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Le Songe d’une nuit d’hiver Shakespeare pour toute la famille

18 décembre 2018,   Par ,   0 Commentaires

Après le « Lac des Cygnes » en 2017 (26 000 spectateurs), c’est le classique de William Shakespeare, Le Songe d’une nuit d’été qui a été revisité cette année par Virginie Bienaimé et la Compagnie équestre du Domaine de Chantilly, en un conte équestre de Noël rebaptisé Le Songe d’une nuit d’hiver.

Le texte est bien sûr simplifié, l’intrigue est pratiquement la même et la mise en scène est tout simplement magique, « allégée » par la participation du clown de renommée international Pieric et de ses craquants mini chevaux. Une partie de cette comédie dramatique équestre pour enfant se joue à 90° sur les murs du dôme des Grandes écuries grâce à la Compagnie Lève un peu les bras… qui incitera les spectateurs à lever un peu la tête pour admirer l’incroyable architecture de cette coupole de 28 mètres érigée au XVIIIe siècle.
« C’était effectivement une gageure que de proposer du Shakespeare pour un spectacle familial. À ma connaissance, je crois que c’est la première fois que l’auteur anglais est joué « à cheval » et dans les airs, mais cette mise en scène devrait le rendre accessible à tous », assure la metteur en scène Virginie Bienaimé. Même les plus petits qui ne suivront pas forcément l’histoire seront pris par la beauté des chevaux, les pitreries et le jeu de Pieric et de ses poneys, ou alors les costumes encore plus extraordinaires ». Signées une fois de plus Monica Mucha, il est sûr que ces tenues jouent un premier rôle dans Le Songe d’une nuit d’hiver, dont la première a été donné samedi dernier.

Interview de Clément Le Disquay, acrobate de la compagnie Lève un peu les bras

Pouvez-vous présenter la compagnie Lève un peu les bras ?
Lève un peu les bras est une compagnie fondée par deux amis, Paul Canestraro et moi-même, Clément Le Disquay. Nous nous sommes rencontrés à l’université, et nous voulions tous deux devenir professeurs d’éducation sportive. Nous sommes tombés complètement amoureux de l’un de nos enseignements : la danse. Elle permet de mêler l’activité sportive et l’imaginaire. Au début, nous avons monté un duo de danse au sol, associé à de l’acrobatie. Pendant un temps, nous avons intégré une compagnie de danse verticale, Les Passagers, avec laquelle nous nous sommes réellement formés. Cette troupe nous a donné la chance de faire plusieurs fois le tour du monde. Aujourd’hui notre duo s’est agrandi. La compagnie Lève un peu les bras présente des créations et des spectacles que nous montons en entier, avec des numéros au sol ou associés avec de la danse verticale. Nous effectuons aussi des performances, comme celle que nous faisons pour Le songe d’une nuit d’hiver, où nous sommes invités pour participer à un spectacle pluridisciplinaire.

Connaissiez-vous les Grandes Écuries et le musée du Cheval avant de venir vous produire ici ?
Nous connaissions Les Grandes Écuries du Domaine de Chantilly car nous étions venus en tant que visiteurs avec nos familles respectives. Mais personnellement, je n’avais jamais vu de spectacle équestre dans ce lieu si particulier.

Vous intégrez le spectacle Le songe d’une nuit d’hiver en tant que comédien, au cœur d’une histoire, est-ce nouveau pour vous ?
Non, ce n’est pas nouveau pour la compagnie. Paul et moi avions déjà joué dans un spectacle comme celui-ci. Camille Brulais – la danseuse aérienne nous accompagnant – a participé à des comédies musicales, dont Roméo et Juliette et Mozart l’Opéra Rock. Elle a également figuré dans des opéras en France, au Théâtre des Champs Élysées ou à l’Opéra Comique, et à l’étranger. Dans ces spectacles, il est très souvent demandé au danseur d’avoir aussi un rôle d’acteur. Sans forcément être un personnage à part entière, c’est tout de même une première approche de ce rôle de comédien.

Interview Pieric, artiste du cirque

Pouvez-vous nous parler un peu de votre parcours, de vos débuts dans le cirque ?
J’ai commencé à travailler dans ce milieu lorsque j’ai intégré l’école de cirque Fratellini, à l’âge de vingt ans. Cependant, je ne suis pas resté très longtemps au sein même de l’école. J’étais venu pour les chevaux et puisqu’ils partaient en tournée, j’ai très rapidement demandé à les suivre. Je les ai toujours aimés et lorsque j’ai intégré l’académie, je rêvais de faire du dressage. Malheureusement, ce n’était pas la bonne porte. L’école m’a cependant appris énormément grâce aux enseignements artistiques – comme la danse classique – et aux enseignements techniques, dont beaucoup de disciplines acrobatiques. J’ai commencé à intervenir sur la piste, avec des numéros comme le charivari (l’intrusion en piste, de manière joyeuse et bruyante, d’augustes et de clowns – ndlr), lequel demande beaucoup de préparation en réalité.

Après ces années au sein de l’académie Fratellini, dans quelles compagnies êtes-vous parti travailler ?
Je suis parti de l’école pour rejoindre le cirque Jean Richard, puis celui de Bouglione. J’ai également travaillé deux ans au sein de la troupe d’Alexis Gruss avant d’intégrer celle d’Arlette pour une saison. J’ai travaillé un peu partout en Europe : en Scandinavie, où j’ai fait une saison chez Benneweis, au Danemark, et en Allemagne. Là-bas, j’ai intégré le cirque de Krone, lequel arrête sa tournée à Munich durant la période hivernale. Pendant 3 ou 4 mois, il y a un cirque en dur où le programme change tous les mois, permettant à de nombreux artistes de se produire chez eux. J’ai eu la chance d’y aller plusieurs années, en tant qu’auguste.

Avant de rejoindre la troupe pour le spectacle de Noël, connaissiez-vous déjà les Grandes Ecuries de Chantilly ? Quelle image en aviez-vous ?
La première image qui émane du musée et écuries, c’est le dressage, et cette discipline m’a toujours intéressé. Je suis déjà venu au musée du Cheval en tant que simple visiteur, mais c’est la première fois que je vais m’y produire. Sophie (Bienaimé – ndlr) et moi avions évoqué cette idée depuis quelques temps. Le spectacle Le Songe d’une nuit d’hiver est l’occasion parfaite. Elle m’a contacté pour le rôle de Puck car mon profil correspondait à ce personnage.

Bien que Puck reste un personnage de clown, c’est tout de même la première fois que vous interprétez un rôle au sein d’une histoire ?
J’ai déjà eu l’occasion de faire partie d’une histoire, cependant, c’est la première fois que j’ai autant de texte. Apprendre à parler est une toute autre activité que le cirque, mais qui n’en reste pas moins intéressante. Grâce à ce rôle, je m’essaye avec quelque chose de différent, tout en gardant ma cavalerie.

Justement, pouvez-vous nous présenter votre cavalerie ?
Je suis présent avec six poneys et un âne miniature. Il y a toujours une référence, un clin d’œil au cirque, car ces poneys ont tous des noms de clowns célèbres dans le milieu. J’ai donc avec moi Bebi, en référence à Baby Frediani, grand acrobate à cheval, Bario, venant du nom d’une famille de clown, Grock, un fameux clown suisse, ou encore Rhum, un bel auguste. Quant à mes chevaux blancs, ils ont plutôt des noms de clowns blanc : Pipo, clown avec lequel j’ai travaillé, et Yoyo, en hommage à Pierre Étaix.

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