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L’équipe chinoise fait sa première apparition sur les compétitions européennes

Le week-end dernier, du jeudi au dimanche, c’est une équipe composée de pas moins de vingt cavaliers venus de Chine qui a participé à la première compétition de la ligue européenne de l’organisme du Développement international des sports équestres en Chine (CEID). Cette dernière avait pour support les CSI1* et 2* de Kronenberg, aux Pays-Bas.

Donner l’opportunité aux meilleurs cavaliers chinois de s’entrainer et de concourir en Europe, leur permettre d’acquérir une véritable expérience équestre, ainsi que promouvoir les sports équestres en Chine sont bien évidemment les trois buts de ce circuit. Après le superbe démarrage de celui-ci à Kronenberg, l’équipe chinoise de saut d’obstacles sera présente au CSI1* et 3* d’Opglabeek, en Belgique, pour la seconde étape de la ligue européenne du CEID.

La mise en place de ce circuit européen réservé aux cavaliers chinois les plus talentueux par la CEID a été fortement soutenue par le groupe Fosun, un conglomérat multinational et groupe financier chinois. Sponsor principal du Longines China Tour Beijing event en 2017, le groupe Fosun développé et renforcé son implication dans les sports équestres au début de l’année : une de ses filiales, Sunvision Capital, a acquis 51% du capital du CEID, et est donc devenu son actionnaire majoritaire. Le secteur des sports équestres a ainsi été ajouté aux différents marchés du groupe Fosun. Wen Xiaodong, Assistant du Président de Fosun Group, Président de Fosun Infrastructure Group et Partenaire Fondateur et PDG de Sunvision Capital ajoute : « Nous allons promouvoir le développement des sports équestres sur la base des compétitions et événements déjà existants, sélectionner et entrainer les cavaliers chinois les plus prometteurs, et apporter notre support le plus complet à la stratégie olympique de l’Administration générale du sport et à l’Association Equestre Chinoise. »

Cette région du monde connait un développement spectaculaire des sports équestres depuis quelques années, et attire l’attention des professionnels des quatre coins du globe. Ingmar De Vos, le Président de la Fédération Equestre Internationale, avait établi que « les professionnels du monde prêtent attention à cette région, et l’engagement de la communauté équestre chinoise pour développer son sport est visible. »

Le soutient du CEID auprès des vingt meilleurs cavaliers chinois et leur présence sur les compétitions européennes ont attiré l’attention de la filière équestre internationale. Nayla Stössel, Présidente du Longines CSI de St Gall et membre du conseil de la Fédération Equestre Européenne ajoute : « Le soutien du CEID aux meilleurs cavaliers chinois pour leur permettre d’acquérir de l’expérience en Europe est un grand pas un avant pour eux sur la scène internationale. Cela révèle également le développement des sports équestres en Chine, et ouvre un nouveau chapitre sur la coopération entre les filières des sports équestres chinoises et européennes. »

Le CEID soutient l’Association Equestre de Chine (CEA) dans sa préparation pour les Jeux olympiques de Tokyo en 2020, et est l’organisateur unique du Longines China Tour, le circuit international officiel de saut d’obstacles de la CEA. Le circuit se tient dans des lieux différents chaque année depuis 2014. En 2018, l’étape pékinoise du circuit se tiendra au pied de la Grande Muraille, à Ju Yong Guan, du 14 au 16 septembre. La seconde étape du Longines China Tour se tiendra à Guangzhou du 30 novembre au 2 décembre.

Jessica Zhang, la directrice générale du CEID précise : « L’Europe est reconnue pour ses traditions, mais aussi pour sa place dans les sports équestres. Elle joue un rôle important dans les événements équestres mondiaux et les Jeux olympiques. Le CEID a décidé d’accompagner les meilleurs cavaliers chinois sur les compétitions européennes pour leur permettre d’apprendre, d’acquérir de l’expérience et de la partager. Nous pourrons davantage nous consacrer à leur entrainement et à leur préparation aux compétitions dans ces pays au développement des sports équestres plus qu’avancé. Toute cette démarche va nous aider à développer et promouvoir les sports équestres auprès de la jeunesse chinoise. »

Cette première étape de la ligue européenne du CEID à Kronenberg, aux Pays-Bas, a permis de lancer le circuit de la
meilleure des façons. Le terrain de concours est situé dans la province Limburg, proche des célèbres sites équestres d’Aix la Chapelle et Bois le Duc. Les organisateurs de cette compétition ont encouragé de nombreux cavaliers chinois à participer à cette première étape, leur offrant les meilleures conditions pour concourir, et renouvelleront leur coopération avec la Chine sur le long terme, notamment pour l’entrainement des cavaliers.

Depuis 2013, de plus en plus d’événements et compétitions équestres ont lieu en Chine, et la filière économique équestre chinoise connait un développement remarquable qui ne cesse d’accélérer. Il y a maintenant plus de mille cinq cent centre-équestres en Chine, et plus de trois millions de cavaliers et personnes sensibles à l’équitation selon les dernières statistiques.

Trois destinations d’exception et quatre étoiles

Trois sites fabuleux, trois étapes de trois jours et désormais quatre étoiles pour la neuvième édition du circuit Morocco Royal Tour qui se déroulera entre le 4 et le 21 octobre 2018 ! Créé en 2010 sur « Hautes Instructions de Sa Majesté Le Roi Mohammed VI » et présidé par le Prince Moulay Abdellah Alaoui, le MRT grandit d’année en année, confirmant ainsi sa place de compétition majeure du calendrier équestre mondial, sous l’égide de la Fédération Équestre Internationale (FEI).

Organisé par la Fédération Royale Marocaine des Sports Équestres, l’Association du Salon du Cheval d’El Jadida et la Garde Royale, le circuit marocain attire depuis quelques années déjà de grands noms de l’équitation mondiale, médaillés aux Jeux Olympiques, aux Jeux Équestres Mondiaux et dans leurs championnats continentaux : le champion olympique Philippe Rozier, les anciens n° 1 mondiaux Simon Delestre et Pius Schwizer, et d’autres cavaliers d’équipes nationales européennes comme le Suisse Alain Jufer ou le Belge Jérôme Guery, sans oublier la star marocaine, vainqueur en Grand Prix 5*, Abdelkebir Ouadar et d’autres encore participent régulièrement au « MRT ».

Le circuit 2018 proposeradeux CSI4*W, un CSIO4*W avec la Coupe des Nations marocaine et trois CSI1* comprenantdix-huitépreuves. Les épreuves 4* seront au nombre de vingt-sept, dont treize comptant pour le classement mondial FEI. La dotation globale de la série passe à 707 000 Euros (48.000 Euros pour les CSI 1* et 659.000 Euros pour les CSI 4*W et le CSIO 4*W).

Comme il est de tradition pour cet événement équestre de haut niveau, les épreuves de la neuvième édition se dérouleront durant trois week-ends successifs, dans trois villes marocaines: Tétouan, Rabat et El Jadida.

 

Chacune des trois étapes a son attrait particulier. Le circuit démarre à Tétouan, du 4 au 7 octobre, dans les superbes installations de la Garde Royale. Un site magnifique avec des installations « en dur » : tribunes majestueuses et écuries superbes décorée dans la plus pure tradition marocaine. En bordure de Méditerranée, Tétouan est une charmante cité balnéaire à découvrir. C’est à Tétouan que le Français Simon Delestre avait découvert le MRT l’an dernier : « J‘avais fait cette étape et celle d’El Jadida et cette année, je compte bien venir sur les trois. Ce sont vraiment de très beaux concours, très bien organisés. On y est formidablement reçu ». Cette première étape propose un CSI 1* et un 4*W comptant également pour la Coupe du monde de la ligue arabe.

 

A Rabat, du 11 au 14 octobre, nous sommes dans les installations de la Fédération Royale Marocaine des Sports Équestres, irréprochables sur le plan technique avec des épreuves en nocturne dont, cette année le Grand Prix 4*. L’épreuve phare sera la Coupe des Nations, programmée cette année le dimanche après-midi, où les grandes équipes européennes seront confrontées aux formations arabes, dont, bien sûr le Maroc. C’est sur cet aspect technique qu’insiste le Champion olympique Philippe Rozier : « Nous n’allons pas parler de l’accueil ici: les Marocains sont parfaits en la matière, on le sait. Ils n’ont rien à prouver sur le sujet. Ce que j’apprécie dans ces concours, c’est leur européanisation sur le plan technique: la qualité des sols, le choix des chefs de piste (cette année, ce sera à nouveau l’Italien Uliano Vezzani – ndr) et la qualité des écuries. Ces concours sont dignes des plus beaux trois et quatre étoiles français. C’était l’objectif qui avait été fixé lorsque les organisateurs m’avaient consulté et il est atteint. Le bien-être des chevaux est également un point sur lequel veille l’organisation. Les Européens auraient pu inquiets au cas où leurs chevaux venaient à avoir un pépin: ils ont été vite rassuré lorsqu’ils ont découvert la qualité et la modernité de la clinique vétérinaire de Rabat. Même le programme sportif est parfaitement pensé pour le bien-être des chevaux ». En dehors des compétitions, il faut apprécier la ville, capitale du Maroc, bâtie sur les rives du fleuve Bouregreg et de l’océan Atlantique. Elle regorge de centres d’intérêt, qui illustrent le patrimoine islamique, notamment la Kasbah des Oudayas. 

 

La dernière étape d’El Jadida, du 18 au 21 octobre, se courre en indoor et propose un programme sportif analogue à celui de Tétouan. Il permet également de découvrir le Salon du Cheval marocain, assurément le plus important du continent. Nous sommes toujours sur les rives de l’Atlantique et sa citadelle est un immanquable !

 

Trois raisons sportives et trois raisons touristiques de se rendre sur l’édition 2018 du Morocco Royal Tour, une série qui s’est désormais imposée dans le circuit international.

Le sport avant tout

Epreuves de vitesse, épreuves de puissance, Grand Prix… pendant deux week-ends consécutifs, la quatrième édition du Jumping International de Valence promet à ses spectateurs un programme riche en émotions sportives. Du 16 au 26 août, les meilleurs cavaliers du monde tout comme les champions de demain s’affronteront sur la superbe piste du Haras des Grillons, à Ratières, au cœur de la Drôme, pour une compétition du plus haut niveau mondial.

Le Jumping International de Valence fera une fois de plus la part belle au sport. Aux rênes de cette compétition d’exception :Sadri Fegaier le fondateur, entrepreneur et cavalier accompli, épaulé par Eleonora Ottaviani, directrice sportive. « C’est important pour moi de pouvoir toujours défendre le sport etla méritocratie sur les concours hippiques. C’est assez difficileaujourd’hui, mais c’est un point sur lequel l’équipe organisatrice et moi nous nous rejoignons. Selon moi, c’est le sport, mais aussi le bien-être du cheval qui doivent être placés en priorité sur une compétition internationale de cette envergure », précise celle qui est également directrice exécutive de l’International Riders Jumping Club, le « syndicat » des cavaliers de haut niveau.

Etape désormais incontournable du circuit international de saut d’obstacles, le Jumping International de Valence verra s’affronter les meilleurs cavaliers mondiaux tout comme les espoirs de demain sur pas moins de trente-huit épreuves réparties sur les deux week-ends de concours. Cette édition débutera du 16 au 19 août par un CSI4* et un CSI2*, puis du 23 au 26 août, un deuxième CSI2*, un CSIU25 (réservé aux moins de 25 ans) et un CSI5*, le plus haut niveau de compétition. Les deux week-ends se clôtureront en beauté sur le Grand Prix Axeria/SFAM du CSI4* doté à 100000€ le dimanche 19 août, et, point d’orgue de l’événement : le Grand Prix Axeria/SFAM du CSI5* le dimanche 26 août, doté à 300000€, qui récompensera le meilleur cavalier et la plus belle performance du concours.

Pendant deux semaines, les épreuves de niveau amateur (2*) et professionnel (4* et 5*) s’enchaîneront en journée comme en soirée, avec des obstacles culminant jusqu’à 1,60m. Les temps forts à ne pas manquer seront notamment l’épreuve de puissance du samedi soir et les Grands Prix des deux dimanches. Le niveau des compétitions internationales allant de une à cinq étoiles, le Jumping International de Valence s’impose comme l’un des concours les plus prestigieux du circuit européen et promet d’offrir une superbe vitrine des sports équestres aux quelques 25000 spectateurs attendus.

Dernière ligne droite avant les Jeux Equestres Mondiaux de Tryon (USA) en septembre, le Jumping International de Valence est un concours novateur disposant d’installations modernes et confortables qui garantissent aux cavaliers et chevaux les meilleures conditions pour exercer leur discipline. Plébiscité par les plus grands champions internationaux, le plateau de cette quatrième édition promet d’être exceptionnel : 243 cavaliers de vingt-cinq nations différentes feront le déplacement cet été jusqu’à Ratières.

Dédié au Grand Public, l’événement est accessible gratuitement pour permettre à tous, connaisseurs, néophytes, familles ou simples curieux, de plonger dans l’univers de ce sport équestre dans une ambiance conviviale. En parallèle du show spectaculaire, les promeneurs pourront déambuler dans le Village Exposants qui vivra au rythme d’animations pour petits et grands et mettra à l’honneur l’art de vivre drômois autour de producteurs et d’artisans locaux. Les personnes à mobilité réduite pourront accéder gratuitement à l’espace VIP Serena situé en bord de piste.

Premiers échanges de maillets samedi 4 août à Deauville !

Deauville est définitivement l’une des plus importantes cités du cheval en France : courses, ventes, jumping, dressage et polo remplissent tout au long de l’année un riche calendrier équestre. Mais Deauville est avant tout une station balnéaire, un lieu de détente et d’accueil. C’est dans cet esprit que les organisateurs du Deauville International Polo Club ont redonné des couleurs à ce prestigieux tournoi. L’édition 2018 de la Barrière Deauville Polo Cup se déroulera du 4 au 26 août prochain.

Le polo est une tradition à Deauville. On y « tapait » déjà la balle au coeur de l’hippodrome à la fin du XIXe siècle quand le polo fit son apparition en Europe, importé des Indes par les Anglais. Le Polo à Deauville vit le jour en 1907.
C’est en 1950 qu’il prend véritablement son envol avec la création de la Coupe d’Or par François André, fondateur du Groupe Barrière. Un tournoi convoité par tous les grands joueurs et capitaines de ce sport. Tous les champions de légende ont défilé et ont souvent gagné, à Deauville : Adolfo Cambiaso (n°1 mondial), les familles Heguy et Pieres, les Merlos, les Gracida etc.

La saison de polo 2018 n’échappera pas à la tradition avec notamment cinq têtes d’affiche argentines annoncées dans les différentes équipes : les handicaps 7 Juan Ruiz Guiñazu et Joaquim Pitaluga, ainsi que les handicaps 8 Francisco Elizade et Francisco ‘Pancho’Bensadon. Chez les femmes, la Ladies Polo Cup accueillera cette année la meilleure joueuse du monde : Lia Salvo, handicap 9 féminin. Cinq joueurs et joueuses qui ont joué ou jouent l’Open d’Argentine, « el mejor polo del mondo », qu’il soit mixte ou féminin. Côté français, le handicap 6 Pierre Henri N’Goumou – un des deux meilleurs joueurs français – sera de la partie après avoir remporté le trophée Bourbon (10/12 goals) à Chantilly en juin dernier.

 

Au programme en 2018 :

Sous la présidence de Jean-Edouard Mazery, dont l’équipe soigne particulièrement la convivialité sans pour autant négliger la qualité sportive de l’événement, le Deauville Int. Polo Club s’est forgé une bonne réputation au-delà de nos frontières. Ainsi, les Coupes d’Argent et d’Or accueilleront respectivement trois et cinq équipes dès le 4 août pour le lancement de la Coupe d’Argent pour se terminer le 26 août avec la finale de la Coupe d’Or.

Parallèlement à ces prestigieux tournois, d’autres rendez-vous sportifs sont donnés avec la Ladies Polo Cup (le polo féminin à nouveau à l’honneur du 8 au 11 août) et la Coupe du Bronze (6/8 goals, du 13 au 24 août), sans oublier les démonstrations de Kids Polo en ouverture des finales des Coupes d’Argent et d’Or pour découvrir les futurs champions de demain !

Au-delà de l’herbe… trois dates de Beach Polo où le polo se rapprochera des vacanciers seront au programme avec des matchs commentés à marée basse. D’ailleurs, tous les matchs de la saison seront commentés pour une meilleure compréhension par le grand public qui, à Deauville, est gratuitement accueilli en semaine.

Toujours dans cette démarche de se rapprocher du public, deux défilés des équipes auront lieu dans les rues de Deauville, le 11 août, jour de la finale de la Deauville Ladies Polo Cup et le 25 août, veille de la finale de la Coupe d’Or.

Des milliers de spectateurs viennent ainsi chaque année découvrir le polo et encourager les joueurs. Le polo, c’est également la fête. Elle sera quotidienne autour des terrains de l’hippodrome de la Touques où le public est attendu aux remises des prix autour du bar du village du polo pour partager avec ces grands champions qui ne rechignent jamais pour un selfie ! D’autres surprises viendront ponctuer ces quatre semaines de célébration deauvillaise du plus ancien des sports d’équipe.

Marcus Ehning, définitivement dans la légende !

Remporter deux fois le Grand Prix Rolex d’Aix-la-Chapelle, c’est entrer dans la légende du saut d’obstacles. C’est la fabuleuse histoire qui est arrivée aujourd’hui à Marcus Ehning, devant son public, dans un stade plein à craquer (40 000 spectateurs) au terme d’une semaine qui aura battu tous les records d’un point de vue fréquentation : pour la première fois dans l’histoire du CHIO, l’accès au cross a dû être fermé car le parcours était saturé de public ! 362 000 personnes ont assisté à ces dix journées de compétition : « C’est fou », s’étonnait lui-même le directeur du Festival mondial des sports équestres, Frank Kempermann.

Mais il n’y a pas que ce public extraordinaire qui confère cette dimension supplémentaire à ce Grand Prix Rolex. On parle ici d’une épreuve que chaque cavalier rêve de gagner au moins une fois dans sa vie en contemplant en entrée de piste ce fameux tableau où sont affichés les noms des vainqueurs depuis 1927, et voudrait y voir le sien ajouté à cette liste prestigieuse. Il y a cette dotation exceptionnelle d’un million d’euros à laquelle s’ajoutent éventuellement les possibilités de bonus du Rolex Grand Slam of Showjumping pour ceux qui auraient déjà gagné – ou gagneront – à Calgary, Genève ou Bois-le-Duc. Enfin, ce Grand Prix Rolex d’Aix-la-Chapelle a vraiment la saveur et la difficulté d’un championnat. Pour y « rentrer », si l’on n’est pas médaillé ou vainqueur d’un précédent Grand Prix de CSIO, il faut se battre tout au long de la semaine pour figurer parmi les 40 élus. Un parcours d’où seul, parmi les cinq Français présents, Kevin Staut a pu se sortir grâce à une seconde place de Rêveur de Hurtebise dans le Grand Prix de Nordrhein-Westphalen le vendredi. Hélas, la performance de Silver Deux de Virton dans ce Grand Prix Rolex fut quelque peu décevante, le cheval renâclant sur le célèbre double de bidets. Il faudra encore quelques temps avant de trouver un successeur à Marcel Rozier, toujours le seul Français dont le nom apparaît sur ce fameux tableau qui immortalise à jamais les grands de ce sport. Mais 1971… le temps commence à être long.

Autre spécificité de ce Grand Prix Rolex, son format en deux manches : les 18 meilleurs de la première se qualifiant pour la seconde. Pour y parvenir, il ne fallait pas faire plus de 4 points et rapidement pour se trouver une place derrière les 11 sans faute de la première manche. Une série ouverte par un ancien vainqueur de ce Grand Prix Rolex (2016), l’Allemand Philipp Weishaupt et LB Convall avec un peu chance de son côté car Convall percutait assez fort l’avant-dernier oxer… dont seul l’élément inférieur tomba au sol ! De cette première vague de onze sans-faute allait sortir un deuxième petit groupe de cinq doubles sans-faute. Ceux qui allaient en découdre pour cette victoire de prestige : l’Irlandais Darragh Kenny (Babalou 41), le Brésilien Pedro Veniss (Quabri de l’Ile), l’Allemand Marcus Ehning (Prêt à Tout), le Suisse Steve Guerdat (Bianca) et, seule femme dans le débat, Luciana Diniz, pour le Portugal avec la balle de caoutchouc Fit For Fun en dernière position sur la grille de départ.

Kenny et Babalou s’écroulaient : trois barres. Le podium s’éloignait. Premier des deux Selle Français de ce barrage, le sublime Quabri de l’Ile (Pedro Veniss) prenait une option avec un sans-faute parfait et visiblement plutôt rapide (41″62) … Mais, porté par son public, Marcus Ehning reprenait aussitôt le commandement avec l’autre Selle Français du barrage, (complètement) Prêt à Tout (propriété de Ruth Krech, membre du Jumping Owners Club )… même à une victoire (38″34) : ce qui appelle « exploser le chronomètre » : L’espoir allemand grandit avec les deux fautes de Bianca et Steve Guerdat. Restait Luciana Diniz et Fit For Fun. Une situation que la Portugaise a souvent connu, en 2011 ici même, ou encore l’an dernier à Calgary : un rêve qui s’est toujours envolé sur le dernier obstacle : « Trois fois, j’ai été deuxième d’un Grand Prix du Grand Chelem, je pense y arriver un jour ». Ce sera pour autre fois même si cette fois-ci, Diniz signait enfin un troisième sans-faute, mais dans un temps insuffisant (40″96) : « J’ai voulu prendre le même tracé que Marcus, mais c’était impossible, Fit For Fun reste une jument extraordinaire et je la remercie de me retrouver ainsi à côté d’un tel champion ». Après une troisième victoire consécutive en Coupe des Nations jeudi, rien ne pouvait arrêter la détermination de Marcus Ehning aujourd’hui signant, après 2006 avec Küchengirl, cette rare deuxième victoire personnelle dans ce mythique Grand Prix Rolex : « Finalement, je ne me sens pas si mal à Aix-la-Chapelle. Sérieusement, c’est définitivement le plus grand concours au monde et je ne vous raconte pas le bonheur d’avoir gagné le Grand Prix avec Prêt à Tout qui maîtrisait vraiment son sujet aujourd’hui ». En course pour le Rolex Grand Slam of Showjumping, le champion allemand va devoir désormais réviser sa feuille de route car Spruce Meadows ne faisait pas partir de ses projets initiaux.

 

Le bilan français : le meilleur… photographe !

Au-delà de la seconde place de Kevin Staut et Rêveur de Hurtebise dans le Grand Prix de Nordrhein-Westphalen, et, bien sûr, de la victoire du Selle Français Prêt à Tout dans le Grand Prix Rolex, on retiendra la victoire de Mathieu Billot et Shiva d’Amaury dans l’épreuve d’ouverture Stavag. C’est toujours un grand moment de gagner à Aix-la-Chapelle, ne serait-ce qu’une « petite » épreuve, surtout pour une première apparition dans ce stade. Autre victoire française, celle du meneur Benjamin Aillaud dans le ludique « triathlon » complet-jumping-attelage : avec un coéquipier pour lequel il ne pouvait que livrer une prestation parfaite, un certain Michael Jung. Ceci dit, les progrès du meneur français, huitième en individuel, ont été remarqués cette semaine à Aachen où la France prenait la quatrième place du classement par équipe avec également Thibault Coudry et Sébastien Mourier. Très beau résultat pour le complet français, deuxième du CICO3* par équipe avec Karim Lahoug, Cédric Lyard, Thibaut Valette et Thibault Fournier. Enfin, autre succès français, celui du photographe Eric Knoll (Images’Inn Photographies), lauréat de la Silver Camera, un concours mettant en compétition tous les photographes du monde, pour un grand angle réalisé au Grand Palais.

Et à la fin… c’est l’Allemagne qui gagne !

La mythique Coupe des Nations Mercedes-Benz du CHIO d’Aix la Chapelle vient de voir une nouvelle fois l’équipe allemande sacrée championne sur son propre territoire. Avec un parcours pensé « cheval » par le chef de piste Frank Rothenberger, la première manche n’a posé que peu de problèmes à la majorité des cavaliers qui ont pris le départ dans cette épreuve. La seconde manche, quant à elle, toujours sur le même parcours, a laissé la pression portée par les cavaliers redessiner le classement.

A l’issue de la première manche, c’étaient deux équipes,la Suisse et les Pays-Bas, qui étaient au coude à coude à la première place avec un score vierge. L’Allemagne se tenait en embuscade à la quatrième place, avec seulement quatre points, juste derrière la Belgique (1 point). Les deux nations en tête se sont effondrées en seconde manche. Les Pays-Bas terminant la compétition avec un total de 9 points, et la Suisse de 12, ce qui les porte respectivement à la troisième et à la quatrième place.L’équipe Belge, elle non plus, n’a pas réussi à relever le défi de cette seconde manche, bouclant celle-ci avec 17 points et descendant à la sixième place. L’équipe allemande a tenu bon avec trois parcours sans faute sur 4, signés par Simone Blum et DSP Alice, Laura Klaphake et Catch Me If You Can, ainsi que Marcus Ehning et Prêt à Tout. Les deux nouveaux visages de cette mannschaft ont tout sauf démérité, signant ce soir de très beaux parcours devant leur public.

Côté tricolore, la première manche fut difficile. Kevin Staut et Silver Deux de Virton*HDC ont mis une barre à terre, tout comme Nicolas Delmotte et Ilex VP, tandis que Mathieu Billot et Quel Filou 13 ainsi qu’Olivier Robert et Eros sortaient de piste avec huit points, portant la France à 16 points au total, et donc à la dernière place à l’issue de cette première étape. En seconde manche, les bleus ont réussi à redresser la barre avec un beau sans-faute de Kevin Staut en ouverture. Nicolas Delmotte réalisait un tour avec le même nombre de point qu’au parcours précédent, tandis que Mathieu Billot finissait sans pénalité aux obstacles, mais avec un point de temps dépassé. Pas de changement de score pour Olivier Robert, qui bouclait son second parcours avec 8 points. Avec ses 5 points en seconde manche, et son total de 21 points, l’équipe de France termine à l’avant dernière place de cette Coupe des Nations Mercedes-Benz.

La semaine de compétition d’Aix-la-Chapelle est encore loin d’être terminée, avec de très belles épreuves à venir, notamment le Grand Prix Rolex qui aura lieu dimanche après-midi.

Master Del Monte : Victoire colombienne pour terminer et un bilan positif

Au-delà du sport et de la belle victoire du Colombien Carlos Lopez dans l’ultime épreuve de l’édition 2018, le Master Del Monte, le Jumping de Chantilly a remporté cette année un pari : celui du renouveau avec l’arrivée d’un nouveau directeur sportif, Thierry Rozier, et la refonte totale de l’agencement du site. Une réussite parfaite car, à en croire les premiers intéressés eux-mêmes, Chantilly est l’une des plus belles haltes du circuit international.

Grâce à Gérard Manzinali et à sa formidable équipe, la «petite» ville de Chantilly a une grande place sur la carte du saut d’obstacles mondial: une large contribution à l’appellation de «Capitale mondiale» du cheval avec ses 3500 chevaux en résidence permanente, des compétitions de top niveau dans plusieurs disciplines, courses, polo, endurance et bien sûr ce jumping dans le plus beau cadre du monde. Ce qui a frappé cette année, c’est la restructuration du site lui conférant une nouvelle dimension: « Après huit ans à avoir reconduit le même concept, nous avons choisi le renouveau cette année, explique le créateur et président du Jumping, Gérard Manzinali. Nous avons complètement modifié le village des exposants, nous avons construit un paddock en sable (piste d’échauffement), nous avons recruté Thierry Rozier en tant que directeur sportif qui nous a apporté des idées novatrices tout en étant au fait des préoccupations des cavaliers puisqu’il l’est lui-même. C’est une très belle édition, le public répond toujours présent, quelles que soient les conditions. Il s’agit dela neuvième édition du Longines Global Champions Tour de Chantilly, qui est certainement la plus petite ville du circuit. Et c’est assurément plus difficile d’organiser une événement d’une telle envergure dans une petite ville… nous sommes un peu le petit village gaulois du Global»!

Et à la tête du village gaulois, un nouvel Astérix: Thierry Rozier qui a su apporter ce vent de fraicheur et de renouveau. Une première expérience gérée avec bonheur mais avec beaucoup de sueur: «Je ne savais pas que cela serait aussi dur: les cavaliers m’avaient prévenu: « tu es fou ». Mais maintenant, je sais que j’ai les épaules assez larges pour supporter une telle responsabilité. Surtout lorsque les retours sont positifs, à commencer par ceux des cavaliers eux-mêmes qui sont tous venus me féliciter. La qualité de la piste a été extraordinaire, grâce au travail d’entretien de France Galop dont son directeur, Mathieu Vincent est une personne vraiment attentionnée à l’image de son équipe. Il a notamment ouvert la piste fibrée aux cavaliers qui ont apprécié ainsi cet espace supplémentaire pour travailler les chevaux venant s’ajouter au nouveau paddock de détente en sable. Parmi les encouragements, j’ai apprécié ceux de Jean-Maurice Bonneau, mon prédécesseur, qui était malgré tout présent tous les jours saluant mes initiatives… Mais que c’était épuisant: je n’ai qu’une seule nuit pour récupérer avant de réendosser mon costume de cavalier et partir à Aix-la-Chapelle» … où son père Marcel, reste à ce jour le seul vainqueur français du Grand Prix, en 1971. Et si le directeur sportif de Chantilly devenait dimanche prochain le premier successeur de son père?

C’est cette conjonction de personnes motivées par la beauté de ce sport, et qui ont cette quasi obsession de le rendre plus beau encore, sachant exploiter ce cadre unique, qui le sublime comme ce fut encore le cas avec le Master Del Monte, une épreuve de type Grand Prix avec un barrage. Une fois de plus, le designer italien Uliano Vezzani nous a régalé (il adore la piste) avec une première manche d’où, sur les 36 partants, dix couples se sont qualifiés pour le barrage gagné par le Colombien Carlos Lopez et son cheval français Ulhane de Condé. Une épreuve où l’on a retrouvé Pénélope Leprévost, cinquième de ce barrage avec l’un de ses nouveaux chevaux Valdelamadre Clooney appartenant à l’ancien champion du monde belge Jos Lansink. Et après ? Après, tout le monde a filé devant son écran pour un autre championnat du monde…

Et à la fin, c’est la Belgique qui gagne !

La Global Champions League (qui se courre par équipes) associée au Longines Global Champions Tour Grand Prix (titre individuel) constituent un véritable Championnat en plusieurs épisodes et les Champions du jour se nomment les London Knights, pour l’équipe anglo-belge constituée de Ben Maher et Nicola Philippaerts, et ce dernier qui double la mise en individuel. La Belgique et l’Angleterre étaient bien les deux nations du jour, mais à la fin, comme aurait pu dire Gary Lineker, c’est la Belgique qui aura eu le dernier mot.

Une compétition qui débute par une épreuve par équipes débouchant sur une épreuve individuelle : c’est exactement le même scénario que celui des grands championnats. C’est ce que propose le circuit Global Champion dix-huit fois dans l’année, de Miami à Shanghai, en passant par Mexico et… Chantilly. La cité princière, avec son cadre exceptionnel, en est l’une des plus belles étapes et, avec son public, nombreux, passionné et qui aura bravé la canicule, le site confère encore plus à ces épreuve cette dimension de « championnat ». L’histoire s’écrit sur deux jours. Hier, le Champion olympique 2012, l’Anglais Ben Maher associé au Belge Nicola Philippaerts, sous les couleurs des London Knights, avaient pris la direction des opérations, talonnés par les Valkenswaard United. Lorsque les deux équipes se sont présentées en piste, elles possédaient une marge confortable de deux barres. Allait alors s’engager un jeu où la pression allait jouer son rôle. Cette pression, c’est d’abord l’Italien Alberto Zorzi (Valkenswaard United) qui allait la mettre. Peut-être d’abord sur son coéquipier, en assurant un sans-faute, certes, mais dans un temps loin de ceux des parcours les plus rapides de l’après-midi, obligeant son coéquipier Marcus Ehning à « passer la cinquième » de Cornado NRW qui allait réaliser le parcours le plus rapide de l’épreuve, mais avec une faute. Les London Knights n’avaient plus qu’à assurer deux sans-faute, mais plus facile à écrire qu’à faire : H&M Chilli Willi faisait lui aussi tomber une barre et Nico Philippaerts confiait les clés du camion à Ben Maher avec une seule option : signer un sans-faute le plus rapide possible. Mission dont l’Anglais, particulièrement en forme en ce moment, s’acquitta à la perfection : l’homme est solide et Winning Good, son cheval, consistant. « Les équipes sont vraiment très fortes, c’est à chaque fois une rude bataille et je ne peux qu’être très content de ce résultat », se réjouissait l’Anglais. L’homme est solide et Winning Good, son cheval, consistant. Les London Knights consolident ainsi leur leadership en tête du classement général du circuit en remportant la Global Champions League du Jumping International de Chantilly.

 

Longines Global Champions Tour Grand Prix of Chantilly: Nicola Philippaerts signe le doublé.

 

Remporter la Global Champions League et le Longines Global Champions Tour Grand Prix dans la même journée, c’est une performance rare. Le n°1 mondial Harrie Smolders l’avait fait l’an dernier à Chantilly, et le Belge Nicola Philippaerts l’a imité au terme d’un barrage qu’il a pratiquement écrasé d’entrée, dans la plus grande sérénité, toujours avec H&M ChilliWilli. Parti en seconde position, son temps de 37’26 allait s’avérer suffisant pour battre notamment l’Allemand Daniel Deusser de… 4 centièmes: «Une deuxième place dont, honnêtement, je n’ai à me plaindre aujourd’hui». Le plus dangereux adversaire du Belge aurait pu être son coéquipier de l’épreuve précédente, l’Anglais Ben Maher, une seconde et demi plus rapide, mais au prix d’une faute: «Cette faute m’a vraiment coûté très cher, mais je suis vraiment heureux pour Nicola», lançait-il avec ce fairplay propre aux Britanniques. Sa cinquième place n’empêche pas pour autant l’Anglais de conserver la tête du classement général. Un classement où le héros du jour, NicolaPhilippaerts, déjà vainqueur à Cascais au Portugal le mois dernier, remonte au 5ème rang: «J’ai fait mon parcours sans chercher à exagérer la vitesse sauf à la fin où j’ai surtout tenter d’enlever quelques foulées avant le dernier obstacle. En fait, je crois que je suis allé vraiment très vite sur ce dernier obstacle! Voilà, parfois on vit ce genre de journée où tout vous sourit. Pour l’instant, tout se passe pour le mieux et j’espère que cette bonne série va se poursuivre».

Les amateurs de ce magnifique sport auront droit à des prolongations après ce « Championnat global de Chantilly » car il reste une journée de compétitions avec notamment le Master Del Monte, autre Grand Prix avec barrage qui a été programmé de façon à ce que les spectateurs (très nombreux aujourd’hui puisque les 6000 places étaient pratiquement toutes occupée) ne manquent pas le coup d’envoi de l’autre grand événement sportif du week-end, un certain France-Croatie.

Les London Knights prennent les commandes

Épreuve par équipe en deux actes, la première manche de la Global Champions League de Chantilly a livré son verdict : victoire, mais qui reste provisoire, des London Knights, une équipe composée du Britannique Ben Maher et du jeune Belge Nicola Philippaerts. Mais rien n’est terminé.

Pour entériner cette victoire, Maher et Philippaerts vont devoir confirmer demain. Et rien n’est moins évident car pour cette première manche cantilienne, deux autres équipes: les Valkenswaard United (avec l’Italien Alberto Zorzi et l’Allemand Marcus Ehning) et les Miami Celtics (avec la fille du «boss», Jessica Springsteen – très performante aujourd’hui à Chantilly – et l’Irlandais Denis Lynch) sont également sorties de pistes sans la moindre faute au compteur et dans un temps très proche de celui des vainqueurs du jour. Une première bataille de titans à l’image de l’ensemble de cette saison puisque les deux équipes en tête à Chantilly ce soir ne sont autres que les deux équipes en tête du classement général de la Global Champions Leagueaprès dix étapes. Le dénouement demain s’annonce palpitant. Un jeu où la stratégie joue un premier rôle: «Nous n’avons pas pris les mêmes chevaux que la semaine dernière, expliquait Ben Maher. Nicola a assuré un premier sans faute avec H&M Chilly Willi et mon cheval, Winning Good, qui est naturellement plus rapide a fini le boulot nous assurant un bon chrono. Mais demain sera un autre jour avec un parcours plus difficile, plus gros et plus technique». «Les chevaux sont en bonne forme, renchérissait Nicola Philippaerts. Il nous suffira de bien les monter, mais pour gagner une telle épreuve, la chance jouera également un rôle».

Derrière le podium, il faut aller chercher jusqu’à la sixième place pour trouver le premier cavalier français, Julien Epaillard, qui, associé au Belge Jérôme Guery forme l’équipe des Monaco Aces tandis que l’équipe «locale», les Chantilly Pegasus, composée de Roger-Yves Bost et du Colombien Carlos Lopez, ne pointait qu’à la 13ème place avec 8 points.

C’est cette équipe qui sera mise à l’honneur demain en ouvrant l’après-midi avec une parade où les deux cavaliers seront présentés dans l’attelage que la Cantilienne Anne-Violaine Brisou présentera au Championnat du monde à un cheval dans quelques jours et précédé d’un véritable Pégase: la représentation aussi vivante qu’ailée de la statue de la Renommée qui repose sur le toit du dôme des Grandes écuries. Un tableau présenté par une écuyère du Musée du cheval.

La journée s’achèvera par un autre grand moment, le Longines Global Champions Tour de Chantilly, pour lequel seront qualifiés les 35 meilleurs cavaliers individuels des deux manches de la Global Champions League. A vrai dire, LE grand moment sportif du week-end. Si on fait exception d’un certain match de foot dimanche à 17H00 ! (Juste après le Master Del Monte !)

Tempête de Champions annoncée sur Chantilly

Vingt-trois cavaliers du Top 30 mondial. Voilà entre autres, la teneur de l’exceptionnel plateau du Jumping International de Chantilly qui se tiendra au cœur de l’hippodrome du 12 au 15 juillet prochain. Un spectacle sportif de haute volée entièrement gratuit !

Et bien sûr, en tête de ce Top 30, le n°1 mondial, le Néerlandais Harrie Smolders qui avait d’ailleurs commencé son ascension vers le sommet du monde du saut d’obstacles à Chantilly où il avait remporté l’an dernier le Grand Prix du Longines Global Champions Tour, après avoir également gagné l’épreuve par équipe de la Global Champions League. Visera-t-il un nouveau doublé cette année ?

Smolders ne sera pas vraiment esseulé, la concurrence sera rude à Chantilly. Nous retrouverons par exemple avec bonheur le Canadien champion olympique 2008, Eric Lamaze, cavalier emblématique du circuit international, mais également la cavalerie lourde allemande avec Ludger Beerbaum, le cavalier le plus médaillé de tous les temps, avec les compagnons de sa dernière médaille, le bronze olympique de Rio, Daniel Deusser, vainqueur de la Coupe du monde en 2014 et Marcus Ehning dont les parcours sont toujours un régal pour les yeux, ainsi que Christian Ahlmann.

Ludger Beerbaum a remporté vingt-et-une médailles, dont quatre en or olympiques : une légende. Mais il ne sera pas la seule légende de ce sport à Chantilly : eux-aussi multi médaillés, les frères anglais Whitaker, John et Michael seront réunis une fois de plus sur l’herbe de l’arène Meautry auprès de leurs coéquipiers de la jeune génération, Scott Brash, champion olympique par équipe en 2012… tout comme Ben Maher, qui pointe à la première place du classement général du Longines Global Champions Tour suite à l’étape parisienne. L’Australienne Edwina Tops- Alexander reste en embuscade pour récupérer sa place à la tête du circuit.

Difficile de mettre des noms en avant avec une telle liste de départ : ils sont tous exceptionnels… Evoquons peut- être les « filles de … » américaines. Celle de Michael Bloomberg, Georgina, qui s’est parfaitement intégrée parmi l’élite mondiale, sélectionnée plusieurs fois en Coupe des Nations dans son équipe nationale, tout comme Jessica Springsteen, la fille du « boss », Bruce Springsteen (souvent à Chantilly), qui compte déjà plusieurs victoires et classements à Chantilly ; plus « junior », la fille de Bill Gates, Jennifer, a décidé de mieux s’affirmer sur le circuit international en s’installant en Europe pendant un an, dans les écurie du n°1 mondial Harrie Smolders. Des « filles de… » qui se sont fait un prénom dans le sport !

Parlons aussi bien évidemment de nos Français, les champions olympiques Roger-Yves Bost, Kevin Staut et Philippe Rozier, dont le frère, Thierry, a repris en main la direction sportive du Jumping, sans oublier Simon Delestre et Julien Epaillard qui ont toujours à cœur d’offrir une victoire tricolore à leur public.Un public qui peut déjà venir se plonger dans l’ambiance et assister aux premières épreuves préparatoires dès le jeudi 12 juillet : tout le week-end, l’accès au site et aux immenses tribunes est gratuit. Deux pistes de compétitions (l’arène Meautry et l’amphithéâtre de verdure qui accueillera les épreuves deux étoiles avec, entre autres, l’acteur et homme de cheval Guillaume Canet) et un village shopping et une restauration particulièrement conviviale qui font la réputation de ce jumping hors normes.