derby, deux compétitions attirant à Bordeaux les meilleurs meneurs et les meilleurs cavaliers de concours complet du monde. Pendant quatre jours, la piste ne désemplit pas et parfois les stars laissent la place aux amateurs (Championnat Antarès), mais également aux jeunes cavaliers avec les épreuves Super As Poney Elite ou aux jeunes étalons de 7 et 8 ans avec les Bordeaux Young Sires Masters.

Un Salon du cheval, carrefour des pros et des amateurs
Le Salon du Cheval de Bordeaux grandit encore cette année avec une augmentation de 16% de sa surface ! Une offre encore plus élargie alliant les nouvelles technologies liées à la pratique de l’équitation et au bien-être du cheval, la sellerie traditionnelle (quoique de plus en plus empreinte d’high-tech elle aussi) mais également des produits autour des accessoires de mode et du lifestyle. Ce Salon du Cheval fera découvrir à un large public, amateurs – cavaliers de compétition ou cavaliers du dimanche -, une riche palette des disciplines équestres. Une programmation de plus de trente heures d’animations sur deux carrières où ils retrouveront entre autres des démonstrations de pony-games, de voltige et d’équifeel. Les équitants, cavaliers amateurs ou professionnels, propriétaires de chevaux de sport ou de loisir, tout comme les spécialistes d’autres secteurs pourront s’informer et échanger avec les experts au cours du tout nouveau Forum Santé équine.
Autre temps fort pour les professionnels, le Salon des Etalons de Sport de Bordeaux, le vendredi 8 et le samedi 9 aux côtés du Salon du Cheval, permet aux éleveurs du Sud-Ouest, voire de la France entière, d’aller à la rencontre des grands haras français. Ils peuvent assister à la présentation des reproducteurs qui font la réputation de ces établissements prestigieux et de l’élevage français, mais aussi effectuer leur choix de croisements sur un catalogue non pas virtuel, mais bien vivant.

Spectacle : une « Nuit ibérique »
Avec ses allures naturellement relevées, un passage presque naturel, sa présence en piste, le cheval ibérique, qu’il soit Lusitanien ou Pura raza español, est celui le plus utilisé en représentation. On les retrouve dans les plus grandes écuries de spectacle, chez Bartabas, à l’Académie de Versailles, aux Grandes écuries de Chantilly (dont la Compagnie équestre avait ravi le public bordelais il y a deux ans avec ‘Métamorphoses’), chez les Hasta Luego, chez Alizée Froment, Frédéric Pignon, Mario Lurashi et même au Cadre Noir de Saumur. Cette année, il sera la star du spectacle intitulé Nuit ibérique, jeudi soir, à travers les deux grandes académies équestres qui le magnifient le mieux et dont elles sont un peu les ‘conservateurs’ : l’Ecole Royale Andalouse d’Art Équestre de Jerez (que l’on avait admirée à Bordeaux il y a quatre ans) et l’École Portugaise d’Art équestre de Lisbonne. Une mise en scène grandiose où l’on retrouvera également les chevaux ibériques du Cadre Noir de Saumur ainsi que ceux de la troupe des Hasta Luego. Une rencontre unique entre les trois grandes académies d’art équestre et une famille d’artistes.

Sport, Salon, Spectacle… trois bonnes raisons pour venir au Jumping International de Bordeaux… et y rester au moins quatre jours !

L’Olympique Rozier frappe à El Jadida !

Philippe Rozier et les sports équestres marocains ont une longue histoire en commun – qui dure depuis plus de dix ans – et aujourd’hui, elle se concrétise une fois de plus par une victoire du Champion olympique dans ce premier Grand Prix 4* d’El Jadida.

Ce Grand Prix d’El Jadida fut un dénouement grandiose pour l’édition 2018 du Morocco Royal Tour, dont c’était la première année au niveau quatre étoiles. Uliano Vezzani, le chef de piste, disait récemment qu’il était parfaitement possible d’organiser des compétitions cinq étoiles sur la piste d’El Jadida, et il a ici construit un Grand Prix qui s’en rapprochait presque. Sur la première manche, quatre des trente-neufs cavaliers au départ sont sortis de piste sans incidents : Philippe Rozier fut le premier à signer un parcours parfait, suivi du Français Olivier Perreau, du Saoudien Abdullah Alsharbatly et du Brésilien Pedro Junquiera-Muylaert. Le temps, tout comme le tracé, ont joué des tours aux autres concurrents. Dans ce Grand Prix en deux manches, ils ont été dix à être autorisés à repartir dans la seconde : trois cavaliers à quatre points (Henk van de Pol, Pierre-Alain Mortier et Pius Schwizer), trois à un points (Alberto Marquez-Galobardes, Simon Delestre et Roberto Arioldi). Ce parcours au chronomètre a redistribué le classement, même si les cavaliers repartaient avec leur score de la première manche. Au final, seul le Champion olympique de Rio, Philippe Rozier, a su signer le double sans faute qui lui a offert cette si convoitée victoire.

Philippe Rozier, en plus d’être un cavalier émérite, a été pendant de nombreuses années l’entraineur et le sélectionneur de l’équipe nationale du Maroc. Il a emmené cette équipe jusqu’aux Jeux Equestres Mondiaux en 2014, et continue toujours aujourd’hui d’entrainer certains cavaliers marocains. « Sentimentalement, c’est une victoire importante pour moi », confie Philippe Rozier, ému. « C’est formidable, j’adore ces sensations et c’est pour ça que je me lève tous les matins même après trente-cinq ans de carrière. Cristallo A LM est vraiment un petit cheval formidable. Il a énormément de cœur et il fait tout pour vous faire plaisir. Il est vraiment arrivé au bon moment dans ma carrière, Rahotep de Toscane (son cheval des Jeux Olympiques – ndlr) a été blessé pendant presqu’un an, et Cristallo a pris la relève avec brio. J’ai eu une chance incroyable que la Laiterie de Montaigu me fasse confiance et me le confie. J’ai hâte que Rahotep revienne en compétition avec lui au début de l’année prochaine, ça va être incroyable. » Il revient sur ses parcours gagnants : « J’ai un très bon cheval, je n’avais plus qu’à bien monter ! Ici, c’est difficile, tout arrive assez vite et c’était le premier indoor de la saison. Mon cheval a quatorze ans, j’ai beaucoup d’expérience également, nous avions un avantage au départ de cette compétition. Sur la piste aujourd’hui, il y avait des difficultés un peu partout, comme c’est souvent le cas avec Uliano Vezzani. Il dessine vraiment ses parcours dans le respect des chevaux, mais il nous demande à nous, cavaliers, d’être très précis, sinon nous le payons immédiatement. Il nous force à monter juste. Au barrage, à la place où j’étais, j’ai préféré jouer le sans faute avant tout, sans trop jouer le chronomètre, quitte à me retrouver, au pire, à la troisième place, plutôt que de faire un quatre points en voulant aller vite et me retrouver dixième comme à Tétouan ou Rabat. »

Ce sont deux cavaliers ayant fait un point de temps dépassé en première manche qui complètent le podium, ayant tous les deux réalisés un parcours sans faute dans la deuxième : l’Italien Roberto Arioldi se retrouve en argent avec Dundee van het Marienshof, et le tricolore Simon Delestre en bronze, avec Ulane Belmaniere, qui réalisait ici son premier Grand Prix en indoor.

 

Le Grand Prix Mazagan du CSI1* pour Mohammed Azoum

Une fois de plus dans ce CSI d’El Jadida, le parcours de première manche fut compliqué pour de nombreux concurrents. Ils étaient trois à réaliser un parcours sans faute et à se qualifier pour le barrage : le Syrien Mohamad Mogheeth Al Shehab, et deux cavaliers marocains, Mohammed Azoum et Hicham Er-Radi. Dans la manche au chronomètre, seul Mohammed Azoum, et son selle français de douze ans, Soho du Plessis, ont réussi à boucler leur parcours sans pénalité, leur permettant ainsi de remporter l’épreuve. Ce cheval, né chez la famille Chenu en Normandie, était déjà classé à la cinquième place du Grand Prix du CSI1* de Rabat, et quatrième de l’épreuve à 1,30m de vendredi avec son tout récent cavalier.

« Ça fait deux semaines que je monte ce cheval. Il est arrivé le lundi juste avant l’étape de Rabat. C’est un très bon cheval, il a fait de beaux résultats sur des épreuves entre 1,30 et 1,40m avec le cavalier français Alexis Deroubaix. C’est un vrai cheval de concours ! Le parcours de la première manche était difficile, il fallait faire très attention à la sortie de triple et à la dernière ligne courbe en six foulées. Je me suis vraiment appliqué sur ce tour, et j’ai fait confiance à Soho, je sais qu’il est vraiment respectueux. Nous n’étions que trois au barrage. Au moment d’entrer en piste, Marcel Delestre m’a dit de tourner juste après le double. Sur le parcours, Soho a même tourné avant moi, j’ai cru que j’allais tomber ! » rit le cavalier marocain.

Les jeunes talents aux honneurs sur la piste d’El Jadida !

Les Winning Round du Morocco Royal Tour sont toujours un véritable moment de sport. Cette épreuve permet une redistribution totale des cartes, puisque tous les cavaliers qualifiés pour la seconde manche – qu’ils soient sans faute ou non dans la première – repartent avec un compteur vierge. Jérôme Guéry remportait la première à Tétouan, à Rabat, c’était au tour d’Emeric George, aujourd’hui, c’est un nouveau talent qui s’impose : le Suisse Elian Baumann.

La première manche de cette épreuve phare de la journée, d’une hauteur d’1,50m, était délicate. Seuls cinq cavaliers ont réussi l’exploit de déjouer les pièges de ce parcours et le terminer sans aucune pénalité : Pius Schwizer, Jessica Mendoza, Abdullah Alsharbatly, Elian Baumann, et Marco Kutscher. Originalité de la Winning Round, ce sont dix cavaliers qui ont pris le départ dans la seconde manche, les cinq cavaliers sans faute et les cinq avec quatre points ont été remis sur un pied d’égalité. L’Italien Roberto Tuchetto ouvrait le bal avec un sans-faute rapide en 42,15 secondes. Ses poursuivants ont tous joué le jeu du chronomètre, et la moitié d’entre eux ont commis des fautes pour le rattraper. Il a fallu attendre la Norvégienne Cecilie Hatteland, qui s’imposait dans une épreuve au chronomètre la semaine dernière à Rabat, pour dépasser le temps de l’Italien de deux centièmes.

Le Suisse Elian Baumann, que l’on a découvert lors de cette tournée marocaine, et notamment dans la Coupe des Nations de Rabat, a mis tout le monde d’accord en distançant la Norvégienne et l’Italien de plus d’une seconde. Il réalise un temps record de 41,06 secondes, en selle sur Campari Z, son hongre de onze ans. Âgé de trente ans, Elian a collaboré pendant neuf ans avec Pius Schwizer, jusqu’à ouvrir ses propres écuries il y a trois ans. Il a débuté au niveau quatre étoiles cet été, à Crans Montana, avant de poursuivre sa progression sur le Morocco Royal Tour.

« J’avais beaucoup de pression en passant à la fin. Je n’ai pas encore beaucoup d’expérience sur ce genre de compétitions internationales, j’étais déjà ravi de me qualifier pour la seconde manche ! Les distances de la première manche convenaient parfaitement à mon cheval. Il a beaucoup d’énergie, j’ai donc pu le laisser avancer. J’ai décidé de tout tenter en seconde manche. Il n’y avait pas vraiment d’options, tout le monde a dû emprunter à peu près le même tracé. En général mon cheval est très rapide, j’ai juste pris l’intérieur des courbes. Sur le dernier obstacle je me suis dit « allez on y va ! » et j’ai tout donné pour aller chercher la victoire. Demain je vais monter à nouveau Campari Z dans le Grand Prix, on va voir ce que cela va donner ! » sourit Elian Baumann.

 

Un God Save the Queen pour le Prix Qatar

Une véritable course contre la montre s’est jouée en ce début d’après-midi sur la piste d’El Jadida. Ce Prix Qatar à 1,40m était tout aussi délicat que la Winning Round et a connu le même nombre de parcours sans faute : cinq. La plus rapide était sans conteste la Britannique Jessica Mendoza. Déjà auteur de nombreux classements depuis le début du Morocco Royal Tour, elle s’est finalement imposée avec Horst van de Mispelaere en 58,60 secondes. Virginie Thonon, toujours en forme ici, s’offre la seconde place de l’épreuve, suivie par le Néerlandais Sander Geerink à la troisième place.

 

Le CSI1* reste entre les mains des cavaliers marocains

Les cavaliers marocains se sont une fois de plus illustrés sur le CSI1*. C’est Farid Amanzar qui remporte l’épreuve à 1,20m de ce matin. Sami Cherkaoui et Adam Rédouane complètent le podium. Dans l’épreuve à 1,30m, Hicham Chani s’offre la victoire, en selle sur son beau gris Canyon, devant son compatriote Mohammed Azoum et le Néerlandais Henk van de Pol.

Un CSI4*W qui débute sous les couleurs belges à El Jadida !

Hier, la première épreuve du CSI4*W d’El Jadida, troisième et dernière manche du Morocco Royal Tour, a été remportée par le cavalier Belge, Dominique Hendrickx. La seconde journée de compétition, quant à elle, a continué de mettre à l’honneur le plat pays sur les deux différents parcours dessinés par Uliano Vezzani. Dans le Prix du Ministère de l’Agriculture à 1,40m en deux phases, c’est Virginie Thonon, la tenante du titre du Grand Prix d’El Jadida 2017, qui s’empare de la victoire, alors que dans l’épreuve qualificative pour le Grand Prix, Jérôme Guéry rafle à la fois la première et la troisième place.

Cette grosse épreuve du jour, qui se courait sur un barème A à temps différé, fut une véritable course contre la montre. Jérôme Guéry a donné le tempo dès le début d’épreuve, prenant le départ en troisième position et bouclant son parcours dans un temps très rapide de 62,10 secondes, en selle sur son tout bon Celvin. Ce temps, aucun des meilleurs cavaliers du monde venus en découdre à El Jadida n’a réussi à le battre… jusqu’à ce que le champion Belge entre en piste avec son second cheval : Jelly Belly van het Eikenhof. Avec celle-ci, il réalise un chronomètre record de 61,45 secondes, et conservera sa pole position jusqu’à la fin de l’épreuve.

« Mon plan n’était pas forcément d’aller vite avec Celvin, puisqu’il va courir le Grand Prix dimanche. Je voulais vraiment faire un parcours en avant, et en prenant les options. C’est naturellement un cheval assez rapide, et j’estime que j’ai fait un meilleur parcours avec lui, puisque je ne recherchais pas la vitesse. Avec Jelly, l’objectif était clairement la victoire ! Je suis resté sur mon plan, même si j’étais déjà premier lorsque je suis à nouveau rentré en piste avec elle. J’avais le sentiment d’aller beaucoup plus vite avec Jelly, alors que la différence est assez minime entre les tours de mes deux chevaux. Je suis vraiment ravi de mes deux chevaux, l’objectif est rempli, et j’espère que le week-end va continuer comme ça », confie le cavalier Belge.

Le cavalier Allemand, Marcel Marshall, tout juste âgé de vingt-sept ans, a réussi l’exploit de rattraper le maestro Guéry, et de s’intercaler dans son doublé. Avec Crystal 17, sa jument baie de neuf ans avec laquelle il a déjà de nombreuses fois été aux honneurs depuis le début du circuit Marocain, il termine son parcours en 62,03 secondes. On le retrouve également à la cinquième place du classement, cette fois-ci avec Fenia van Klapscheut. L’Olympique Philippe Rozier sera le troisième cavalier à être appelé à la remise de prix. Avec son fidèle Cristallo A LM, il termine à la quatrième place de l’épreuve.

 

El Jadida a retrouvé sa reine

La première épreuve du CSI4*W de la journée a également fait retentir l’hymne Belge au sein du Parc des Expositions Mohammed VI, à El Jadida. Virginie Thonon a retrouvé la piste qui l’avait sacrée championne l’an passé, elle y avait remporté le Grand Prix l’année précédente. Avec Kamara du Chabus, elle s’impose parmi les double sans-faute, dans un temps record de 26,14 secondes. Elle est suivie par la Britannique Jessica Mendoza à le seconde place (26,38) et par le cavalier du Royaume d’Arabie Saoudite, Abdullah Alsharbatly (26,48).

 

Les cavaliers marocains s’emparent du CSI1*

Dans les deux épreuves du CSI1* de ce matin, les cavaliers marocains se sont offert la victoire chez eux. C’est Hassan Mernissi qui s’empare du Prix Accor à 1,20m, devant son compatriote Ali Al Ahrach et le cavalier en forme du jour, Jérôme Guéry. Dans le Prix ONMT à 1,30m, le podium est cent-pour-cent marocain, avec Sami Cherkaoui qui monte sur la plus haute marche du podium, suivi à la seconde place de Brahim Aadnan et Lina Tazi pour compléter ce podium.

Troisième édition de le Riders Masters Cup à Paris : le défi de deux puissances équestres

Après la victoire de la Belgique en finale du circuit des Coupes des Nations à Barcelone la semaine dernière, le circuit hivernal indoor dont le programme est essentiellement composé de rendez-vous individuels – Coupe du monde FEI Longines et Longines Masters – propose toutefois un grand événement par équipe : la Riders Masters Cup, ultime défi entre les deux puissances du saut d’obstacles mondial, l’Europe et les Etats-Unis. La troisième manche se jouera à Paris le 1er décembre, la quatrième à New-York le 27 avril 2019. L’Europe mène par deux victoires à zéro…

Que ce soit au cours de l’histoire de ce sport ou au cours de la saison passée, Europe et Etats-Unis se sont toujours partagé l’essentiel des titres majeurs par équipe : Jeux olympiques, Championnats du monde ou finale des Coupes des Nations. Si, cette année, les Etats-Unis ont triomphé lors du Championnat du monde de Tryon (USA), le Vieux Continent a immédiatement pris sa revanche à Barcelone avec un podium 100% européen (Belgique, France et Irlande).

 

L’esprit des grands challenges sportifs

La Riders Masters Cup, créée en 2016 par EEM et l’EEF (la fédération équestre européenne), sublime cette bataille incessante entre les deux puissances équestres. Lancée à Paris en décembre 2017, elle a pris d’entrée, une dimension de grand défi sportif intercontinental. À terme, la Riders Masters Cup devrait rejoindre dans l’esprit du public ces batailles d’anthologie entre continents telles l’America Cup en voile, la Ryder Cup en golf ou la Coupe Davis en tennis. Bien sûr, pour l’instant, la Riders Masters Cup écrit les premières lignes de son histoire, mais dès les deux premières éditions, l’épreuve a passionné les publics de Paris et de New-York.

 

Une vieille rivalité

Pourquoi cet engouement ?

D’abord, ces challenges entre Europe et Etats-Unis ont toujours enthousiasmé les aficionados de ce sport, notamment au cours des finales de la Coupe du monde même s’il s’agit là d’une compétition individuelle. Les deux continents s’arrachent à tour de rôle ce trophée détenu depuis deux ans par un cavalier des Etats-Unis : McLain Ward et Beezie Madden, protagonistes également de la dernière Riders Masters Cup. EEM et la EEF ont formalisé cette rivalité intercontinentale en une grande compétition par équipe indoor comblant ainsi un vide.

Ensuite, le format de la Riders Masters Cup a immédiatement séduit : il propose des duels clairs et immédiatement lisibles avec un score qui s’affiche en temps réel sur un tableau lumineux comme lors d’un match de basket ou de foot. Pour les spectateurs, il est ainsi facile de se prendre au jeu : ils deviennent supporters de leur camp, encouragent leurs cavaliers avec force voix et en agitant leurs drapeaux…#WaveYourFlag !

 

Duels et stratégies

Une fois les cavaliers connus, un tirage au sort, qui aura lieu cette année le 28 novembre à l’ambassade des Etats-Unis à Paris, désigne la composition des cinq premiers duels car ces dix cavaliers s’affronteront deux par deux. Dans la première manche (barème A au chrono), le compétiteur victorieux marquera 10 points pour son équipe, le vaincu, s’il a complété son parcours, marquera 5 points. À la mi-temps, à l’issue de la première manche, les chefs d’équipes recomposent les duels, celui de l’équipe provisoirement en tête bénéficiant du premier choix. La stratégie prend une part prépondérante ici car en fonction du résultat du premier tour, il est sans doute plus intéressant de mettre tel cavalier face à tel autre, peut-être prendre le risque de sacrifier une victoire pour en assurer deux autres, les cavaliers peuvent changer de chevaux etc. Cette fois-ci, en deuxième manche (barème C à 3 secondes la barre), les vainqueurs marquent 20 points, les vaincus 10.

 

Paris : la revanche des Riders USA ?

Lors des deux éditions précédentes, les chefs d’équipes avaient alignés les cavaliers les plus en vue sur chacun de leurs continents : le n°1 mondial Harrie Smolders, le Champion d’Europe en titre Peder Fredricson, les Champions olympiques Laura Kraut et Kevin Staut etc. Si, à Paris, les Riders Europe avaient rapidement pris l’avantage, à New-York, le suspens fut maintenu jusqu’au dernier duel. Toujours est-il que les Riders Europe mènent par deux victoires à zéro et les Riders USA auront assurément à cœur de rétablir un certain équilibre à Paris, le 1er décembre prochain, avec un résultat digne de leur statut de Champions du monde !

La Suisse conserve son titre dans la Coupe des Nations de Rabat

La Coupe des Nations était définitivement le point d’orgue de ce week-end de compétition à Dar Es Salam. Malgré le temps pluvieux, les spectateurs ont fait le déplacement pour encourager leurs favoris, et c’est face à des tribunes combles que la Suisse s’est imposée, pour la seconde fois, dans cette épreuve.

Huit équipes avaient fait le déplacement sur la tournée marocaine pour courir cette Coupe des Nations : les Pays-Bas, la Belgique, le Royaume-Uni, l’Italie, la Suisse, le Royaume d’Arabie Saoudite, la France, et, bien évidemment le Maroc. Si la première manche a pu mettre en difficulté certains équipes composées de cavaliers encore assez inexpérimentés tels que le Royaume-Uni ou les Pays-Bas, elle a également mis au coude à coude trois nations fortes : la France, la Belgique et la Suisse, qui terminaient respectivement avec 4, 0 et 4 points.

La seconde manche a tenu son lot de promesses et la victoire s’est jouée à peu de choses entre ces trois équipes. Du côté tricolore, Pierre-Alain Mortier a confirmé avec un nouveau parcours sans faute, Emeric George a rectifié le tir sur la rivière qui lui avait posé problème en début d’épreuve, Nicolas Dezeuses est resté régulier avec un second parcours à quatre points. Seul Olivier Perreau a baissé de pied dans la seconde partie de l’épreuve, passant d’un score vierge à huit points de pénalité. Les Belges, quant à eux, ont été légèrement moins brillants qu’en première manche, Dominique Hendrickx, Virginie Thonon et Stéphanie Andries commettant tous des fautes, alors que Jérôme Guery réalisait l’un des rares double sans faute de l’épreuve. Les Suisses ont, eux, étés magistraux avec trois parcours sans pénalité réalisés par Yannick Jorand, Elian Baumann et Pius Schwizer – seule la jeune Pauline Zoller a connu quelques difficultés sur ce second parcours – leur permettant de remporter cette Coupe des Nations avec seulement quatre points au total. La Belgique et la France terminent ex-eaquo à la seconde place avec huit points de pénalité. « Rabat est un concours magnifique, et nous sommes toujours très bien accueillis. J’ai pu composer une équipe mêlant des cavaliers encore jeunes qui acquièrent de l’expérience et d’autres plus aguerris. Les scores étaient serrés à l’issue de la première manche, et j’ai donc demandé à mes cavaliers de se concentrer sur leur équitation, et je souhaitais surtout qu’ils se fassent plaisir en piste. Nous avons pu compter sur Pius, qui est un véritable pilier de l’équipe suisse pour gérer la pression et signer le dernier parcours sans faute qu’il nous fallait pour la victoire ! », confie le chef de l’équipe Suisse, Andy Kistler.

Dans cette Coupe des Nations, les sélectionneurs des grandes nations du saut d’obstacles international avaient fait le déplacement. Ces derniers ont joué le jeu et permis à des couples en formation de se révéler dans les superbes installations de la Fédération Royale Marocaine des Sports Equestres.

 

Le Grand Prix du CSI1* pour Abdelkebir Ouaddar !

Le chouchou du public marocain s’est imposé dimanche matin dans le Grand Prix CSI1* aux couleurs du Ministère de l’Intérieur avec sa toute jeune Brooklyn de Hus, avec laquelle il s’était déjà imposé dans l’épreuve réservée aux chevaux de 7 ans à Chantilly l’été dernier. Avec un barrage parfait, dans un temps de 38,56 secondes, devant la Française Laura Klein, en selle sur Harley, et le Néerlandais Sebastien Kapel et son toute bonne Vanda Mclaren. « Je n’ai pas regardé le barrage de la cavalière française, j’ai joué le jeu parce que j’aime la vitesse, et ma jument a répondu présente ! Elle est exceptionnelle, respectueuse, guerrière, je suis persuadé que c’est une jument d’avenir », confie Abdelkebir Ouaddar.

Emeric George s’impose encore une fois à Rabat

Point d’orgue de cette journée de compétition à l’étape de Rabat du Morocco Royal Tour, l’épreuve du Winning Round a de nouveau sacré Emeric George sur la piste de Dar Es Salam après une deuxième manche palpitante.

Quatorze cavaliers ont bouclé le parcours initial à 1,45m de cette épreuve aux couleurs de Maroc Télécom sans aucune pénalité, leur permettant de s’élancer sur la seconde manche, dans laquelle se jouait la victoire. Ce parcours final a, quant à lui, tenu ses promesses et gardé le suspense jusqu’à la fin. Au fil des parcours, le chronomètre se resserrait. On aurait pu penser l’épreuve bouclée lorsque l’Allemand Marcel Marschall et son tout bon Crystal 17 sont descendus en dessous des 44 secondes. C’était sans compter sur le Suisse Pius Schwizer et le tricolore Emeric George, qui passaient parmi les trois derniers concurrents, ayant été les plus rapides sur la première manche. L’Helvète, en selle sur Cortney Cox, termine son parcours avec un temps de 43 secondes, sous les acclamations des supporters suisses qui ont fait le déplacement jusqu’à Rabat. Avant dernier à rentrer en piste, le Français, quant à lui, grisé par ses récentes performances, prend tous les risques sur son selle français Rocker d’Ysieux, et s’impose en 41,91 secondes. « Je ne gagne pas très souvent sur des épreuves de ce niveau, mais sur cette tournée du Maroc, ça se passe bien avec mes chevaux. C’est la raison pour laquelle je me permets de tenter plus de choses, de prendre plus de risques, alors que d’ordinaire je joue plutôt la carte de la prudence. J’ai aussi un peu de chance ! Je suis vraiment heureux d’avoir gagné avec Rocker, c’est un cheval qui m’a toujours énormément donné, même si aujourd’hui Chopin est devenu mon cheval de tête. Rocker mériterait aussi d’avoir cette place, il aurait pu sauter le Grand Prix d’hier, j’ai d’ailleurs hésité jusqu’au dernier moment avant de savoir lequel des deux j’allais monter. Cela me fait vraiment plaisir de gagner des grosses épreuves comme celle de ce soir avec Rocker. C’était vraiment un avantage de passer à la fin de cette deuxième manche, je savais exactement ce que mes adversaires avaient tenté : il y a un écran au paddock, donc nous pouvons suivre l’épreuve. Je savais que je n’avais aucune marge de manœuvre, j’ai tenté le tout pour le tout, et ça a fonctionné ! » Le cavalier français semble confiant pour la Coupe des Nations qui se tiendra ce dimanche après-midi : « Nous avons quatre très bons chevaux, ils sont très en forme. Je pense que ce serait la plus belle des victoires. J’aimerais vraiment que nous gagnions en équipe. Pour le moment, ce ne sont que des victoires individuelles. J’ai des coéquipiers en or qui partagent ces victoires avec moi, mais ce que je souhaite, c’est que nous en ayons une à célébrer tous ensemble.»

Cette journée comptait également une épreuve à 1,40m au chronomètre, dans laquelle a été sacré l’un des habitués du circuit marocain, mais surtout de ses podiums : Pius Schwizer. En selle sur son gris Grand Cooper, il a été le seul à passer sous la barre des 61 secondes pour terminer son parcours, dans un temps de 60,72 secondes. L’Italien Emanuele Gaudiano montait sur la seconde marche du podium de ce Prix ANCFCC, avec Quinn Van De Heffinck, avec un chronomètre de 61,19 secondes, devant son compatriote Roberto Turchetto, qui lui réalisait son parcours en 62,97 secondes.

Une victoire française dans le Grand Prix du CSIO de Rabat !

Le Morocco Royal Tour continue sa tournée sur le littoral marocain pour sa deuxième étape, Rabat, la capitale du pays. Dans les installations de la Fédération Royale Marocaine des sports équestre, à Dar Es Salam, ils étaient quarante-deux à prendre le départ de ce Grand Prix 4* en hommage à Feue la Princesse Lalla Amina. Le Français Emeric George s’est imposé dans cette épreuve si convoitée.

Parmi ces cavaliers venus de tous horizons pour s’affronter sur la piste de Rabat, seuls sept d’entre eux ont réussi à déjouer les pièges du chef de piste, Uliano Vezzani, et boucler cette première manche sans pénalité. Un parcours technique, demandant aux cavaliers d’être précis. Certains des meilleurs mondiaux ont connu des difficultés sur celui-ci, tels que le tricolore Simon Delestre ou l’Allemand Marco Kutscher qui ont tous deux écopé de quatre points.

Onze cavaliers ont été autorisés à repartir dans la seconde manche de ce Grand Prix : trois Suisses (Yannick Jorand, Pius Schwizer et Elian Baumann), trois Français (Olivier Perreau, Philippe Rozier et Emeric George), un Belge (Jérôme Guery), un Espagnol (Alberto Marquez-Galobardes), une Anglaise (Alison Barton), un Brésilien (Pedro Junquiera-Muylaert), et un Syrien (Mohamad Mogheeth Al Shehab). Toujours aussi technique, cette deuxième partie d’épreuve a également été fautive, les cavaliers jouant le jeu du chronomètre. Premier à signer le double sans-faute, le Français Emeric George, en selle sur Chopin des Hayettes, a notamment réalisé un chronomètre fantastique de 37,64 secondes… qui n’a pas été égalé par ses concurrents ! « Le parcours était délicat, comme ça l’est souvent avec Uliano Vezzani. Ici, les barres sont très légères, nous n’avions que peu le droit à l’erreur, il fallait être précis et choisir ses distances. Le parcours était à la fois sérieux sur la hauteur, mais aussi très technique. Au barrage, je pense que j’ai gagné du temps sur le demi-tour pour derrière le vertical numéro 2 aux couleurs du Qatar. Chopin a réussi à tourner très vite, il était très allant et j’ai pu monter tout le parcours en avançant et en prenant des risques. J’ai un avantage en ayant un petit cheval sur ces courbes serrées. Chopin est vraiment très en forme, je pense le monter à nouveau dans la Coupe des Nations dimanche, et je compte sur lui pour le CSI4*W d’El Jadida la semaine prochaine », confie-t-il.
Jérôme Guery, termine à la seconde place, avec un temps de 38,22 secondes. Sur la troisième marche du podium, nous retrouvons le Suisse Yannick Jorand en 42,24 secondes.

Les épreuves débuteront à 12h demain, et se clôtureront par la Winning Round du CSI4* en nocturne. La seconde épreuve phare du week-end, la Coupe des Nations, se courra dimanche dans les superbes installations de Rabat. Le tirage au sort de l’ordre de départ de cette dernière s’est déroulé à l’issue du Grand Prix, huit nations s’affronteront sur la piste. Le Maroc partira en cinquième position, la France en dernier.