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Le n°1 mondial et une forte « Kavallerie » allemande pour Bordeaux, finale européenne de la Coupe du monde Longines FEI 

24 janvier 2019,   Par ,   0 Commentaires

Si deux Français sont d’ores et déjà qualifiés pour la finale de la Coupe du monde de saut d’obstacles Longines FEI (Göteborg, du 3 au 7 avril), pour les autres Tricolores, ce sera très compliqué de remonter parmi les 18 meilleurs cavaliers de la Ligue Européenne. Encore assez loin dans ce classement, ils devront affronter une forte délégation allemande ainsi que le n°1 mondial au Jumping International de Bordeaux du 7 au 10 février.

S’il est également déjà qualifié pour la finale, Steve Guerdat ne veut pour rien au monde manquer l’étape de Bordeaux : « Il faudrait beaucoup de circonstances défavorables pour que je ne vienne pas. Et ce n’est pas une qualification déjà en poche qui m’en empêchera. C’est vraiment un concours auquel je tiens à participer tous les ans. J’adore particulièrement le fait que l’épreuve Coupe du monde se dispute le samedi soir, c’est vraiment une ambiance à part, la salle est toujours pleine, les spectateurs sont derrière nous ». Le Champion olympique de 2012 n’a pas encore gagné le Grand Prix Coupe du monde de Bordeaux, mais avec la forme qu’il affiche depuis la fin de l’année dernière et avec une Albführen’s Bianca particulièrement performante, c’est un candidat parfait à la succession du Belge Pieter Devos. Ce dernier, également déjà qualifié pour la finale, revient cette année sur les terres de sa première victoire en Coupe du monde, avec de solides chevaux comme Apart (vainqueur à Stuttgart) ou Claire Z.

Ludger Beerbaum, à 56 ans, court lui aussi, depuis le siècle dernier, après une première victoire en terre aquitaine ! Les plus anciens se souviennent encore de ses duels perdus et sans merci avec son compatriote Franke Sloothaak à la fin des années 90. Cette année, le plus médaillé des cavaliers de la planète revient avec cette ambition d’inscrire son nom à ce prestigieux palmarès. Le doyen allemand sera à la tête d’une impressionnante équipe d’outre-Rhin avec son élève Christian Kukuk, le n°6 mondial Daniel Deusser, le multi-vainqueur à Bordeaux et n°3 mondial Marcus Ehning, et… le champion olympique de concours complet, Michael Jung, qui ne participera cependant pas à la qualification de la Coupe du monde. Deusser est déjà largement qualifié pour la finale, Beerbaum doit consolider sa quatorzième place et Ehning doit remonter de trois rangs à Bordeaux : il lui manque les points d’une cinquième place largement à sa portée sur un concours qu’il affectionne particulièrement devant un public qui lui est toujours acquis : il sera presque à domicile !

Pour d’autres cavaliers, l’enjeu sera de taille sur cette finale européenne : l’Irlandais Denis Lynch, les Belges François Mathy Jr. (deuxième dimanche dernier à Leipzig) et Niels Bruynseels, l’Irlandais Bertram Allen, le champion du monde néerlandais Maikel van der Vleuten et d’autres encore devront fournir un dernier effort à Bordeaux pour tenter de s’installer dans la liste des dix-huit élus européens pour Göteborg. Il n’y aura pas de place pour tout le monde !

Des Français qui penseront déjà aux Jeux de Tokyo

D’autres stars du circuit n’auront plus rien à perdre ou à gagner : c’est le cas des ex-n° 1 mondiaux, le Suisse Pius Schwizer, le Britannique Scott Brash et le Français Simon Delestre (ces deux derniers n’ont marqué aucun point cette saison !) et même du Suédois Henrik von Eckermann, pourtant sur le podium des deux dernières finales !

Ce sera aussi le cas des Champions olympiques français Pénélope Leprévost et Philippe Rozier. D’ailleurs, du côté des Bleus, les dés sont jetés : seuls Kevin Staut, qui s’est rapidement qualifié en début de saison, et Olivier Robert, brillant dimanche dernier à Leipzig, iront à Göteborg. Pas d’enjeu tricolore donc lors de cette finale européenne. On observera alors de près les jeunes pousses du saut d’obstacles français, Félicie Bertrand et Edward Levy, en cette année transitoire de Championnat d’Europe, mais cruciale au regard de la qualification olympique.

Devoucoux Indoor Derby : bataille d’anciens vainqueurs

On retrouvera l’Allemand Michael Jung dans sa discipline de prédilection : il sera bien sûr le favori dans la course à sa succession dans le Devoucoux Indoor Derby. Il ne sera pas le seul champion olympique de l’épreuve puisqu’on y retrouvera les Français Karim Florent Laghouag (triple vainqueur à Bordeaux) et Mathieu Lemoine. Ce ne seront évidemment pas les seuls cavaliers de l’équipe de France de concours complet au départ de cette folle et populaire épreuve du Jumping International de Bordeaux. Un cross indoor qui, côté étrangers, accueillera également l’Anglais Alexander Bragg (vainqueur de cette même épreuve à Paris en décembre), le Néerlandais Tim Lips, le Brésilien Ruy Fonseca et l’Espagnol Alberto Hermoso Ferras. Ambiance garantie pour cette bataille entre dix-sept parmi les meilleurs complétistes du monde.

Attelage : Exell pour un neuvième titre ?

L’ambiance sera également de mise pour la finale de la Coupe du monde FEI d’attelage. Six finalistes et un invité français au départ, six meneurs qui tenteront de déstabiliser l’indestructible Australien Boyd Exell : les père et fils Hollandais Ijsbrand et Bram Chardon ainsi que Koos de Ronde, le Suisse Jérôme Voutaz et le Belge Glenn Geerts (nouveau venu dans cette finale). Le sixième, Benjamin Aillaud, invité tricolore de cette finale française, ne pourra pas vraiment participer à la course au titre n’étant pas réellement qualifié, mais le public attendra une bonne performance du Tarbais qui avait fait le show à Malines en décembre dernier, éjecté de son attelage et sauvé par son groom. Du spectacle, mais à Bordeaux, on attend une performance plus… conventionnelle du meneur français. Une place sur le podium ?

Quelle que soit la discipline, tous les grands champions seront fidèles au rendez-vous emblématique du Jumping International de Bordeaux. Numéros un mondiaux, champions olympiques, champions du monde feront de cet événement une des plus grandes rencontres sportives internationales du calendrier français : des enjeux immédiats (les finales des Coupes du monde) et des desseins à long termes (les Jeux olympiques de Tokyo) … du vrai et grand sport !

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