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McLain Ward : un New-Yorkais à New York !

Fantastique victoire du New-Yorkais McLain Ward chez lui pour la première édition du Longines Masters de New York avec Clinta. Un scénario parfait pour ce Longines Grand Prix du continent américain, après l’Europe et l’Asie.

Pour triompher dans ce Longines Grand Prix, il fallait tout d’abord passer l’étape d’une première manche délicate. Beaucoup plus difficile que les quatorze sans-faute pouvaient le laisser supposer. Le chef de piste de la saison III des Longines Masters, Louis Konickx, avait disposé douze obstacles dont quinze efforts dans l’arène du NYCB LIVE. Les difficultés étaient partout. L’enchainement des deux combinaisons, le triple en n°10 et le double aux couleurs du Partenaire Titre et Chronométreur Officiel, Longines, douzième et dernière difficulté renforçait encore le challenge. Le tracé nécessitait une concentration de tous les instants. La toute nouvelle gagnante de la Coupe du monde Longines FEI, Beezie Madden, s’est par exemple laissée surprendre par la sortie du triple. Et pourtant, signe de leur extrême motivation, ce sont quatorze cavaliers qui se sont qualifiés pour le barrage de ce premier Longines Grand Prix de New York : cinq Américains, deux Français, deux Israéliens et un cavalier pour le Canada, la Grande-Bretagne, l’Italie, la Suède et les Pays-Bas.

Mais le héros du jour avait le profil parfait : McLain Ward vit et possède ses écuries à une heure au nord de New York, à Brewster exactement, où il a grandi et aujourd’hui, il était devant son public. Il semblait aborder ce Longines Grand Prix de New York avec sinon une certaine assurance, du moins une sérénité qu’il doit en grande partie à sa « nouvelle » jument, qui est arrivée d’Allemagne fin février, qu’il monte depuis un mois seulement et avec laquelle McLain avait toutefois déjà eu le temps de gagner une épreuve à 1m50 à Palm Beach ! « Je l’avais repérée à Aix-la-Chapelle l’an dernier, elle était montée par Philip Rüping. Je la voulais tellement, mais j’ai mis sept mois pour la négocier et j’ai pu enfin l’acheter en début d’année grâce à un groupe d’amis. Elle a 11 ans, je la connais peu, mais c’est une jument en qui j’ai pourtant confiance, elle est très rapide et surtout très respectueuse ». Une chose est certaine, c’est que le couple s’est formé rapidement. Ici, à New York, c’était son tout premier Grand Prix à 1m60.

La rapidité est donc la caractéristique de ce couple : Erynn Ballard, qui, comme lors du Longines Speed Challenge, s’était installée dans le fauteuil du vainqueur dès le début de l’épreuve, et le Champion d’Europe Peder Fredricson en ont fait les frais : « C’est formidable de gagner à New York. Plus jeune, j’avais gagné un Grand Prix au Madison Square Garden, j’en ai toujours gardé un grand souvenir, c’est une belle sensation de concourir et de gagner dans sa ville ». Cette magie New-Yorkaise a touché tout le monde, perdants et gagnants, Erynn Ballard, par exemple, la Canadienne qui a réalisé l’un des plus beaux week-ends sportif de sa carrière, vainqueur du Longines Speed Challenge et troisième de ce Longines Grand Prix : « New York m’a toujours réussi. J’avais toujours eu de bons résultats au Madison Square Garden également et je me suis toujours un peu sentie chez moi à New York ». Une fascination qui, bien sûr, habite et anime Christophe Ameeuw, le PDG d’EEM et Fondateur de la série Longines Masters : « C’est aujourd’hui la vingt-cinquième édition de nos Masters. Nous avons débuté à Bruxelles, puis nous sommes allés à Paris et à Hong Kong, où nous sommes toujours installés. Puis nous sommes passés par Los Angeles, mais lorsque j’ai créé cette série, je n’avais qu’un seul rêve : je regardais la carte du monde et je me disais que les trois villes où je voulais voir accueillis ces Longines Masters étaient Paris, Hong Kong et New York. Et aujourd’hui ce rêve est atteint. Il faisait partie de mon projet d’offrir le meilleur à ce sport pour qu’il nous offre à son tour le meilleur de lui-même. Le déroulement et le verdict de ce Longines Grand Prix de New York remporté par un New Yorkais est un exemple de ces grands moments que notre sport peut offrir ». La première fois également qu’un Américain gagne ce mythique Longines Grand Prix… « We ride the world ».

McLain Ward devient désormais le nouveau prétendant au Grand Slam Bonus d’un million d’euros proposé par EEM, pour trois victoires consécutives, à cheval sur deux saisons, dans son cas : New York (Saison III), puis Paris et Hong Kong (Saison IV).

 

Rendez-vous pour la saison 4 de la série Longines Masters :

Longines Masters de Paris : Grand Slam Européen – 29 novembre au 2 décembre 2018

Longines Masters de Hong Kong : Grand Slam Asiatique – 15 au 17 février 2019

Longines Masters de New York : Grand Slam Américain – 25 au 28 avril 2019

Le Super Grand Slam Bonus de 2.250.000 € sera alloué au cavalier qui réussira à remporter les trois Longines Grand Prix au cours d’une seule et même saison et dans l’ordre, à Paris, Hong Kong et New York

Riders Masters Cup : Les Riders Europe ont conquis l’Amérique 

Quel match ! Si les Riders Europe ont remporté à New York la seconde édition de la Riders Masters Cup, le grand vainqueur de cette soirée au NYCB LIVE, c’est bien le concept même de cette compétition, présentée et créée par EEM en collaboration avec la EEF (Fédération Equestre Européenne), qui a été exaltante de bout en bout, facilement compréhensible et qui a tenu en haleine les spectateurs à peine déçus de la défaite des leurs. Scénario de la soirée…

Les duels de la première manche, sur un barème A au chronomètre, donnaient un point à chaque vainqueur. Kévin Staut fut le premier à marquer face à McLain Ward. Un avantage qui allait se confirmer au fil de cette première série de cinq battles sur un parcours de 12 obstacles dont un triple. Seul Grégory Wathelet s’est fait surprendre par Beezie Madden, enfin par son étalon MJT Nevados S auteur d’une petite faute. Ainsi, les Riders Europe menaient 4 – 1 à la mi-temps, un avantage qui permettait au coach européen, Philippe Guerdat, de choisir trois des cinq adversaires de ses cavaliers pour la seconde manche au barème C où, cette fois-ci, chaque victoire donnait deux points. Tout pouvait être remis en question ! Guerdat choisissait de lancer son « U25 », le Belge Olivier Philippaerts en premier dans la bataille face à Laura Kraut, préférant sacrifier le cheval le moins rapide de son équipe : un choix qui permettait aux Riders USA de remonter à 3 – 4. Les choses se sont encore un peu plus compliquées pour les Riders Europe quand Ayade de Septon*HDC, un peu tendue par l’ambiance du NYCB LIVE, faisait tomber une barre : Kevin Staut perdait ainsi son duel et permettait à Beezie Madden de marquer deux autres points pour les Riders USA qui prenaient alors le commandement : 5 – 4. Une pression que Georgina Bloomberg augmentait en signant un très rapide sans-faute avec Paola : Grégory Wathelet n’avait pas d’autre choix que d’aller encore plus vite, ce qu’il paya de deux fautes : 7 – 4 pour les Riders USA qui pouvaient commencer à sentir le savoureux goût de la revanche. Mais dans ce sport, rien n’est jamais joué avant le dernier parcours. Il ne restait plus qu’une seule option pour les Riders Europe : remporter les deux derniers duels. Première partie du contrat remplie par le Champion d’Europe Peder Fredricson aux dépend de la « U 25 » des Riders USA, Adrienne Sternlicht qui s’est pourtant farouchement battue jusqu’au bout, menaçant le chrono du Suédois mais accrochant le dernier obstacle avec Pembroke.

7 – 6 ! La décision allait donc se faire sur le dernier duel entre un ancien et le futur n°1 mondial : McLain Ward et Harrie Smolders. Le scénario parfait ! L’Américain ouvrait le bal avec HH Gigi’S Girl. Un parcours qui semblait prudent, mais avec des virages courts et finalement le meilleur chrono jusqu’alors : 54″82. Le sort de l’Europe allait dépendre de la vitesse de Cas 2, le cheval d’Harrie Smolders. La vitesse, un art que maîtrise complètement le cavalier néerlandais qui a parfaitement supporté le poids de l’Europe qu’il avait sur les épaules : 52″91 !!! Quel spectacle et quel dénouement puisqu’il a fallu attendre ce dernier parcours pour connaître le résultat final : 8-7 pour les Riders Europe et deuxième victoire en deux matchs. La grande histoire de la Riders Masters Cup est bel et bien lancée et les Riders USA attendent déjà le Longines Masters de Paris avec impatience et parlaient déjà de revanche.

 

Les jeunes cavaliers dans le grand bain

Les U25 ont donc eu leur rôle dans cette Riders Masters Cup. En leur réservant une place dans chacune des équipes, EEM montre ici sa volonté et sa philosophie de donner aux nouvelles générations l’opportunité de booster leur accession au haut niveau. Avant ce choc des continents, un Grand Prix leur était même réservé. C’est une jeune cavalière du New Jersey, Catherine Wachtell, âgée de 23 ans et coachée par le cavalier international Todd Minikus qui remporte ce U25 Grand Prix EEM, Fondateur de la série Longines Masters à Paris, Hong Kong et New York.

Samantha Cohen, sa dauphine, une élève de la Championne olympique Laura Kraut. Samantha est encore junior puisqu’elle n’est âgée que de 17 ans. Deuxième avec Carmen, elle devance une autre Américaine, Samantha Wight, 20 ans, et 3ème avec Edison.

Une chance inouïe pour ces jeunes cavalières et cavaliers que d’évoluer dans un tel contexte international. « U 25 » également, le Français Edward Lewy, a pu quant à lui prendre part aux épreuves Masters One où il s’est distingué comme ce matin où il prenait, avec son cheval français de 13 ans, Rafale d’Hyvernière, la 3ème place de la MASTER ONE KINGSLAND remportée par Harrie Smolders… EEM, un accélérateur de talents !

On retrouvera Edward Lewy, mais également Adrienne Sternlicht, ou encore Olivier Philippaerts demain dans le Longines Grand Prix de New York à partir de 15H00. Un rendez-vous auquel le cavalier français Patrice Delaveau tient à être à l’heure avec Aquila*HDC car une deuxième victoire après celle dans le Longines Grand Prix de Hong Kong en février dernier le mettrait sur les rails du bonus Grand Slam avec un million d’euros en ligne de mire en cas d’une troisième victoire à Paris 2018. Mais ils sont 29 autres cavaliers à rêver d’inscrire le premier son nom au palmarès du Longines Masters de New York.

 

LAMBORGHINI MASTERS POWER, Puissance Six-Barres

Devin Ryan et Florida, les plus « hauts » du jour

Deuxième de la récente finale de la Coupe du monde Longines FEI, l’Américain Devin Ryan a montré samedi après-midi au Longines Masters de New York qu’il savait prendre de la hauteur. Venu en voisin du New-Jersey, il remporte l’épreuve des Six-Barres LAMBORGHINI MASTERS POWER avec Florida, une jument qui a montré… qu’elle en avait « sous le capot » puisqu’elle a été la seule à se sortir sans-faute du troisième barrage où la dernière barre culminait à 1m80.

Longines Speed Challenge de New York : La vitesse au féminin !

Trois femmes sur le podium, cela ne s’était jamais vu dans l’histoire du LONGINES SPEED CHALLENGE. Depuis 2010, année de création de l’épreuve par EEM, et 17 éditions, une seule femme avait réussi à l’emporter, Jane Richard Philips, cavalière Ambassadrice de l’Elégance Longines, Partenaire Titre et Chronométreur Officiel de la série Longines Masters. C’était déjà aux Etats-Unis, pour la première édition américaine d’un Longines Masters, en 2014, à Los Angeles. Depuis, ce « championnat du monde de vitesse » était resté une affaire exclusivement masculine. Et c’est d’ailleurs parmi les anciens vainqueurs de l’épreuve que l’on recherchait le favori : Philippe Rozier (2011 à Paris), Kevin Staut (2014 à Hong Kong et 2016 à Paris) ou encore Grégory Wathelet (2015 à Paris). Mais ils ont trouvé plus « fortes » qu’eux.

Les Américaines Kristen Vanderveen (n°1/25), Brianne Goutal-Marteau (n°7) et la Canadienne Erynn Ballard (n°8) se sont approprié le podium dès le début de l’épreuve, non pas grâce à des parcours sans faute (deux barres pour Kristen, une pour Erynn), mais tellement rapides. Au point que l’héroïne de la soirée, Erynn Ballard, a signé, barre comprise, le meilleur temps des trois étapes de Paris, Hong Kong et New York : « Je ne pouvais rêver mieux, se réjouissait celle dont c’est la première participation à un Longines Masters. J’avais tellement envie de monter dans cette arène ce soir, devant ce public qui, finalement, m’a autant encouragée que les Américains. Dès que l’on entre en piste, on a des frissons ».

Évidemment, une victoire dans l’épreuve « la plus rapide du monde », n’est pas possible sans un cheval extraordinaire et c’est le cas de son étalon belge de 13 ans, Fantast : « La différence, c’est mon cheval qui l’a faite avec sa vitesse naturelle. Ses jambes sont rapides sur les sauts, il a une grande foulée et peut tourner très rapidement. Des qualités qu’il a déployées du début à la fin du parcours et cela a été la clé de cette victoire ».

Mais finalement, seule la Franco-américaine Brianne Goutal-Marteau aura signé l’unique sans faute de l’épreuve avec son fidèle hongre belge Fineman. Quand on vous dit que ces femmes furent parfaites !

Première à partir avec Bull Run’s Faustino de Tili, avec deux barres à l’arrivée, Kristen Vanderveen ne pensait pas pouvoir rester sur l’un des trois immenses sièges du podium jusqu’à la fin. Mais c’est elle qui signait le meilleur temps (canon) de la soirée : 58″04. Seule Erynn Ballard est également descendu en dessous des 60 secondes : des femmes pressées !

Et c’est là toute la magie du LONGINES SPEED CHALLENGE. A chaque fois, à chaque étape un scénario différent : après les spectaculaires empoignades masculines de Paris et de Hong Kong, cette fois-ci, c’est la finesse féminine qui l’a emporté !

 

Autre fait marquant de l’édition New-Yorkaise des Longines Masters, la présence exceptionnelle de Kate Winslet, Ambassadrice de l’Elégance Longines, venue également représenter la fondation dont elle est co-fondatrice, Golden Hat – pour la cause de l’autisme. L’actrice multi-récompensée a pu découvrir la magie du « Show » Jumping !

Hublot Polo Gold Cup de Gstaad : Les quatre équipes sont connues

Quatre jours de grand sport et de belles festivités, quatre équipes hautement compétitives. Du 16 au 19 août prochains se tiendra la 23ème édition de la Hublot Polo Gold Cup sur le terrain de l’aérodrome de Gstaad. Le tournoi alpin de 14 goals, le plus haut niveau se jouant sur herbe en Suisse, s’annonce d’ores et déjà palpitant. Cette année, deux nouvelles formations se joindront à la fête.

La première sera celle de Faris Al Yabhouni, propriétaire et patron de Abu Dhabi Polo Team, qui enfilera à Gstaad les couleurs de l’équipe Clinique La Prairie, nouveau sponsor de l’événement. L’Émirien joue à haut niveau depuis plus de 10 ans et a connu une très bonne saison 2017/2018 : finaliste de la Gold Cup de Dubaï (tournoi de 18 goals) il avait auparavant remporté la Emirates Polo Cup et la H.H. President Of U.A.E Polo Cup. Des victoires qui positionnent déjà Faris Al Yabhouni comme un sérieux candidat sur ce terrain qu’il découvrira pour la première fois cet été.

L’autre nouvelle personnalité sera Marco Elser, président du Arquedotto Romano Polo Club. L’Italien saura lui aussi trouver ses marques sur le terrain de Gstaad, puisqu’il a déjà joué dans les quatre coins du monde : France et Espagne, mais aussi Shanghai, Singapour, États-Unis et bien d’autres encore. A Gstaad, Marco Elser jouera pour la team Gstaad Palace.

Fidèles amis et grands habitués de la Hublot Polo Gold Cup, les Suisses Piero Dilier et Andy Bihrer joueront en alternance sous les couleurs de l’horloger Hublot, sponsor titre de l’événement. L’autre Suisse désormais abonné à ce tournoi n’est autre que le tenant du titre, Cédric Schweri, qui enfilera une fois de plus le maillot de l’équipe Banque Eric Sturdza, qui lui avait porté chance l’année dernière. Après cinq essais non concluants, il avait enfin réussi à décrocher le trophée tant convoité et il fera certainement tout pour le conserver.

Le tournoi s’annonce donc une nouvelle fois très compétitif. Il débutera jeudi 16 août par les matchs de qualifications et se poursuivra samedi 18 août avec les demi-finales pour terminer en beauté dimanche 19 août avec la grande finale (ainsi que la finale subsidiaire). Le vendredi 17 août, les joueurs défileront dans les rues de Gstaad pour la célèbre parade avec fanfares et calèches. Le second point fort du week-end sera la soirée de Gala qui aura lieu le samedi soir. L’accès au village des exposant et aux matchs sera ouvert à tous.

Riders Masters Cup : Le grand duel

Philippe Guerdat et Robert Ridland annoncent leurs équipes pour le match retour de la Riders Masters Cup à New-York

 

New York, jeudi 26 avril – Deux semaines après la grande confrontation individuelle de la finale de la Coupe du monde Longines FEI à Paris, les États-Unis et l’Europe vont de nouveau s’opposer samedi prochain à New-York dans un duel, cette fois-ci par équipe, pour une compétition, la Riders Masters Cup, appelée à devenir un rendez-vous majeur, non seulement du circuit international de saut d’obstacles, mais également du sport mondial. Jeudi soir, les patrons des deux équipes, Philippe Guerdat (#Riders Europe) et Robert Ridland (#Riders USA), ont présenté leurs sélections finales pour ce deuxième choc par équipe de l’histoire entre les deux grandes puissances du jumping mondial.

 

La compétition est jeune, mais elle est promise à un grand avenir car elle s’inscrit dans une logique évidente : l’esprit collectif et la domination sur la scène mondiale des deux grands continents du saut d’obstacles qui donnent en général lieu à de grandes et épiques confrontations… individuelles.

Christophe Ameeuw et ses équipes d’EEM ont donné naissance à cette nouvelle compétition par équipe en collaboration avec la EEF (Fédération Equestre Européenne) et avec le soutien de Longines, Partenaire Fondateur. La Riders Masters Cup a été lancée à Paris en décembre dernier avec un premier match remporté par les #Riders Europe, mais surtout, comme le souligne Pierre Durand, l’Ambassadeur de cette Riders Masters Cup, remettait à la lumière l’esprit d’équipe dans ce sport individuel : « Ce défi continental réhabilite les épreuves par équipe à un moment où les Coupes des nations sont insuffisamment protégées et valorisées, souligne le médaillé d’or de Séoul. La Riders Masters Cup fait du bien car elle fait passer l’intérêt collectif avant celui de l’individuel. Elle apporte un esprit de partage, de solidarité, d’entraide. Elle scelle un pacte qui unit. Elle est tout simplement porteuse de belles valeurs qui transcendent ».

 

Des « un contre un » pour un résultat par équipe

Cette grande compétition est bien sûr appelée à grandir, et sur le modèle des épreuves par équipe de tennis comme la Coupe Davis ou la Fed Cup, elle a adopté un format de rencontres individuelles sur deux manches : « Le point fort est la notion de duels sur fond de défi, explique Pierre Durand. Dans les épreuves de plus en plus standardisées des programmes des concours internationaux, les cavaliers ne s’affrontent jamais vraiment en un contre un. Or, ce défi des continents repose sur des battles. Les capitaines d’équipe peuvent élaborer des stratégies, faire du coaching. On crée des face-à-face d’où sortent un gagnant et un perdant. Le public vibre davantage et peut clairement prendre parti ce qui électrise l’ambiance. Il y a de la tension, de l’exaltation. Peut-être même des encouragements excessifs ! On est pour l’un, contre l’autre. La saveur émotionnelle de la compétition s’en trouve considérablement enrichie ».

 

Deux « grosses » équipes

Après la nette domination des Etats-Unis lors de la récente finale de la Coupe du monde Longines FEI de Paris, où les USA comptaient trois cavaliers parmi les quatre premiers, Robert Ridland a de quoi être confiant et d’ailleurs, il a puisé sa sélection essentiellement parmi ceux qui ont brillé à Paris : Beezie Madden et McLain Ward (les deux derniers vainqueurs) qui joueront aux côtés de l’expérimentée championne olympique par équipe, Laura Kraut et la cavalière New Yorkaise, Georgina Bloomberg, avec la jeune Adrienne Sternlicht en U25 : « C’est une équipe forte, assure Ridland, très forte et cette fois-ci, nous devrions y arriver » … Ce que ne veut pas entendre Philippe Guerdat qui alignera pour sa part l’homme en forme du moment, le Néerlandais et n°2 mondial Harrie Smolders, le Champion olympique français Kevin Staut, le vice-champion olympique et Champion d’Europe suédois, Peder Fredricsson, le dernier vainqueur du Grand Prix d’Aix-La-Chapelle, le Belge Grégory Wathelet et un U25 de choc, le jeune Belge Olivier Philippaerts qui a déjà remporté des Grands Prix majeurs du calibre de celui de Calgary par exemple : « Une équipe qui compte bien conserver le trophée remporté à Paris », promet le coach des #Riders Europe. La bataille sera assurément âpre et passionnante. Quant à Pierre Durand, il ne sera pas à New York pour la suivre puisqu’il est resté à Paris pour la commenter depuis les studios de beIN Sports (dans la nuit de samedi à dimanche à 2h55 sur BeIN Sports 1, rediffusion le matin) !

… et également à suivre en direct sur EEM.TV (Samedi 28 avril : 20h55), en différé sur Eurosport (dimanche 29 avril à 10h) et en Amérique du Nord sur CBS en différé (dimanche 29 avril de 16h00 à 18h00, heure locale Côte est USA (ET).

Les cinq duels de la Riders Masters Cup New York 2018 :

 

#Riders Europe                   #Riders USA

Kevin Staut                            McLain Ward

Harrie Smolders                    Georgina Bloomberg

Peder Fredricsson                Laura Kraut

Grégory Wathelet                  Beezie Madden

U 25                Olivier Philippaerts                 Adrienne Sternlicht

Ces cavaliers sélectionnés pour la Riders Masters Cup, accueillie au sein du Longines Masters de New York, sont en forme puisque c’est l’Étasunien McLain Ward (HH Callas) qui remporte la première épreuve Masters One 5* devant l’Européen Olivier Philippaerts (Goofy van’T Laerhof), un cheval appartenant à son père Ludo. Un premier « duel » gagné par les Etats-Unis… un indice pour le choc de samedi ?

Le rideau du Longines Masters de New York s’est levé

Coup d’envoi du Longines Masters de New York, jeudi matin au NYCB LIVE, la magnifique arène de Long Island, qui accueille cette semaine les meilleurs cavaliers du monde pour cette grande première newyorkaise de la série Longines Masters… et pourtant la 25ème édition du concept « Masters », depuis son inauguration à Bruxelles en novembre 2004 par Christophe Ameeuw et ses équipes.

 

Les affaires sportives ont commencé avec les deux premières épreuves des Masters Three réservées aux amateurs. La première la Masters Three Free X Rein a été remportée par la belle-fille du sorcier Brésilien Nelson Pessoa, Alexa, qui restera à jamais la première cavalière de l’histoire à avoir gagné au Longines Masters de New York ! Elle était aux commandes de Little Rock, un jeune cheval belge de 7 ans. Alexa a visiblement appris de son mari, le champion du monde, champion olympique et triple-vainqueur de la Coupe du monde, Rodrigo Pessoa, son sens de la vitesse !

 

Summer Paulos, elle aussi, est allée très vite dans la seconde épreuve, le Masters Three Kastel Denmark, qu’elle remporte avec 8 petits centièmes d’avance avec son Balans RV, un hongre de 12 ans, devant sa compatriote étasunienne, Jennifer Kocher en selle sur Elion V, un étalon hollandais de 9 ans appartenant à son mari, le cavalier international, Andrew Kocher, que l’on a vu beaucoup en Europe cet hiver et qui évolue dans les Master One de ce Longines Masters de New York.

 

Masters Two 

La vitesse était la règle du jeu du Masters Two Grand Prix Magazine et il n’y a pas eu meilleur joueur que Alejandro Karolyi cet après-midi. Le Vénézuélien a mis le feu au NYCB Live, en se jouant à toute allure des difficultés mises en place par le chef de piste Néerlandais Louis Konickx. En 58″92 secondes, en selle sur Elliot, il remporte le Masters Two Grand Prix Magazine (à 1m45). Âgée de 17 ans, la jeune américaine Coco Faith et Huckleberry prennent la seconde place en 60″11 devant Samantha Wight (USA) et Edison 61″51.

 

Laura Bowery est assurément la cavalière qui aura mis le moins de temps pour se rendre à ce Longines Masters de New York… puisqu’elle vient de Long Island ! Laura s’est également montrée la plus rapide cet après-midi dans la Masters Two L.A. Saddlery, épreuve de vitesse à 1m35 qu’elle remporte avec sa jument hollandaise de 14 ans nommée Zerly. Le couple a dominé Jennifer Kocher (USA) et le vainqueur de la Coupe du monde 1984, le Québécois de New York Mario Deslauriers, respectivement 2ème et 3ème .

 

Masters One : McLain Ward affiche ses ambitions newyorkaises

C’est l’américain McLain Ward (HH Callas, une jument de 11 ans appartenant à Double H Farm) qui remporte la première épreuve Masters One Vestrum-Italy à 1m45m devant le Belge Olivier Philippaerts (Goofy van’T Laerhof), un cheval appartenant à son père Ludo, ancien et brillant cavalier de l’équipe belge. L’Anglaise Amanda Derbyshire (GBR) et Cornwall BH complètent le podium.

« Cette nouvelle étape est fabuleuse et cette arène est fantastique, se réjouissait le vainqueur de la Coupe du monde Longines FEI 2017». Mc Lain Ward est venu presqu’en voisin depuis ses écuries de Brewster à quelques kilomètres de la ville de New York, avec l’objectif de marquer les esprits dans une des épreuves phares de ce Longines Masters newyorkais : « Callas est ici pour faire une performance et j’espère que ce sera dans le Longines Speed Challenge vendredi soir. Elle est naturellement rapide, elle est capable de le faire ».

 

Demain, les choses sérieuses vont débuter avec cette première épreuve emblématique où McLain Ward va toutefois devoir affronter une solide concurrence : le Longines Speed Challenge va assurément emballer le public newyorkais ! (à 20H00 à New York et 2H00 du matin, samedi à Paris).

De L’Inde aux Opens de France

L’année 2018 s’annonce riche en événements  au Polo Club du Domaine de Chantilly. Le mois de mai marquera le retour de la saison sur herbe qui nous conduira aux Opens de France en septembre avec une place importante accordée aux femmes et la visite d’un maharadja.

Saison intense qui débute le 5 mai avec le premier grand tournoi de haut niveau rassemblant quelques uns des meilleurs professionnels du monde, français et argentins. Une série de trois tournois qui se prolongera jusqu’au 24 juin, jour de la finale de la Charity Cup pour la fondation Nobility for Abilty, une association parrainée par la princesse Diya Kumari de Jaipur, la mère du maharadja Padmanabh Singh. Ce dernier sera à cheval le 24 juin pour ce match de bienfaisance ; il a découvert le polo au cours de ses études en Angleterre où il a eu l’occasion de jouer aux côtés du futur roi, le prince Williams. Il sera donc au Polo Club du Domaine de Chantilly pour conclure la première partie de la saison. Cette journée sera dédiée à la femme puisque la cause principale de fondation Nobility for Abilty, est l’émancipation de la femme en Inde.

La femme est l’avenir du polo

Mais au Polo Club du Domaine de Chantilly les femmes, et surtout les joueuses, sont à l’honneur tout au long de l’année : le polo féminin s’est spectaculairement développé en France grâce au club avec notamment la création de tournois qui leurs sont réservés. Le premier en juillet (27 juin – 1er juillet) : la Ladies Cup en attendant l’Open de France féminin en septembre (11 au 16). Haut niveau masculin (ou plutôt mixte) en juillet également avec la Coupe Richard MILLE (14-16 goals ; 27 juin – 1er juillet).

La Triple-Couronne française

Après un passage à Deauville au mois d’août, et les deux premiers tournois de la Triple-Couronne française, le meilleur du polo de France revient à Chantilly pour la troisième étape, l’Open de France. En effet, les Coupes d’Argent  et d’Argent de Deauville et l’Open de France de Chantilly (14-16 goals) se sont unis pour ce grand défi du polo français… qui avait été relevé dès sa première année par l’équipe argentine de Cibao La Pampa.

Le meilleur du polo européen

L’Open de France (1er au 16 septembre) est l’apothéose sportive de la saison française de polo : deux semaines de compétitions intenses, les meilleurs chevaux, le plus haut niveau joué en Europe à cette période, des joueurs extraordinaires qui, à l’issue de ce grand rendez-vous, repartent en Argentine pour les plus grands tournois de la saison internationale.

De mai à septembre, le Polo Club du Domaine de Chantilly est définitivement the place to be pour ceux qui veulent suivre ou découvrir du grand polo.

 

 

L’élite mondiale du saut d’obstacles au rendez-vous pour la grande première du Longines Masters de New York

Les vainqueurs 2017 et 2018 de la Coupe du monde de saut d’obstacles Longines FEI, des médaillés olympiques et les jeunes talents de demain se retrouveront en compagnie de trois cavaliers du Top 5 mondial, du 26 au 29 avril prochain pour la première édition du Longines Masters de New York.

New York, NY– 17 avril 2018 – Tout est prêt pour accueillir l’élite mondiale du saut d’obstacles, au NYCB LIVE, Home of the Nassau Veterans Memorial Coliseum, à New York du 26 au 29 avril prochain, y compris les deux derniers vainqueurs américains de la Coupe du monde de saut d’obstacles Longines FEI. New York sera une première pour la prestigieuse série Longines Masters, et l’étape américaine devient le dernier opus de la trilogie, rejoignant ainsi Paris et Hong Kong avec quatre jours de compétitions envoûtantes réunissant les meilleurs chevaux et cavaliers du monde.

Dans la ville de tous les possibles, on retrouvera le meilleur du programme sportif de la série sur trois continents, avec le dernier chapitre du Longines Speed Challenge (vendredi soir), la spectaculaire Masters Power Six-Bar (samedi après-midi), et bien sûr le bouquet final tant attendu de ces quatre journées et de la saison III, le Longines Masters Grand Prix de New York, Grand Slam américain, dimanche après-midi.

Et ce n’est pas tout car à ce riche programme vient s’ajouter la Riders Masters Cup, la grande bataille entre les deux puissances mondiales du saut d’obstacles où les chefs d’équipe Robert Ridland et Philippe Guerdat aligneront le meilleur de la cavalerie des deux continents pour ces duels en deux manches entre les « Riders Europe » et les « Riders USA » pour une revanche du premier match parisien dominé par les Européens : ce sera le moment fort de la soirée du samedi.

« New York a toujours été un rêve pour nous et j’ai encore du mal à croire que cela devient une réalité », se réjouit le PDG d’EEM et Fondateur de la série Longines Masters Paris – Hong Kong – New York, Christophe Ameeuw, reconnu parmi les leaders du sport équestre international. « Nous sommes extrêmement touchés par l’accueil chaleureux que nous avons reçu à New York mais également par les partenaires qui nous suivent ici dans cette aventure, à commencer par Longines, Partenaire Titre et Chronométreur Officiel de la série, Automobili Lamborghini et Sam Edeleman, ainsi que de nouvelles marques prestigieuses comme Mark Cross, Douglas Elliman, Devialet, ainsi que l’ensemble de la communauté équestre. Nous mettrons en œuvre tout notre savoir-faire et proposerons comme le veut notre concept, le meilleur du saut d’obstacles, de l’art de vivre et du show … et nous avons mis la barre encore plus haute cette année » !

Dans l’arène de compétition, nous retrouverons les meilleures cravaches de l’équipe US à commencer par McLain Ward, n°8 mondial ou Beezie Madden, n°21 mondiale, tous deux originaires de l’État de New York State. Beezie Madden arrivera à New York auréolée de son toute récente victoire en finale de la Coupe du monde Longines FEI, où McLain Ward finissait 4ème. Ces deux cavaliers ont gagné ensemble deux médailles d’or et une médaille d’argent par équipe aux Jeux olympiques et ont donc gagné trois finales de Coupes du monde (Beezie l’avait déjà emporté en 2013 et McLain en 2017), mais aucun n’a encore remporté une étape Longines Masters, et il est clair que l’envie est forte de compléter leur palmarès en gravant leur nom sur le trophée de la prestigieuse série.  Le jeune Américain Devin Ryan, qui s’est emparé avec brio de la deuxième place de la finale Coupe du monde derrière Madden, s’alignera bien sûr au départ du Longines Masters de New York.

Les deux cavalières olympiques, Lauren Hough et Laura Kraut, que l’on a vu également aux Jeux Équestres Mondiaux et en finales de Coupe du monde, seront également à New York en selle sur leurs chevaux stars Ohlala et Confu. Et puis, last but not least, l’héroïne New Yorkaise, Georgina Bloomberg, sera bien sûr en piste. Ces piliers de l’équipe US seront rejoints par les jeunes talents de l’équitation américaine comme Jessica Springsteen, Kristen Vanderveen, Andrew Ramsay, Quentin Judge, Lucy Deslauriers (fille du plus jeune vainqueur de Coupe du monde de tous les temps, Mario Deslauriers), et  Adrienne Sternlicht.

Le n°2 mondial (et n°1 le mois prochain), le Néerlandais Harrie Smolders, mènera une impressionnante délégation de cavaliers européens à ce Longines Masters de New York. Le n°3 mondial et vice-champion olympique et d’Europe, le Suédois Peder Fredricson et le n°4 mondial, vainqueur du Top 10 de Genève 2017 et champion olympique par équipe, le Français Kevin Staut seront aux côtés de Smolders à New York. Ils seront accompagnés du vice-champion du monde en titre, le Français Patrice Delaveau, qui vient de remporter en février le Longines Grand Prix de Hong Kong et qui est en course pour le Grand Slam Bonus d’un millions d’euros s’il parvient à aligner trois victoires dans l’ordre et à cheval sur deux saisons Longines Masters, à Hong Kong, New York et Paris 2018, du champion olympique Philippe Rozier et du dernier vainqueur du mythique Grand Prix d’Aix-la-Chapelle, le Belge Gregory Wathelet qui avait remporté le Longines Grand Prix de Paris en 2016. Côté U25, le contingent européen sera complété par le nouvel espoir du saut d’obstacles français, Edward Levy et du Belge Olivier Philippaerts.

Cette catégorie 5* sera donc très riche en “événements dans l’événement” avec le Longines Speed Challenge, la Masters Power Six-Bar et le Longines Grand Prix de New York sans oublier le grand rendez-vous par équipe de la Riders Masters Cup le samedi 28 avril en soirée. Mais les anciens champions, la jeune génération ou encore les amateurs auront pour leur part l’opportunité de côtoyer les meilleurs mondiaux dans les mêmes conditions 5*, dans les Masters 2 et Masters 3 qui leur sont dédiés.  On y retrouvera d’ancienne gloires de la discipline comme le médaillé olympique Peter Wylde (USA) et le plus jeune vainqueur de la Coupe du monde FEI, c’était en 1984 à Göteborg alors qu’il n’avait que 19 ans, le Canadien Mario Deslauriers auxquels se joindront de futures stars comme Hannah Selleck (USA), Coco Fath (USA), Callie Seaman (USA), ou Daniel Coyle (IRL) en Masters 2.

Mais la compétition ne sera pas le seul sujet lors de ce Longines Masters de New York : le désormais célèbre Village Prestige offrira, avec une touche New Yorkaise, sa traditionnelle expérience immersive au cœur des Longines Masters, où se mêlent mode équestre, art, musique, fêtes, gastronomie et tellement plus encore.

Le Longines Masters de New York est la plus belle occasion “équestre” de voyager à New York et pour acheter vos billets, cliquez ici. Pour plus d’informations sur le Village Prestige du Longines Masters de New York 2018 et tout autre information sur l’événement, rendez-vous sur www.longinesmasters.com.

 

Finales Coupe du Monde FEI : Beezie Madden : et de deux !

L’AccorHotels Arena semble porter chance aux cavalières américaines. Trente et un ans après Katherine Burdsall et The Natural, à l’époque où ce lieu se nommait encore Palais Omnisport de Paris Bercy, c’est une autre cavalière des États-Unis qui a été sacrée vainqueur de la 40ème finale de la Coupe du monde Longines FEI.

Une compétition qu’elle aura finalement menée de bout en bout malgré la petite faute de Breitling LS au milieu de la seconde manche : « Là, cela m’a rendu un brin nerveuse, puis je me suis vite reconcentrée car je savais que je pouvais faire confiance à mon cheval ». Mais ces quatre points n’avaient plus rien de dramatique car le Suédois Henrik von Eckermann venait de faire la même chose… pour la raison inverse : « J’ai mis trop de pression à Mary Lou sur cet obstacle, je ne lui pas ai fait confiance alors qu’elle n’avait pas besoin de cela, elle est si bonne. Après, je me suis un peu décontracté et tout s’est bien passé. Quand je pense que je dois ma vocation à Ludger Beerbaum, que j’avais vu pour la première fois à Göteborg alors que j’avais 14 ans. Lui avait été premier alors et moi c’est la deuxième fois que je suis troisième » … Car le Suédois a dû en effet même céder la deuxième place qu’il tenait depuis vendredi à l’Américain Devin Ryan dont le cheval, le jeune Eddie Blue, âgé de 9 ans à peine, a été le seul de la semaine à ne pas avoir fait tomber la moindre barre : son point pour temps dépassé de la deuxième journée lui coûte ici très cher : « Mais je suis très fier de me retrouver pour la première fois sur un podium mondial, à côté de Beezie Madden qui est une cavalière que nous respectons tous, cela vaut une victoire. J’espère que ce résultat donnera envie à notre entraîneur national de penser à moi pour les sélections pour les Jeux équestres mondiaux de Tryon. »

Cette Coupe du monde Longines FEI donne lieu en général à une confrontation entre les États-Unis et l’Europe, cette fois, l’US Equestrian Team a clairement gagné le match avec trois cavaliers parmi les quatre premiers, les cavaliers européens occupant cinq autres places du Top 10 où l’on retrouve également un Colombien. On notera les belles remontées des deux anciens vainqueurs de l’épreuve, Daniel Deusser et Steve Guerdat, malheureux après la deuxième journée (15ème et 19ème) et qui finissent tous deux dans le Top 10 (8ème et 10ème). Ils ont été, avec Devin Ryan, les seuls à ne pas avoir fait tombé une seule barre de l’épreuve finale.

Moins de bonheur dans le camp français où seul Roger Yves Bost pouvait repartir en seconde manche après un beau sans-faute de Sangria du Coty. Une performance que la jument ne pouvait réitérer (9 points) et le meilleur Français concluait à la 13ème place du classement final.

Ce retour à l’AccorHotels Arena a été une réussite absolue, un pari tenu avec superbe par l’équipe de GL events Equestrian Sport. Les portes de cette Coupe du monde Longines FEI se referment pour l’été, laissant place à la saison en extérieur et rendez-vous en octobre pour la 41ème saison qui passera bien sûr par Lyon le week-end de la Toussaint, (made by GL events Equestrian Sport également) et Bordeaux en février pour se conclure cette fois-ci à nouveau à Göteborg (Suède, du 3 au 7 avril). L’histoire de ce magnifique et historique circuit n’est pas terminée.

 

Ils ont dit :

Beezie Maden (USA, 1ère: « Je suis ravie d’être rentrée dans le club très exclusif des doubles vainqueurs de la Finale Coupe du monde Longines FEI. Deux fois, c’est magnifique. Je suis très heureuse pour moi, mais aussi pour toute mon équipe, mon mari John et ma propriétaire qui est venu voir son cheval gagner. Nous sommes trois Américains dans le top 4, avec Devin et son cheval qui n’a que neuf ans, et McLain avec sa fidèle HH Azur. J’adore la Coupe du monde, j’adore ce format de compétition, c’est mon championnat annuel. C’était le premier championnat de mon cheval, je suis venue ici assez confiante, mais je n’étais pas sûre qu’il puisse être le meilleur du début jusqu’à la fin de la compétition. J’ai essayé Breitling quand il avait 7 ans chez Jeroen Dubbeldam et progressivement il a pris beaucoup de confiance. Ces deux dernières années, il a encore pris de l’expérience mais manquait de régularité et je ne pensais pas qu’il pourrait arriver aussi vite au top à ce niveau de compétition. Je me rends compte aujourd’hui à quel point il est performant et je sais maintenant qu’il est vraiment la relève de Simon et Cortes C ».

Devin Ryan (USA, 2ème) : « J’ai la chance d’avoir un cheval extrêmement respectueux. Ça a toujours été sa grande qualité, il a déjà été champion à 5 et 6 ans et à 7 ans il a remporté son premier Grand Prix. L’an passé mon objectif était clairement de me qualifier pour cette finale et j’ai obtenu ma qualification dans la ligue américaine de l’Est. Mon objectif est bien sûr d’atteindre un jour le top dix et j’espère que cette performance donnera envie au sélectionneur de penser à moi pour une place dans l’équipe des États-Unis pour les Jeux équestres mondiaux de Tryon ».

Henrik von Eckermann (SUE, 3ème) : « Mary Lou a été fantastique comme toujours. Si nous avons fait cette barre, c’est vraiment de ma faute. J’ai perdu un peu de rythme en milieu de cette seconde manche alors que j’aurai dû lui faire plus confiance. Je suis en colère contre moi. Ma jument était assez tardive et il y a deux ans, elle a énormément progressé en 6 mois seulement. C’est ce qui nous a permis d’être déjà 3ème de la précédente finale Coupe du monde à Omaha. J’aurai voulu faire mieux cette année ».

Santiago Varela (chef de piste) : « C’était du très beau sport. Je suis très content de cette semaine. Je veux remercier le comité organisateur qui m’a demandé de construire les parcours ici, et bien sûr toute l’équipe qui a travaillé avec moi tout au long de la compétition. Dans les prochaines semaines, je serai chef de piste sur les concours de Madrid et de Calgary. Et je suis très heureux d’avoir été choisi pour faire la piste des prochains Jeux olympiques qui auront lieu à Tokyo en 2020, c’est un grand challenge ».

CSI Annexe des Finales Coupe du monde FEI : Grand Prix EQUITHÈME : Un Allemand se rebelle !

C’est par la victoire de l’un des chevaux les plus craquants du circuit, le « pie-gris » Cornet 39, monté par l’Allemand Daniel Deusser, que s’est conclu le Grand Prix EQUITHÈME, samedi soir à l’AccorHotels Arena de Paris. Malheureux sur la Coupe du monde Longines FEI de saut d’obstacles, Daniel Deusser a rappelé au public parisien qu’il était bien un des grands de ce monde équestre.

Ce public aurait sans doute préféré voir gagner son favori, le vice-champion du monde français Patrice Delaveau qui, ces derniers mois, a amorcé un retour fulgurant sur le devant de la scène : vainqueur à Hong-Kong, barragiste du Grand Prix Hermès au Grand Palais et maintenant deuxième de ce Grand Prix EQUITHÈME. Une belle épreuve en deux manches (deuxième manche gagnante) où l’on retrouvait une bonne partie des finalistes de la Coupe du monde comme le Français Simon Delestre, 4ème avec Chadino, entre les deux frères Angot, Cédric 3ème avec Saxo de la Cour et Reynald, 5ème avec Symphonie des Biches. Il y avait six français qualifiés parmi les douze invités à la seconde manche, beau tir groupé, mais à la fin… c’est un Allemand qui a gagné : « C’est seulement le troisième concours de Cornet cette année et il n’avait pas encore eu de résultat significatif au cours de cette saison, alors je suis très satisfait, il a très bien sauté »,  se réjouissait Daniel Deusser qui ne pouvait s’empêcher de revenir sur son résultat en Coupe du monde : « Ma contre-performance d’hier soir était évidemment décevante pour moi mais aujourd’hui était un autre jour avec un autre cheval et je peux repartir à la maison avec de bonnes sensations ».

Patrice Delaveau acceptait sportivement cette (relative) défaite n’en retenant que le positif : « Je suis vraiment ravi de cette performance. Mais à ce niveau, je savais bien, en voyant Daniel rentrer en piste que s’il ne faisait pas de faute ce serait compliqué car son cheval est plus rapide que le mien. J’ai abordé cette épreuve comme un vrai Grand Prix. Surtout ici à Paris, j’avais vraiment envie de faire quelque chose, de bien monter et il a vraiment très très bien sauté. Il est 3ème le premier jour, 2èmeaujourd’hui et face à Daniel ce soir je ne pouvais que m’incliner ». Cette belle soirée sportive se concluait avec d’émouvants adieux à la compétition de l’un des grands chevaux du circuit international, Winningmood, qui avait terminé sa carrière le matin par un dernier sans-faute. Des larmes, une ovation, un dernier tour de piste, quelques « coups de cul » en liberté et Luciana Diniz remettait la longe du licol de Winningmood à son propriétaire Édouard de Rothschild pour une seconde vie au haras et dans les prés de Normandie.

Demain, à partir de 14H00 se jouera le dénouement de la saison hivernale avec les 29 cavaliers qualifiés des deux jours précédents pour le plus beau titre mondial indoor individuel : vers 17H30, on connaîtra le nom du vainqueur de la 40ème finale de la Coupe du monde Longines FEI dans ce lieu, l’AccorHotels Arena, qui a retrouvé cette semaine la magie du Bercy des années 90.

Finales Coupe du Monde FEI : Beezie Madden garde le cap !

La cavalière américaine a encore impressionné l’AccorHotels Arena vendredi soir à Paris-Bercy. Avec un Breitling LS impérial, elle a dominé la deuxième épreuve de la 40ème finale de la Coupe du monde Longines FEI. Deux des quatre finalistes français étaient de ce barrage.

 

Un très beau Grand Prix avec barrage passionnant de bout en bout, grâce au tracé harmonieux et tout en finesse sur le plan technique signé du virtuose espagnol, Santiago Varela. Trente-six chevaux au départ et neuf au barrage, une proportion idéale pour un spectacle parfait qu’ouvrait Kevin Staut avec Silver Deux de Virton*HDC, premier sans-faute de la nuit. Une performance qu’il réitérait au barrage avec un temps qui devait le conduire à la 5ème place de l’épreuve et lui assurer sa qualification pour la finale en deux manches de dimanche. De quoi se consoler des déboires qu’il avait connus la veille avec son champion olympique Rêveur de Hurtebise*HDC. Mais le Français ne jouera pas un premier rôle dimanche après-midi car il pointe à la 19ème place au provisoire avec près de cinq barres de retard sur Beezie Madden.

L’Américaine a affiché une insolente sérénité avec son bai de 12 ans, Breitling LS. Elle abordera l’ultime épreuve avec une petite barre d’avance sur le Suédois Henrik von Eckermann et sa belle Mari Lou avec laquelle il a laissé quelques regrets au barrage. Mais c’est sur lui que repose l’honneur de l’Europe face aux États-Unis qui alignent quatre cavaliers dans le top 10 du classement provisoire, dont le tenant du titre, McLain Ward 4ème (4 points au barrage ce soir) et avec une leader qui semble afficher une solidité inébranlable même si elle reste prudente : « c’est loin d’être gagné, une barre sur deux manches, ce n’est rien ».

Autre fait marquant de la soirée : la déroute des Allemands aux chevaux gris avec respectivement 12 et 14 points de pénalités, Marcus Ehning avec Cornado et Daniel Deusser et Cornet d’Amour, deux anciens vainqueurs de l’épreuve et deux grands favoris hier encore, se sont enfoncés dans les profondeurs anonymes du classement. On ne reverra même pas Daniel Deusser dimanche, pourtant 2ème hier.  En revanche, on reverra les quatre Français même si les chances de podium sont fort réduites. Un petit point de temps dépassé permet à peine à Roger-Yves Bost de remonter : il passe de la 12ème à la 10ème place à trois barres de Beezie Madden et à moins de deux du podium. Tout est encore possible, il est vrai, mais lorsque l’on voit les noms des cavaliers et chevaux qui le précèdent, ce ne sera pas une partie de plaisir. Simon Delestre, après sa 9ème place du jour, est à peu près dans la même situation. Kevin Staut était parti de trop loin (19ème à 19 points) quant à Julien Epaillard (deux fautes sur le parcours), les choses semblent se passer mieux qu’il les avait prévues puisque 22ème au classement général, il fera partie des 30 finalistes de dimanche et peut espérer encore remonter dans cette hiérarchie mondiale qui s’établira dimanche devant cette salle mythique, déjà bien remplie vendredi soir, qui devrait être presque pleine pour ce dénouement.

Demain, place au dressage où la tenante du titre, Isabell Werth tiendra à monter qui est la patronne après sa petite déception aujourd’hui avec Weihegold. Cette finale (à 14h00) sera suivie du Grand Prix Equithème où l’on retrouvera une partie de ces champions auxquels s’adjoindront des cavaliers non qualifiés pour cette finale, mais fort bien capés comme le champion olympique Philippe Rozier ou le vice-champion du monde individuel, Patrice Delaveau (à 20h30).

 

Ils ont dit :

Beezie Madden (USA, 1ère) : « Même si j’avais de l’avance, j’avais envie de l’accroître aujourd’hui et d’avoir une marge plus importante pour la suite de la compétition. C’est pour cela que je n’ai pas hésité à prendre des risques en enlevant des foulées entre les obstacles du barrage. À Göteborg en 2013 j’avais complètement raté mon barrage du deuxième jour. Aujourd’hui mon cheval était fabuleux, je peux toujours compter sur lui. J’ai d’excellentes sensations avec lui, c’est un étalon qui se comporte très bien et qui a très bon caractère. Maintenant, il s’agit d’être aussi performant dimanche. On est seulement à la moitié du championnat car il nous reste encore deux, voire trois parcours ».

Harrie Smolders (HOL, 2ème) : « Je ne regrette pas mon choix d’avoir monté Zinius hier dans le parcours de chasse car il est naturellement rapide mais c’est sûr qu’Emerald a sauté de façon fantastique ce soir. Il est en pleine forme et j’ai vraiment senti qu’il avait envie de se battre, mais aujourd’hui, Beezie a monté avec beaucoup de classe et elle était vraiment la meilleure. Ce fut du grand sport avec un superbe barrage où il était possible de prendre des risques. Le temps un peu court a limité le nombre de barragistes mais je pense que c’était effectivement nécessaire car 9 pour un barrage est un chiffre idéal ».

Henrik Von Eckermann (SUE, 3ème) : « Je suis ravi de ma jument qui est très respectueuse. Elle a fait très attention au barrage, mais j’ai peut-être un peu trop soigné le double de verticaux ce qui nous a coûté un peu de temps… et quelques places ».

Kevin Staut (FRA, 5ème) : « Hier ce fut difficile pour moi, pas seulement sportivement mais surtout sentimentalement puisque Rêveur de Hurtebise*HDC m’a montré qu’il n’avait plus trop envie de tout donner. Avec les propriétaires, nous nous sommes toujours promis que nous serions à l’écoute de nos chevaux, Rêveur va donc progressivement prendre sa retraite. Mais la très belle performance de Silver Deux de Virton*HDC aujourd’hui me montre aussi qu’il y a un avenir. J’ai en lui une bonne relève et c’est rassurant. Tout cela est la beauté de notre sport : on passe de la nuit au jour ».

GRAND PRIX DE LA FINALE DE LA COUPE DU MONDE FEI DE DRESSAGE : L’AMÉRICAINE LAURA GRAVES DÉTRÔNE LA REINE ISABELL WERTH, LA LUTTE POUR LE TITRE, DEMAIN, S’ANNONCE POIGNANTE !

« C’est la vie ». C’est en ces mots, et avec le large sourire qui la caractérise, que l’Allemande Isabell Werth a commenté sa performance, sans doute en-deçà de ce à quoi le public est habitué de celle qui affiche le plus beau palmarès des sports équestres. Dans le Grand Prix de la Finale de la Coupe du monde FEI de dressage, vendredi à l’AccorHotels Arena de Paris, Isabell Werth est devancée par l’Américaine Laura Graves, première, et suivie par sa compatriote, Jessica von Bredow-Werndl, troisième. !

Elle l’a fait ! Sur le papier, l’Américaine Laura Graves faisait déjà partie des quelques cavaliers capables de venir titiller la reine allemande Isabell Werth, tenante du titre, triple vainqueur d’une Finale de la Coupe du monde FEI de dressage. Avec une note de 81,413, la cavalière de Floride s’offre même le luxe d’un record personnel en Grand Prix, en selle sur Verdades !

Derrière elle, à plus de trois points (78,261), Isabell Werth sur Weihegold signe quelques fautes qui pénalisent fortement le reste de sa reprise. Demain, samedi, à l’occasion du Grand Prix Freestyle qui sacrera le vainqueur de la Finale de la Coupe du monde FEI de dressage, la lutte s’annonce acharnée entre les deux amazones qui chacune affichent la couleur : « relever le challenge et donner le meilleur » du côté américain, « prouver que le choix de ce cheval pour cette Finale était le bon » du côté de l’Allemande.

Autre cavalière d’outre-Rhin sur le podium de ce Grand Prix : Jessica von Bredow-Werndl, sur Unee BB, de retour en Finale après un court congé maternité, est troisième (75,668). En 2015 et 2016, l’Allemande terminait troisième de cette Finale : elle rêve d’en faire tout autant, ici à Paris, demain. Verdict samedi, à l’occasion du Grand Prix Freestyle.

Douzième de l’épreuve, le Français Ludovic Henry sur After You est le seul représentant tricolore parvenu à se qualifier pour cette Finale de la Coupe du monde FEI de dressage (quinzième des dix-huit prétendants au titre qualifiés).

 

Elles l’ont dit !

Laura Graves (USA), associée à Verdades

« Paris 2018 est la première Finale de la Coupe du monde FEI de dressage à laquelle je participe en Europe. C’est très différent des conditions américaines puisque le circuit qualificatif se court la plupart du temps en extérieur, et nous sommes ici en indoor. Terminer à la première place, devant Isabell, est très effrayant (rires) : je sais que demain, pour le Grand Prix Freestyle (qui décernera le titre de vainqueur de la Finale de la Coupe du monde FEI de dressage, ndlr), Isabell va placer la barre très haut, et va tout faire pour l’emporter. C’est d’autant plus motivant. Etre confrontée aux meilleurs et se dépasser, ici à Paris : quelle chance ! »

Isabell Werth (GER), associée à Weihegold OLD

« Ces fautes au galop et dans les transitions n’étaient vraiment pas attendues. Mais reconnaissons-le : c’est encore plus excitant pour le sport ! On me disait grande favorite : dans ce sport, rien n’est jamais écrit ! Demain (dans le Grand Prix Freestyle, ndlr), nous allons bien sûr tout faire pour rendre la tâche la plus difficile possible à Laura. Je vais prendre tous les risques. J’ai longuement hésité entre deux chevaux, Emilio et Weihegold. Ce soir, c’est sûr, lorsque je vais passer un coup de fil à Emilio, il va bien se moquer de moi (rires) ! Mais vraiment, j’espère prouver demain que mon choix était le bon. »

Jessica von Bredow-Werndl (GER), associée à Unee BB

« Je suis très satisfaite de cette troisième place, que je vais tout faire pour garder demain, à l’occasion du Grand Prix Freestyle, pour lequel je présente une reprise particulièrement difficile. Cette Finale de la Coupe du monde FEI de dressage sera la dernière pour Unee BB, et je dois avouer que tout ici est parfait. L’ambiance est excellente et les chevaux et cavaliers sont particulièrement bien accueillis. J’ai apprécié chaque seconde de ces derniers jours. L’événement est vraiment exceptionnel. »

Finales Coupe du monde FEI : Les “ex” aux commandes

Ce sont deux anciens vainqueurs de cette Finale Coupe du monde Longines FEI de saut d’obstacles que l’on retrouve aux commandes de cette première épreuve, un Grand Prix jugé au barème C, c’est-à-dire que les barres tombées étaient transformées en secondes de pénalité. Beezie Madden, la gagnante, avait en effet triomphé à Göteborg en 2013 et l’année suivante, l’Allemand Daniel Deusser avait remporté la finale de Lyon. Devin Ryan, un Étasunien moins connu en Europe, complète le podium.

 

Trente-sept chevaux au départ : de grosses surprises…. bonnes et mauvaises. Parmi les bonnes, ce « retour » de Daniel Deusser et Cornet d’Amour qui était en « arrêt maladie » l’an dernier, ou celui de l’autre Allemand, Marcus Ehning, en embuscade à la quatrième place après un parcours parfait du beau Cornado NRW. Parmi les « mauvaises », la contre-performance du tenant du titre, l’Étasunien McLain Ward et HH Azur sur un parcours que d’aucuns ont jugé difficile, aux cotes d’un véritable Grand Prix. Un tracé qui n’a pas vraiment souri aux cavaliers français, hormis Roger-Yves qui a atteint son objectif de terminer parmi les 15 meilleurs. Il finit 12ème avec la bonne Sangria du Coty, les trois autres Tricolores sont bien loin au classement pour songer à une remontada sur le podium. Pour Kevin Staut, ce fut une soirée à oublier avec cinq barres de Rêveur de Hurtebise. Une contre-performance sans véritable explication pour le cavalier : « Il a 17 ans, c’était un jour sans, mais c’était peut-être aussi une manière d’exprimer qu’il a assez donné ». Pour lui, le seul objectif encore envisageable sera d’essayer d’atteindre la finale de dimanche.

Deuxième épisode demain à 20H30 avec le Grand Prix avec barrage, auparavant, le public de l’AccorHotels Arena aura pu assister à la première sortie des dresseurs pour la première étape de la finale de la Coupe du monde FEI de dressage.

 

Ils ont dit :

Beezie Madden (USA, 1ère) : « Je suis vraiment très heureuse d’avoir gagné. J’ai pris beaucoup de risques et je suis soulagée d’être en tête ce soir. La semaine va être longue et pour l’instant, je me réjouis de cette victoire et demain, je songerai à la suite de la compétition. Breitling LS est un cheval de 12 ans que je monte depuis 5 ans, il était auparavant chez le Champion du monde Jeroen Dubbeldam. Cette année, je ne l’ai monté que trois semaines pour préparer cette finale, il était classé à chaque sortie avec notamment des victoires en Grand Prix à Wellington et Thermal ».

 

Daniel Deusser (ALL, 2ème) : « C’était un parcours difficile, sans véritables options mais en même temps ce tracé n’a mis aucun cheval en danger. Cornet d’Amour, qui était blessé l’an dernier, effectue un beau retour. Il a déjà gagné à Paris, en décembre dernier aux Longines Masters. Même si je dispose également de Cornet 39 ici, pour l’instant, je compte poursuivre la compétition avec Cornet d’Amour. Je verrai après avec qui je terminerai cette finale dimanche ».

 

Devin Ryan (USA, 3ème) : « C’est vrai que l’on ne m’a pas vu souvent en Europe. C’était un rêve pour moi de représenter les États-Unis dans un grand championnat. Je suis d’autant plus fier que mon pays soit représenté deux fois sur ce premier podium. Eddie Blue n’a que 9 ans et j’ai gagné pratiquement tous mes points de qualification avec lui ».

 

Roger-Yves Bost (Meilleur Français, 12ème) : « Ma jument, Sangria du Coty a bien répondu. Normalement cette épreuve était la plus compliquée pour moi… mais finalement, je pense que les suivantes seront encore plus difficiles. Nous avons vu ce soir beaucoup de couples très en forme et nous allons avoir une belle finale ».

 

Santiago Varela (chef de piste) : « Il faut bien souligner que même si cette épreuve est jugée au barème C, ce n’est pas une épreuve de vitesse, mais bien un parcours de type Grand Prix. J’avais proposé deux options, mais les cavaliers n’en ont utilisée qu’une seule, l’autre étant visiblement trop compliquée. Mon souci était également de construire un parcours qui ne sollicitait pas trop les chevaux sachant qu’ils ont deux jours de compétition qui les attendent encore ».

RETOUR SUR LA WARM-UP DE LA FINALE COUPE  DU MONDE LONGINES FEI DE SAUT D’OBSTACLES

Cette warm-up d’ouverture était une véritable épreuve, avec classement et dotation, mais ne comptant pas pour la 40ème Finale de la Coupe du monde Longines FEI de saut d’obstacles. Tous les chevaux de cette finale étaient bien sûr au départ pour ce qui ressemblait plutôt à un passage en revue.

Certains cavaliers ont joué le jeu sur ce parcours à 1m45 comme le Suisse Steve Guerdat, vainqueur avec Alamo, qui sera vraisemblablement le cheval qu’il choisira demain pour le parcours de chasse, tandis qu’avec Bianca il a très clairement opté pour la « séance de travail ». Le n°2 mondial, le Néerlandais Harrie Smolders a également choisi l’option à deux chevaux : « Mais ai-je vraiment envie de vous dévoiler ma stratégie, plaisantait-il avant de concéder : oui, je vais monter mes deux chevaux. Je vais commencer avec Zinius, qui est le plus rapide et je finirai avec Emerald ». L’étalon alezan aura pourtant été le meilleur élève de l’écurie Eurohorse aujourd’hui, se classant 10ème, alors que Zinius sortait de piste avec une faute. Smolders n’avait jamais connu cette salle, désormais baptisée AccorHotels Arena, auparavant : « Ce sont des très belles installations, les écuries à l’extérieur sont magnifiques avec une très grande piste d’entraînement. A l’intérieur, l’arène est très belle, suffisamment longue, de bonnes dimensions pour construire de beaux parcours et avec Santiago Varela, on peut s’attendre à du beau sport ». Dans ce nouvel environnement les chevaux de Smolders ont chacun eu un comportement différent : « Zinius a un peu collé sur les premiers obstacles et après il s’est décoincé. Emerald, en revanche, était déjà comme chez lui. Demain, la journée sera dure, mais je suis assez confiant ».

Les deux favoris français, Kevin Staut et Simon Delestre ont choisi la même stratégie à deux chevaux et ont fait courir leurs deux chevaux de vitesse, Silver Deux de Virton*HDC et Chadino (6ème et 9ème). Roger-Yves Bost, pour sa part, ne dispose que d’un seul cheval, sa jument Sangria du Coty, qu’il a choisi d’économiser en n’allant pas jusqu’au bout de son parcours (comme Kevin Staut et Rêveur de Hurtebise*HDC) : « Il s’agissait seulement de « rentrer dans la compétition », expliquait le cavalier francilien, me rendre compte si ma jument sautait bien sur ce sol, si elle n’était pas inquiétée par l’environnement. Elle a été « nickel », super-calme grâce à ce paddock qui est bien séparé de la piste, elle a très bien sauté. Je n’ai franchi que neuf obstacles, mais j’ai été assez content. Mais bon, demain sera un autre jour et cette épreuve de vitesse ne sera pas notre point fort car la jument n’est pas très rapide. Excepté au dernier Championnat d’Europe, elle n’a pas fait beaucoup d’épreuves de vitesse. Le but est d’essayer d’être dans les 15, voire les 10 premiers, mais je ne vais pas prendre tous les risques… après il suffira d’enchaîner les sans-faute ». Un résultat dans cette première épreuve reste toutefois crucial pour ceux qui visent la victoire : « Depuis quelques années, le vainqueur final a effectivement commencé à gagner dès la première épreuve » … mais on a déjà assisté à de spectaculaires remontadas !

Contrairement à Harrie Smolders, Bosty connaît bien cette AccorHotels Arena : « Même dans cette version rénovée puisque j’y étais venu il y a deux ans pour faire l’ouverture du spectacle de l’École Royale Andalouse de Jerez, mais c’est toujours impressionnant de revenir dans cet endroit, on est heureux de galoper dans cette salle. J’ai tout vécu dans cette salle : j’ai gagné le Grand Prix en 1995, j’ai dû gagner chacune des épreuves au moins une fois, je suis déjà tombé… j’ai déjà tout fait ici » ! Une victoire en finale de cette Coupe du monde complèterait bien cette panoplie ! Les choses sérieuses vont donc commencer demain à 20H30 pour la plus belle des épreuves du circuit international indoor.

Finales Coupe du monde FEI : Les adieux de deux grands chevaux

Petit changement dans la liste définitive des participants à la 40ème finale de la Coupe du monde de saut d’obstacles Longines FEI de saut d’obstacles avec le forfait de l’Autrichien Max Kühner qui laisse sa place au Suisse Paul Esterman tout heureux d’avoir pu embarquer Lord Pepsi et Chikago K CH, ses deux chevaux, à la dernière minute pour faire le voyage jusqu’à l’AccorHotels Arena de Paris.

Les deux chevaux, et ceux des 38 autres concurrents ont passé avec succès la visite vétérinaire ce matin et prendront le départ de la « warm-up » demain à partir de 12H30. Une séance d’essai où les « pilotes » pourront procéder aux derniers réglages de leurs chevaux et, pour ceux qui en ont deux, ce sera l’occasion d’arrêter leur stratégie et de choisir celui avec lequel ils prendront le départ de la première épreuve de la finale jeudi soir à 20H30

Winningmood tirera sa révérence

Parmi les 25 chevaux du jumping international qui se courra en parallèle, il en est une qui s’est montré particulièrement fringuant ce matin à cette visite vétérinaire : il s’agit de l’étalon belge de la cavalière portugaise Luciana Diniz, Winningmood, qui fera sa dernière apparition sur une piste sportive samedi prochain à l’AccorHotels Arena. Le cheval gris de 19 ans a été un élément important dans l’évolution de la carrière de sa cavalière : « C’est lui qui m’a permis de franchir un cap, de jouer avec les plus grands après la période de Dover. C’est un cheval très calme. Mais c’est surtout un cheval qui a quelque chose d’humain et de généreux ». Pourtant, ce ne fut pas le coup de foudre au premier regard : « Édouard (de Rothschild, son propriétaire) avait essayé d’attirer mon attention sur le cheval, mais je lui ai tout de suite dit que, vu son physique, ce n’était pas un cheval pour moi.  Et pourtant, un an plus tard, en avril 2009, Édouard m’a convié chez lui pour essayer Winningmood. Dès que je me suis assise sur le cheval, j’ai eu le coup de foudre. En fait, c’était un cheval de rêve ». Et les résultats sont arrivés dans la foulée : « Dès notre première saison, il était double sans-faute dans le Grand Prix du samedi à Aix-la-Chapelle. L’année suivante, il est 4ème de la finale de la Coupe du monde de Genève et en 2011, nous terminions 9ème du Championnat d’Europe individuel à Madrid. Nous avons manqué le podium pour une barre de trop sur le dernier obstacle ». Mais le cheval y remportera le Grand Prix en 2015, une belle revanche, et d’autres encore comme celui de Vienne la même année. « Et puis il y a eu cette presque victoire, perdue sur le dernier obstacle, dans le Grand Prix d’Aix-la-Chapelle en 2011 (4ème), un moment très fort ». Winningmood tirera donc sa révérence samedi soir après le Grand Prix Equithème : « Il partira au haras, je me suis faite à cette idée, mais Édouard sait que c’est mon cheval, qu’il fait partie de ma vie, alors, entre les saisons de monte, il reviendra chez moi et continuera à travailler. Il aime les concours, il aime travailler, il a besoin de ça ».

 

Mistral également

Autre étalon que le public ne verra plus sur une piste française à l’issue des Finales des Coupes du monde Longines FEI de saut d’obstacles et FEI de dressage : Mistral du Cossoul, partenaire d’Alizée Froment, ancienne entraîneur de l’équipe de France de dressage Poneys, cavalière internationale de Grand Prix en dressage et cavalière internationale de spectacle.

Peu de chevaux ont acquis un statut de star comme Mistral, et pour leur dernière apparition en France avant la retraite du cheval, à l’occasion du spectacle « Prestige », Alizée et Mistral présenteront « Pure Harmonie », le numéro qui les a le plus fait tourner en Europe ces dernières années. Dans ce numéro, Mistral exécute tous les mouvements du Grand Prix en licol puis en cordelette. « Ce numéro a marqué un grand tournant dans notre carrière. Pour la dernière apparition de Mistral en France, cela me tient tout particulièrement à cœur de pouvoir le présenter à Paris. Ces finales FEI sont un événement important pour nous, qui promet d’être chargé en émotions. »

A l’occasion du spectacle « Prestige », qui réunira la Garde Républicaine, le Cadre Noir de Saumur, Alizée Froment et le voltigeur et ancien champion du monde Nicolas Andréani, la cavalière française assurera également un pas de trois jamais vu jusque-là, entourée de deux écuyers de la Garde et du Cadre. Elle sera associée à Sultan pour l’occasion, un fils de Mistral.

Le spectacle « Prestige » promet d’autres exclusivités dont des démonstrations de la Garde républicaine rénovées et présentées en primeur dans leur nouvelle version. Dimanche 15 avril, la Garde républicaine présentera pour la première fois un medley de l’ensemble de ses formations, avec plus de 50 chevaux sur une même piste. Une première pour la dernière unité montée des forces armées françaises.

Pour sa cinquième édition, le Longines Paris Eiffel Jumping, étape parisienne du prestigieux circuit Longines Global Champions Tour et Global Champions League, accueillera les meilleurs cavaliers du monde face à la Tour Eiffel. La compétition internationale 5* proposera une expérience unique autour du sport de haut niveau, de la découverte du monde équestre, de la gastronomie et de la culture.

 

LE RENDEZ-VOUS INCONTOURNABLE DU SAUT D’OBSTACLES A PARIS AVANT LES JEUX MONDIAUX DE TRYON (USA) :

Plus de 250 chevaux et 120 cavaliers, CSI 1* et CSI 5*, défieront leurs limites et feront frissonner petits et grands pendant 3 jours de compétition.

Les 30 meilleurs cavaliers au monde fouleront la piste parisienne : l’équipe de France médaillée d’Or aux Jeux Olympiques de Rio en 2016 mais également champions du monde ou d’Europe…

 

LE CHAMP DE MARS, UN LIEU EMBLÉMATIQUE

Grâce au concours de la Mairie de Paris et à la volonté de Virginie Coupérie-Eiffel de faire revenir les chevaux dans la ville, ce concours international bénéficiera de l’une des plus belles places au monde, La Place du Maréchal Joffre. Face à la Tour Eiffel, ce lieu proposera aux cavaliers et aux visiteurs un spectacle exceptionnel et inédit.

« Gustave Eiffel a toujours eu une vision internationale et sa tour en est le symbole. Je me réjouis d’inscrire durablement le Longines Paris Eiffel Jumping dans le prestigieux circuit du Longines Global Champions Tour aux côtés de notre partenaire historique Longines. Le Longines Paris Eiffel Jumping célèbre l’élégance, l’audace et l’excellente des sports équestres. Paris est une fête ! » Virginie Coupérie-Eiffel, Présidente Paris Eiffel Jumping

 

CULTURE ET ART DE VIVRE

Le Longines Paris Eiffel Jumping est aussi un rendez-vous culturel et festif pour tous. L’ensemble des visiteurs pourra découvrir gratuitement l’univers du Longines Paris Eiffel Jumping.

« Le Grand Village », lieu de rencontres autour du paddock, proposera de multiples activités : librairie équestre éphémère, expositions, spectacles et animations pour les petits et grands. Plus de 30 000 spectateurs sont ainsi attendus dans les allées du village pour une virée shopping équestre et lifestyle.

 

Le Longines Paris Eiffel Jumping célèbre aussi l’art de vivre à la française et le savoir-faire : Art,Culture et Gastronomie sont mis à l’honneur avec, chaque année, la création de l’affiche officielle par un artiste.

Ainsi, le Longines Paris Eiffel Jumping accueillera à la fois les meilleurs cavaliers internationaux, mais aussi des personnalités venues du monde entier, et aura à cœur de mettre à l’honneur le savoir-faire, l’artisanat et l’art de vivre à la française pour tous.

La transmission au coeur de l’Equitation

Alexandra Ledermann, Sophie Bienaimé & Marine Oussedik se donnent rendez-vous au sein de la maison Guibert Paris le JEUDI 17 MAI 2018 de 18h à 21h pour échanger autour du thème de la transmission équestre

Du maître à l’élève, du cheval au cavalier, la transmission sous-tend le livre La Leçon de dressage, échange entre la grande écuyère Sophie Bienaimé et son élève l’artiste Marine Oussedik. La transmission structure aussi la démarche équestre d’Alexandra Ledermann tant dans l’éducation et l’entrainement de ses chevaux que dans l’enseignement lors de ses stages.

La transmission enfin au coeur de la maison Guibert Paris dont la constante dans la création et la fabrication de ses produits est la recherche d’harmonie avec le cheval. La transmission toujours, mais celle des sentiments et des émotions propres au cheval et à l’art. L’actrice Emmanuelle Lepoutre donnera lecture lors de cette soirée d’extraits du livre La Leçon de dressage. Les oeuvres de Marine Oussedik seront exposées à l’occasion de cet événement et jusqu’au 6 juillet 2018 au sein de la maison Guibert.

 

Alexandra Ledermann

Cavalière française, elle a signé un palmarès exceptionnel (médaille de bronze aux JO d’Atlanta, 1èrefemme championne d’Europe à Hickstead en 2000, vice-championne du monde par équipe àRome).

 

Sophie Bienaimé

Fille de l’illustre Yves Bienaimé, le fondateur du Musée vivant du cheval, installé dans les Grandes Ecuries de Chantilly, Sophie Bienaimé continue à animer ce lieu magnifique en assurant depuis plus de dix ans la direction équestre et artistique des Grandes Ecuries. Avec quarante chevaux, Sophie Bienaimé et ses 8 cavaliers façonnent des spectacles équestres de renommée mondiale.

 

Marine Oussedik

Depuis toujours le travail de Marine Oussedik est entièrement dédié au cheval, tout à la fois objet et sujet. Les chevaux qu’elle nous donne à voir ne sont pas domestiqués mais apprivoisés. De son dessin à l’encre, délicat comme une aquarelle, jaillit la force et l’élégance.

Egalement sculptrice, Marine Oussedik a réalisé de nombreux bronzes sur le thème du cheval, retrouvant la même originalité en trois dimensions que couchée sur le papier.

 

Emmanuelle Lepoutre

Emmanuelle Lepoutre a obtenu La Classe Libre du Cours Florent, elle est également diplômée du Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique de Paris. Passionnée par Le Théâtre et Le Cinéma, elle a travaillé sous la direction des metteurs en scène de Théâtre Jacques Weber, Jorge Lavelli, Françis Huster, et au cinéma avec Yvan Attal, Isabelle Nanty, Michael Cohen… Actrice, elle souhaite développer un cycle de lecture en relation avec L’Art Equestre.

 

La Leçon de dressage

Dans le cadre de l’instructorat, Sophie Bienaimé devait accompagner un/une élève durant neuf mois. Elle a proposé à Marine Oussedik d’être cette élève et elles ont écrit à deux voix le récit de cette grande leçon de dressage. Au-delà d’un simple dialogue entre amies partageant la même passion, cet ouvrage s’impose comme un véritable traité d’équitation illustré dans lequel tout cavalier et toute cavalière trouveront, quel que soit leur niveau, comment progresser et comment faire progresser leur cheval. Editions Actes Sud.

 

La liste définitive de finalistes des Coupes du monde Longines FEI de saut d’obstacles et FEI de dressage dévoilée.

La Fédération Equestre Internationale a définitivement validé les engagements des 38 finalistes de la Coupe du monde Longines FEI de saut d’obstacles et des 17 finalistes de la Coupe du monde FEI de dressage, dont les tenants du titre dans chacune des deux disciplines olympiques  : McLain Ward pour le saut d’obstacles et Isabell Werth pour le dressage. Cette dernière tentera, à l’AccorHotels Arena de Paris, de décrocher son quatrième titre mondial sur cette épreuve.

Seize nations pour le jumping et neuf pour le dressage  : tous les continents sauf l’Afrique seront en lice pour deux titres que se partagent en général l’Europe et les Etats-Unis.

En dressage, l’Allemande Isabell Werth partira grande favorite, surtout si elle selle sa jument «  de parade  » Weihegold, ce qui n’est pas encore certain  : «  Pour le moment c’est 50-50. Emilio a effectué une très belle sortie à Amsterdam et je prépare mes deux chevaux de la même façon. J’ai jusqu’au 9 avril pour décider quel cheval je vais engager  ». Avec Emilio, la compétition serait plus ouverte avec notamment l’opposition du Suédois Patrick Kittel, vainqueur à Londres ou du Néerlandais Edward Gal, vainqueur de cette Coupe du monde en 2010… mais c’était avec un certain Totilas  ! Avec Weihegold, Isabell Werth devrait être pratiquement impossible à battre, même si elle modère  : «  On ne peut jamais savoir avec ce sport où finalement ce sont les chevaux qui décident  ; on sait que tout est toujours possible. Je suis consciente que je fais partie des favoris… bon, d’accord, que je suis la grande favorite, mais je reste vigilante car je sais que tout peut arriver. Je ne vais pas me rendre à l’AccorHotels Arena en me disant que c’est dans la poche  ».

Jumping : Marcus Ehning pour une quatrième victoire également  ?

En saut d’obstacles, McLain Ward affiche une confiance encore plus mesurée  : «  N’importe lequel des vingt-cinq meilleurs cavaliers de cette finale est à même de décrocher le titre. Henrik von Eckermann était tout proche de moi l’an dernier et il a fait une grande saison cette année. Mais il y en a d’autres prétendants. L’essentiel pour moi sera de me focaliser sur mon boulot et notre performance. Mais avec HH Azur, ma jument, ma principale préoccupation sera de la monter du mieux possible et si j’y parviens, j’aurai une bonne chance de gagner  ». Le nom du Suédois Henrik von Eckermann est en effet le plus cité par les cavaliers de cette finale comme Daniel Deusser ou Roger-Yves Bost. Deuxième à Omaha en 2017, Henrik von Eckermann a terminé le circuit de la Ligue d’Europe de l’ouest en leader avec une victoire à Göteborg ravissant ainsi la pole-position au Français Kevin Staut, toujours en quête de ce titre mondial  : «  Je connais en général une belle réussite sur le circuit qualificatif dans lequel je mets beaucoup d’énergie (Staut est encore deuxième du classement final- Nd l r), mais je n’ai pas encore pu accrocher de résultat significatif en finale même si j’ai été une fois sur la troisième marche du podium à Göteborg en 2013. J’avais été 7 ème lors de ma première finale, puis 6 ème , puis 5 ème , puis 3 ème mais la progression s’est arrêtée là. Cela n’empêche pas que, chaque fois que je me qualifie pour la finale, j’y retourne avec la même envie. Je ne désespère pas. Je sais qu’un jour, ça passera et que je décrocherai ce titre  ». À l’AccorHotels Arena, devant son public, ce serait parfait. Le cavalier normand envisage une stratégie à deux chevaux avec Rêveur de Hurtebise*HDC qui sera soulagé par Silver Deux de Virton*HDC pour le parcours de chasse. Une stratégie qu’envisage également l’homme en forme du moment, le Néerlandais Harrie Smolders avec Zinius et le bel étalon alezan Emerald. Aux yeux du vainqueur de la dernière finale française de la Coupe du monde, celle en Lyon en 2014, l’Allemand Daniel Deusser, le Néerlandais compte parmi ses trois grands favoris  : «  Avec Henrik von Echermann et Marcus Ehning  ». Ce dernier fait partie des rares cavaliers – ils ont été quatre seulement –  à avoir remporté la Coupe du monde à trois reprises. Une quatrième victoire affermirait encore plus la légende de cet artiste qui de toute façon a déjà marqué l’histoire de ce sport, non seulement par ses résultats, mais par son équitation qui est devenu le modèle du XXI e siècle.

Quels que seront les résultats, c’est une belle page de ces deux disciplines olympiques qui s’écrira à l’AccorHotels Arena du 10 au 15 avril. Deux grands noms sortiront d’un suspense en deux et trois jours. Les riches heures de Bercy reviennent au galop  : à aller vivre absolument de près dans cette nouvelle et mythique arène. Cinq Français sont qualifiés pour ces deux finales et il s’agit également d’aller les soutenir.

Les Étoiles du Paris Eiffel Jumping avec la Région Ile-de-France : Les jeunes franciliens, potentiel cavaliers Paris 2024 à l’honneur

A l’occasion du Paris Eiffel Jumping, 10ème étape du circuit international du Longines Global Champions Tour, le Paris Eiffel Jumping et la Région Ile-de-France mettent en lumière les jeunes espoirs franciliens du saut d’obstacles, potentiels cavaliers des Jeux Olympiques de Paris 2024.

LES MEILLEURS JEUNES CAVALIERS FRANCILIENS

Les 8 meilleurs cavaliers âgé de 18 ans et moins, sélectionnés sur classement lors de trois épreuves qualificatives niveau PRO 2 (1.35m) auront la chance de fouler la piste du Paris Eiffel Jumping 2018, le 6 juillet prochain. Ces jeunes seront aux côtés des plus grands champions avec un rêve en tête : les Jeux Olympiques de Paris 2024. Une sélection encadrée par Olivier Bost, sélectionneur de l’équipe de France Juniors avec le soutien du Comité Régionale d’Équitation d’Ile-de-France.

DES ÉTAPES QUALIFICATIVES ET UNE FINALE FACE À LA TOUR EIFFEL

La sélection de ces champions de demain, se fera lors de trois grands concours au cœur de trois départements de la Région Ile-de-France :

– Étape 1 : Haras de Jardy (Marnes-la-Coquette, 92) – 23-25 mars

– Étape 2 : Barbizon (77) – 31 mars-1er avril

– Étape 3 : Mantes la Jolie (78) – 28 avril-1er mai

– Finale : Paris Eiffel Jumping, Champ de Mars, Paris (75) – 6 juillet

Les 8 meilleurs juniors sur l’ensemble des étapes se qualifieront pour la finale qui aura lieu le vendredi 6 juillet 2018, sur le Champ de Mars, avec la Tour Eiffel en toile de fond.

UN TEST INÉDIT AVANT LES CHAMPIONNATS D’EUROPE

Les Championnats d’Europe d’équitation des jeunes (moins de 21 ans) auront lieu du 9 au 15 juillet 2018 à Fontainebleau. Une compétition rassemblant les plus grands cavaliers de demain. La finale des étoiles du Paris Eiffel Jumping est donc un bon test avant cette échéance européenne.

LE SOUTIEN DE LA RÉGION ILE-DE-FRANCE

« Le Paris Eiffel Jumping est une belle opportunité pour la Région d’accueillir un évènement sportif international dans l’un des plus beaux écrins de l’Ile-de-France. Ce sera l’occasion pour les jeunes espoirs franciliens du saut d’obstacle de concourir sur la même piste que les meilleurs mondiaux, et leur permettre de se préparer de la meilleure des manières pour, je l’espère, participer aux Jeux Olympiques de Paris en 2024. » Valérie Pécresse, Présidente de la Région Île-de-France.

Riders Masters Cup	 : Philippe Guerdat dévoile la composition de son équipe Riders Europe.

Le match retour entre les Etats-Unis et l’Europe sera… monumental. Après Robert Ridland, le coach de l’équipe Riders USA, c’est au tour du sélectionneur européen, Philippe Guerdat, d’annoncer la composition de sa longue liste. La confrontation entre les deux grandes « puissances » du saut d’obstacles mondial promet d’être rude et palpitante.

La sélection de la Longue Liste #RidersEurope :

Deux champions olympiques par équipe (Kevin Staut et Philippe Rozier), un double vice-champion du monde et récent vainqueur du Longines Grand Prix de Hong Kong (Patrice Delaveau), le vice-champion olympique et champion d’Europe en titre (le Suédois Peder Fredricson), le vice-champion d’Europe et n°2 mondial (le Néerlandais Harrie Smolders), le vainqueur du Grand Prix d’Aix-la-Chapelle 2017 où il avait été médaille d’argent au championnat d’Europe 2015 (le Belge Grégory Wathelet), deux autres cavaliers olympiques belges dont le « U 25 » de choc Olivier Philippaerts avec Jérôme Guery et en deuxième U25, le grand espoir du saut d’obstacles français, Edward Levy : si cela ne ressemble pas à une « dream-team » ! Philippe Guerdat s’est assurément « servi » parmi les cavaliers les plus en forme du moment. Voilà qui devrait donner du fil à retordre au Chef d’Equipe américain et aux #RidersUSA qui seront pourtant menés par l’actuel détenteur de la Coupe du monde Longines FEI, McLain Ward. Le match retour, le 28 avril prochain, dans le cadre du Longines Masters de New York va être à la hauteur de la réputation de la ville de tous les possibles !

La Riders Masters Cup, cette toute nouvelle compétition par équipe créée par EEM, et présentée en partenariat avec la EEM (Fédération Équestre Européenne) et avec le soutien de Longines en tant que Partenaire Fondateur, a été lancée en décembre dernier à Paris (victoire de l’équipe #RidersEurope), mais tout laisse penser qu’elle deviendra au fil des années une compétition d’anthologie, dignes des plus grands défis sportifs du monde comme l’America Cup, en voile, la Coupe Davis en tennis et bien sûr, la Ryder Cup en golf. Un match en deux étapes par saison qui se joue alternativement dans les deux plus fameuses métropoles du monde, Paris et New-York !

La Riders Masters Cup est une épreuve en phase avec son temps, une compétition du XXIe siècle, rapide, lisible pour le grand public et intense. Une épreuve « interactive » avec le public qui intervient littéralement en 6ème homme, portant fièrement son drapeau. #WaveYourFlag

Duels et tactiques

D‘abord, les deux Chefs d’Equipe annonceront officiellement les cinq cavaliers définitivement sélectionnés, dont un «U 25» obligatoirement, le 26 avril à New York. Ensuite, le match se jouera le 28 avril en deux manches de cinq duels Europe – Etats-Unis : la première sur un barème A au chronomètre sur un parcours de type Grand Prix ; la seconde sur un barème C « accéléré » où chaque barre tombée sera pénalisée de 3 secondes (au lieu de 4 dans un barème C classique). L’ordre de départ et la composition des duels du la première manche seront tirés au sort.

Pour la seconde manche, la stratégie et les choix du chef d’équipe seront primordiaux. Tout d’abord, il leur sera possible de changer de chevaux, passer d’un cheval de Grand Prix, à un cheval plus taillé pour la vitesse. Ensuite, le coach de l’équipe perdante au premier tour, devra désigner son premier cavalier à partir. Celui de l’équipe en tête au provisoire aura l’avantage de choisir en premier son adversaire direct, puis, cette priorité s’alternera. Le coach de l’équipe en tête aura donc ce deuxième avantage de pouvoir choisir à trois reprises son cavalier opposant au choix de l’équipe adverse. Ces choix, ces tactiques, les Chefs d’Equipe devront les exposer et les défendre face au public. Cette fois-ci, chaque victoire rapportera deux points.

Une compétition innovante et à suspens qui sera encore plus intéressante au regard des deux sélections arrêtées par les Chefs d’Equipe. Un événement dans l’événement (le Longines Masters) qui, à lui seul, mérite le voyage à New York.